Migrations et accès à la terre au Burkina Faso

 

Migrations et accès à la terre au Burkina Faso

Pierre-Joseph Laurent, Paul Mathieu et Marc Totté

Cahier du CIDEP, n° 20

L'accroissement démographique et les migrations pour la recherche de terres nouvelles sont souvent cités comme une cause majeure de la dégradation de l'environnement dans les pays du Sahel, et d'Afrique plus généralement. Au Burkina Faso, ces migrations sont importantes depuis une trentaine d'années, et les principaux mouvements sont ceux des populations mossi du Yatenga et du Plateau central vers le Sud et le Sud-Ouest, plus fertiles et moins peuplés. Lorsque la migration a pris une telle ampleur que les populations migrantes sont devenues plus nombreuses que les autochtones, on entre dans une dynamique foncière de plus en plus compétitive, et les relations sociales entre groupes ethniques peuvent devenir tendues ou déboucher sur des conflits.

Les interactions populations-environnement sont étudiées ici en mettant l'accent sur la dimension sociale du rapport à l'espace, et plus particulièrement sur certains aspects, peu visibles en première analyse, du rapport social avec la nature : structures de l'habitat, représentations de la nature et des autres groupes ethniques, dynamiques de pouvoir sous-jacentes aux systèmes fonciers. L'étude concrète de ces interactions est réalisée aux échelles locale et régionale principalement, et suivant une approche pluridisciplinaire : celle-ci combine les approches sociologique, géographique, anthropologique et institutionnelle.

 

| contact : Pierre-Joseph Laurent | 18/10/2006 |