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Axes de rechercheLe socle : l’étude – typologique et interprétative – des sources Plus que toute autre période, l’Antiquité ne nous est connue que par bribes, plus ou moins lisibles. Des nombreuses civilisations qui se sont développées depuis le IVe millénaire avant notre ère jusqu’à l’aube du Moyen Âge, nous avons conservé des traces éparses et fragmentaires, qu’il convient de réunir, ordonner et interpréter pour parvenir à l’image la plus complète et correcte possible de ces civilisations. La carence documentaire dont souffre l’étude de l’Antiquité rend la mise en perspective des sources disponibles extrêmement complexe et rend nécessaire une étroite collaboration entre spécialistes des différentes disciplines.
La grande diversité des sources et des époques étudiées par les membres du CEMA permet de développer des thématiques de recherche s’étendant à toute la période de l’Antiquité. Fort de ce large ambitus chronologique et de la complémentarité des approches de ses membres, le centre structure ses activités autour de deux axes majeurs. 1er axe. Pouvoirs et sociétés : réalités, représentations Cet axe étudie, sur la base de cas particuliers, les structures sociales, politiques, économiques et religieuses des civilisations antiques, dans une double perspective : d’une part leurs modes de fonctionnement, d’autre part les représentations qu’elles génèrent, qu’il s’agisse de l’image qu’un pouvoir en place donne de lui-même ou de la façon dont il est perçu. Tant au niveau des structures que des représentations, une attention particulière est accordée aux interactions entre les autorités (politiques, religieuses, etc.) et la société. Les membres du CEMA examinent la thématique à partir de plusieurs angles d’approches complémentaires. Les apports de l’archéologie et de l’anthropologie sont ainsi combinés dans l’étude de la « topographie du pouvoir » en Crète minoenne, tandis que les compétences philologiques, épigraphiques, numismatiques et iconologiques sont mises au service de l’histoire institutionnelle, sociale, économique et religieuse tant de la Grèce archaïque, classique et hellénistique que de la Rome républicaine et impériale. 2e axe. Dynamismes et permanences dans l’Antiquité et de l’Antiquité Ce second volet des recherches du CEMA examine les phénomènes de tradition et d’innovation à différents niveaux de la vie sociale et intellectuelle, durant l’Antiquité et aux périodes ultérieures. Ceux-ci sont abordés d’abord au niveau de la vie matérielle. Les fouilles archéologiques menées en Crète et en Italie s’accompagnent nécessairement d’une réflexion sur la problématique de l’ancrage spatial, c'est-à-dire de la permanence d’occupation de certains lieux (lieux de culte ou à la charge symbolique prononcée, lieux de résidence et de production), et des dynamismes et variantes dans les modèles d’occupation du territoire (une thématique qui embrasse aussi les phénomènes de crise et de destruction). De manière plus générale, archéologues et historiens de l’art traitent inévitablement de la dialectique perpétuelle entre tradition et innovation dans la production matérielle et architecturale.
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8/11/2011
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