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Collection "Recherches en formation des enseignants et en didactique"Collection éditée par le CRIPEDIS et publiée aux Presses universitaires de Louvain
Dans une école qui vise la construction de compétences, comment adapter les pratiques d’évaluation des apprentissages ? Quelles sont les exigences spécifiques d’une évaluation de compétences ? Comment réaliser une évaluation plus “authentique” ? Comment associer davantage les apprenants au processus sans les piéger ? Comment éviter une dérive élitiste ? Peut-on évaluer le transfert ? Comment contourner les difficultés concrètes d’une telle évaluation ? Voici quelques questions parmi d’autres qui sont discutées dans cet ouvrage. Elles sont posées transversalement mais aussi dans le cadre de l’enseignement de disciplines diverses : éducation physique, français, histoire, histoire de l’art, langue étrangère, mathématiques, sciences… Ces questions sont ici traitées en croisant les préoccupations des chercheurs, des formateurs, des décideurs et des enseignants. Elles ouvrent également des perspectives nouvelles en termes de formation des enseignants.
Dans la lignée des travaux de Schön et de Clot, plusieurs recherches récentes relatives à la formation initiale et continuée des enseignants ont montré la fécondité des démarches qui amènent ceux-ci à s'interroger sur les difficultés qu'ils rencontrent dans leurs pratiques pour essayer de les transformer. Parmi ces démarches, le recours à l'écriture apparaît comme un moyen privilégié de prendre une distance tant cognitive qu'affective par rapport aux activités d'enseignement. Plusieurs dispositifs pédagogiques d'écriture réflexive ont ainsi été mis en place, tels que le portfolio, le rapport de stage, le journal de bord, la description d'incidents critiques, le récit de vie…, qui font aujourd'hui, pour la plupart, l'objet de diverses recherches empiriques. Le présent ouvrage a pour objectif d'analyser les enjeux et les modalités de ces dispositifs ainsi que certains de leurs effets déjà observés, afin de dégager les conditions de leur efficacité. Le livre s'adresse en priorité aux formateurs d'enseignants et aux maîtres de stage, mais il intéressera aussi les enseignants, qu'ils soient débutants ou chevronnés, qui y trouveront matière à interroger leurs propres pratiques. Il intéressera également les décideurs amenés à (re)définir les cursus de formation initiale et continuée, ainsi que les chercheurs en pédagogie et en didactique des disciplines.
Les rencontres qui ont rassemblé quelque 120 chercheurs en didactique de la littérature à Louvain-la-Neuve du 29 au 31 mars 2007 étaient les huitièmes du nom. Leur objectif était de démontrer par la présentation de résultats de recherches récentes que la prise en compte du sens, de l’utilité et des retombées empiriques de l’enseignement de la littérature fait aujourd’hui l’objet de savoirs qui ne se limitent pas à l’affirmation de croyances ou de convictions plus ou moins subjectives. Le thème retenu invitait ainsi à s’intéresser à la fois au travail de l’enseignant (« enseigner »), à l’activité de l’élève (« apprendre »), au statut de l’objet enseigné (« la littérature »), à la finalité de son enseignement (« pour quoi »), aux pratiques de la classe (« faire ») et à leurs enjeux existentiels (« sens »), sociaux (« utilité ») et scolaires (« évaluation »). Qu’est-ce qui s’enseigne et s’apprend comme valeurs sous le label « littérature » dans les classes de français ? Plus généralement, quelles sont les finalités assignées à l’enseignement-apprentissage de la littérature par ses différents acteurs ? Au-delà de « la littérature » en général, quelles finalités associe-t-on aux différents objets et savoirs et aux différentes compétences qui lui sont liés ? Et quelle place cela prend-il au sein de la discipline « français » par rapport aux autres objets, savoirs et compétences ? Par ailleurs, à quelles pratiques effectives d’évaluation l’enseignement de la littérature donne-t-il lieu ? Ces pratiques sont-elles propres à cet enseignement ? Dans quelle mesure enrichissent-elles la notion d’évaluation ? Et quelles sont leurs implications axiologiques et sociales ? C’est à ces questions, et à quelques autres, que l’on a tenté ici de répondre.
