Portrait minute : Jung Fabry



Jung Fabry ( à gauche sur la photo) a toujours rêvé de travailler dans l’horticulture. Après un graduat décroché dans ce domaine à Gembloux en 1997, il envisage de s’expatrier pour vivre sa passion à l’étranger. Le destin en décidera autrement. « Il y avait une offre d’emploi à l’UCL pour un poste de gestion des surfaces de culture des serres de l’Unité de biologie. C’était dans mes cordes, j’ai donc postulé sans trop y croire. »

Notre gradué décroche finalement l’emploi sans trop de mal, et démarre une carrière qui allait rapidement s’avérer variée, riche et passionnante. Responsable de la gestion des serres de biologie, comprenant les phytotrons et l’insectarium, Jung Fabry côtoie de nombreux utilisateurs, allant des chercheurs aux doctorants, en passant par les étudiants via leurs travaux pratiques. Au programme : l’étude fondamentale, et parfois appliquée (notamment par le biais de la lutte biologique) de la culture. « J’occupe un quart de mon temps par le volet administratif, par exemple pour les contrats de location des serres, les déclarations de créances, les fournitures de matériel, etc., et un autre quart à trouver des solutions techniques aux problèmes que rencontrent les utilisateurs de la serre. L’autre moitié de mon temps est dévolue à la réalisation de travaux plus manuels avec la collaboration de collègues comme Baudoin Capelle (à droite sur la photo) et, dans un style tout à fait différent, je règle aussi les problèmes informatiques du labo! » C’est dire si la polyvalence s’avère nécessaire dans l’exercice d’une telle fonction. Mais pas seulement… En effet, l’emploi de Jung Fabry exige aussi une bonne dose de calme et une grande faculté d’adaptation. « Il faut rester zen pour pouvoir faire face aux nombreux problèmes rencontrés. En effet, j’ai pour tâche d’aiguiller les utilisateurs qui rencontrent des difficultés de manipulation et ces derniers sont souvent sous pression parce qu’ils ont par exemple des délais à respecter… Il faut pouvoir faire face rapidement et efficacement .»

Jung y parvient habituellement sans grand mal car il apporte le recul nécessaire à la résolution de certains problèmes. « C’est parfois amusant de voir des gens surqualifiés confrontés à un problème basique mais qui sont tellement concentrés sur leur tâche, qu’ils n’arrivent plus à identifier les difficultés les plus simples. Dans ce cas, mon regard peut être éclairant .»

En cas de problème technique, Jung se doit aussi d’être proactif, soit en le réglant lui-même, soit en faisant appel à la personne ad hoc dans un délai rapide. En effet, les cultures, pour ne pas être endommagées, nécessitent une solution rapide. « Si je devais épingler un aspect négatif de mon emploi, je citerais la lourdeur administrative. En effet, il faut parfois des années avant de voir aboutir une demande. Mais ce désagrément est largement pallié par l’enrichissement quotidien que m’apporte le contact avec la recherche et la science, qui me nourrissent chaque jour.» Virginie Stassen
| 30/03/2006 |