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1993 La foi dans le temps du risque3 et 4 novembre
L'homme moderne se voit de nouveau confronté à la question religieuse. Après une période où elle paraissait devenue désuète, cette question revient avec vigueur et semble trouver force dans l'émergence de nouveaux mouvements religieux ou philosophiques venant d'horizons divers. Mais, face à cette situation, le christianisme n'est-il pas à l'agonie ? Des signes semblent l'indiquer, comme s'il n'avait pas pu surmonter tous les problèmes et interrogations de l'homme. L'ère du christianisme serait-elle donc finie et une ère nouvelle s'ouvrirait-elle, qui répondrait autrement aux questions fondamentales de l'être humain ? Ou bien le christianisme posséderait-il les réponses à ces questions ? Des signes le suggèrent : un retour aux certitudes, hypervalorisation d'une certaine compréhension de la tradition dans plusieurs groupes, les "renouveaux"... Nombre de ces convictions proposent la réalisation du bonheur de l'homme suivant des principes déjà établis et son une voie à suivre. Mais est-ce là tout le christianisme ? N'est-il pas plutôt à la croisée des chemins ? Ne serait-il pas lui-même à la croisée des chemins, entre l'homme et Dieu, entre la quête et l'établissement, entre la promesse et la réalisation ? L'identité chrétienne ne plongerait-elle pas ses racines dans les profondeurs anthropologiques où, à côté de certitudes, se découvre un espace-temps du risque, constitutif de la quête de l'homme et donc du chrétien ? Dès lors, le christianisme ne pourrait-il pas se proposer, face à la question de l'homme, comme une anthropologie (ou une anthropo-théologie) du risque, la quête de Dieu croisant la requête de l'homme ?
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6/02/2012
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