Directives pour la rédaction du travail de fin de premier cycle (TFC)

Formulaire d'inscription à remettre au secrétariat pour le 4 novembre 2013 au plus tard
Travail de fin de cycle à remettre en 3 exemplaires au plus tard pour le 15 mai 2014 (session de juin), 18 août 2014 (session de septembre).
Formulaires à télécharger :
    Formulaire d'inscription : version word / pdf   
    Autorisation de dépôt : version word / pdf

Avertissement

Les directives qui suivent doivent permettre à l’étudiant de rédiger une étude répondant à un minimum de normes caractéristiques d’un travail universitaire rigoureux. En l’occurrence, le travail de fin de premier cycle (TFC) sera conçu sur le mode d’une dissertation au sens d’une étude scientifique, objective et critique. À ne pas confondre avec un exercice de rédaction dénué de toute forme contraignante, elle vise à l’apprentissage d’une forme d’écriture où se rejoignent la précision, la rigueur et la cohérence d’un propos strictement délimité ; – dans notre cas : d’une question philosophique (« Le problème de l’analogie », « L’allocation universelle gage d’équité sociale ? », « Existe-t-il une suite finie des nombres premiers ? »…). Comme on peut vite le remarquer, de telles questions peuvent donner lieu à des dissertations de plusieurs centaines de pages. Aussi est-il capital de délimiter son sujet en privilégiant un auteur (« Le problème de l’analogie dans le Commentaire à la Métaphysique de Thomas d’Aquin »), les protagonistes d’un débat (« L’allocation universelle gage d’équité sociale ? Van Parijs vs Paine ») ou une période chronologique déterminée (« Existe-t-il une suite finie des nombres premiers ?. L’apport de l’informatique au cours des trente dernières années »).

À l’occasion de ce travail, l’étudiant s’initiera à la recherche en faisant preuve de sa capacité à faire, sous la direction d’un professeur, l’état de la question choisie (fixation des terminus a quo et terminus ad quem du problème, quelles en sont les interprétations majeures, quelle en fut l’évolution…). En particulier, il manifestera son aptitude à
 

  • maîtriser la littérature scientifique relative à cette problématique philosophique et à la traiter de manière informée et cohérente ;
  • utiliser de façon pertinente les outils de recherche en satisfaisant aux critères scientifiques en vigueur ;
  • argumenter et rédiger de façon correcte, claire et structurée.

L’étudiant déterminera son sujet en accord avec le professeur de son choix. C’est à l’étudiant qu’il revient de prendre l’initiative de s’adresser à ses professeurs en fonction de leurs spécialités ou des sujets qu’ils proposent et de décider sous la direction de qui il souhaite travailler. Si le promoteur pressenti se juge incompétent en la matière ou tout simplement surchargé, ou s’il n’adhère pas au projet de l’étudiant, il orientera celui-ci vers un autre collègue ou lui suggérera de nouvelles pistes de réflexion. Le thème du travail doit recevoir l’agrément du promoteur que l’étudiant doit rencontrer régulièrement en cours d’année suivant l’agenda prévu à cet effet. En particulier, l’étudiant déterminera l’objet de son travail pour la fin octobre au plus tard, remettra au secrétariat son sujet approuvé et contresigné par le promoteur et déposera son travail selon les échéances établies par la faculté. Enfin, c’est avec son promoteur que l’étudiant déterminera les modalités de réalisation qui conviennent le mieux à la nature de son travail. Celles-ci peuvent en effet varier selon la période étudiée – les conventions de recherche en philosophie médiévale ou en philosophie contemporaine ne sont pas les mêmes par exemple –, selon la méthodologie – diachronique ou synchronique par exemple – ou encore selon le style de l’auteur étudié – Pascal ou Husserl par exemple.

Toutefois, comme tout travail académique, le travail de fin de premier cycle doit répondre à certaines règles qui président à sa confection. Ces règles sont élaborées par analogie avec les normes éditoriales communes dans le secteur de l’édition scientifique. Elles valent pour une saisie en Word, à savoir le traitement de texte le plus courant.

1. Volume et plan d’ensemble

Le TFC se rapportera à un thème suffisamment précis et délimité pour tenir entre 105 000 et 115 000 signes, espaces compris, soit environ 40 pages de texte. Outre les couvertures, on trouvera,

  • une page blanche ;
  • une page de garde ;
  • une page d’envoi ou d’exergue s’il y a lieu ;
  • environ 4 pages d’introduction ;
  • environ 6 pages par chapitre (compter autour de 5 chapitres, compter trois pages d’un intertitre à l’autre) ;
  • environ 2 pages de conclusion ;
  • 1 page de bibliographie ;
  • 1 page de table des matières.

