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Collegium (CLAP)Le Clap est la prolongation du Collegium anthropologicum lovaniense. Fondé en 1998 et élargi en octobre 1999, celui-ci proposait déjà une fédération des ressources en un lieu de rencontre, d'échange scientifique et de gestion de projets de recherche et d'enseignement pour tous les membres de l'UCL impliqués dans la problèmatique de l'anthropologie et ce quel que soit leur rattachement facultaire. Le 31 mars 2000 une rencontre de concertation a réuni les doyens des facultés de sciences humaines dans le but de fédérer les ressources intellectuelles en anthropologie de l'UCL autour d'un noyau d'anthropologues permanents reconstitué en POLS. Les pages qui suivent exposent le contexte de féveloppement actuel de l'anthropologie, le programme général de recherche du CLAP, ses objectifs, ses membres actuels et son règlement.
1. L'anthropologie dans la société contemporaine
1. L'anthropologie dans la société contemporaine L'anthropologie est la science qui étudie ce qui touche à l'être humain depuis le développement de son espèce humaine jusqu'aux formes les plus surprenantes de réalisations et de phénomènes propres aux communautés humaines. Autrefois philosophique et depuis le 19è siècle exclusivement associée à l'inventaire des sociétés traditionnelles, l'anthropologie se voulait sociale et culturelle. Mais elle se comprend aujourd'hui plus largement comme la discipline qui se consacre à l'étude des sociétés contemporaines, ce qui la pousse à retrouver une unité au-delà de la fragmentation des perspectives qu'elle a connue. En effet, nos sociétés contemporaines ne peuvent se comprendre qu'en référence à leur histoire et à celle de l'origine de l'humanité, aux traditions et aux métissages des grandes rencontres historiques et contemporaines, mais aussi à un questionnement réflexif sur leur rapport à soi et à l'autre. La parenté, le rapport de l'homme à sa propre origine et à l'environnement, les formes d'économie, la politiques, le pouvoir, les systèmes de santé, l'éducation, la corporéité, la migration, les nouveaux mouvements religieux, la coopération au développement, les bio-technologies, les nouveaux modes de communication, le tourisme, la violence sont autant de domaines d'études pour elle. En une quizaine d'années, l'anthropologie s'est réformée s'adaptant aux transformations des sociétés. Ainsi, avec la globalisation des échanges, chaque société se trouve confrontée - avec violence parfois - à la gestion de la pluralité culturelle et à l'hamonisation des acquis individuels avec les droits d'autrui, voire, plus largement, avec les choses du monde. Aujourd'hui, la discipline explore des synergies entre la recherche fondamentale et des pratiques professionnelles nouvelles. Forte d'un corpus théorique reconnu, l'anthropologie s'est imposée dans ce nouveau champ par la rigueur méthodologique - l'observation participante -, la qualité des monographies produites, comme également son ancrage interdisciplinaire, ainsi que par la capacité à la professionnalisation et à l'opérationnalsation des résultats. Au-delà de la dichotomie recherche fondamentale versus recherche appliquée, théorie académique versus pratique politique, il s'agit pour l'anthropologie entendue comme prospective d'explorer les voies d'une anthropologie engagée dans les évolutions et les enjeux sociétaux du 21è siècle.
2. Un programme de recherche : "Mondialisation, identités et systèmes symboliques" (MISS) Le programme MISS est axé sur les problèmatiques situées à l'intersection de trois concepts majeurs des sciences sociales : la mondialisation, les identités et les systèmes symboliques. Ce programme est interdisciplinaire, même si ses initiateurs se reconnaissent tous comme anthropologues au sens large. Il est clair que des disciplines comme l'histoire, la sociologie, la paléoanthropologie, la philosophie, la psychologie, les sciences de la communication, etc., viennent alimenter les recherches sur l'articulation entre les processus de mondialisation et la redéfinition des modes d'être et de penser des acteurs locaux. Par mondialisation, nous n'entendons pas seulement les phénomènes récents liés à la "modernité avancée" des 20è et 21è siècles et au bouclage du monde dans un réseau plus ou moins intégré, mais bien un paradigme de recherche qui pose comme arrière-fond à l'analyse les contacts entre sociétés et la rencontre d'acteurs porteurs de logiques a priori différentes. Dans ce sens, la dimension interculturelle et ses développements singuliers dans des enjeux locaux constituent une entrée notoire. La question des identités et des processus d'identifications individuelles et collectives est devenue particulièrement prégnante aujourd'hui. Nous entendons poser cette question des identités plurielles (Cf. midis d'anthropologie 2003-2005) en termes de processus complexes de clôture et d'ouverture à l'autre et aux autres. Les systèmes symboliques posent la question de la différence anthropologique et de l'inscription de l'humanité dans le langage et au sein du lien social. C'est aussi la question de la sortie de la violence et de l'entrée dans un système de médiations ou des référents seront partagés.
