La Chaire Max Bastin fête ses 10 ans

  • Forte de l’appui de l’UCL et du MOC, la Chaire Max Bastin continuera à jouer et à déployer son rôle d’interface entre l’université et le monde du travail.

Lors de la séance inaugurale, il y a 10 ans, deux lignes de conduite ont été tracées pour la Chaire Max Bastin. Le première est venue de Max Bastin lui-même qui disait il y a 50 ans déjà : « une action qui n’engendre pas la pensée et n’y vient pas se nourrir se sclérose, même si elle se drape dans les plis de la puissance du nombre » et la deuxième est venue en écho de la première de la plume du sociologue Alain Caillé qui avertit que « les sciences sociales ne resteront vivantes et vivaces que si leur projet scientifique reste étroitement lié à un enracinement normatif et à un engagement dans les affaires de la cité ». Jacques Attali plus récemment plaidait dans le journal Le Monde pour que les universitaires portent un nouveau regard sur la réalité que des concepts généraux permettent certes de nommer mais pas de décrire finement. Pour mieux appréhender les mutations de notre temps, il faut insiste-t-il s’ouvrir aux expérimentations conduites par les acteurs de terrain.

Ces lignes de conduite ont été celles de la Chaire Max Bastin. En accord avec L’UCL et le MOC, elle a centré depuis 10 ans ses activités sur la problématique du travail et de la sécurité sociale en nouant des partenariats avec différents acteurs de la société civile et politique. Un rapport d’activités se trouvent sur le site de la Chaire Max Bastin, on ne pointera ici que quelques éléments parmi d’autres. La première conférence donnée par Françoise Piotet sur « les transformations du travail et leurs conséquences sur l’action collective » a inauguré une série de travaux portant sur le profil des travailleurs médico-sociaux de l’ONE, les travailleurs des industries agricoles et plus récemment sur les aides soignantes dans une institution bruxelloise. Avec le CESI, un colloque réunissant le monde académique et le monde du travail a été réalisé dans le cadre du 40e anniversaire de la médecine du travail et a fait l’objet du premier numéro des Cahiers du CIRTES. La problématique du travail a aussi été élargie à la question importante de la concertation sociale. Avec des collaborateurs de la Faculté ouverte de politique économique et sociale (FOPES) et de l’Institut des sciences du travail, des journées d’études ont été organisées sur l’avenir du syndicalisme et plus récemment sur l’avenir des relations collectives de travail et chaque fois les acteurs de ces projets ont eu le souci de diffuser les résultats de leurs travaux dans des revues ou dans des ouvrages plus conséquents. Dans le domaine de la protection sociale, une série de travaux ont été menés en collaboration étroite avec la FTU et souvent en partenariat, citons la maison des économistes, Etopia, la Faculté de droit pour les XIXe journées juridiques Jean Dabin et l’Institut Emile Vandervelde avec qui un colloque important a eu lieu sur le modèle nordique de protection sociale.

Notons enfin que lorsqu’il fallait aborder des problématiques nécessitant des partenariats plus larges, la Chaire Max Bastin a joué son rôle d’interface par exemple récemment lorsqu’elle a répondu positivement à une demande de la CSC d’organiser un colloque en collaboration avec le GIRSEF sur la question de l’autonomie dans le système scolaire.

Aujourd’hui, la Chaire Max Bastin est intégrée au CIRTES dans la foulée des réformes de structures au sein de l’UCL. Elle y trouve un environnement propice pour ses activités actuelles et futures. Cela s’est concrétisé récemment par deux activités importantes. La première fut la réalisation du colloque anniversaire de la Chaire sur l’engagement militant et la seconde un séminaire sur la question du développement territorial et l’innovation sociale qui feront toutes deux l’objet de publications à destination des acteurs de l’université et des acteurs sociaux. Forte de l’appui de l’UCL et du MOC, la Chaire Max Bastin continuera à jouer et à déployer son rôle d’interface entre l’université et le monde du travail.

| 29/11/2011 |