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PublicationsVeuillez trouver dans l'onglet à gauche, les livres et articles ainsi que la collection complète de nos Working Papers publiés par les membres du CriDIS.
Livres
Isabelle Ferreras Presses Universitaires de France, 2012 Le travail salarié ne connaît pas la démocratie. Une fois franchi le seuil de l’entreprise, le citoyen devient un « facteur travail » soumis aux décisions des seuls apporteurs en capital. Pourtant, l’histoire occidentale nous a appris les bases institutionnelles du processus de démocratisation : le système bicaméral. Innovation majeure, il a rendu le gouvernement légitime, raisonnable et intelligent sous la responsabilité conjointe des deux Chambres. Gouverner le capitalisme commencerait donc par mettre en place un « bicamérisme économique » : une Chambre des représentants des apporteurs en capital, une Chambre des représentants des investisseurs en travail, un gouvernement responsable devant les deux Chambres. À l’heure où le capitalisme mondialisé inflige de lourdes pertes de souveraineté aux États et où les salariés font la dure expérience de la contradiction capitalisme / démocratie, il est temps de penser les conditions d’une souveraineté légitime dans l’entreprise capitaliste. Pour en savoir plus : http://www.isabelleferreras.net/Books_gouverner.html
ed. by Jean De Munck, Isabelle Ferreras, Claude Didry, Annette Jobert Brussels : Peter Lang, 2012 How to address the current crisis of democracy in Europe? European and American scholars try to answer this question. The social and economic democracy appears to be the main issue. “Renewing Democratic Deliberation in Europe. The Challenge of Social and Civil Dialogue” is a collection of essays published by a team constituted by CriDIS scholars (Jean De Munck, Isabelle Ferreras) and IDHE scholars (Claude Didry, Annette Jobert).
Les métiers de la relation malmenés. Répliques cliniques. Sous la direction de Mireille Cifali et de Thomas Périlleux L'Harmattan (coll. Savoir et Formation, série Psychanlayse et Education), 2012 Les métiers de la relation – le soin, l’éducation, l’enseignement, la thérapie – évoluent constamment, de même que les contextes dans lesquels ils s’institutionnalisent. Ils sont confrontés à une redéfinition qui parfois les malmène. Celle-ci est politique car elle recherche l’efficacité, théorique car elle semble privilégier une certaine conception de la scientificité. Elle est aussi psychique tout en sous-estimant le travail de l’intériorité, ainsi que sociale et idéologique transformant la conception de la subjectivité. Ont participé à cet ouvrage :
La Grande grève Mémoire de l’hiver 1960-1961 en Belgique Bernard Francq, Luc Courtois, Pierre Tilly Le CRI, 2012 Plus de 50 ans se sont passés depuis la « grève du siècle » qui a profondément marqué belges et étrangers lors de ce rude hiver 1960-61.Un moment majeur qui continue de nous interpeller aujourd’hui, particulièrement en ces temps de crise. Dans cet ouvrage collectif, des chercheurs et des acteurs sociaux, belges et français, dressent un panorama large et critique de cet événement politique et social d’une ampleur inédite. Avec à la clé des questions passionnantes : la révolution sociale était-elle en marche ? L’heure du printemps wallon allait-t-il sonné avec cette grève ? Que restent-ils de cet événement dans la mémoire collective alors que la Belgique est à nouveau à un tournant important de son histoire ? Au travers de la mémoire de cette grève de l’hiver 60-61 retracée par une trentaine d’auteur(e)s, des pans entiers et inédits de la Belgique contemporaine sont éclairés à destination d’un large public, désireux de découvrir et de mieux comprendre les ressorts profonds et des faces cachées de notre histoire commune. Les directeurs de cet ouvrage : Luc Courtois, historien et professeur à l’UCL ; Bernard Francq, sociologue et professeur émérite à l’UCL ; Pierre Tilly, historien et professeur invité à l’UCL.
John Cultiaux Desclée de Brouwer (coll. L'époque en débats), 2012 La modernisation des entreprises publiques a très largement été présentée et justifiée auprès des citoyens et des personnels comme une condition de survie dans le contexte européen d’ouverture à la concurrence. Pourtant, en repensant les manières de faire, elle met aussi en question les finalités et l'«esprit» même du service public qui servait jusque-là de cadre à la mobilisation et à l’implication des travailleurs.
