De l’élagage des buissons à d’éventuelles caméras de surveillance en passant par un nettoyage le week-end, les mesures lutteront surtout contre le sentiment d’insécurité.
«Avez-vous fermé la porte de votre kot à clé?» «Si vous logez au rez-de-chaussée, avez-vous fermé les fenêtres avant de sortir?» «Le soir et la nuit, empruntez les chemins ‘’piétons éclairés’’». Tous les étudiants de l’UCL-Bruxelles ont reçu un jour le prospectus reprenant ces consignes de bon sens. Cela ne suffit évidemment pas à assurer la meilleure sécurité possible sur le site de Woluwe. Aussi, un «plan directeur de sécurité des biens et des personnes» vient-il d’être mis en oeuvre, en collaboration avec les Cliniques universitaires Saint-Luc. Il s’agit surtout, en réalité, de combattre le sentiment d’insécurité ressenti par le personnel et des étudiants. Car si les actes de vandalisme et de tapage nocturne ont effectivement augmenté de manière importante au cours de l’année académique 2005- 2006, et si la Place Carnoy est devenue un vrai point noir, le site de Woluwe reste un quartier sûr. Il est même largement en-dessous des chiffres de délits de toute la zone de police Montgomery (les deux Woluwe et Etterbeek).
Pour évaluer les phénomènes de délinquance à leurs réelles mesures, les responsables de l’UCL (GPLO) et des Cliniques ont donc commandé un audit extérieur, rencontré la police et entendu l’avis du médiateur urbain de Louvain-la-Neuve. Le plan de sécurité qui en a résulté comporte une série de mesures, à concrétiser d’ici à 2009. Certaines sont déjà d’application, comme les efforts portés sur la propreté publique, y compris les samedis et dimanches Place Carnoy notamment. Ou comme les réparations plus rapides du matériel vandalisé ou en panne signalé par les «rondes techniques».
Informer
À court terme, il sera procédé à l’élagage des arbres et buissons, au renforcement de l’éclairage extérieur, et à la remise en état des chemins. L’installation de caméras de surveillance, à l’extérieur, figure aussi dans l’arsenal des mesures mais elle devra faire l’objet d’une étude eu égard, notamment, à ses aspects juridiques.L’information tient un rôle important dans ce plan directeur. Information préventive à destination des usagers, mais aussi dans l’autre sens, pour signaler aux autorités des faits et méfaits. Le relevé de ceux-ci se pratique déjà, aux Cliniques Saint-Luc comme sur l’ensemble du site. «Mais nous voulons centraliser tout cela et systématiser la collecte des informations pour en établir une cartographie la plus précise possible», explique Jean- Claude Dekoker (ADPI/GPLO). À l’instar de ce qui existe aux Cliniques depuis un an, un formulaire de signalement sera disponible en ligne. Il ne sera éventuellement transmis à la police qu’avec l’autorisation du plaignant et ne dispensera pas celui-ci d’aller déposer plainte à la police.
J.F.Dt
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