Personnel

Métiers insolites à l'UCL


Qui travaille à l’université ? Des professeurs et des chercheurs. On imagine aussi, assez facilement, qu’il doit y avoir des personnes qui ouvrent les auditoires, inscrivent les étudiants, vérifient les comptes, etc. Mais saviez-vous que, parmi nous, travaillent aussi un paysagiste, un souffleur de verre, des hydrogéologues, des gardiens… Et si nous faisions connaissance avec ces collègues qui exercent un métier inattendu?

Concept-photo
Pour vous présenter vos collègues, nous leur avons demandé de poser avec un objet qui, selon eux, représente leur métier.


Vincent, paysagiste

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En main, Vincent Poelaert tient une carte du lac et un crayon. Le lac, c’est un des projets auquel l’architecte-paysagiste de l’UCL tient le plus. «C’est mon premier gros projet, dit-il, cela m’a pris 4 ans pour le mener à terme.» Vincent Poelaert a 28 ans. Il a été engagé par l’UCL dès la fin de ses études (diplômé de l’ISI-a Gembloux). Son métier? Concevoir les espaces extérieurs (place publique, espace vert, zone de repos, patio…). «Il ne s’agit pas seulement d’aménagement mais de repenser la ville dans son intégralité, en tenant compte des besoins des gens», explique-t-il. S’il passe les deux tiers de son temps à réaliser des plans, cet amoureux de la nature travaille, pour le reste, en extérieur. «L’UCL est grande, je peux réaliser des projets de grande envergure, et ça c’est très motivant.» Une motivation qu'il partage avec ses collègues du Service de Gestion du patrimoine – espaces extérieurs (GPEX/ADPI). A.T.

 

Jacques, souffleur de verre

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Dans l’atelier de Jacques Neumann, il y a des tubes de verre un peu partout. Certains enroulés, d’autres tordus, imbriqués les uns dans les autres… Sur les machines, du quartz et du pirex. Jacques Neumann est souffleur de verre. Il fabrique, répare et modifie des pièces de laboratoire. Ni une, ni deux, pour nous expliquer son métier, il se met à l’ouvrage. Il sort un tube de verre, allume le chalumeau et le façonne. Notre entretien se poursuit : «Je suis le dernier souffleur de verre francophone à travailler dans une université, dit-il. J’ai appris le métier, il y a trente ans, dans un laboratoire de recherche. Je travaille surtout sur commande pour les chercheurs, les étudiants et des laboratoires extérieurs.» Son atelier fourmille de pièces en tout genre. Une fois terminées, les pièces quittent l’atelier pour les laboratoires. Un regret : Jacques Neumann ne sait que rarement ce qu’il en advient… A.T.

 

Ali, animalier

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Ali El’Kaddouri m’accueille vêtu de chaussons, bonnet et tablier. J’enfile le même accoutrement, et nous nous dirigeons au 3ème étage, à l’animalerie des rats. Un rat blotti dans les mains, il me parle de son travail. «Je suis en charge de la reproduction des rats depuis 2008, comme l’a été mon père avant moi durant 45 ans». Sans formation scientifique ou médicale (il est mécanicien à la base), il s’occupe de ces animaux de leur naissance à leur envoi dans les labos. «Au début, c’était difficile de ne pas m’attacher et leur donner un nom. Mais avec le temps, j’ai pris du recul. Et puis, ils sont trop nombreux pour tous les nommer (rire)». En effet, 600 cages forment l’animalerie, chacune regroupant 3 à 4 rats en moyenne. «Les demandes de rats par les laboratoires sont faites en fonction de leurs poids. Les plus nombreuses sont les demandes de ratons», nous explique Ali. En plus de la reproduction de rats, l’animalerie s’occupe de la reproduction des porcs, mais également de l’organisation logistique pour les labos: nourriture, literie, etc. Quatre personnes forment l’équipe des techniciens de l’animalerie: un responsable du lavage et de la stérilisation des cages, deux responsables de la reproduction des petits animaux (rats et souris) et un autre pour les soins des gros animaux (porcs), l’ensemble sous la supervision du vétérinaire-directeur. Un nouveau projet est en cours de finalisation avec l’arrivée d’un second vétérinaire qui travaillera directement sur les embryons. C.D.

