Emmanuelle Delor

Informaticienne-experte au Service d’Etudes (SET, équipe de Cécile Lecrenier)) et au SGSI/SIPS (équipe de Francis Somers), Emmanuelle avait rejoint l’UCL au moment du démarrage du SGSI. Elle travaillait de manière passionnée, perfectionniste (et volubile, pour être sûr que l'on comprenne bien ...), avec toute son ardeur, pour mener le projet Reporting Institutionnel. La quinzaine du 15 décembre dernier nous en dressait un tableau (lire sur http://www.uclouvain.be/43667.html).

Licenciée et Maître en Informatique des FUNDP (1987), Emmanuelle a travaillé successivement comme chercheur en « Software Engineering »  de Axel van Lamsweerde (Prof. UCL, à l’époque aux FUNDP), puis au Laboratoire Philips-MBLE (sur le projet « Center for Software Technology » dans l’équipe de Paul Branquart (Prof. extraordinaire UCL) et chez ACSET S.A. dans le domaine des compilateurs.

Emmanuelle rejoint le CEDITI en 1995 pour y travailler durant plusieurs années.
Elle a contribué à la conception et au développement de l’outil CASE Grail supportant la méthode Kaos. Elle a réalisé plusieurs missions de consultance, d’élaboration de plans stratégiques, ainsi que d’accompagnement et d’assurance qualité dans le cadre du développement d’applications informatiques. Elle est devenue co-responsable du programme Qualité du CEDITI.
Emmanuelle rejoint ensuite l’UCL et est affectée au projet Babel (statistiques labellisées dans le domaine de l’enseignement). Suite aux décisions des Autorités de l’UCL, un nouveau projet s’est mis en place afin de fournir les statistiques et indicateurs de gestion de l’UCL. Emmanuelle va assumer avec brio le rôle de chef de projet jusqu’à ce que la maladie ne la rattrape. Sa détermination à vaincre la maladie aura marqué tous ceux qui l'auront côtoyée.

Emmanuelle s'est éteinte ce samedi 10 mars soir, dans la sérénité, à sa maison entourée de ses proches. Emmanuelle était atteinte d'un cancer depuis plusieurs années; la maladie l’a emporté de manière brutale à l’âge de 45 ans.

Emmanuelle était discrète, mais pas effacée, d’une attitude réfléchie et d'une grande profondeur. Elle se révélait plus dans des relations isolées que dans un grand groupe mais une fois la relation établie, c'était quelqu'un qui comptait. Elle était d'une grande fidélité en amitié et dans ses choix, très attentive aux autres et était toujours prête à soutenir  ceux qui avaient des difficultés.

Dans son travail, elle a toujours été intéressée par le côté analyse et méthodologies.
Elle a toujours fait part d'une grande efficacité et  d'une fiabilité sans faille.

Ses parents ont choisi de mettre dans le faire-part une phrase qu'elle a dite il y a peu de temps quand tous ses amis sont venus la soutenir dans son dernier combat: "J'ai essayé d'aimer".
Toutes nos pensées à sa famille proche et aux collaborateurs de travail directs d'Emmanuelle.
Depuis longtemps, elle mettait une partie de ses temps libres à la disposition des jeunes de sa paroisse pour leur transmettre sa foi et s'était même essayée à la politique dans un désir de faire changer certaines choses.

| 11/07/2008 |