Nouvelle prouesse chirurgicale / La fragilité des "80+" / Fuir à tout prix pour un parasitoïde


Nouvelle prouesse chirurgicale

Quatre ans après la première greffe de visage, une équipe de chirurgiens a réalisé en novembre une nouvelle greffe qui incluait pour la première fois le squelette mandibulaire. Accomplie au CHU d’Amiens, cette intervention a été menée avec la participation du Pr Benoît Lengelé, chirurgien aux Cliniques universitaires St-Luc et responsable du Laboratoire de morphologie expérimentale de l’UCL. C’est lui qui a dirigé, entre autres, les travaux sur la technique et la stratégie opératoire de ces deux greffes, conçues au sein de son laboratoire. Cette allogreffe réussie rend un visage à un patient de 26 ans, gravement défiguré par un feu d’artifice en mai 2008. J. Cl.


La fragilité des «80+»

La Chaire de médecine générale a clôturé le 20 janvier quatre années de recherche sur les personnes âgées. Plusieurs axes ont été développés dans le cadre de cette Chaire. L’un d’eux a consisté à rassembler, avec l’aide de médecins généralistes, une cohorte de près de 600 patients de plus de 80 ans vivant chez eux. L'objectif était de mieux comprendre la « fragilité » de ces personnes très âgées, ayant notamment pour conséquence des recommandations médicales
spécifiques, différentes de celles des adultes. Cette recherche se poursuivra, grâce au soutien de la Fondation Louvain, dans le cadre d’une nouvelle Chaire, en partenariat avec GlaxoSmithKline Biologicals. A.T.
www.uclouvain.be/chaire-medecinegenerale


Fuir à tout prix pour un parasitoïde

C’est durant le post-doc de Frédéric Muratori à l’Université d’Hawaï qu’a été découverte une nouvelle espèce de parasitoïdes vivant sur une des îles de l’archipel. Cette larve parasite vit à l’intérieur des pucerons; elle s’en extrait pour se métamorphoser en adulte dans le sol. Frederic Muratori, actuellement chargé
de recherche FNRS au Centre de recherche sur la biodiversité de l’UCL, s’est intéressé à une étape-clé du développement de la larve: l'émergence de la larve hors de l'hôte. Les résultats montrent que la larve module sa décision de quitter l’hôte en fonction du risque d’attaque de l’hôte par un prédateur. L’originalité de l’étude réside dans le fait que les ressources à l’émergence sont fixées, car la larve qui s’échappe du puceron, stoppe son propre développement (celle-ci ne pouvant, à ce stade, trouver un nouvel hôte). Cette étude qui discute les coûts et bénéfices de ce comportement a attiré l’attention d’équipe de Nature News, qui en a fait écho sur son site internet. A.T.