I. Recherche Il s'agit de promouvoir une synergie de recherches pluridisciplinaires sur l'homme en société dans une perspective dynamique. Ce sont ainsi les dynamiques humainres, les changements et les transformations sociales, mais aussi les résistances et les adaptations qui sont l'objet central de ce projet.
La méthode de réalisation de ces activités de recherche trouve son fondement dans le concept de programme de recherche pluriannuel. L'identification d'une problèmatique commune permettant une convergence des initiatives de recherche réalisées sur des terrains, dans des problématiques disciplinaires ou inter-disciplinaires, et les connaissances de terrain différents; avec pour perspective finale de les faire converger, sans pour autant toutes les inféoder dans des démarches de recherche communes. 1er programme pluriannuel : 2006-2010 Un volet central de l'opérationnalisation de ce programme dans la période 2006-2010 réside dans le lancement d'un projet de recherche collective pluriannuelle intitulé : Recherches anthropologiques sur la scène Internet. Il engage principalement les membres académiques effectifs du centre mais se réalisera également en association avec des mémorants, doctorants et chercheurs. Seront sollicités aussi sur certains points la collaboration de collègues spécialisés. Chacun abordera à partir de son champ propre et de ses objets spécifiques de recherche (Cf. réunions mensuelles de mise en commun) le terrain commun que nous avons choisi d'investiguer. Chacun des enseignants-chercheurs définit son terrain et son objet spécifiques en fonction de ses domaines et intérêts de recherche propres (ont ainsi été évoqués à titre d'exemples les usages d'internet par les pentecôtistes, les discours prophétiques sur le web, les néochamanisme, le créationnisme sur le web, la mobilisation du corps par les webcam et sur la toile, le rôle d'internet dans les rapports entre tels migrants et leur communauté d'origine, etc.). Un tel projet répond à la nécessité de mener conjointement, et sous des angles différents, une démarche anthropologique d'étude du monde internautique en plein déploiement et qui met en jeu, sur des modes spécifiques, la problématique de fond de notre centre (identités, mondialisation et systèmes symboliques). Le monde internet appelle des études empiriques et analytiques approfondies (un certain nombre de recherches existent déjà, y compris proprement anthropologiques, mais elles restent peu nombreuses, balbutiantes et éclatées). Une dimension importante du travai est la mise au point des dispositifs méthodologiques propres à ce type de recherche et la réflexion critique associée. Plusieurs thèmes doivent nous permettre de fédérer nos recherches comme les façons de faire lien sur Internet, les effets des dispositifs sur les modalités de contact et de lien, la création de réseaux et de communautés, le statut du "virtuel", la mise en jeu des rapports entre sphère privée et sphère publique, etc.).
II. Logiques scientifiques
Actuellement, le groupe est constitué par les académiques et scientifiques suivants : Membres effectifs :
Membres associés :
Art.1. Le Centre louvaniste d'anthropologie prospective est ouvert à tous les membres de l'UCL et de l'Académie Louvain qui travaillent à différents titres sur les questions relatives à l'anthropologie. Art. 3. Le Centre comprend : a) des membres effectifs repris dans la liste ci-dessus et b) des membres associés qui ne participent pas régulièrement aux activités du Centre, mais collaborent occasionnellement avec celui-ci. Ces membres sont désignés selon les procédures prévues à l'article 5. Art. 7. Le secrétaire et le trésorier sont présentés au Bureau par le Président. Ils sont choisis pour trois ans parmi les membres effectifs. Cette proposition doit être ratifiées à majorité simple.
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