Mathieu Berger, Daniel Cefaï et Carole Gayet-Viaud ditions Peter Lang (collection "Action publique", dirigée par Jean-Louis Genard) Plus qu'une simple méthode, l'enquête ethnographique permet de poser de nouvelles questions sur le politique, en rupture avec ses représentations comme un domaine d'activités en soi, circonscrit à la politique institutionnelle ou aux politiques publiques. La couverture
Laurent Taskin et Matthieu de Nanteuil Préface de Hugh Willmott Collection "Méthodes et Recherche - Management", 2011 Depuis l’été 2008, le capitalisme est entré dans une crise profonde mais les canons du management restent inchangés. Ce livre entend prendre au sérieux cette contradiction, qui caractérise la civilisation occidentale à l’aube du XXIe siècle. Loin de tout propos désinvolte ou populiste, il effectue une plongée au coeur de la discipline du management, pour analyser ses responsabilités effectives et ses perspectives transformatrices. Il questionne ainsi la capacité des sciences de gestion à nourrir une distance critique à l’égard de leurs pratiques et de leurs théories, mais aussi à répondre de leurs choix devant des citoyens de plus en plus écartelés entre obligations professionnelles, aléas économiques et désenchantement social. S’inscrivant dans la lignée des Critical Management Studies, cet ouvrage indique les conditions nécessaires à une telle entreprise, avec les incidences qui en découlent pour la recherche, la pratique et l’enseignement en gestion. La première partie, « Fonder », pose les jalons épistémologiques et normatifs permettant d’articuler management et critique sociale ; la deuxième partie, « Pratiquer », présente des recherches, menées dans une perspective critique, au sein de différents domaines de gestion : entrepreneuriat, gestion du changement, gestion internationale des ressources humaines, coaching, relations industrielles, etc. ; la troisième partie, « Enseigner », partage les réflexions d’enseignants-chercheurs qui étayent leurs formations sur une conscience critique du management. Véritable plaidoyer en faveur d’une éthique de responsabilité, cet ouvrage s’adresse aux étudiants, aux enseignants-chercheurs comme aux praticiens de la gestion, mais aussi, plus largement, à tout citoyen soucieux d’approfondir les liens entre management et société dans un contexte de crises. Matthieu de Nanteuil est professeur de sociologie à l’Université catholique de Louvain. Auteur de plusieurs articles sur les relations entre gestion et sens de la justice, il s’interroge plus largement sur les conditions d’une anthropologie critique du libéralisme. Laurent Taskin est professeur à l’Université catholique de Louvain où il enseigne le management humain et des organisations. Attaché à développer le courant des Critical management Studies dans le champ francophone, ses recherches et publications portent sur les nouvelles formes d’organisation du travail, le partage des connaissances et les conditions d’une gestion responsable des personnes dans les organisations.
Le Biyaïsme - Le Cameroun pris au piège de la médiocrité politique, de la libido accumulative et de la (dé)civilisation des moeurs. Thierry Amogou L'Harmattan, 2011 Sous la houlette du Renouveau National depuis plus d’un quart de siècle, le Cameroun connaît deux crises majeures : une crise sociale sous les traits d’une profonde fracture sociale matérialisée par des inégalités criantes au sein de la société, et une crise civique ayant transformé l’Etat en une véritable truanderie subsaharienne.Ainsi, en plus des carences quotidiennes sur le plan national, de nombreux Camerounais subissent une discrimination statistique traduisant le fait qu’ils sont tous assimilés à des truands à cause de l’esprit peu vertueux d’un groupe au pouvoir. D’où le constat d’un profond divorce entre les élites et les populations dans un écosystème sociopolitique où la libido accumulative et la satisfaction des plaisirs des orifices deviennent les buts ultimes. La République ne cherche plus les objectifs de progrès, de justice et d’égalité, mais la construction de droits aménagés qui supplantent les droits prévus par la citoyenneté camerounaise. Celle-ci est confinée à la politique du perroquet qui consiste à répéter ce que pensent et disent les possédants. En conséquence, le j’ai donc je suis est ce qui fait la tendance lourde du « Biyaïsme » en ce sens qu’il prend la place du je pense donc je suis incompatible avec le pulsionnel, l’archaïque et le vertige narcissique qui caractérisent le Renouveau National. Le Cameroun est ainsi inscrit dans un processus de (dé) civilisation des moeurs dont le point culminant est l’opération Epervier. D’où une justice pénale érigée en assureur en dernier ressort des carences du champ politique alors que l’Etat de droit recule. La suite logique est un décalage abyssal entre le lexique politique du Renouveau National et ses résultats réels. Dans ce livre d’un éclectisme bien maîtrisé, Thierry AMOUGOU trace la tendance lourde d’un « Biyaïsme » dont la dynamique interne et externe peut éclairer bien d’autres régimes subsahariens. Macro économiste, Maître de conférences à l’Université catholique de Louvain (Centre d’Etudes du Développement), il est membre du GRIASS (Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur l’Afrique Subsaharienne), du CRIDIS (Centre de Recherches Interdisciplinaires Démocraties, Institutions, Subjectivités) et préside la Fondation Moumié.
