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Louvain-la-Neuve, sanctuaire de beaux arbresLes feuillus au centre ville, les résineux en bordure du bois de Lauzelle : sous l’impulsion de l’Unité des eaux et forêts (AGRO) et du Service de gestion des espaces extérieurs, Louvain-la-Neuve se transforme peu à peu en un vaste arboretum.
![]() Fou d’arbres, Pierre Lhoir travaille en collaboration avec plusieurs services pour réimplanter à Louvain-la-Neuve des espèces de toutes sortes. Il faudra laisser le temps et la nature faire leur oeuvre pour apprécier toute la grandeur des arbres qui seront plantés début mars à la lisière du Bois de Lauzelle, sur un terrain situé entre le golf et le Bois du Manil. Pourtant, ce qui fait leur potentiel est déjà là : la variété. En quatre à cinq ans, une collection de sapins (ou abies) d’une septantaine d’espèces sera plantée sur une parcelle de quatre hectares. En réalité, ce projet ne se limite pas à ces quelques hectares. Depuis quelques années, à Louvain-la-Neuve, l’Unité des eaux et forêts (de la Faculté AGRO) et le Service de gestion des espaces extérieurs (GEX) travaillent conjointement pour réaménager des espaces en y insufflant, à petite dose, de la diversité. À Louvain-la-Neuve, en effet, peu de variétés d’espèces cohabitent. « La ville a poussé comme un champignon; il fallait donc planter des arbres qui grandissent aussi vite », résume d’un trait Pierre Lhoir, technicien forestier employé à l’Unité des eaux et forêts. Résultat : la ville est couverte de peupliers, noisetiers et autres bouleaux qui cachent les façades de béton. Alors, depuis quelques années,des feuillus précieux sont implantés à différents endroits du site. Mais le but de cette entreprise n’est pas que paysager. Depuis de nombreuses années, Pierre Lhoir arpente les forêts pour ramener aux étudiants les essences nécessaires à leur apprentissage. «Avant le transfert, la Faculté d’AGRO se trouvait près de Louvain, dans le parc d’Arenberg. Celui-ci possède une très ancienne collection d’arbres », nous explique-t-il. « À Louvain-la-Neuve, à part le Bois de Lauzelle, qui recèle quelques espèces indigènes, il n’existait rien ». Les futurs étudiants bénéficieront donc d’un laboratoire à ciel ouvert, grandeur nature. Place Croix du Sud, par exemple, les ormes morts ont été remplacés par une collection de tilleuls. En bordure du Bois de Lauzelle, 75 ares seront reboisés cette année, à raison de trois spécimens par espèce, soigneusement placés à une distance de 8 à 14 mètres (suivant la croissance des individus) l’un de l’autre. «Nous respectons ces distances pour que l’arbre puisse s’étendre de toute sa majesté», précise encore Pierre Lhoir. Et d’ajouter : «Pour une université et ses étudiants, avoir une collection d’arbres, c’est développer une ouverture d’esprit, une ouverture sur le monde.» Tous les participants au projet espèrent d’ailleurs que cet outil didactique fera la joie des plus jeunes et des familles. Alice Thelen ![]() Le parc du jardin Botanique, près de la place Sainte Barbe, n’était à l’origine qu’un fond de pépinière. Il a depuis été depuis réaménagé en parc de collection. Contacts : , . Le projet d’arboretum est le résultat d’une collaboration étroite entre plusieurs services de l’université : L’Unité des eaux et forêts (AGRO), le Service de gestion des espaces extérieurs (GEX/ADST), l’Administration des domaines (DOM), l’Unité de gestion du bois de Lauzelle (LAUZ/ADST) et le Service des logements (LOGE). Coup de ciseau dans la « ceinture verte » Si la coupe des arbres n’a pas toujours bonne réputation, il est des endroits où elle est plus que nécessaire. C’est le cas pour la « ceinture verte » plantée le long du boulevard Baudouin, côté ville, à Louvain-la-Neuve. Ces arbres devaient à l’origine former une haie selon la méthode Soltner, du nom d’un biologiste allemand. Le principe : un alignement de grands arbres avec, à leurs pieds, des saules qui, coupés approximativement tous les huit ans, forment un sousétage dense, pare-vent et pare-bruit. Malheureusement, les saules ont été délaissés et ont fini par concurrencer les arbres à haut jet. C’est donc dans le but de redessiner une belle haie dite «multirang» et «multistrate» qu’ils ont été sévèrement taillés à la mifévrier par le Service de gestion des espaces extérieurs (GEX).
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28/02/2006
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