Universitaires

    Mensuel en ligne destiné aux Alumni et Amis de l'UCL    
 
événements
10 octobre. Conférence par Jean-Marie Cavada.
 
Le 12 octobre. Conférence par Anne Adriaens-Pannier.
 
Les 19 et 20 octobre. Colloque.
 
 
Le 24 octobre. Conférence-débat.
 
Ce mois-ci dans Louvain
Couverture Louvain

 
Universitaires 
Bernard Foccroulle : un artiste au coeur de l’université
Bernard Foccroulle
L'UCL accueille cette année Bernard Foccroulle, le directeur de la Monnaie, pour une résidence d’artiste. Celui-ci partage cette expérience avec Fabrizio Cassol, musicien de jazz. Ils ont choisi pour thème de leur résidence l’interculturalité.
 
Le concept d’artiste en résidence est unique pour une université en Europe. Comment voyez-vous le lien entre l’art et l’université ?
Ce lien est à mes yeux essentiel. Les universités européennes, et l’enseignement en général, souffrent, me semble-t-il, de ne pas avoir réservé une place suffisante aux artistes et aux productions artistiques en leur sein. L’intérêt de cette résidence est précisément de ramener des artistes et des pratiques artistiques au cœur d’une institution en les destinant à toutes les Facultés. Cette rencontre interdisciplinaire constitue l’un des aspects qui m’intéressent le plus.
Le séminaire que vous animez à l’UCL dans le cadre de la mineure en « Culture et création » est basé l’interculturalité. Quel sens donnez-vous à ce thème aujourd’hui?
Aujourd’hui, on entend souvent ce terme au sens du dialogue entre l’Occident et le monde musulman. C’est une de ses composantes ; elle est loin d’être la seule. L’interculturalité s’exprime aussi dans la rencontre entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest, entre les cultures des jeunes et des adultes ou encore les cultures dites populaires et les cultures classiques (ou savantes). Actuellement, les phénomènes de mondialisation et de globalisation soulèvent, à ce propos, de nombreuses questions, en termes de protection des cultures minoritaires mais aussi dans la mise en rapport des cultures entre elles. Cela constitue le défi de notre époque sur le plan culturel.
Quelles sont les influences qui imprègnent le plus votre activité d'artiste?
Je suis plutôt classique dans mon parcours. Ma formation s’est nourrie de tout ce qui appartient à la musique classique, y compris le répertoire contemporain. Des musiciens comme Fabrizio Cassol, avec qui je partage cette résidence, jouent quant à eux moins sur la partition et travaillent davantage avec des musiques improvisées ou de tradition orale. Je ressens beaucoup de plaisir à les écouter mais je suis davantage cloisonné en tant que musicien. Le fait que notre résidence à l’UCL soit « à deux voix » va nous permettre d’approfondir certaines de ces notions. Parler du dialogue interculturel en duo n’en sera que plus riche.

Plus d’infos sur la résidence de Bernard Foccroulle et Fabrizio Cassol


 
 
Ces Louvanistes qui bénéficièrent d'une bourse BAEF
Stéphane Van de Velde
Un mémoire sur une bourse. Le sujet n’est pas courant, la bourse n’est pas banale.
Stéphane Van de Velde a été ravi lorsque son promoteur, le professeur Michel Dumoulin, lui a proposé, dans le cadre de sa licence en histoire, d’opter pour un mémoire sur les boursiers de la BAEF.
 
La BAEF est une célèbre bourse née au lendemain de la Première Guerre mondiale des fonds restés inutilisés par la Commission for Relief in Belgium (CRB) qui venait en aide aux Belges touchés par la famine. Plusieurs figures célèbres en ont bénéficié durant l’Entre-deux guerres. Citons notamment Georges Lemaître, père de la théorie du Big Bang, Gaston Eyskens, Premier ministre en 1949 et en 1958, mais aussi Robert Triffin qui fut notamment membre du Council of Economic Advisers de John F. Kennedy. L'étude de Stéphane Van de Velde s'est focalisée sur l'expérience de jeunes chercheurs et étudiants de l'UCL financés par cette fondation. Ces Louvanistes furent souvent les élèves et disciples des plus grands scientifiques et intellectuels (Milton Friedman et John K. Galbraith pour ne citer que ceux-ci) et séjournèrent outre-Atlantique à une époque mouvementée (Free Speech Movement, guerre du Vietnam). «Je me suis penché sur la période comprise entre 1964 et 1969 parce qu’il s’agissait d’une époque intéressante en raison de la guerre du Vietnam et de la naissance d’un grand mouvement de contestation dans les universités américaines à l’encontre du système de l’époque, des valeurs de la société et du conformisme en général.», explique Stéphane Van de Velde. La plupart de ces Louvanistes sont encore ou ont été professeurs à l'UCL comme Luc D. Bernard, Robert Lauwerys ou Marcel Crochet. Ce mémoire touche donc de près l'histoire de notre université. Le mémoire de Stéphane Van de Velde fera prochainement l’objet d’une publication.

 
 
Séduction politique
Docteur en sciences psychologiques de l'UCL, Gordy Pleyers s'est penché sur la question du marketing politique. Sur la  manière – selon ses termes - dont il est possible d'endoctriner affectivement le citoyen.
 
