Photos de la cérémonie de remise des diplômes promotion 2010-2011

La cérémonie de remise des diplômes pour la promotion 2010-2011 s’est déroulée le vendredi 2 décembre 2011.
Voici enfin les photos de cette soirée.

 

Premier discours : Tanguy de Wilde d’Estmael, président de l’Ecole des sciences politiques et sociales

Chers Diplômés ainsi que vos parents,
Chers Collègues,
Madame, Monsieur,

C'est avec grand plaisir qu’il me revient de vous accueillir en cette cérémonie solennelle de remise des diplômes de la promotion 2010-2011 des programmes de l’Ecole des Sciences politiques et sociales.

Il y a quelques mois, quelques semaines pour certains, vous avez terminé un cycle et mes collègues et moi-même sommes heureux de vous revoir entourés de vos proches ce soir.

Sachez que quand nous décernons un diplôme, nous avons souvent l'impression de larguer les amarres d’un esquif que nous pensons fiable. Rassurés sur vos compétences pour demeurer à flot, nous espérons que la rigueur et le sens des responsabilités vous donneront l'aisance pour fixer une direction, un rythme, un cap, votre destin en somme.

Cette rigueur n'empêche en rien la créativité; au contraire elle est une condition de sa possibilité. Quant au sens des responsabilités, il pourra être fécondé par un esprit critique de bon aloi. Alors vous deviendrez ce que d’aucuns n’ont cessé de tenter de vous instiller comme mission méta-universitaire : des acteurs de la société, des pourvoyeurs de changement mais des vecteurs aussi de la préservation et de la transmission des valeurs humanistes.

Car comme le remarque Julia Kristeva, « le culte de la performance-jouissance devient la norme de la modernité sécularisée (…) Le spectacle, l’image, l’hyperconnectivité (…) capturent les consommateurs. Etre singulier dans ce contexte est une liberté fondamentale, mais qui demande une force psychique inouïe ».
Laissez-moi croire que cette force, des étudiants en sciences politiques et sociales l’ont acquise notamment par nos apprentissages, que l’esprit grégaire, le panurgisme, vous est suspect, que la lucidité demeure le premier devoir que vous assignez à votre intelligence et que vos engagements résistent aux dogmatismes qui affectent indifféremment la militance juvénile ou l’autoritarisme sénile.

Vous vous apercevrez alors avec R. Aron, qu’il y a peu de générations qui n’aient eu l’impression de vivre une « crise » ou même d’être à un tournant. L’impression de stabilité est presque toujours rétrospective. Tant mieux, la crise est l’occasion de s’arrêter pour mieux juger d’une situation, et elle est un excellent moment pour la créativité tandis que la stabilité pourrait vous enliser dans les délices de Capoue.

Chers diplômés, qu’êtes-vous devenus depuis quelques mois ? Avez-vous gouté aux joies, aux rythmes, peut-être aussi aux affres de la vie active ? Alors les horaires de cours et les délais que nous vous imposions pour vos travaux vous font sans doute bien sourire.
Peut-être avez-vous franchi des déserts ou des océans pour vous dévouer au chevet d'une humanité souffrante, et alors ce que vous pensiez être des soucis lors de votre vie estudiantine doit vous sembler bien futile.

Peut-être avez-vous connu des fulgurances de douleur par la mort d'un proche, malheur qui vous aura fait revisiter l'espérance, comme l’Ecole de sciences politiques et sociales l’a expérimenté avec le décès d’Olivier Maiscoq, un assistant en sciences politiques très apprécié des étudiants.

Peut-être avez-vous appris du bonheur de la venue au monde d'un enfant la joie que vous avez pu susciter jadis chez vos parents. Chers parents, cette soirée est aussi l’occasion de vous dire que, souvent sans vous connaître, nous pensons à vous quand nous exigeons de vos enfants le meilleur d’eux-mêmes, parce que nous savons certains sacrifices que vous avez consentis pour les diplômés d’aujourd’hui, nous savons les heures difficiles que vous avez parfois passées en soutien à votre progéniture. Cette soirée, c’est aussi l’occasion de mettre en lumière votre travail de l’ombre.

