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1991 Destin, Prédestination, Destinée
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28 et 29 octobre
L'homme est peut-être spontanément fataliste : "Il y aura toujours des riches et des pauvres", "C'était écrit", "Dieu l'a voulu", "C'est le destin", etc...
Par rapport à ce qu'on pourrait appeler une anthropologie "naturelle" de fatalité, le génie propre du christianisme n'est-il pas d'envisager la vie humaine comme une destinée ?
Le thème du salut ouvre une espérance et permet la liberté.
Et pourtant, l'évocation d'une prédestination demeure présente au sein même du christianisme. Comme s'il s'agissait de rappeler que dans sa destinée, l'homme demeure toujours confronté à l'énigme.
La Grèce antique est déjà témoin de cette difficulté à changer le destin en destinée. Elle inaugure le long et superbe apprentissage de la liberté tout en s'emmêlant parfois dans une mythologie et une morale de la résignation.
Une théologie responsable ne doit-elle pas prendre en compte la signification profonde d'une anthropologie de fatalité si elle veut que l'appel à la liberté et à la libération soit mieux qu'une incantation ?
Programme 
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6/02/2012
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