Sciences psychologique et marketing confirment qu’en associant une image positive à quelqu’un, on peut le rendre affectivement plus proche du citoyen. Et l’inverse serait également possible. En situation réelle, le développement de ces sentiments se fait d’une manière inconsciente. Mais, de l’autre côté de l’atlantique, on va plus loin.
En effet, cette discipline fait l'objet de recherches depuis plusieurs années aux États-Unis. Recherche interdisciplinaire par excellence (elle intéresse non seulement les psychologues, mais aussi les chercheurs en sciences politiques ou encore en marketing), elle cherche à appliquer les connaissances en psychologie clinique à l'étude des processus politiques. Comme exemple, Gordy Pleyers pointe, dans le livre qu'il a publié sur le sujet, une association d’idées entre un candidat et le mot «ordures» lors des élections américaines en 2000.
L’auteur confirme que certains (de nos) politiques ont acquis ce livre. C’est sûr, il y a matière à analyser les élections communales et provinciales qui viennent de se dérouler. Le livre de Gordy Pleyers, intitulé L'endoctrinement affectif du citoyen – La politique sous l'éclairage des sciences psychologiques est édité par les Éditions de l'Université de Liège.

 
 
 
 
Les belges aiment leur confort
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Influencer nos comportements en matière d’économie d’énergie est un processus très complexe qui s’inscrit dans la durée.
 
Le Pr Françoise Bartiaux, chercheuse à l’Institut de démographie, a récemment bouclé une étude qui révèle que les habitudes acquises dans l’enfance jouent dans un sens ou un autre. Ainsi la préoccupation pour l’environnement peut inciter à l’économie mais peut aussi devenir un frein «par souci de ne pas exagérer». Françoise Bartiaux et ses collègues ont également constaté que, suivant l’endroit où l’on habite et les moyens dont on dispose, le ressenti face aux politiques d’économie d’énergie diffèrent. Les campagnes d’information sont ainsi loin d’être la solution: mieux vaut favoriser des pratiques économes en énergie qui en enclencheront d’autres. À condition que  médias et entourage soutiennent les ménages dans leurs actions. Les chercheurs conseillent enfin aux politiques de prendre des mesures fortes, dans la mesure où elles sont cohérentes entre les différents niveaux de pouvoir.

La consommation d’énergie dans le secteur résidentiel : facteurs socio-techniques, UCL, Vlaamse Instelling voor Technologisch Onderzoek (VITO) et Danish Building Research Institute, 2006.


 
 
Retrouvailles en SciencesRe
ScRe


 
 
Les anciens de Sciences religieuses se retrouvent ce 7 octobre à Louvain-la-Neuve. Ils seront plus de 200. C’est une première pour cette branche de la Faculté de théologie. Les "Sciences re", c’est la filière laïque. Bologne unifie aujourd’hui clercs et laïcs au sein d’un même parcours. Gageons que les énergies positives de ce samedi pousseront les volontaires à se retrouver en «anciens», en Alumni, plus souvent. Affaire à suivre sur http://sciencesre.canalblog.com/

 
 
Prix PharmaLouvain 2006
Le prix 'PharmaLouvain 2006' a été attribué à Barbara Sneyers, étudiante en Pharmacie clinique (3e cycle). D’un montant de 2500 €, ce prix bisannuel vise à soutenir un jeune pharmacien désirant compléter sa formation par un séjour à l'étranger. Barbara Sneyers réalisera un séjour de trois mois au sein de l’Ecole de Pharmacie de l’Université de Londres  (Professeur B. D. Franklin). Elle y approfondira sa formation dans le domaine de la pharmacie clinique et complétera sa formation en pharmacothérapie. Le centre d’accueil londonnien concentre ses recherches sur les erreurs médicamenteuses (causes, facteurs de risques, types d’erreurs, conséquences…) et les moyens mis en œuvre pour pallier à ces erreurs.

 
 
Fraîchement diplômé ?
Les études sont terminées, les vacances aussi. Pour certains, la chasse à l’emploi commence.
Où chercher un emploi et comment? Le CIO, Centre d'information et d'orientation, de l'UCL est une des ressources incontournables en la matière. Il propose notamment des ateliers pour élaborer les outils nécessaires à la recherche d'emploi (CV, lettre) ainsi que des «entretiens emploi». Ces rencontres avec les conseillers du centre permettent à tout un chacun de mettre en évidence les compétences acquises et de clarifier les secteurs et les fonctions sur le marché de l'emploi à investiguer. Assurément, passer par le site du CIO aide à y voir clair … Une fois « dans le circuit », n'hésitez pas à donner de vos nouvelles. Cela pourrait en aider d’autres...

 
 
Mémoire primé par l'ADEL
Sigle ADEL
Le Prix du meilleur mémoire de licence en sciences économiques 2006 a été décerné à Daniella Tellone pour "Les prix prédateurs et la réforme de l'article 82: Relations entre théorie économique et jurisprudence dans l'Union Européenne."
Ce prix est décerné en collaboration avec l’ADEL, l’Association des anciens étudiants en économie. Dans son discours de félicitations, Laurent Deutsch (Administrateur de l'ADEL) rappella une phrase de Stuart Mill qui dit ceci: "On ne peut être un bon économiste si on n'est que cela". Or, Daniela Tellone, dans on mémoire, nous emmène au milieu de la Place Montesquieu, exactement là où se rencontrent le droit, l'économie et, dans une moindre mesure, les études européennes. Le prix récompense annuellement un mémoire de licence remarqué soit par sa qualité scientifique, soit par la pertinence de son propos, soit par l’originalité du thème traité. Ou encore par une combinaison des trois éléments.

 
 
| 26/09/2006 |