Il sera imprimé recto-verso (à cet effet, sélectionner « Pages en vis-à-vis » dans « Fichier », « Mise en page », « marges » ; les numéros de page seront saisis dans l’en-tête à droite pour les pages impaires, dans l’en-tête à gauche pour les pages paires : v. « Insertion », « Numéros de pages », « Haut de page (en-tête) » et « extérieur ». La numérotation de la première page n’est pas affichée. V. « Fichier », « Mise en page », « Disposition », sélectionner dans « Début de la section » « page impaire », ensuite « paires et impaires différentes », et enfin « Première page différente ».

2. Interligne et alignement

L’interligne saisi sera d’exactement 18 points – soit quelque 30 lignes par page : v. menu « Format », « Paragraphe », onglet « Retrait et espacement ». Les paragraphes seront séparés par un espace légèrement supérieur : saisir « Format », « Paragraphe », onglet « Retrait et espacement », Espacement après : 3 points. Le texte est justifié – c’est-à-dire aligné à droite et à gauche : « Format », « Paragraphe », onglet « Retrait et espacement », « Alignement ». 

3. Paragraphes

Un texte articulé contient des paragraphes de plus de deux et de moins de 30 lignes. Le texte est saisi en Times ou Times New Roman, corps – c’est la taille des caractères – 12 points. Les citations de plus de deux lignes sont en retrait d’un cm à gauche et saisies dans un corps de deux points inférieur au corps du texte, soit en Times ou Times New Roman 10.

Attention ! En aucun cas on ne peut reproduire une citation sans la faire apparaître comme telle, c’est-à-dire entre guillemets suivis d’un appel de note. Recopier un auteur sans le citer selon cette règle s’apparente à du plagiat, c’est-à-dire à une faute grave selon le code de déontologie défini par les autorités universitaires.

4. Titres

Ils ne sont pas en grasses, mais dans une taille de police légèrement supérieure (14) et centrés horizontalement. Ils se tiennent toujours en haut de page. Ils sont précédés d’un espacement de 18 points et suivis d’un espacement de 9 : v. « Format », « Paragraphe », onglet « Retrait et espacement », « Espacement avant et après ».

Les intertitres sont dans la même taille que le texte, alignés à gauche, mais en grasses. Ils sont séparés du paragraphe précédent par 12 points et du paragraphe suivant par 6 points : v. la même procédure que ci-avant. Il est essentiel, pour éviter qu’ils ne soient séparés des paragraphes qu’ils annoncent, qu’ils soient saisis avec la fonction « Paragraphes solidaires » : v. « Format », « Paragraphes », onglet « Enchaînements », option « Paragraphes solidaires ».

Il est recommandé, pour faciliter la saisie, de créer et utiliser des styles pour formater les titres, les intertitres et les paragraphes. Pour ce faire, saisir un titre selon les normes ci-dessus ; ensuite, menu « Format », « Style », « Nouveau », taper « titre » dans la fenêtre « nouveau style ». Faire de même pour les intertitres et le corps du texte. Enfin, il est possible de programmer l’enchaînement des styles (par exemple, après « titre » vient toujours « corps ») en utilisant le menu déroulant « Style de paragraphe suivant ».

Comme pour la première page, la numérotation des pages de titres n’est pas affichée.

5. Marges

En haut, en bas, à droite et à gauche, compter 3 cm de marge ; v. « Fichier », « Mise en page », onglet « Marges ». Définir un en-tête de 1,3 cm, pied de page : 0. Pour tenir compte de la largeur de la reliure, cocher « reliure » 0,5 pt, position gauche.

6. Page de garde

La page de garde contient en haut, centré, le nom de l’université suivi du nom de la faculté. Au centre de la page, le titre du travail, éventuellement suivi de son sous-titre, sur une autre ligne ; un titre n’est jamais suivi d’un point ! Plus bas, la formule : « Travail de fin de premier cycle présenté en vue de l’obtention du grade de bachelier en philosophie », suivie des noms du promoteur et de l’étudiant. Au bas de la page, la date et le nom du promoteur. La maquette de cette page, qui est identique à celle de la couverture, est disponible sur le site de la faculté (voir lien ci-dessous). La page de garde apparaît deux fois : comme couverture et comme page de titre (après la page blanche).

7. Couverture

Cf. § précédent.

8. Table des matières

Elle est évidemment sujette à de nombreuses modifications au cours du travail. Mais il importe de la concevoir le plus tôt possible, de manière à pouvoir s’imposer un cadre de travail et à en maîtriser l’évolution. La version définitive, avec les numéros de page adéquats, est la dernière étape de la rédaction ; elle doit être faite juste avant l’impression définitive des différents exemplaires. La table des matières reprend le titre et les intertitres des chapitres. Elle mentionne aussi l’introduction et la conclusion.

