Les habitudes de consommation d'alcool à l'UCL

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La consommation d’alcool chez les étudiants de l’UCL : une synthèse 2010-2011
 
Une étude de:
Vincent Lorant, Pablo Nicaise, Pierre Maurage, Anémone Bruneau, Céline Denis, Alessandra Ausloos, François Leruth, Sandrine Race, Anne-Sophie Dehanne, Gaëlle Lobert, Fanny Simon
 
 
 
Au cours de l’année 2010, l’UCL a soutenu plusieurs études  visant à approfondir la connaissance et la compréhension de la consommation d’alcool parmi des étudiants.
 
Huit mémorants  ont réalisé diverses études permettant de mesurer l'ampleur de la consommation, ses facteurs de risques et ses conséquences individuelles ou institutionnelles.  
Cet immense travail a bénéficié du support généreux de l'Institut de Recherche Santé et Société (IRSS) et de la Faculté de Santé Publique.
 
Les résultats indiquent qu’un peu plus d’un étudiant sur 8 boit au moins à quatre occasions par semaine, avec une consommation moyenne hebdomadaire de 15 verres. 18% des filles et 31% des garçons ont une consommation qui dépasse les normes de l'OMS. Le jeudi est le jour de la semaine où la fréquence et la quantité consommée sont les plus élevées. Le profil à risque est celui d'un étudiant de sexe masculin, jeune (18-20 ans),  résidant dans un kot, et participant activement au folklore étudiant.
 
Pourtant les conséquences négatives de la consommation d’alcool restent rares. Les conséquences négatives les plus fréquentes affectent le travail de l’étudiant, comme le fait de brosser un cours ou de se sentir incapable d’étudier. L’étude rétrospective sur deux facultés confirme toutefois l’existence d’un lien négatif entre la consommation d’alcool et les résultats académiques des étudiants.  
 
Par ailleurs, les raisons de consommation sont principalement à rechercher du côté du renforcement social et de la relaxation, deux motifs souvent évoqués par les étudiants. Ainsi, parmi les conséquences positives de la consommation d’alcool, la rencontre de quelqu’un est la plus souvent évoquée. Des facteurs collectifs encouragent la consommation d’alcool : les étudiants plus populaires ont un profil de consommation plus élevé que les étudiants moins populaires, résider dans certains kots (de grande taille ou liés aux cercles) est associé à une consommation plus élevée que dans d’autres, participer au folklore est associé à une consommation plus élevée. De manière générale, les étudiants surestiment la quantité réellement consommée par les autres étudiants de l’UCL : en réalité, même si les étudiants boivent beaucoup, ils consomment moins que ce qu’ils imaginent.
 
L’Université a montré qu’elle pouvait mesurer et analyser cette question et qu'elle souhaitait en débattre. Si l’Université peut être un contexte favorable à la consommation d’alcool, elle peut être aussi le lieu privilégié pour le développement de solutions.

 

 

 

 

 

| 12/09/2011 |