ALTER-GLO Geoffrey Pleyers In today’s global society, the possibility for activists and citizens to take action is not necessarily lessened, but the modalities for effective action have shifted profoundly. Reformulating the possibilities for action in this global world constitutes a major challenge for our time and the central issue of the alter-globalization movement. This book proposes to discuss it starting from concrete experimentations by social actors who have contested globalization in its neoliberal form, proposed alternative policies, implemented participatory organization models and promoted a nascent global public space. These ‘Alter-globalization activists’ or (also called the 'global justice movement') have built a truly global movement that has gathered citizens, committed intellectuals, indigenous, farmers, dalits and NGOs against neoliberal policies in street demonstrations and Social Forums all over the world, from Bangalore and Seattle to Copenhagen and Dakar. This book analyzes this worldwide movement on the bases of extensive field research conducted since 1999 and until the aftermath of the global crisis. Alter-Globalization provides a comprehensive account of these critical global forces and their attempts to answer one of the major challenges of our time: How can citizens and civil society. "Ce livre est disponible à Louvain-la-Neuve et à tarif réduit (16 e) à la bibliothèque du CETRI (BESPO), au secrétariat du GRIAL (Doyens B 327) et auprès de Cécile Wéry (Leclercq 3° étage)." Comptes rendus: Giuseppecaruso's Weblog ; contretemps ; Archives Européennes de sociologie ; Helsinki Review of global governance ; Capital & Class ; Mobilization ; Journal of democratic socialism
Coordonné par Geoffrey Pleyers Descléede Brouwer, mai 2011 Le consommateur est-il cet acteur tant attendu, capable d'introduire des considérations éthiques dans un monde dominé par la dérégulation des marchés? Dans les AMAP, les Groupes d'Achats Solidaires, les restaurants associatifs ou des réseaux de simplicité volontaire, des consom'acteursorganisent des circuits de distribution alternatifs, sensibilisent la population aux impacts de l'alimentation et questionnent les valeurs de la société de consommation. Présentation du livre - le premier chapitre - un compte rendu
Thomas Périlleux et John Cultiaux (éd.) Publié en 2009 chez Erès - sociologie clinique Au cours de ces dernières décennies, la notion de souffrance s'est diffusée de manière croissante dans de nombreuses institutions comme dans la recherche en sciences humaines. Saisie en termes de trouble, fragilité, vulnérabilité... elle sert à nommer l'inacceptable et l'injuste, au risque de rendre l'individu responsable de ce qui autrefois relevait des structures sociales ou des violences institutionnelles. Dans le travail de la critique sociale, elle semble remplacer les vieux termes d'exploitation ou d'aliénation. Quel est l'enjeu de nommer de la sorte le négatif de l'existence ? Quelles sont les incidences sur les moyens de riposte dont il est possible de se saisir ? Après avoir interrogé de manière approfondie la catégorie souffrance pour en saisir les enjeux, la portée et les limites, les auteurs se centrent sur différents lieux institutionnels où elle fait référence : ceux de l'intervention sociale, de la justice et du travail. Ce sont autant de terrains dans lesquels s'éprouvent les difficultés et les écueils d'une écoute « politisée » des souffrances sociales mais où s'inventent aussi des pratiques cliniques ou des démarches collectives inédites. Aujourd'hui, le destin politique des souffrances est particulièrement important à considérer, d'abord pour l'acteur de terrain qui s'y trouve quotidiennement confronté et fait acte politique dès lors qu'il veut les rendre audibles sur une scène publique, mais aussi pour le chercheur ou le citoyen éclairé. Les auteurs réarticulent ici les rapports entre souffrance, justice et politique, pour déjouer les liens mortifères que tissent les souffrances sociales, et réactiver le potentiel critique et créatif qu'elles recèlent également.
