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Dans le vote électronique, l'urne est l'ordinateur et le bulletin, un formulaire à remplir sur le portail
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Etape 1 : L'inscription sur la liste des électeurs
Le processus de vote électronique démarre lors de l’inscription sur la liste des électeurs, à partir du 26 janvier prochain. Chaque membre du personnel et chaque étudiant ayant le droit de voter est averti de l’ouverture des inscriptions par courrier électronique et par affichage. Il connaît ainsi l’adresse du site web sur lequel se rendre pour s’inscrire. Une fois sur le site de l’élection, il s’identifie au moyen de son identifiant UCL et de son numéro de carte de membre du personnel ou d’étudiant. Il reçoit alors un numéro d’électeur, ainsi qu’un code d’accès pour participer à l’élection test. Le tout pouvant être imprimé dans un document pdf. «À toutes les étapes du processus, nous avons voulu donner la possibilité à l’électeur d’avoir un moyen de démontrer qu’il a agi correctement», expliquent Olivier Pereira et Olivier de Marneffe (EPL/DICE), spécialistes en cryptologie et en sécurité informatique et membres de la cellule technique en charge du vote électronique. «Il nous sera ainsi possible, en cas de problème, de détecter un éventuel comportement anormal du système.» S’il le souhaite, l’électeur peut immédiatement participer à une élection test, dont le sujet reste à définir. «L’objectif de cette ‘fausse’ élection est double: permettre à l’électeur de se familiariser avec l’interface et tester le système. Pour nous, il est également important de découvrir la manière dont se déroule le premier contact des électeurs UCL avec le système.»
Etape 2 : La réception du code d'accès
48 heures avant le démarrage de l’élection (pour rappel, le 2 mars à 9h), l’électeur sera averti (par courriel et par affichage) qu’il peut se rendre sur le site web de l’élection pour y télécharger son code d’accès pour l’élection. Celui-ci est automatiquement généré au moment où l’électeur s’identifie et ne sera pas stocké. En cas de perte, l’électeur doit en redemander un autre en suivant la même procédure. L’opération peut être répétée jusqu’à la fin de l’élection (le 3 mars à 19h).
Etape 3 : Le vote
Le jour du vote, l’électeur se connecte sur le site web de l’élection ou se rend dans un des bureaux de vote installés à Louvain-la-Neuve, Woluwe et Mont-Godinne (La Quinzaine du 15 novembre). Le vote en lui-même est très simple, puisqu’il suffit de cocher une case (un candidat ou vote blanc). L’électeur est invité à confirmer son vote, puis celui-ci est chiffré et scellé. Un numéro de suivi est fourni à l’électeur, ce qui lui permettra de vérifier que son choix a bien été enregistré. C’est seulement alors que l’électeur introduit son numéro d’électeur et son code d’accès, et que le vote est envoyé. Dès l’envoi du vote, l’électeur a la possibilité
de vérifier sur des valves internet que tout s’est bien passé. S’il a un doute, il peut voter à nouveau, ce qui écrasera son vote précédent. Cette fonctionnalité a été prévue pour parer à tout problème technique lié à l’ordinateur ou au réseau internet. «L’idée est que chacun puisse voter, quelle que soit la qualité de sa connexion Internet», précisent les deux membres de la cellule technique. Une procédure de contestation est prévue jusqu’à 24 heures après le vote si l’électeur constate une anomalie sur les valves. Les candidats ont, eux, trois jours ouvrables pour introduire un recours.
Etape 4 : Le dépouillement
L’opération de dépouillement et de calcul des voix démarre dès le 4 mars, lendemain de la clôture des votes. Les données, toujours chiffrées et anonymisées, sont rassemblées à l’UCL où plusieurs logiciels produits indépendamment les uns des autres génèrent de façon automatique le résultat pondéré de l’élection, ce qui permet d’obtenir plusieurs confirmations du bon déroulement de cette opération. On notera au passage que ces logiciels, ainsi que les données utilisées,
pourront être vérifiés a posteriori par tous ceux qui en feront la demande. L’opération de dépouillement n’impliquera le déchiffrement que d’un seul et unique objet: un message chiffré contenant le résultat pondéré de l’élection. Pour ce faire, la Commission électorale dispose de six «clés» (nombres longs de plusieurs centaines de chiffres) confiées à autant de membres de la commission. Le résultat est rendu public une fois les délais de recours expirés, soit au plus tôt le 13 mars 2008. En cas de deuxième tour, la procédure est répétée à partir de l’étape 3. Pierre Escoyez
Helios: un système «Made in Harvard»
S’il est très rapidement apparu que, pour faire voter 24 000 électeurs, le vote électronique était la meilleure solution, encore fallait-il mettre en place un système fiable et garantissant le plus haut degré d’inviolabilité et de confidentialité. Heureusement, la Commission électorale avait sous la main un spécialiste mondial de la cryptographie, le Pr Jean-Jacques Quisquater (EPL/DICE). Après avoir étudié, avec son équipe, les différents systèmes existant, il a proposé à la Commisson le système Helios, conçu par un professeur de Harvard (Ben Adida).
Trois raisons, principalement, ont motivé ce choix, explique le Pr Olivier Pereira. Tout d’abord, une possibilité très étendue de contrôle par l’électeur: à chaque étape, il peut vérifier que tout s’est passé correctement et, grâce aux valves internet, peut contrôler que son vote a bien été enregistré. Ensuite, une grande garantie de confidentialité. Un exemple: ce système permet de produire le décompte pondéré des bulletins de vote soumis par les électeurs sans qu’à aucun moment une personne (ou même un ordinateur) ne puisse déterminer qui a voté pour qui. Enfin, le système rend quasiment impossible un vote erroné: d’une part, l’électeur est invité à confirmer son vote, d’autre part, il a la possibilité de revoter s’il pense s’être trompé ou qu’un problème technique a pu se poser (c’est une des grandes originalités du système). Helios a bien sûr dû être adapté aux besoins de l’UCL. C’est le travail que mènent Olivier Pereira et Olivier de Marneffe depuis plusieurs mois maintenant, en concertation avec Ben Adida et en collaboration avec le Service général du système d’information (SGSI). Parmi les défis à relever, le principal était de garantir la «solidité» du système eu égard à la masse importante de données à traiter et aux risques d’attaques. C’est la raison pour laquelle il a été fait appel à des fournisseurs de services extérieurs, à savoir Amazon et Google : Amazon hébergera l’interface conçue par l’UCL, Google stockera les données. «La meilleure manière de garantir la disponibilité du système de vote durant toute la durée de l’élection était de disposer de serveurs extrêmement puissants et disposés un peu partout dans le monde. C’est ce que nous offrent Google et Amazon», expliquent les deux membres de la cellule technique, quiprécisent que seules des données publiques sont transmises aux deuxfournisseurs. P.E.
Une séance d’information le 9 décembre
Vous avez envie d’en savoir plus sur le vote électronique? La cellule technique en charge du projet organise une séance d’information le mardi 9 décembre, de 12h45 à 13h55, à l’auditoire BARB 92 (Hall Sainte-Barbe, Louvain-la-Neuve). Vous pouvez aussi consulter les pages portail «Élection du recteur» (www.uclouvain.be/election-recteur), et plus particulièrement la rubrique «Vote électronique».