Pour la première fois, la journée portes ouvertes était décentralisée: l’accueil se faisait par secteur. Parcours et impressions de deux rhétoriciennes dans les dédales du carrefour «sciences humaines» de l’UCL.
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Accueil au carrefour sciences humaines.
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Cours en Faculté de droit.
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Sept heures trente, Grand-Place. Alissia et Hélène se sont levées tôt, presque trop, pour être sûres de ne pas arriver en retard. L’une vient de Bruxelles, l’autre de Rosières, toutes deux en bus. Le soleil du matin brille, sans réchauffer les terrasses de la Place encore vides. Quelques étudiants commencent à monter un «village»; elles découvriront plus tard qu’il s’agit de la Foire des kaps (kots-à-projet).
Pas facile de s'y retrouver
«Excusez-moi, c’est où l’accueil pour la journée portes ouvertes?», demande timidement Alissia aux rares étudiants qui passent devant le cinéma. Les deux
rhétoriciennes d’une école de Bruxelles sont persuadées qu’elles se trouvent sur la Place de l’université. Elles y auraient trouvé la permanence d’accueil centrale pour les rhétos. Mais ici, les étudiants qu’elles croisent n’ont pas l’air très (enfin, pas du tout) au courant de cette journée pourtant attendue par une partie de l’administration et des facultés depuis le mois de novembre.
«Louvain-la-Neuve, c’est une chouette ville, mais ce n’est pas très bien renseigné. On est déjà venues deux ou trois fois ici et, à chaque fois, on se perd dans les petites rues!», soupirent-elles, après avoir retourné dans tous les sens la carte de la ville et le programme de la journée, donnés avec le sourire par les hôtessesnavetteuses du stand «sciences humaines» de la Place de l’université enfin trouvée.
Avec elles et le tout premier groupe de rhétos de la journée, direction l’Agora, au «carrefour sciences humaines». Pour Marie-Alice, hôtesse de ce carrefour, «les premiers arrivés sont les plus motivés. Ici, ils viennent chercher leur sac, leur stylo, leur chocolat et leur ticket-repas, mais aussi de l’information sur les facultés qui les intéressent. Beaucoup savent déjà lesquelles ils veulent voir », continue-t-elle. C’est le cas d’Alissia et Hélène.
Va-t-on s'en sortir?
Perdues dans la ville mais pas dans leurs recherches, elles savent exactement ce qu’elles veulent étudier: le droit. «Cette journée, pour nous, c’est l’opportunité de rater une journée de cours [rires], profiter des repas gratuits [rires] mais aussi de mieux découvrir la Faculté de droit. On était déjà venues aux cours ouverts: très bonne impression, mais on aimerait bien la vérifier!». Alors si beaucoup préfèrent profiter du soleil et se renseigner sur les activités des kots-à-projet, qui animent la Grand-Place, elles choisissent d’assister aux cours organisés pour les rhétos. La musique et les rayons du soleil traversent les murs d’un auditoire à moitié vide: les activités de la Foire des kaps sont tentantes.
Cette journée représente aussi l’opportunité d’apaiser quelques craintes: «La masse de travail nous fait peur, confie Alissia. Est-ce qu’on va s’en sortir, estce qu’on va pouvoir faire autre chose?» C’est justement pour ça que le secrétariat sollicite le maximum de personnes. «De semaine en semaine, la journée s’est préparée: on invite les titulaires à présenter les carrefours d’information, animer les cours-débats, on sollicite le CIO, toutes les associations étudiantes», explique Amélie Jean. C’est surtout les étudiants qui parviennent à rassurer Alissia et Hélène. Convaincues de revenir, elles quittent la ville sous le soleil. À l’année prochaine!
Lydie Mushamalirwa