Los Movimientos Sociales. De lo local a lo global. Mestries, Pleyers & Zermeño (coord.) Barcelona y México: Anthropos/UAM, Octubre 2009
Une perspective sur les mouvements sociaux au Mexique. A l’heure où le Mexique est durement touché par la crise économique, écologique, sociale et politique, ce livre dresse un bilan des mouvements sociaux dans ce pays au cours de la première décennie du 21ème siècle. Les différents chapitres dressent un constat d’échec lorsqu’il s’est agit d’influencer les décisions du gouvernement central ou de peser sur les politiques. Mais ils soulignent également le dynamisme et la créativité de nombre d’acteurs locaux qui tentent de développer des voies alternatives de changement social, sans pour autant faire l’impasse sur les défis et sur certaines contradictions auxquels font face les mouvements qui animent le Mexique d’aujourd'hui. Ce regard analytique se fonde notamment sur une perspective globale des mouvements sociaux contemporains présentée par Michel Wieviorka (EHESS) et Mary Kaldor (London School of Economics).
Jean De Munck et Bénédicte Zimmermann (2008)
Editions EHESS, février 2008, 334 pages. Récompensés par le prix Nobel 1998, les travaux d’Amartya Sen bousculent les acceptions établies de la liberté en économie. La conjoncture intellectuelle et politique se prête tout particulièrement à leur discussion. Ce volume présente et discute les principes et les concepts de cette approche innovante. Un texte de Amartya Sen sur les droits humains est traduit dans ce volume. Ce volume attire l’attention sur le fait que Sen est un penseur des droits autant qu’un penseur de l’économie. L’« approche par les capacités », élaborée par Amartya Sen, propose une nouvelle économie politique qui fait des droits humains réels une valeur cardinale et accorde à la question des institutions une importance décisive. Elle éclaire des problèmes aussi divers que ceux des indicateurs macro-économiques, de la pauvreté, des rapports de genre, du sous-développement. Elle préconise un mode d’évaluation du bien-être social centré sur la situation singulière des personnes. Et, concernant le processus de démocratisation, elle recommande de focaliser l’attention sur la participation des groupes les plus vulnérables. Cet ouvrage est une introduction et une contribution à la problématique des capacités, par les prolongements possibles, dans des domaines nouveaux qu’il propose. Par exemple les capacités sont mobilisées pour éclairer l’action européenne pour l’emploi, les questions juridiques posées par les droits sociaux, la liberté politique réelle. La cohérence et la pertinence des thèses fondamentales de Amartya Sen sont ainsi fermement mises à l’épreuve.
Isabelle Ferreras Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, janvier 2007, 252 pages. Ce livre aborde de front ces questions-clés qui hantent les démocraties capitalistes. Il remet la question du travail au-devant de la scène politique. Pourquoi travaille-t-on ? Pour le salaire mais pas seulement. À partir d’une enquête ethnographique réalisée auprès des caissières de supermarchés en Belgique, Isabelle Ferreras montre que le travail inscrit les travailleurs dans un espace public, et combien il est animé par une aspiration à la justice. Contrairement à ce que l’on ne cesse de répéter sur la fin du travail et la dépolitisation des travailleurs, elle démontre que le travail, à l’heure de la flexibilité, est source de sens et d’engagement. Il est une expérience de nature proprement politique.
Lieux extraordinaires de brassage d’expériences et d’expertises altermondialistes, les sept Forums Sociaux Mondiaux ont profondément marqué le mouvement altermondialiste. Ils ont incarné une volonté de renouveler la politique et la citoyenneté à l’heure de la mondialisation. Les Forums Sociaux Mondiaux et les grandes mobilisations altermondialistes internationales contre le G8 ou l’OMC qui sont abordées dans cet ouvrage incarnent toute l’énergie mais aussi l’ampleur du défi que représente l’altermondialisme, notamment dans la convergence active d’opinions et de cultures distinctes. Il apparait dès lors essentiel de se pencher sur leurs dynamiques propres mais aussi sur leurs limites. Les analyses de l’altermondialisme en France et en Belgique francophone illustreront cette dynamique de convergence et ses défis ainsi que les spécificités nationales que revêt l’altermondialisme. Ces différents chapitres permettront de recueillir au fil des pages des éléments pour cerner l’état actuel du mouvement altermondialiste et l’évolution qu’il est susceptible d’adopter. L’ouvrage sera disponible en librairie à partir du 3 décembre 2007. Il est également possible de se procurer des exemplaires à tarif réduit (17 €) en contactant directement l’auteur : Geoffrey.Pleyers@uclouvain.be
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6/01/2013
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