9. Introduction

L’introduction joue un rôle capital puisque c’est elle que le lecteur lit en premier et que c’est par elle qu’il se fait une idée de l’ensemble. Elle est aussi un moment stratégique de l’argumentation dans la mesure où l’auteur se prémunit ici des reproches d’ordre méthodologique qu’on pourrait lui adresser ; il le fait en définissant son sujet de la façon la plus étroite possible afin de ne pouvoir être accusé ensuite de parler de ce qu’il ne connaît pas ; il mentionne les aspects de la question qui ne seront pas abordés et renvoie, par des notes de bas de page, aux ouvrages qui en traitent.

Concise mais substantielle, l’introduction est difficile à concevoir et se rédige à la fin du travail. Elle est une présentation rapide du sujet. Comme son nom l’indique, elle consiste à introduire le lecteur à la question abordée – quelle est la question, pertinence et état de celle-ci –, à la méthode de son traitement – approche historique, systématique, comparative… –, et à l’esprit des conclusions. Concrètement, elle contient donc

  • la raison du choix des mots du titre et du sous-titre (que signifient-ils et pourquoi ont-ils été choisis plutôt que d’autres ?) ;
  • la mention des principaux auteurs qui se sont penchés sur la question à une même époque ou à différentes périodes de l’histoire ; on n’attend pas un inventaire mais une indication critique des différentes orientations philosophiques que l’on peut relever au sujet de la question ;
  • la description programmatique (résumé sommaire) du contenu des différents chapitres du travail et leur justification interne.
     

10. Premier chapitre

Il contient l’explication, détaillée cette fois, de la question posée, en y adjoignant un véritable état de la question. Au lieu de parcourir rapidement les pistes qui seront suivies et celles qui ne seront pas suivies, au lieu de décrire le rapport entre les différents chapitres, le moment est maintenant venu de s’appesantir et de fouiller les moindres détails de la question. Chaque mot des définitions principales a ici son importance. Le premier chapitre consiste soit en une lecture minutieuse de quelques pages d’un auteur (selon un axe vertical), soit dans le parcours biographique et philosophique de cet auteur (selon un axe horizontal) qui reporte alors au deuxième chapitre le moment de la lecture minutieuse. 

11. Chapitres 2 à 5

Leur contenu dépend du thème choisi et doit être discuté avec le promoteur. Rappelons toutefois que le TFC n’est ni une œuvre littéraire ni une thèse innovante. Il consiste essentiellement à analyser une question philosophique dans les termes où elle se pose chez un auteur. Il faut tout particulièrement veiller à 1) rendre compte de l’évolution de la problématique ; 2)  étudier les commentateurs les plus avertis ; 3) dégager les divergences éventuelles entre ceux-ci. Les textes de ces commentateurs constituent ce qu’on appelle la « littérature secondaire », tandis que les « sources » désignent les textes étudiés.

12. Conclusion

Plus difficile et importante que l’introduction encore, elle rappelle et compare les conclusions provisoires obtenues dans chacun des chapitres. Elle relève ensuite la spécificité de ces conclusions, leur cohérence ou leur incohérence, signale que certains des objectifs poursuivis ont été atteints en n’oubliant pas les réserves et la prudence qui s’imposent. Les deux dernières pages de la conclusion posent de nouvelles questions et soulignent que si ces questions sont encore apparemment sans réponse, elles n’auraient toutefois pu être posées préalablement à l’écriture du TFC. Ajoutons que la dernière phrase d’une dissertation est souvent une citation, une phrase de style ou un envoi à l’adresse du lecteur…

13. Notes de bas de page

Un travail scientifique ne se conçoit guère sans elles car elles sont le lieu privilégié du détail, de la critique, de l’évocation de ce qu’on ne peut développer ou de la confrontation entre auteurs et interprétations divers. Elles sont importantes – sinon on s’en passerait – mais elles ne peuvent être indispensables à la compréhension du texte ! Enfin, elles doivent être subtilement calibrées : elles ne peuvent trahir ni un manque d’information, ni des velléités d’exhaustivité.

Concrètement, elles présentent cinq types de contenu :

  • référence bibliographique ;
  • citation extraite d’un article ou d’un ouvrage ;
  • courte explication périphérique – et non essentielle – à la réflexion poursuivie dans le corps du texte ;
  • une combinaison des types précédents ;
  • une confrontation succincte d’interprétations divergentes.

