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DIAL : la vitrine des productions scientifiques de l'AcadémieL’Académie Louvain dispose depuis mi-mars d’un dépôt institutionnel de ses publications. Du nom de DIAL, il recueillera, à terme, toutes les productions scientifiques des quatre universités. Une plus-value pour le partage des résultats de recherche.
Un système capable d’accueillir tous les types de production scientifique vient d’être mis en place pour l’Académie Louvain. Une vitrine électronique de la production scientifique des universités de l’Académie (UCL, FUNDP, Saint-Louis et FUCaM) qui permet d'afficher –en texte intégral ou non, suivant les droits d’auteur– les thèses, working papers, articles de revue, articles de conférence, livres,… des quatre universités. Le logiciel est en ligne depuis le 16 mars et porte le nom de DIAL, pour «Dépôt Institutionnel Académie Louvain». En parallèle aux éditeurs Ce type de dépôt institutionnel (Institutional Repository) est maintenant courant dans les universités: citons, en Belgique, l'Université de Gand (très avancée), la K.U.Leuven et l’ULg et ailleurs, des universités comme Harvard, Cambridge, Berlin, … Ce type de projet est aussi en cours dans les autres académies de la Communauté française. Par le biais de ces dépôts, une multitude de documents, accessibles en ligne gratuitement et sans restriction (en fonction des droits d’auteur), sont recensés. «Ces dépôts complètent les services des éditeurs scientifiques commerciaux, explique Charles-Henri Nyns, bibliothécaire en chef de l’UCL et responsable du projet. «Dans l’esprit des archives ouvertes, ils permettent, en quelque sorte, de lutter contre la dictature des grands éditeurs qui acquièrent gratuitement la propriété des articles qu’ils publient et diffusent à prix d’or.» Les chercheurs restent pourtant tributaires de ces publications car leur évaluation en dépend. Le dépôt constitue donc par ailleurs une archive des publications de recherche, même si tout n’est pas accessible tout de suite ou seulement en intranet. Un seul dépôt Si DIAL sera donc le garant de l’archivage du patrimoine scientifique de l’Académie Louvain, il assure également sa visibilité. «Des moteurs de recherche comme Google référencent en effet les articles du dépôt», explique Antoinette Le Maire (LS/SGSI/SIPS), responsable des développements informatiques du projet. À la mi-mars, 12 683 documents y étaient stockés et 4267 avec texte intégral (dont 2637 en accès public). «Pour amorcer la pompe, on alimente actuellement DIAL en récupérant les données dans d’autres répertoires comme PubMed, la base de données mondiale des publications en médecine, ou en récupérant les données encodées dans BICTEL, le répertoire commun des thèses de la Communauté française auquel DIAL succède », poursuit-elle. L’opération peut s’avérer périlleuse car il faut repérer les auteurs par leurs signatures, toutes différentes. «Le but, à terme, est de récolter à la source toutes les productions scientifiques qui sortent de l’Académie Louvain, identifiées par université. Ce n’est, pour l’instant, pas encore généralisé», complète Charles-Henri Nyns. Les FUCaM ont joué le rôle d’institution témoin. Elles sont déjà très avancées puisqu’elles encodent leurs publications depuis le mois de janvier dans DIAL. Pour le chercheur, il ne sera plus nécessaire à terme d’encoder ses recherches dans plusieurs bases de données (UCL, CREF, FNRS,…). Il est prévu que, début 2010, DIAL remplace la base de données «publications de recherche» de l’UCL et, fin 2010, qu’elle soit exportable dans celle du FNRS. Reste encore à définir par qui et comment seront validés les textes. Le projet est donc amené à évoluer et à s’enrichir, mais le dépôt est d’ores et déjà en ligne. Alice Thelen |
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