Revue internationale PME

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L’ENTREPRENEURIAT SOCIAL
Pour entreprendre autrement

 

Rédacteurs invités :
Frank Janssen, Sophie Bacq et François Brouard

 

 

Ces dernières années, l’entrepreneuriat social suscite un intérêt croissant tant de la part d’acteurs politiques ou économiques qu’académiques. Tous vantent les mérites de ces nouvelles pratiques entrepreneuriales destinées à créer de la valeur sociale. Les bienfaits généralement reconnus de l’entrepreneuriat social incluent, notamment, le développement durable, la livraison de biens et de services aux plus démunis ou la défense des droits de l’Homme. Cette variété ne facilite guère l’exercice consistant à définir l’entrepreneuriat social.

Dans le cadre de cet appel à communications, nous définissons l’entrepreneuriat social comme étant la découverte et l’exploitation d’une opportunité à caractère social. Qu’elle soit active dans les domaines de l’environnement, de l’éducation ou de l’accès aux soins de santé, une organisation de l’entrepreneuriat social combine un objectif social, primant sur les autres objectifs, avec un modèle d’affaires durable. L’entrepreneuriat social est donc caractérisé par un défi majeur, inhérent à sa définition : trouver un équilibre stable entre sa mission sociale, d’une part, et son activité économique génératrice de revenus, d’autre part. L’enjeu pour la recherche en entrepreneuriat réside dans l’identification de modèles d’organisation stables, capables de gérer les tensions entre ces deux objectifs fondés sur des valeurs qui semblent diamétralement opposées.

Si cet engouement pour l’entrepreneuriat social a donné lieu à de multiples définitions, la communauté des chercheurs s’accorde aujourd’hui sur la nécessité d’une théorisation solide et d’une validation empirique de l’entrepreneuriat social. Ce concept alliant entrepreneuriat, innovation et création de valeur sociale mérite une réflexion plus approfondie à différents niveaux. Premièrement, au niveau de l’individu, différentes questions doivent trouver une réponse :

  • Quelles sont les caractéristiques différenciant les entrepreneurs sociaux des entrepreneurs dits « commerciaux » ?
  • Quelles sont les motivations des entrepreneurs sociaux ?
  • De quelles compétences les entrepreneurs sociaux ont-ils besoin pour assurer le succès de leur projet ?
  • Quelles sont les principales difficultés éprouvées par les entrepreneurs sociaux ?

Une deuxième dimension de l’entrepreneuriat social se doit d’être abordée : celle du processus. En particulier, les questions suivantes demandent réponse :

  • Comment une opportunité en entrepreneuriat social est-elle découverte et exploitée ?
  • Quelle est la place de la mission sociale dans la construction du projet ?
  • Quelle est la nature et l’intensité du lien entre la mission sociale et les activités économiques génératrices de revenus ?
  • Quels sont les moyens mis en place pour gérer les tensions entre ces deux objectifs ?

Troisièmement, d’un point de vue organisationnel, plusieurs questions se posent également :

  • A travers quelles stratégies et quels modes d’organisation en général, les entrepreneurs sociaux garantissent-ils le succès de leur entreprise ?
  • Quelle est la place de la gouvernance dans les organisations de l’entrepreneuriat social ?
  • Quel rôle joue le conseil d’administration ? Quelle est la place laissée aux différentes parties prenantes de l’organisation ?
  • Comment mesurer la performance « sociale » des organisations de l’entrepreneuriat social ?
  • Existe-t-il différentes formes d’entrepreneuriat social ? Dans l’affirmative, comment les organisations se distinguent-elles entre elles ?

Enfin, du point de vue du champ en général, nous nous devons de poser la question suivante :

  • Quelle place l’«entrepreneuriat social» prend-il dans le champ académique de l’entrepreneuriat ? Comment se positionne-t-il par rapport à ce dernier ?

Tous les formats d’articles sont acceptés (article théorique, état de l’art, article empirique), ainsi que toutes les méthodologies (méthodes quantitatives et qualitatives, historiographie, récits de vie, simulation, etc.).

Invitation à soumettre des textes
Échéancier

Les articles devront être soumis à la Revue internationale PME, selon le format exigé par la revue, au plus tard le 31 mars 2012.

Les avis des évaluations (procédure d’évaluation à l’aveugle) seront retournés aux auteurs au plus tard le 31 juillet 2012.

Les auteurs devront faire parvenir leur texte final à la Revue internationale PME, toujours dans le format exigé, pour le 30 septembre 2012.

 

Les articles retenus seront publiés dans le numéro thématique de la Revue internationale PME
(dernier numéro de 2012)

S’adresser à:    Frank Janssen Courriel : <frank.janssen@uclouvain.be>
                       Sophie Bacq Courriel : <sophie.bacq@uclouvain.be>
                       François Brouard Courriel : <francois_brouard@carleton.ca>

Envoyer vos textes à:
                       Revue internationale PME Courriel : <inrpme@uqtr.ca>

 

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| 23/06/2011 |