Un dernier mot, chers diplômés : peut-être, avec le recul, avez-vous d'autres messages à nous livrer en pensant aux étudiants qui vous succèderont. Vous savez combien la qualité de l’enseignement est une préoccupation qui m’est chère et que je continuerai à être à l’écoute de vos avis pour améliorer l’ensemble des programmes de l’Ecole des sciences politiques et sociales.

Trois d’entre vous, représentant les trois commissions de programmes de l’Ecole, auront une première occasion de revenir sur les années vécues. Melle Méhauden pour la sociologie-Anthropologie, Mr. Magnéry pour les Sciences politiques et M. Ramirez pour les sciences de la population et du développement prendront successivement la parole.

Après quoi, nous passerons à la cérémonie de remise des diplômes proprement dite. Les professeurs A-M Vuillemenot pour la Sociologie et l’Anthropologue, Christian de Visscher pour les Sciences politiques et Esther Rizzi pour la Démographie et le Développement, proclameront les noms des diplômés présents.

Je vous souhaite une excellente soirée qui se prolongera par une petite réception et sans plus attendre, je cède la parole à Louise Méhauden pour la Sociologie- anthropologie.

Professeur Tanguy de Wilde d’Estmael
Président de l’Ecole des sciences politiques et sociales de l’UCL
2 décembre 2011.
 

Vidéo: Partie 1 + Partie 2

Deuxième discours : Marc Magnery, diplômé en sciences politiques, orientation générale.

"Chers amis, chers parents, chers professeurs, cher tous,

Comment parvenir à conclure un parcours long de cinq ans, en cinq minutes ? C'est là la lourde tâche qui nous a été confiée à Carlos, Louise et moi. Pour y parvenir, je pourrais tenter de parler très très vite. Heureusement, outre que la capitale de Brunei est Bandar Seri Begawan, nos études nous ont aussi appris l'esprit de synthèse. Je structurerai mon discours lors de cette cérémonie de remise des diplômes en trois temps. Le temps de la gratitude, le temps des réalités et le temps de l'engagement.

Je débute avec le temps de la gratitude. Alors j'entends déjà certaines voix dans l'assemblée s'élever: « Pfff vas-y déballe ta liste de remerciements ». Non, je ne suis pas d'accord. Nous avons de réelles raisons d'être sincèrement et pleinement reconnaissants ce soir. Je me permet donc de prendre le temps et d'adresser ces paroles au nom de tous les désormais ex-étudiants présents ce soir. Nous avons de réelles raisons d'être reconnaissants, et je dirais même plus, triplement reconnaissants.

En premier lieu, nous sommes reconnaissants et nous remercions cette Université et toutes les personnes qui la composent. Bien sûr elle a ses défauts. Elle a pu être ennuyante : tous ses cours et ses profs ne sont pas passionnants; elle a put être parfois capricieuse, ses secrétariats pourraient être ouverts plus souvent ; elle peut être pas très écolo quand on sait que beaucoup de ses bâtiments sont encore équipés de simples vitrages ; et même misogyne quand on sait qu'un quart seulement de nos professeurs sont des femmes. Mais tout de même, qu'aurions-nous fait sans elle ! Sans ses bibliothèques aux rayons interminables, sans son animation aux soirées... tout aussi interminables, sans ces professeurs passionnés et inspirants, sans ses petites mains dévouées (de l'appariteur au serveur des restaurants universitaires en passant par les femmes d'ouvrage), sans son centre sportif, sans Doudou, sans son musée et son cinéma, ses kots-à-projets, ses nouvelles fontaines à eau, ses salles infos, sa grand place, ses 24H, sa DUC (coopérative d'impression des syllabi), ses auditoires bien chauffés,... et son vendeur de gaufres Place Agora. Cette Université est unique, et malgré ses défauts elle a été et est pour nous un lieu d'épanouissement intellectuel, social et culturel, extraordinaire. Pour tout cela merci.

