Facteurs associés à la mortalité maternelle et circonstances de décès chez des femmes avec complications obstetricales sévères à Kinshasa

Photo de Madame Eugénie Kabali Hamuli
Madame Eugénie KABALI HAMULI présentera la soutenance publique de son doctorat en sciences politiques et sociales (démographie)
sur le thème "Facteurs associés à la mortalité maternelle et circonstances de décès chez des femmes avec complications obstétricales sévères à Kinshasa(République démocratique du Congo)", le lundi 22 juin 2009 à 16 h 30, à l’auditoire MONT 01 - Place Montesquieu à Louvain-la-Neuve

Le jury est constitué des Professeurs Catherine GOURBIN et Vincent DE BROUWERE (Co-promoteurs), Sophie LECOEUR-LALLEMAND (INED), Godelieve MASUY-STROOBANT, Dominique TABUTIN, Jean-Marie WAUTELET (Président du jury).

Vous êtes cordialement invité(e) à cette séance ainsi qu'à la réception qui suivra dans le hall des auditoires Montesquieu, 1er étage, place Montesquieu.

 

Résumé

Chaque année dans le monde, un peu plus d’un demi-million de femmes décèdent des suites de complications liées à la grossesse, à l’accouchement ou à l'interruption de grossesse. C’est seulement vers la fin des années 1980 que les écarts de mortalité maternelle entre les pays du Nord et ceux du Sud ont commencé à constituer un sujet de préoccupation au niveau international. En effet, ces différences, plus importantes que tout autre indicateur de santé publique, sont telles que les niveaux peuvent être 100 fois plus élevés au Sud qu’au Nord.

A Kinshasa, la capitale de la R.D. Congo, la mortalité maternelle est très élevée malgré le nombre important de structures de santé, de personnel de santé et d'utilisatrices des services de santé maternelle. La présente étude se propose d’analyser les facteurs de risque associés à la mortalité maternelle et les circonstances de survenue des complications obstétricales graves ou des décès maternels à Kinshasa. Une enquête a été réalisée dans douze maternités de référence et au domicile des 110 femmes décédées et 208 qui survivent à une complication obstétricale grave. 

L’étude montre que l’activité rémunératrice de la femme et la présence d’un personnel qualifié au moment de l’admission dans une structure de santé semblent avoir un effet protecteur vis-à-vis du risque de décès maternel. Les femmes survivantes sont également plus nombreuses à avoir fréquenté les soins prénatals. Les problèmes d’inadéquation des services les plus communs sont le manque de sang à transfuser ou d’une bonbonne d’oxygène dans les structures de santé de référence. 

Ce travail s’adresse bien sûr aux démographes et à tout chercheur s’intéressant aux problèmes de population, mais également aux professionnels de la santé ainsi qu’aux responsables chargés de la mise en œuvre et de l’évaluation des programmes de santé.