La transition entre l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur pose des questions fondamentales de sens et de valeurs. Qu'est-ce qui fait que certains jeunes ont envie de poursuivre leurs études et d'autres non ? Quels facteurs ont influencé cette disposition ? Quels sont les liens entre rapport au savoir, rapport aux autres et rapport à soi ? Le champ disciplinaire, la maitrise du langage, la situation sociodémographique, le parcours des ascendants, le trajet et le projet de vie sont autant d'éléments qui entrent en compte pour le meilleur et parfois pour le pire dans ce moment crucial du jeune en formation. La dualité de la « tête bien faite » et de la « tête bien pleine » continue ainsi à passionner les didacticiens, dont on trouvera les travaux ici réunis par Jean-Louis Dufays, Marie-Laurence De Keersmaecker et Alain Meurant, tous trois professeurs à l’Université catholique de Louvain.
Francine Thyrion accède aujourd'hui à l’éméritat après une carrière totalement dédiée à l’enseignement, à la recherche et au service à la société. Tout au long de sa carrière universitaire, elle a été une enseignante dans l’âme, convaincue des bienfaits de la recherche, non seulement pour elle-même, mais aussi et d’abord pour ses étudiants, qui sont à la fois le point de départ, l’aboutissement et la pierre de touche de son engagement. Toutes ses recherches concernent l’étude des discours en langue française, considérés dans leur production comme dans leur réception. Quand la langue se fait culture, et particulièrement culture internationale, elle lui consacre des études qui s’étendent jusqu’au Japon. Elle a également marqué de son empreinte la Faculté de philosophie, arts et lettres de l’Université catholique de Louvain, en tant que présidente de son Département d’études romanes, en tant qu’une des pilotes de la réforme de Bologne et en tant que responsable de la formation rédactionnelle des étudiants du premier cycle. Le présent ouvrage met en lumière les trois volets de son itinéraire : l’analyse littéraire – qui l’a menée à s’intéresser à des auteurs aussi divers que Willems, Sarraute et Malinconi –, la didactique de l’écrit argumenté – et particulièrement du discours scientifique vulgarisé – et l’apprentissage de l’écriture à l’université. Livre d’hommage, cet ouvrage est conçu comme un bouquet. Il se veut le témoin d’un parcours marqué du double sceau de la rigueur et de la diversité.
Le livre qui s'ouvre ici rassemble les Actes de la deuxième journée d'études que le Qu'est-ce qu’un curriculum ? Stricto sensu, ce terme désigne l’organisation des contenus dans des cursus, mais plus largement il signale un point de vue global qui est posé à la fois sur le choix des contenus de l’apprentissage et sur la manière de les planifier dans le temps. Les chercheurs distinguent quatre types de curriculums ou de parcours éducationnel : celui qui est prescrit par les instructions officielles, celui qui est effectivement enseigné dans les classes, celui qui est effectivement appris par les élèves et celui qui est « caché », c’est-à-dire véhiculé en dehors – voire en dépit – des projets explicites du système éducatif et de la volonté de ses acteurs.
L'enseignement est de moins en moins souvent la vocation de toute une vie. Nombreux sont les collègues qui ne font plus carrière à l'école et qui la quittent après une expérience très courte. L'interdisciplinarité, la collégialité, le travail collaboratif modifient profondément l'exercice de la profession. Cette évolution a des répercussions sur l'attrait du métier d'enseignant ainsi que sur la formation initiale et continue. L'éducation physique n'échappe pas à ces transformations du paysage éducatif et scolaire. En particulier, l'enseignant novice est mis à l'épreuve par les nouvelles exigences, qui questionnent d'emblée ses capacités de maîtrise du processus d'enseignement-apprentissage. Ce livre rassemble douze contributions internationales francophones qui respectent l'itinéraire chronologique des futurs professionnels : étudiants, stagiaires, novices, formation continue. Outre des thématiques comme le plaisir d'apprendre ou d'enseigner et les interactions langagières, il aborde une réflexion plus générale à propos du processus de construction d'une identité d'enseignant en éducation physique, vue en tension sous différents aspects socioprofessionnels.
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29/02/2012
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