|
L'UCL entre dans le prestigieux « W3C »L’UCL est la première université belge à faire partie du « World Wide Web Consortium » (W3C), l’organisme qui gère Internet à l’échelle mondiale. C’est le travail mené au sein de l’Unité ISYS de l’IAG – Louvain school of Management qui est à la base de cette promotion.
À l’heure actuelle, toutes les applications que l’on trouve sur le Réseau des réseaux passent par les standards W3C. Il n’en sera pas autrement à l’avenir puisque c’est le W3C qui est en charge de la définition de l’Internet 2, qui prendra le relais de la version actuelle, en principe, d’ici 2008-2009. C’est justement sur la base d’une action de standardisation, réalisée par le Laboratoire belge d’interaction homme/machine (BCHI), que l’UCL a été sélectionnée pour faire partie du groupe de travail W3C. Voici un peu plus d’un an, l’organe pilote de la Toile a invité tous les réseaux d’excellence et les projets intégrés européens à répondre à une sorte d’appel d’offres. Dans le cadre de sa participation au réseau Similar (réseau d’excellence dédié aux interfaces multimodales, luimême coordonné par l’UCL), le BCHI y a répondu en proposant un projet de standardisation, qui a été accepté parmi douze autres candidats. « Cela n’arrive pas tous les jours », note le Pr Jean Vanderdonckt (ESPO/IAG/ISYS), membre fondateur du BCHI. « Nous étions en concurrence avec des candidats hautement qualifiés. » Le projet retenu porte sur la standardisation des écrans sur Internet. Le challenge consistait à définir un écran affichable sur n’importe quel dispositif (GSM, Pocket PC, écrans muraux, bornes interactives…) et selon plusieurs modalités (vocale, tactile, vue).
UN NOUVEAU LANGAGE Le langage « usixml », mis au point par l’équipe du Pr Jean Vanderdonckt, a convaincu l’exigeant jury du consortium. Ce langage, définissant les écrans qui fonctionnent selon plusieurs modalités et dispositifs, va faire l’objet d’une soumission officielle par l’UCL. «Que ce langage, fruit de longues années de travail, devienne un standard officiel W3C, c’est inespéré», estime Jean Vanderdonckt. « Peu d’universités sont membres du consortium, et celles qui en font partie sont les plus prestigieuses. Notre travail va par ailleurs connaître une diffusion à une échelle internationale. » Les résultats de la nouvelle collaboration avec le W3C seront visibles sur l’Internet 2. Le usixml permettra notamment d’interagir davantage sur le Web. Le clavier ne sera plus le seul outil, il y aura aussi la voix et le toucher. Le tout pourra être combiné, pour une plus grande facilité d’utilisation de l’internaute. Benoît Robaye
L’arrivée de l’UCL dans le W3C propulse l’ensemble de la communauté universitaire dans l’aventure. Tous les membres de l’Université peuvent en effet participer aux actions du consortium propres à leur domaine d’expertise.
Depuis sa création en 1998, coïncidant avec l’arrivée du Pr Jean Vanderdonckt à l’UCL, le Laboratoire belge d’interaction homme/machine (BCHI) n’a cessé de grandir. Comme son nom l’indique, il s’intéresse à tous les moyens de communiquer avec un système informatique, c’est-à-dire à l’interface entre l’homme et la machine. Un de ses objectifs est de rendre l’utilisation de cette interface la plus simple et la plus pratique possible. La conception, autrefois centrée sur la technologie informatique, se voit donc recentrée sur l’utilisateur. En termes de recherche, la vitrine du laboratoire est le langage «usiXML», qui vient de permettre à l’UCL de rentrer dans le W3C. Hormis cela, l’équipe pratique également la consultance pour des sociétés. Parmi ses réalisations connues du grand public, on peut citer la conception du portail wallon de l’énergie ou encore la définition des écrans de l’office du tourisme...
|
2/10/2006
|
|
|||