Le texte renvoie à la note par un appel de note en exposant. La note proprement dite, en bas de page, commence par son numéro en exposant, suivi d’un espace insécable ; ensuite viennent, selon les deux premiers cas, la référence bibliographique ou la citation, qui seront conformes aux normes détaillées dans le cours de Propédeutique philosophique II. Introduction méthodologique à la philosophie ; – ou, selon les trois cas suivants, le texte de l’étudiant, qui veille à s’exprimer à la première personne du pluriel s’il parle de lui-même. Pour rappel, les renseignements bibliographiques doivent se présenter dans l’ordre suivant dans le cas d’un livre :

  • le prénom et le NOM (en petites capitales : Alt T, Alt P, Alt U ou Ctrl + maj + k après avoir sélectionné le nom) de l’auteur, suivis de l’abréviation « (éd.) » s’il s’agit d’éditeurs scientifiques ;
  • le titre du livre en italiques (Ctrl + I) ;
  • le numéro du tome et le titre du tome en italiques (si c’est un ouvrage en plusieurs tomes) ;
  • dans certains cas, le nom du TRADUCTEUR, voire de l’ÉDITEUR, pour une édition critique ;
  • le lieu de publication ;
  • la maison d’édition ;
  • s’il y a lieu, la collection et le numéro du volume dans la collection (quand il y en a un) ;
  • s’il y a lieu, les pages auxquelles on fait référence.

N. B. : il faut toujours mettre un espace insécable (Ctrl + maj + barre d’espacement) entre l’initiale d’un prénom et le nom, de même que après « cf. », « p. », avant et après les guillemets fermants ou ouvrants, avant « ! » et avant « ? ».

Et dans le cas d’un article :

  • le prénom et le NOM de l’auteur ;
  • le titre de l’article entre guillemets ;
  • la particule « in » ;
  • le nom de la revue ou du journal en italiques ;
  • le numéro du volume et/ou du fascicule ;l’année de parution entre parenthèses ;
  • la référence à la pagination.

Si l’on se contente de renvoyer à un livre ou à un article sans faire de citation, on utilise l’abréviation « cf. » (de conferatur, « reportez-vous à… »). Quand un même ouvrage est cité fréquemment dans le travail, on signale, dans la note qui le mentionne pour la première fois, que désormais il sera appelé XYZ (abréviation, acronyme ou sigle mnémotechnique court) et on renvoie, pour une description détaillée de la nature de l’ouvrage, à la bibliographie qui figure en fin de mémoire ; par exemple : I. KANT?Critique de la raison pure, désormais cité I. KANT, CRP).

Exemple de note de bas de page :

28 Aristote ne considère pas le principe du tiers exclu comme un premier principe au sens logique. Cf. H. W. NOONAN, « An argument of Aristotle on non-contradiction », in Analysis, 37 (1976), p. 32.

Attention ! Sauf exception, une adresse URL ne constitue pas une référence bibliographique scientifique qui puisse figurer dans une note infra-paginale. Il est très vivement recommandé d’éviter le recours à des encyclopédies en ligne et de se concentrer exclusivement sur les outils de travail généraux (encyclopédies Universalis, Britannica, etc.) ou spécifiques à la recherche en philosophie.
 

14. Bibliographie

Figurant à la fin du travail, la bibliographie est une liste des ouvrages consultés. Sa conception est très délicate, car elle doit obéir à divers principes et contraintes. D’abord, il est important de souligner que la mention d’un ouvrage dans la bibliographie n’engage pas l’auteur du travail à répondre de son contenu ; mais en même temps, il faut pouvoir justifier sa présence dans la bibliographie ! Il est donc inutile d’étoffer inutilement sa bibliographie par une longue liste d’ouvrages difficiles pour « allonger la sauce » ou faire sérieux ! Auquel cas, un lecteur critique demandera aussitôt quel est l’usage qui a été fait de tous ces titres… – il est assez incongru qu’un titre de bibliographie ne soit jamais mentionné dans le travail, ni dans le corps du texte ni en notes ! Par ailleurs, il est parfaitement inutile – et inconvenant – de mentionner dans la bibliographie des ouvrages généraux tels que dictionnaires ou encyclopédies générales : il est évidemment normal – et recommandé – de consulter des outils de travail… En revanche, il est parfaitement légitime de mentionner la contribution d’un auteur important à une encyclopédie spécialisée si elle est originale.

Ici encore, pour ce qui est des conditions de saisie de la bibliographie, on renvoie au cours de Propédeutique philosophique II. Introduction méthodologique à la philosophie. Rappelons seulement que la bibliographie classe les ouvrages par ordre alphabétique du nom de famille de l’auteur (il existe certaines conventions spécifiques concernant les auteurs anciens et médiévaux).
 

Couverture / page de garde : maquette à télécharger  (format .doc)

N.B. Si le titre ou le sous-titre comportent plus d'une ligne, réduire l'espace avant du paragraphe à l'aide de la commande « format », « paragraphe ».

 

| contact : Marie-France Delcourt | 5/11/2013 |