Victoria Radchuk

   

 

   Position: Doctorante, boursière FRIA
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   Téléphone: +3210479173
   Bureau: bâtiment Carnoy, local c.143

Projet

La perte de biodiversité est actuellement reconnue comme un problème majeur. L'analyse de viabilité de populations (PVA) est un outil de modélisation utilisé par les scientifiques pour fournir des directives d'aide à la décision en biologie de la conservation. Il utilise des données biologiques sur l'espèce et des données sur le paysage pour simuler le futur de populations selon différents scénarios.

La biologie de la conservation est une discipline de crise : les décisions  concernant la préservation des espèces doivent être prises rapidement malgré les limites existant dans les données. Il est donc très important (1) de définir le meilleur compromis entre la complexité du modèle et la qualité des résultats qu'il produit, et (2) d'évaluer comment des parties de modèles peuvent être transférées entre différentes espèces et/ou sites pour combler le manque existant dans les données.

Ma recherche vise donc à évaluer les deux points suivants:

  1. Evaluer si des modèles plus complexes délivrent des résultats améliorés ou non

    Les modèles basés-populations décrivent la dynamique de chaque population via des matrices de transition en temps discret.  Donc ils simulent le futur d'une population en utilisant une sorte d' "individu moyen".  Mais récemment les modèles basés-individus sont devenus de plus en plus populaires à cause de leur capacité à simuler le devenir de chaque individu de manière distincte dans la population. Ces modèles sont cependant nettement plus exigeants en termes de données, de travail et de temps comparés aux modèles basés-populations.

    Les modèles traditionnels représentent l'habitat en fonction de la vision en métapopulation, c'est-à-dire habitats favorables versus matrice hostile. De nos jours, de plus en plus de scientifiques tendent à voir l'habitat selon le concept basé-ressources, c'est-à-dire en reconnaissant l'importance de considérer toutes les ressources utilisées par un individu à chaque stade de son cycle de vie. Ceci est de nouveau une approche plus compliquée.

    Des modèles de PVA sont développpés et leurs résultats confrontés les uns aux autres pour comparer les modèles basés-individus vs basés-populations et la vision de l'habitat basée métapopulation vs basés-ressources. Les espèces étudiées sont de papillons en danger en Belgique.

  2. Tester la transférabilité de parties de modèles entre espèces et/ou sites

    Comme certaines données sont souvent manquantes pour les espèces en danger, une solution peut être de transférer des paramètres ou des parties de modèle développés pour une espèce pour laquelle les données existent à d'autres pour lesquelles l'information est manquante. La question est de savoir si cela affecte les prédictions du modèle. L'étude de deux espèces sur plusieurs sites d'étude offre une occasion pour tester une telle transférabilité.


Parcours professionnel

juin 2006: BSc en écologie et protection de l'environnement, Université nationale agronomique d'Ukraine
juin 2008: MSc en sciences de l'environnement, Université de Wageningen (Pays-Bas)
octobre 2008- : Doctorat en Sciences biologiques, Université catholique de Louvain (Belgique) (Boursière FRIA)


Publications

Sous presse

  • Radchuk V., WallisDeVries M. & Schtickzelle N. (in press) Spatially and financially explicit population viability analysis of Maculinea alcon in The Netherlands: management guidelines depend on local network characteristics. PLoS ONE.

2011

  • Turlure C., Radchuk V., Baguette M., Van Dyck H. & Schtickzelle N. (2011) On the significance of structural vegetation elements for caterpillar thermoregulation in two peat bog butterflies: Boloria eunomia and B. aquilonaris. Journal of Thermal Biology, 36, 173-180.
| 9/05/2012 |