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11 juin 2009 Séminaire transversal
ce jeudi 11 juin dans la Salle du Conseil
Séminaire transversal THEB 3100 (méthodologie) Prof. Jean-Marie Auwers – Arnaud Join-Lambert – Walter Lesch 2e quadrimestre Diaconie et christianisme Les professeurs et doctorants de la Faculté sont invités à participer au “colloque” du Séminaire transversal 2009 de l’École doctorale, dans la mesure de leurs disponibilités Cette troisième phase du séminaire intervient après l’élaboration commune d’un argumentaire de recherche et la proposition de contributions. Les interventions devront se limiter à 25 mn, sous le format de communication à un colloque de recherche théologique, qui peut se passer de préalables connus par tous les participants. Le programme de la journée est le suivant : Matinée 9h00 1. Théologie positive (2 doctorants) 1.1. La diaconie, chemin de grandeur. Caractérisation du vrai disciple du Christ. Étude narrative de Mt 20,20-28 et parallèles. (Raoul Baziomo). En Mt 20,20-28, Jésus part d’une demande introduite par la mère des fils de Zébédée pour impartir un enseignement qui présente la diaconie comme chemin de grandeur. Ce faisant, il esquisse un profil type du vrai disciple. L’objectif de notre propos est d’analyser cette scène d’un point de vue narratif et rhétorique pour mettre en lumière la stratégie qui y est déployée en vue de construire les traits du disciple authentique du Christ. Cette analyse se fera en lien avec les passages parallèles de cet épisode en Mc 10,35-45 et en Lc 22,25-27. À partir de là, nous nous arrêterons au sens de la diaconie qui se dégage de ces passages. 1.2. C’est aux forts de porter les infirmités des faibles. Le « service de la collecte » et la « diaconie du service » (Julian Wawro). Sur 12 occurrences de « diakonia » en 2 Co, son acception de « service de la collecte » présente un aspect de diaconie à la portée de tous les chrétiens (à la différence de son acception plus restreinte de « ministère »). En partant de l’analyse de 2 Co 8 – 9, où nous dégagerons les grandes lignes du contexte littéraire et rhétorique de la « diaconie en faveur des saints », nous nous intéresserons à d’autres passages pauliniens où l’Apôtre propose une charité concrète à la portée de tous les chrétiens, sans qu’il s’agisse nécessairement d’une question de dons matériels. L’objectif de cette étude est de replacer le « service de la collecte », proposé par Paul en faveur des chrétiens de Jérusalem, dans un contexte plus large d’une charité qui « se donne de la peine » et qui est capable de « porter les infirmités des faibles ». 10h30 pause 10h45 2. Théologie spéculative (3 doctorants) 2.1. La vie conjugale, paradigme de la diaconie ecclésiale (Pamphile Mbadu Kumbu). La dimension essentielle de l’amour-charité se trouve dans l’amour trinitaire qui unit les trois personnes Divines, Père, Fils et Esprit Saint. Cet amour peut être d’ordre conjugal, diaconal ou contemplatif. Dans le contexte de l’amour conjugal, la famille, issue du mariage, est non seulement l’expression de l’amour-communion, à l’image de l’amour trinitaire, mais aussi le lieu d’une altérité émancipée et valorisante basée sur l’amour-charité. Il se pose pourtant un problème d’effectivité de la mise en œuvre de cette diaconie dans une vie où chacun met en mouvement tous ses acquis et toutes ses potentialités pour affirmer sa personnalité et défendre son autonomie, plutôt que de promouvoir l’autre, d’autant plus que le progrès social imprime à toute la vie un dynamisme auquel il est difficile de se soustraire. Comment alors vivre en famille une véritable diaconie qui, par-delà les différentes charges et sollicitations de la vie, propose à chaque membre de la famille une éthique de l’émancipation de l’autre, en tant que partenaire dans la réalisation d’un projet unique ? 