Ensuite, nous sommes reconnaissants et nous remercions nos parents, notre famille et nos proches au sens large, ils se reconnaîtront. Envoyer ses enfants à l'Université est une évidence pour certains, pour d'autres, c'est le résultat de nombreux sacrifices et privations. Envoyer ses enfants à l'Université, c'est aussi supporter au moins 10 blocus et une remise de mémoire. C'est aussi et enfin, accepter de voir le jeune adulte sorti de secondaire prendre définitivement son envol.
Pour tout cela, et même si selon moi des mots ne suffiront jamais, merci.

Enfin, permettez-moi, mes études obligent, de faire un peu de politique. Bien que, la politique n'ait pas grand chose à voir avec mes études. Les sciences politiques ne sont pas les études des politiciens ou des politicards, mais bien des politologues. Alors, oui je sais, la politique n'a pas très bonne presse pour l'instant en Belgique, mais je veux parler de la politique au sens noble du terme. Pas celle des magouilles, des jeux de pouvoir et de la notoriété ; mais celle qui se préoccupe de la gestion de la cité. Oubliez donc Elio, Bart, et compagnie quelques instants et réfléchissez avec moi à ceci : « En Communauté française, un étudiant de l'enseignement universitaire coûte en moyenne 10.000€/an à l’État ». Alors, je sais, et chers parents vous êtes souvent on ne peut mieux placés pour le savoir, les études ne sont pas gratuites. Mais entre les 800€ que nous payons chaque année et les 10.000€ que nous aurions a payé si l’État ne subventionnait pas l'enseignement, il y a une large marge. Est-ce juste ? Est-ce juste qu'un plombier ayant des enfants qui n'ont jamais fait et ne feront jamais l'Université finance nos études ? Je pense que oui. Car si nous devions payer nos études au prix réel (par un prêt, des économies ou un autre mécanisme), non seulement les études universitaires seraient encore plus difficilement accessibles au moins nantis, mais surtout, nous ne serions redevables à personne. Grâce au financement public de l'enseignement par la société, nous sommes redevables, en tant que diplômés universitaires, à la société toute entière. Et donc à Jo, le plombier dont les enfants n'ont pas fait et ne feront jamais l'Université, et à toute la société, merci !

Jo, le plombier nous amène à la deuxième partie de mon exposé, le temps des réalités. Ces réalités sont durs : nous sommes au croisement de toutes les crises : crise financière et économique bien sûr, mais aussi climatique, alimentaire, énergétique ou plus fondamentalement crise de sens. Et ce diplôme qui nous est délivré aujourd'hui est à la fois une chance et un cadeau empoissonné. Un cadeau empoissonné car bien que nous propulsant parmi les 20% de jeunes disposant d'un diplôme universitaire, il nous propulse également dans une société peu enviable, où les inégalités se creusent, où la misère prend racine et où le marché de l'emploi nous réservera au mieux un petit boulot pas trop mal payé et au pire 9 longs mois d'attente au FOREM. Mais c'est tout de même une chance, et même un privilège que de pouvoir faire partie de ces 20%. L'objectif de l'Université n'est pas que de former des futurs bons petits travailleurs. L'objectif de l'Université est de former des jeunes capables de penser. Et rappelez vous mon exemple de tout à l'heure : de penser, et donc de se rendre compte qu'une partie du privilège que nous avons de penser, nous le devons en partie à Jo le plombier. Alors bien sûr, Jo n'est pas un imbécile, et il est lui aussi capable de penser, mais nous sommes formés également pour penser à Jo le plombier, pour penser à la société qui a choisi de faire de l'enseignement un droit.

