Les Prs
Jacques Melin et
Claude Roosens ont été élus, en mai dernier, respectivement vice-recteur du Secteur des sciences de la santé et vice-recteur du Secteur des sciences humaines. Ils entreront en fonction le 1er septembre 2011.
La Quinzaine les a rencontrés.
Jacques Melin: des Cliniques au Secteur santé
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«Je me vois plutôt comme un chef d’orchestre».
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Le Pr Jacques Melin (59 ans) prendra les rênes du Secteur des sciences de la santé le 1er septembre. Après avoir été à la tête des Cliniques universitaires Saint-Luc pendant 10 ans, il ambitionne de rassembler les forces vives du secteur autour d’un projet commun mobilisateur. Rencontre avec le futur vice-recteur.
Quel diagnostic posez-vous sur le Secteur des sciences de la santé?
À l’instar de toute l’université, le secteur a connu des changements majeurs ces dernières années. Une nouvelle organisation a été mise en place et chacun a réalisé un travail considérable. Il s’agit aujourd’hui de bien faire fonctionner cette structure et de veiller à la cohérence des vues entre les facultés et les instituts de recherche et ce particulièrement au moment des nominations et des ouvertures de postes.
Comment allez-vous organiser la concertation?
Je souhaite être à l’écoute de tous. Je mettrai régulièrement les personnes responsables autour de la table et vérifierai les grandes orientations avec les différents corps. Je vais construire une équipe de direction qui développe une vision et une stratégie commune. Elle sera composée des doyens de facultés, des directeurs d’instituts de recherche, de la nouvelle directrice administrative sectorielle, Catherine Rouyer, des directions des Cliniques universitaires Saint-Luc et du CHU Mont-Godinne qui font partie intégrante de l’UCL et du président du Réseau Santé Louvain (hôpitaux partenaires de l’UCL en Belgique).
Quel est le rôle du Secteur santé au sein de l’université?
Avec 6674 étudiants et 1082 membres du personnel, il joue un rôle capital au sein de l’UCL. Je serai attentif au respect de ses besoins particuliers en étant la courroie de transmission avec Louvain-la-Neuve et en développant une stratégie de communication concertée, cohérente et qui tienne compte de nos spécificités sectorielles et géographiques.
Quelles seront vos priorités?
Nous sommes confrontés à deux défis majeurs: l’accroissement massif du nombre d’étudiants et la réduction des années d’étude de médecine de 7 à 6 ans. Ce sont les doyens des facultés qui organisent l’adaptation des programmes liée à cette réforme. Ma tâche sera d’arbitrer si nécessaire mais toujours dans le respect des responsabilités de chacun.
Quelles sont vos objectifs pour la recherche?
Une de mes priorités sera de stimuler son attractivité. Il faut valoriser l’excellence de la recherche, médicale entre autres, à l’UCL et faire connaître ses résultats. Il est aussi très important de sensibiliser les étudiants au métier de chercheur et de les inciter à se lancer dans cette voie en la rendant attrayante.
Le Secteur santé correspond à un site géographique. Quelle est votre vision de celui-ci?
En effet, le secteur ne se limite pas à l’enseignement, à la recherche et aux soins de santé. Sur le site de Woluwe, village grandissant dans une ville en pleine mutation, il y a également une vie étudiante, sociale, culturelle et spirituelle qu’il faut valoriser. Les Hautes Ecoles, plus particulièrement la Haute Ecole Léonard de Vinci, la commune de Woluwe-Saint-Lambert, les commerçants et les services logistiques sont aussi des partenaires privilégiés. Notre université est aujourd’hui multisite. Celui de Woluwe mérite d’être redynamisé.
Vous serez un peu le «chef» du site?
Pas vraiment, non. Je respecterai les rôles et les responsabilités de chacun. Ma mission consistera à mettre les gens en lien et à stimuler l’initiative. Mon leitmotiv peut se résumer en quatre mots: concertation, coordination, cohérence et cohésion. Je me vois plutôt comme un chef d’orchestre.
Entretien: Anne Mauclet
Claude Roosens: ouverture d’esprit et écoute
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«L'expérience doit permettre d'appréhender de nouvelles pistes de solution.»
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Claude Roosens vient d’être élu au poste de vice-recteur du Secteur des sciences humaines. La Quinzaine l’a rencontré, pour connaître ses ambitions et sa vision quant à ses nouvelles fonctions. D’emblée, deux qualités essentielles lui viennent à l’esprit, pour mener sa mission à bien: l’ouverture d’esprit et l’écoute des autres. Témoignage.
Quels sont vos objectifs en tant que nouveau vice-recteur du Secteur des sciences humaines?
Mon objectif premier est de contribuer aux missions d'enseignement, de recherche et de service à la société, à travers la dimension propre des sciences humaines. Ceci comprend bien sûr le développement des sciences humaines elles-mêmes, de chaque discipline en particulier mais aussi la mise en valeur de leurs rapports mutuels et du complément qu'elles peuvent apporter aux deux autres secteurs. J’aimerais également renforcer l’ouverture pluridisciplinaire du secteur.
Y a-t-il un chantier, une réalisation qui vous tient particulièrement à coeur?
Nous avons connu, ces dernières années, quelques évolutions importantes : adaptations imposées par le décret de Bologne, implications du plan de développement, projets de fusion,... Toutes ont réclamé l'engagement de chacun. Si ces changements sont nécessaires, ils ont engendré une surcharge de travail qui a laissé quelques traces. Il s'agit aujourd'hui de tirer profit des bénéfices et des avantages acquis et de retrouver le dynamisme nécessaire pour poursuivre nos activités de recherche et d'enseignement.
Prévoyez-vous une continuité avec le travail de Camille Focant?
Camille Focant a eu la mission, difficile et délicate, d'installer le secteur. Fin connaisseur de l'université et remarquable prévisionniste en matière de comportements collectifs et individuels, il est parvenu à faire vivre ensemble 6 Facultés et 10 Instituts, en trouvant les points d'équilibre indispensables à la stabilité de l'ensemble. Demain, j’entends poursuivre ce travail en réalisant les aménagements internes nécessaires, en simplifiant les procédures, en renforçant les coopérations et en intégrant les FUCaM qui nous rejoignent à partir de septembre. Un défi que je n’hésiterai pas à relever, fort des diverses collaborations déjà établies.
Est-ce que votre travail de professeur vous aidera à mieux accomplir vos nouvelles fonctions?
Avoir été en face de publics étudiants nombreux, avoir participé à des recherches en équipe, avoir été impliqué dans les évolutions de ces dernières années... tout cela constitue une série d'atouts que je devrai utiliser à bon escient et qui ne devront pas voiler les facteurs nouveaux que je serai amené à rencontrer. L'expérience ne doit pas confiner dans la répétition du passé mais permettre plutôt d'appréhender de nouvelles pistes de solution.
Quelles sont les qualités requises, selon vous, pour ce poste?
Le secteur repose sur l'engagement collectif de ceux et celles qui le composent. Cette adhésion suppose une ouverture d'esprit et une écoute. Le secteur n'est pas simplement le lieu où chacun exprime ses besoins ; il contribue aussi à formuler les réponses à apporter et les actions à mener pour atteindre les objectifs définis ensemble. La coordination de ces activités est une des tâches principales des organes du secteur, bureau et vicerecteur notamment.
Entretien: Isabelle Decoster