Venus mais presque [15/02]

 Une nouvelle inédite d’Elisa Brune clôture
le dernier Louvain consacré aux « savanturiers »

Après des siècles d’aventures, la recherche scientifique est aujourd’hui confinée dans les laboratoires. L’aventure a-t-elle perdu sa place dans le progrès scientifique ?  Non. La « savanture » a pris de nouvelles formes, affirme le dernier numéro de la revue Louvain. Les savanturiers d’hier participaient largement à l’exploitation de la terre. Aujourd’hui, ils contribuent plutôt à sa protection.

Maurice Leponce, chercheur à l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, étudie les insectes tropicaux qui vivent à la cime des arbres. Norman Heglund, professeur à l’Unité de physiologie et de biomécanique de la locomotion à l’UCL, s’intéresse au port de lourdes charges par les porteurs népalais ou les femmes africaines. Alain Reyniers, anthropologue à l’UCL, étudie la mobilité des populations tsiganes et témoigne : « le plus dur n’est pas  de voir l’exclusion et la douleur. C’est d’affronter mon impuissance. » Recherche et aventure vont toujours de pair, ils en sont la preuve.

Brigitte Van Tiggelen, historienne des sciences, rappelle quant à elle que les exploits mis en valeur cachent toujours une épaisse forêt de doutes, d’échecs et de routines.

Quant à Elisa Brune, docteur en sciences de l’environnement et écrivain, elle raconte avec précision et humour comment Guillaume Le Gentil, astronome, consacra dix années de sa vie à courir le monde pour observer le passage de Venus devant le soleil… sans succès.

 

La revue Louvain est disponible sur demande, michelle.hatert@uclouvain.be, tél 010 47 83 99.

http://www.uclouvain.be/revue-louvain.html

| 22/02/2008 |