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Emmanuel Fernandes, mathématicien, chef de projet dans un Centre de Recherche appliquée
Emmanuel Fernandes, docteur en sciences, est chef de projets dans un centre de recherche appliquée spécialisé dans le traitement du signal, le traitement d’images, les télécommunications et les réseaux informatiques.
Les outils du métier
Dans mon métier, je dois constamment me maintenir à niveau dans des domaines qui ne sont pas ceux du mathématicien, mais plutôt ceux de l’ingénieur, des domaines appliqués. Heureusement, j’apprends très vite, car ma formation de mathématicien m’a assuré un solide background scientifique et technique et me permet de comprendre et maîtriser facilement ces matières. Elle me fournit en quelque sorte tous les outils de mon métier actuel. Un mathématicien qui a la volonté de toucher à autre chose que les mathématiques peut, à mon avis, toucher à n’importe quoi. Les mathématiques, c’est vraiment comme une clef à molette : c’est une clef puissante qu’on peut appliquer à des problèmes très différents.
Exercice pratique
Le premier projet sur lequel j’ai travaillé était de développer des nouvelles techniques pour sécuriser des objets manufacturés par l’industrie en y insérant de l’information chiffrée. J’ai reçu entière liberté de recherche et ce qui est amusant c’est que la première technique que j’ai développée, c’était une technique basée sur la géométrie de l’objet à sécuriser. Je suis mathématicien-géomètre et j’ai tout naturellement exploité les outils mathématiques que je maîtrisais parfaitement. La seule différence avec la recherche fondamentale, c’est qu’au lieu de chercher pour faire progresser la science, j’ai appliqué mes connaissances à la résolution d’un problème que connaît l’industrie, celui de la contrefaçon.
La volonté de la polyvalence
Si, à côté de sa forte capacité d’abstraction, un mathématicien a la volonté d’être polyvalent, il peut rapidement être opérationnel dans le monde de l’informatique, des techniques et des sciences appliquées.
C’est comme ça, je crois que j’ai été engagé chez Multitel. Ils cherchaient des chercheurs appliqués ; j’étais mathématicien mais je m’étais intéressé, en parallèle, à la cryptographie et aux traitements des données et, même si, en tant que mathématicien, je travaillais avec un crayon et un papier, l’informatique me plaisait et j’avais appris à programmer et développer.
Chercher, c’est savoir décider
Aujourd’hui, je suis responsable d’une équipe de quatre personnes et nous gérons tous les projets de recherche en sécurisation et traçabilité des données, des objets et des process industriels.
Pour faire de la gestion de projet, il faut être organisé et avoir une discipline de travail dont je disposais à mon avis grâce à mon cursus universitaire. Dans la recherche, c’est important de savoir prendre des décisions; si on est incapable de prendre des décisions, on est incapable de progresser. C’est sans doute quelque chose qui dépend de la nature de la personne mais qui est peut-être aussi fourni par la méthode de travail qu’on a acquise.
Les outils du métier
Dans mon métier, je dois constamment me maintenir à niveau dans des domaines qui ne sont pas ceux du mathématicien, mais plutôt ceux de l’ingénieur, des domaines appliqués. Heureusement, j’apprends très vite, car ma formation de mathématicien m’a assuré un solide background scientifique et technique et me permet de comprendre et maîtriser facilement ces matières. Elle me fournit en quelque sorte tous les outils de mon métier actuel. Un mathématicien qui a la volonté de toucher à autre chose que les mathématiques peut, à mon avis, toucher à n’importe quoi. Les mathématiques, c’est vraiment comme une clef à molette : c’est une clef puissante qu’on peut appliquer à des problèmes très différents.
Exercice pratique
Le premier projet sur lequel j’ai travaillé était de développer des nouvelles techniques pour sécuriser des objets manufacturés par l’industrie en y insérant de l’information chiffrée. J’ai reçu entière liberté de recherche et ce qui est amusant c’est que la première technique que j’ai développée, c’était une technique basée sur la géométrie de l’objet à sécuriser. Je suis mathématicien-géomètre et j’ai tout naturellement exploité les outils mathématiques que je maîtrisais parfaitement. La seule différence avec la recherche fondamentale, c’est qu’au lieu de chercher pour faire progresser la science, j’ai appliqué mes connaissances à la résolution d’un problème que connaît l’industrie, celui de la contrefaçon.
La volonté de la polyvalence
Si, à côté de sa forte capacité d’abstraction, un mathématicien a la volonté d’être polyvalent, il peut rapidement être opérationnel dans le monde de l’informatique, des techniques et des sciences appliquées.
C’est comme ça, je crois que j’ai été engagé chez Multitel. Ils cherchaient des chercheurs appliqués ; j’étais mathématicien mais je m’étais intéressé, en parallèle, à la cryptographie et aux traitements des données et, même si, en tant que mathématicien, je travaillais avec un crayon et un papier, l’informatique me plaisait et j’avais appris à programmer et développer.
Chercher, c’est savoir décider
Aujourd’hui, je suis responsable d’une équipe de quatre personnes et nous gérons tous les projets de recherche en sécurisation et traçabilité des données, des objets et des process industriels.
Pour faire de la gestion de projet, il faut être organisé et avoir une discipline de travail dont je disposais à mon avis grâce à mon cursus universitaire. Dans la recherche, c’est important de savoir prendre des décisions; si on est incapable de prendre des décisions, on est incapable de progresser. C’est sans doute quelque chose qui dépend de la nature de la personne mais qui est peut-être aussi fourni par la méthode de travail qu’on a acquise.
Parcours
1995 - Licence en sciences mathématiques (Vénézuela)
1997 - DEA en sciences (mathématique - UCL)
2002 - Doctorat en sciences (mathématique - UCL) - spécialisation : géométrie
2002 - Engagé comme chercheur chez Multitel
Thèmes de recherche
Cryptographie
Sécurisation des objets
Techniques anti-contrefaçon
En savoir plus
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