Quelle décision publique pour nos déchets radioactifs?

vitrification de déchets nucléaires au Pacific Northwest National Laboratory  (USA)

L’actualité présente, relative à la catastrophe de Fukushima, a ramené la question nucléaire au centre de l’attention du public et des pouvoirs politiques. Elle nous rappelle brutalement l’ambivalence de l’énergie nucléaire, prometteuse d’une énergie abondante répondant à nos besoins mais porteuse de risques environnementaux et sanitaires effrayant.s. C'est pour nos démocraties une question à laquelle le CriDIS ne peut rester insensible.

 

Dans ce contexte il est plus que jamais nécessaire de s’interroger sur la manière dont nos sociétés organisent les décisions publiques portant sur ces questions hautement techniques en situation d’incertitude sur les risques qu’elles comportent.

Au cours des vingt dernières années les rapports entre scientifiques, décideurs politiques et le grand public ont évolué. La question de l’acceptabilité sociale des technologies, et du nucléaire en particulier, a émergé et est maintenant au cœur de la manière dont les scientifiques et les décideurs développent de nouveaux projets tels que, par exemple, la création de solution de stockage en surface de déchets radioactifs de type court ou la sélection de site particulier de stockage pour ces déchets.

Cette évolution des rapports entre scientifiques, régulateurs et société civile dans le cas de la gestion des déchets radioactifs belges est au cœur d’une étude menée par Grégoire Lits dans le cadre d’un doctorat en sciences sociales réalisé au CriDIS. Cette étude (d’une durée de quatre ans) s’attache à comprendre, d’une part, l’apparition et la mise en œuvre de nouveaux instruments de décisions participatifs (par exemple les conférences citoyennes organisées par l’ONDRAF en 2009 et 2010) et, d’autre part, l’articulation de ces instruments participatifs locaux avec l’émergence d’une gouvernance globale de la gestion des déchets qui se matérialise, par exemple, dans la Proposition de Directive Européenne sur cette question déposée en novembre 2010 ou dans la mise sur pied de groupes de travail internationaux dans des instances telles que l’OCDE, l’UE ou l’ONU.



Pour plus d’information :

gregoire.lits@uclouvain.be




Mise en ligne le 11 avril 2011