Ce qui m’amène à la troisième partie de mon exposé, le temps de l'engagement. Penser c'est bien, agir, c'est mieux. C'est d'ailleurs cette même démarche qui a conduit Stéphane Hessel à éditer après son fameux ouvrage « Indignez-vous » une suite titrée « Engagez-vous ». Nous universitaires, de part le privilège que nous avons, de part le fait que c'est la société dans son ensemble qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui, avons le devoir de nous y engager ! S'engager dans la société peut prendre de multiple formes. Peut-être la première qui vous vient à l'esprit est celle de l'engagement politique. Elle n'est selon moi pas la plus noble. Notre engagement dans la société, nous devrons le vivre au quotidien, dans nos familles, au travail, au magasin et même dans la rue lorsque nous aiderons une veille dame à porter ses courses. Ces temps de crises doivent, pour nous, non pas être une chape de béton empêchant notre épanouissement, mais une opportunité pour réinventer et réenchanter ce monde. En réfléchissant par exemple à la place du travail dans notre vie ou en tant que politologues à nos systèmes politiques dits démocratiques...

Pour conclure, et en guise de dernier conseil à mes confrères diplômés, j’adapterai une citation de Gandhi en vous disant : « Chers amis, dès aujourd'hui, soyons à chaque instant le changement que nous voulons voir dans ce monde»

Merci pour votre attention et bonne soirée !"

Vidéo

Troisième discours : Louise Méhauden, diplômée en sociologie.

"Chères consoeurs, chers confrères sociologues,
Chers membres du personnel académique,
Chers vous tous,

Voilà, ce coup-ci, ça y est. Nous voici diplômés.

Tant de choses se cachent derrière ce bout de papier, à commencer par de nombreux souvenirs. Heureux ou douloureux, ils ont fait ce que nous sommes aujourd’hui : ces douces journées de blocus, les pétages de plombs collectifs qui en découlaient, les tirades enflammées de certains professeurs particulièrement passionnés et passionnants, des cours à rallonge un peu moins intéressants, les soupers de cours, les travaux de groupe bouclés tard dans la nuit, le doux bruit de l’imprimante qui matérialise, tout chaud, des jours de réflexions et travail acharnés, notre mémoire, etc., etc..

Mais qu’avions-nous en tête quand, voici plus de cinq ans, nous poussions pour la toute première fois la porte de l’auditoire Agora pour y suivre notre premier cours à l’université ? Quand nous sortions pour certains de notre lointaine campagne pour aller à Louvain-la-Neuve ? Tant d’eau a coulé sous les ponts depuis, c’est l’occasion aujourd’hui de faire le point. Nous ne sommes plus les mêmes, et heureusement. Ce cursus nous a fait grandir et mûrir. Nous n’avons pas seulement acquis des savoirs, nous avons fait des rencontres et partagés des moments clés ensemble.

Nous voici donc diplômés en sociologie. Qu’est-ce que cela signifie ? Il n’est pas sûr que même après cinq ans d’études nous sachions répondre avec certitude et assurance à cette inévitable question : «et donc tu as fait quoi comme études ?». «La socio». «La socio, ah oui... Mais, euh… c’est quoi la socio exactement ?». Il serait possible de disserter des heures sur ce sujet. Mais il me paraît toutefois important, un jour comme aujourd’hui, de nous pencher sur cette périlleuse question et d’essayer d’en dire quelques mots.