2.2. Le devenir homme de Dieu, fondement de la diaconie (Elie El Khoury). Le service est un élément fondamentale de l’agir chrétien, c’est une des dimensions qui, pendant longtemps, caractérisa le christianisme et qui continu aujourd’hui à définir un nombre considérable de consacrés chrétiens. Cet acte de service est intimement lié à la personne même du Christ, mais aussi à la situation de misère que connaît l’homme, précisément l’homme pécheur, l’homme remplit d’orgueil. Si le service est si important en christianisme c’est qu’il trouve ses principes au sein et au cœur du message chrétien et qu’il trouve, surtout, sa raison d’être dans l’être même de celui qui est le sujet de l’annonce évangélique. Nous allons mettre en lumière le rapport intrinsèque entre la diaconie et l’acte de l’incarnation. Nous nous appuierons, particulièrement sur Barth, qui définit cet acte comme le devenir serviteur du Seigneur, en restant particulièrement attentif à l’abaissement, l’humilité, la condescendance et le dépouillement qui spécifient cet acte du Fils. Mais, nous allons aussi tenter de mettre en évidence l’état temporaire de cette condition, qui à l’image de l’incarnation est profondément liée à la situation même de l’homme déchu. Après-midi 14h 2.3. La diaconie à la manière de Jésus-Christ, visibilité et crédibilité du message chrétien (Patrick Asomugha). Si l’on comprend la diaconie chrétienne comme étant aussi bien la prédication du salut que les gestes concrets qui la traduisent, il faut que ce service soit accompli à la manière de Jésus-Christ. C’est-à-dire qu’il doit être en référence permanente à la diaconie du Christ lui-même. La spécificité de la diaconie du Christ consiste en ce qu’il est un mouvement d’amour, humble et respectueux, qui libère l’homme et développe en lui la capacité de répondre à l’appel guérissant de Dieu-Trinitaire pour une humanité plus authentique. Cette capacité est une force exceptionnelle : Dieu a crée l’homme à son image, et ainsi l’homme est appelé à être à la ressemblance avec Dieu. Ceci est à la fois don et coopération de la grâce de Dieu avec la liberté de l’homme répondant à l’appel que Dieu lui lance en Jésus-Christ. C’est en cela que consiste la visibilité et la crédibilité du message chrétien. 3. Théologie pratique (3 doctorants) 3.1. Présence et responsabilité de l’Eglise au cœur du monde. Réflexion pour un renouveau de la diaconie. (Charles Kasereka Pataya) Au moment où la baisse de la pratique religieuse et la pénurie de prêtres entraînent la fermeture d’églises et la restructuration des paroisses, la question de l’avenir de l’Eglise se pose avec acuité. Pourquoi, dans un monde où tant de personnes cherchent à donner sens à leur vie, si peu se tournent vers l’Eglise. Est-ce que l’Eglise remplit effectivement sa mission relative à l’humanisation de notre monde? L’Eglise est-elle disposée à écouter et accompagner les hommes et les femmes d’aujourd’hui dans ce qu’ils ont comme "joies et espoirs, tristesses et angoisses". Quelle présence et quel rapport de l’Eglise au monde dans les réalités socio économique, sociopolitique et socioculturelle? En effet, la responsabilité de l’Eglise ne consiste pas à faire tourner le regard des hommes vers la vie future dépourvue des souffrances, mais à les aider à surmonter leur impuissance pour se relever et pour prendre leurs vies en mains ici et maintenant. 15h30 pause 15h45 3.2. Catéchèse et diaconie dans la mission ecclésiale. (Albertine Ilunga) Dans la mesure où la foi chrétienne doit toujours se définir en considérant ses multiples dimensions et la mission ecclésiale dans une vision unitaire, les différents services ecclésiaux, tout en gardant leur spécificité, ne peuvent qu’être assurés en interaction les uns aux autres. Ce qui n’a pas toujours été ainsi. Pour ce qui nous concerne, comment comprendre le rapport entre la catéchèse et la diaconie au sein de la mission ecclésiale ? Quels en seraient les aspects positifs, négatifs et problématiques ? Quelles seraient les implications pratiques de l’interaction entre les deux services ecclésiaux? 3.3. Les enjeux pastoraux de plonger la solidarité dans le bain de la diaconie (Etienne Chomé). Dès le début de son pontificat, dans son encyclique Deus caritas est, Benoît XVI a mis en valeur la notion de diaconie. Depuis lors, de nombreux évêques en parlent dans leurs lettres pastorales. Derrière ce terme biblique, le Magistère promeut une certaine théologie qui n’est pas sans incidences pastorales. Quels sont les enjeux sociopolitiques, éthiques, ecclésiologiques et théologaux du débat ? La diaconie recouvre-t-elle la solidarité ? Doit-elle la remplacer ou est-il judicieux de plaider pour la coexistence des deux registres de langage ?
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