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Des voix s'élèvent en faveur de la libertéRassemblement symbolique, témoignages, concert, … Les voix de l’engagement ont emprunté plusieurs chemins, le 13 février, pour marquer leur soutien à Ingrid Betancourt et Aung San Suu Kyi.
![]() C’est munis de serviettes jaunes -la couleur du parti d'Aung San Suu Kyi, présente aussi sur le drapeau colombien- et de masques blancs, symbolisant les otages, qu’étudiants, habitants et enfants s’étaient donnés rendez-vous sur la Grand-Place de Louvain-la-Neuve,le 13 février à midi. Ils voulaient ainsi témoigner leur soutien à Ingrid Betancourt, retenue en otage en Colombie depuis 4 ans, et à Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix placée en résidence surveillée depuis 10 ans en Birmanie. Les deux femmes sont citoyennes d'honneur de la ville. La démocrate birmane est aussi docteur honoris causa de l'UCL. À travers elles, cette journée de mobilisation, orchestrée par la Ville et l'UCL en collaboration avec Amnesty International, les comités Ingrid Betancourt et Actions Birmanie, se voulait un témoignage de soutien à toutes les personnes, civiles ou politiques, injustement emprisonnées à travers le monde. Ce même jour, vers 17h00, l’ambiance était plus feutrée à la Ferme du Biéreau, théâtre d’une rencontre- dialogue. Des comédiens ont prêté leur voix à des textes écrits par les disparues et leurs proches. Des écrivains (Xavier Deutsch, Philippe Besson), mais aussi l’épouse de Fred Nérac, ce journaliste français disparu, Astrid Betancourt (photo), la soeur d’Ingrid, et Jacqueline Aubenas (la maman de Florence) ont témoigné. «Je reviens de l’angoisse, mais j’ai acquis une certitude», a expliqué Jacqueline Aubenas. «C’est qu’il ne faut jamais admettre, jamais lâcher prise. C’est à nous de parler au nom de ceux qui ont été réduits au silence, et de combattre l’injustice. Ce sont les plus petites voix qui font le plus de bruit, un bruit tonitruant». FAIRE PASSER LE MESSAGE EN MUSIQUE Pour terminer cette journée, un concertaction s’est déroulé à l’Aula Magna. Faute de place pour tous, un grand écran a retransmis le concert dans le hall à une foule enthousiaste tandis qu’il était possible de suivre l’événement en direct sur Internet. Calogero a ouvert le bal avec sa chanson Si seulement je pouvais lui manquer, qu'il a dédiée aux enfants d'Ingrid Betancourt. Il a été suivi des violons et de l'accordéon de Trio Trad, de Gérard Jaffrès, Vincent Venet, Perry Rose, Marka, Hugues Aufray et, bien-sûr, Renaud, parrain de l’événement avec sa chanson Dans la jungle spécialement écrite pour Ingrid Betancourt. Le tout était entrecoupé de témoignages des deux opprimées, de Florence Aubenas et de divers artistes qui n’avaient pas pu se libérer pour l’occasion. Puisse l’énergie positive de cette journée avoir touché, d’une façon ou d’une autre, le coeur des milliers de personnes privées de liberté. Virginie Stassen ![]() Les photos de la journée peuvent être consultées sur le site : www.13fevrier.be
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28/02/2006
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