En effet, pour la plupart d’entre nous, fini la grande récré néo-louvaniste. Nous voici dans la cour des grands. Qu’allons-nous en faire, maintenant, de ce bagage sociologique que nous emportons avec nous ? Pendant cinq ans, nous avons appris à aiguiser notre point de vue sur les problématiques sociales. Ce regard acéré et vif est aujourd’hui un outil précieux pour saisir et comprendre les enjeux contemporains de notre société. Mais notre rôle ne peut, selon moi, s’arrêter à cette analyse froide et distante des phénomènes et des rapports sociaux. Non, la sociologie constitue aussi, et surtout, un contre-pouvoir. Elle conteste les rapports de pouvoir établis. Elle nourrit le débat et la délibération des décisions politiques et garantit ainsi la santé de la démocratie. Je me permettrai ici de citer Bourdieu, lorsqu’il affirme que vu l’état du monde, je cite, « ceux qui ont la chance de pouvoir se consacrer à l’étude du monde social ne peuvent rester neutres et indifférents à l’égard des luttes dont l’avenir de ce monde est l’enjeu». Une phrase à rallonge comme il les aime. Chacun d’entre nous se doit donc d’éviter de s’enfermer dans la tour d’ivoire de l’université. Refusons d’être une élite surplombante qui toise la populasse du haut de son piédestal. Non, mettons les mains dans le cambouis, investissons-nous. De quelque manière que ce soit, dans quelque domaine que ce soit, engageons-nous au nom de valeurs. S’engager ne signifie pas ici pour moi uniquement «militer», mais simplement mettons-y du coeur, restons passionnés, battons-nous pour ce que nous croyons juste. Ce n’est pas moi qui le dit, mais la sociologie n’est-elle pas un sport de combat ? Dans ce monde où, de plus en plus, tout se calcule, se chiffre et se compte, il devient urgent de réinvestir nos activités en sens et de les réenchanter en leur donnant des valeurs autres que seulement marchandes. Plus qu’un rôle, c’est donc une responsabilité qui nous incombe. Le sociologue déconstruit la pensée dominante, il la remet en cause, et il montre que le social est infiniment plus complexe. Nous avons eu la chance, plus que le mérite bien souvent, de pouvoir entreprendre et réussir des études universitaires. Il est donc de notre responsabilité de mettre ces compétences au service de la société et de ceux qui ont eu moins de chance, pour se faire aussi écho de leur voix.

Trêve de bourdieuseries, c’est l’heure aussi des remerciements.

Merci, tout d’abord, à chacun et chacune d’entre vous. Merci pour ce que vous êtes et merci pour ces belles rencontres. J’espère de tout coeur que tous, nous saurons rester solidaires et unis, dans un contexte qui force parfois au «sauve-qui-peut».

Je pense également que chacun et chacune d’entre nous sera reconnaissant envers ses parents et ses proches, pour leur soutien matériel mais aussi, à l’occasion, leur coaching mental, tout aussi décisif, lors des baisses de moral et autres découragements.

Merci aux professeurs et assistants du master pour l’encadrement de qualité et pour nous avoir pris au sérieux. Nous souhaitons que la politique du département continue à travailler davantage encore dans ce sens, vers une plus grande implication encore des étudiants dans la vie de l’école, qu’ils soient véritablement acteurs de leur formation et que leur avis soit pris au sérieux. L’Association des étudiants en Sociologie et Anthropologie, l’ASA, récemment mise sur pied par des étudiants du programme, témoigne de cette volonté, de la part des étudiants, de s’unir, de faire des choses ensemble et d’être partie prenante des décisions qui les concernent.

Et, last but not least, un immense merci aussi à tout le personnel administratif pour le travail de fourmi qu’il fournit tous les jours, en coulisses, pour garantir une organisation optimale de cet énorme chmilblik, de ce troupeau d’étudiants désorganisés et brouillons, chaque année plus nombreux. «Madame j’ai oublié de m’inscrire aux examens qu’est-ce que je dois faire ?». Merci donc pour leur patience et leur sang froid.

Pour conclure, j’espère donc que chacun et chacune d’entre nous fera, de ce diplôme, quelque chose de beau et de juste, qu’il gardera en lui une petite flamme, une passion, un idéal, des convictions, et qu’il s’engagera, en leur nom, à son échelle, pour une société meilleure. J’espère aussi vous retrouver tous dans 10 ans, en pleine forme et avec plein de souvenirs à partager."

Vidéo

Quatrième discours : Carlos Ramirez Chavez, diplômé en sciences de la population et du développement.