Portrait minute : Bruno Verwilghen

Ingénieur spécialisé dans les systèmes de refroidissement - mais néanmoins doté d’un naturel chaleureux -, Bruno Verwilghen a accepté de piloter la création de la nouvelle Administration du patrimoine immobilier et des infrastructures (ADPI).




«Je suis convaincu que ce projet est une évolution dans le bon sens pour l’université ; c’est ce qui me motive pour remplir cette mission.» Celui qui s’exprime ainsi, c’est Bruno Verwilghen, 63 ans, ci-devant ingénieur civil mécanicien diplômé de l’UCL, septième d’une famille de douze enfants, et tout récemment choisi par l’université pour mettre en place la petite dernière (la grande, en fait) des administrations de l’UCL, l’Administration du patrimoine immobilier et des infrastructures (ADPI). Pour rappel (lire La Quinzaine n°235 du 1er juillet 2005), cette administration regroupera l’ensemble des services de l’ancienne Administration des services techniques (ADST) et une partie de ceux de l’Administration des domaines (DOM) et du Service des logements (LOGE). À terme, la gestion au sens large de l’ensemble du patrimoine immobilier de l’université sera regroupée sous une seule administration.

Ce regroupement signifie notamment qu’il va falloir faire travailler ensemble 120 personnes habituées à oeuvrer dans des environnements différents. Une gageure ? «Sans doute. Mais un défi passionnant aussi. J’en ai relevé un comparable dans ma carrière, et il m’a valu une grande satisfaction professionnelle. » Bruno Verwilghen fait là allusion à la joint venture qu’il a réalisée du temps où il travaillait pour une entreprise spécialisée dans le refroidissement des centrales électriques. Il avait alors dû fusionner deux sociétés, une belge et une hollandaise. Autant dire que le choc des cultures, il connaît.

C’est donc avant tout sur son expérience que se basera ce pur produit du privé (même s’il fut pendant un an assistant à l’UCL) pour mener à bien sa mission. «Mon expérience dans le management, ce n’est pas dans les livres que je l’ai apprise, mais sur le terrain.» Un terrain qu’il arpente d’ailleurs avec ardeur depuis son arrivée à l’UCL, car il n’est pas du genre à moisir dans un bureau. Ses hobbies témoignent du reste d’un goût certain des grands espaces : il a vécu sept ans en Afrique australe et adore les motos, les voitures et l’ULM.

On le voit, Bruno Verwilghen a une vie bien remplie. La mission que vient de lui confier l’UCL sera donc pour lui un défi. Pas le plus simple, sans doute, mais un de ceux qu’il a envie de relever. Un défi dont il a lui-même fixé l’échéance (une bonne habitude héritée du privé) : «Je vais mettre tout en oeuvre pour réaliser cette mission en deux ans, au maximum trois. J’espère d’ici là avoir créé toutes les synergies nécessaires et avoir doté la nouvelle administration d’une équipe solide et unie» Pierre Escoyez
| 13/03/2006 |