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2009 La transgression chrétienne des identités
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2 et 3 novembre
Qui suis-je ? Qui sommes-nous ?
Les individus et les sociétés se posent aujourd’hui la question de l’identité avec d’autant plus d’inquiétude que la réponse paraît mal assurée. La quête d’identité est liée à un besoin d’appartenance; elle répond à un vœu légitime d’enracinement. Mais on ne peut ignorer les risques encourus par le monde commun et la neutralité de la loi lorsque, sous l’effet de logiques mondialisées, les communautarismes religieux, ethniques ou autres défendent leurs revendications jusqu’à la radicalisation.
L’apôtre Paul résume en sa personne un modèle que l’on pourrait qualifier de « transgression chrétienne des identités ». Juif par l'appartenance ethnique et religieuse, grec par la culture, romain par l'état civil, Paul assume chacune de ses identités mais se rebelle farouchement contre l’enfermement identitaire. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme » (Ga 3,28). La vie nouvelle en Christ, ouverte sur la communion avec tous, s’accommode mal des catégories qui divisent et Paul n’hésite pas à les transgresser pour les ouvrir avec liberté à l’universel de l’amour du Christ qui l’a saisi.
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« Curieusement, nous cherchons notre identité dans la différence »
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