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Le forestier, gestionnaire et médiateurL’Unité des eaux et forêts (EFOR) a conçu et réalisé un outil de cartographie environnemental interactif via Internet. L’intérêt de leur travail a été reconnu au-delà de nos frontières.
Localiser les parcs naturels, les réserves forestières, les zones humides, les cavités souterraines d’intérêt scientifique,… c’est désormais possible en quelques clics grâce à un projet de recherche de l’Unité des eaux et forêts (EFOR). À la demande de la Région wallonne, cette équipe a développé, en collaboration avec une société informatique liégeoise (Star Informatic) un outil de cartographie environnemental interactif via Internet. Ce système est un véritable outil de travail pour les agents de la Division de la nature et des forêts (DNF) en charge de l’aménagement et de la gestion du patrimoine naturel public de Wallonie. Il s’appuie d’ailleurs sur l’infrastructure Intranet du Ministère de la Région wallonne. L’outil permet de répondre aux besoins de la Région wallonne en matière de diffusion, auprès du public ou de professionnels, d’informations sur, par exemple, la localisation des sites protégés de Wallonie, en particulier des sites Natura 2000. Le programme européen Natura 2000, qui vise à protéger certaines espèces et certains habitats, a, de fait, été le véritable catalyseur du projet mené à bien par l’EFOR et la DNF.« La Région wallonne était dans l’obligation, vis-à-vis de l’Europe, de donner de l’information sur les sites Natura 2000 », indique Boris Delfosse, le réalisateur. « L’outil que nous avons réalisé a donc été un moyen de répondre aux exigences européennes en présentant aux citoyens la cartographie détaillée de ces sites. » Quand on sait, notamment, que 13 % du territoire wallon a le statut Natura 2000, cela donne une idée de l’intérêt d’aller naviguer sur le site réalisé par l’EFOR. Histoire de savoir, par exemple, si sa propriété ne se trouve pas sur un territoire protégé par de quelconques normes environnementales.
Mais les chercheurs « forestiers » de l’UCL ne se sont pas arrêtés à ce premier aboutissement : ils ont ajouté d’autres dimensions à l’outil, augmentant le nombre de thèmes abordés. Ainsi, l’application cartographique renseigne également les limites administratives de la DNF (directions, cantonnements, triages) et autres données de repérages, comme les limites communales et les cours d’eaux par exemple. L’outil, conçu pour être dynamique et vivant, s’enrichira en continu au gré de l’évolution des besoins. Le site est déjà régulièrement utilisé par des bureaux d’étude et EFOR étudie les modalités d’un éventuel accès sécurisé pour les notaires intéressés par les différentes servitudes d’utilité publique affectant les parcelles cadastrales.
Au-delà de l’aspect technique et fonctionnel de la chose, une réflexion beaucoup plus large sous-tend ce projet. Elle porte sur l’évolution du système forestier dans notre société :« On est dans une dimension nouvelle car les demandes de la société ont changé », estime Christine Farcy, la coordinatrice du projet. « Le métier d’aménagiste et de gestionnaire de forêt a complètement changé, de nombreux paramètres nouveaux sont à prendre en considération. Le forestier ne doit plus seulement produire du bois, il doit maintenant gérer une forêt multifonctionnelle dans une société tertiaire en mutation. » Le système d’information distribué conçu par Christine Farcy et son équipe suscite déjà l’intérêt de l’Office national des forêts en France, et de l’Administration marocaine des eaux et forêts. À l’échelon belge, le site « made in UCL » pourrait à court terme migrer sur le portail cartographique de la Région wallonne. Benoît Robaye
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29/09/2006
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