 

Sophie, responsable biosécurité

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À qui s’adresser lorsqu’un chercheur veut faire des recherches, en toute sécurité, sur des éléments pathogènes ou des organismes génétiquement modifiés ? Auprès de Sophie Chiarizia, responsable biosécurité. «Ma mission est de superviser les dossiers soumis à l’IBGE et au SBB (section biosécurité et biotechnologie) pour l’utilisation confinée intentionnelle d’éléments pathogènes ou génétiquement modifiés.» Ces utilisations sont soumises à une législation stricte et demandent l’obtention d’un permis pour éviter les accidents. «Je suis également responsable de la formation du personnel et de la mise en pratique de la gestion des déchets». Vu l’étendue de la tâche, cela ne peut reposer sur une seule personne, c’est pourquoi il existe des comités de biosécurité sur trois sites (Woluwe, Louvain-la-Neuve et les Cliniques). Ces comités informent Sophie et indiquent si, à leur niveau, «les recherches évoluent, les chercheurs utilisent d’autres organismes, etc.» En plus de son mi-temps dans cette fonction, elle est également chercheuse au CTMA. Ainsi, Sophie Chiarizia fait respecter les règles de biosécurité mais les met aussi en pratique ! C.D.

 

Flavio, Franco et Giuseppe, gardiens

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Flavio Mangione, Franco Musinu et Giuseppe Castronovo sont les gardiens du site de l’UCL à Mons. Un job nocturne qu’ils combinent avec des travaux techniques (entretien du site et de ses espaces verts…) en journée. «Nous sommes de garde en alternance une semaine sur trois, explique Giuseppe. Cela implique de fermer tous les locaux sur le coup de 22h et de les ouvrir tous les matins à 6h, afin que les dames d’entretien puissent venir entamer leur travail. Nous devons aussi nous rendre sur place une fois qu’une alarme s’enclenche». Parfois, il ne s’agit que d’un chat qui se balade dans une cave… mais, parfois, aussi, d’une alarme incendie qui se met à sonner suite à des tentatives culinaires nocturnes (et ratées) par un étudiant… «C’est sûr que les soirées sont parfois animées, confirment les trois hommes qui vivent sur le site toute l’année. Mais notre contact avec les étudiants est vraiment bon, car notre présence constante sur le campus nous permet de nous connaître.» Les deux outils principaux de Flavio, Franco et Giuseppe ? Leur camionnette et le téléphone («Rouge, bien-sûr !»), au bout duquel ils sont accessibles 24h/24. J.Cl.

 

Gérard et Benoit, hydrogéologues

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Nous les avions prévenus ; pour cet article, La Quinzaine a demandé à ses interlocuteurs de poser avec un objet représentant leur métier. Gérard Peeters (photo à gauche) a bien vite trouvé le sien: une colonne de sol, de la surface jusqu’à la nappe phréatique, conçue spécialement pour nous. «Cela représente toute ma carrière», dit-il. Gérard s’occupe de la gestion des eaux souterraines de l’UCL, à Louvain-la-Neuve (où une partie est utilisée comme eau potable) et à Woluwe. Il travaille à l’UCL depuis 1979. À bientôt 60 ans, il a décidé d’arrêter. Mais la relève est assurée: Benoit Couly (photo à droite), jeune agronome, apprend actuellement le métier. «On s’occupe de la chaîne de production de l’eau, du captage à la distribution et au rejet», expliquent-ils. Qu’est-ce qu’un piézomètre? Quelle température supportent les filtres à charbon actifs? Comment réagir à la présence de telle et telle bactérie? Où se trouvent les six captages de l’UCL? Comment effectuer un prélèvement? Quelle législation est en vigueur pour l’eau de distribution, pour les eaux usées?... Le métier fait appel à des compétences bien précises, dans plusieurs domaines. «C’est tellement normal de boire l’eau du robinet, dit Benoit, mais l’exploiter convenablement n’est pas si facile. Je n’imaginais pas cela avant d’arriver ici.» L’un découvre la profession, l’autre transmet sa ‘profonde’ expérience. Un troisième larron, Claude Sonnet, aguerri dans le métier, complète cette équipe (GTPL/ADPI) ; le réseau des canalisations et d’égouttage n’a pas de secret pour lui ! A.T.

Et si c’était vous?
Vous aimez parler de votre métier ? Vous aimeriez faire connaitre votre équipe ?
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| 25/06/2012 |