Historique des études

La genèse

C’est au sein de l’École des sciences politiques et sociales, que l’on voit apparaître en 1946 les premiers cours de communication à l’UCL et en Belgique, consacrés à l’histoire de la presse, au droit de presse, à la morale de la presse, et la technique de la presse.

A ces quatre premiers cours s’ajoute, l’année suivante, un séminaire pratique de journalisme pris en charge par le Chanoine Jean Vieujean tandis que le cours de Droit de la presse est attribué à un professeur de la Faculté de droit, P. De Visscher.

Des premiers temps à la licence

En 1952, dans le cadre de la réorganisation de la licence en sciences politiques et sociales, la sous-section acquiert le statut de "Groupe journalisme".

Dès 1963, la Faculté organise un véritable programme de cours au sein de la licence en sciences politiques et sociales. La section "Journalisme" des premiers temps s'appelle désormais "Techniques de diffusion et relations publiques", plus connu sous le nom de CETEDI, sigle du "Centre des techniques de diffusion".

On distingue dès ce moment une section "Presse et relations publiques" et une section "Radio-Télévision-Cinéma", activement conduite par Victor Bachy. Le programme originaire de la sous-section en journalisme s'étoffe de plusieurs cours, et l’équipe d’enseignants s’élargit. Aux deux "Pères fondateurs", le Chanoine Jean Vieujean et Marc Delforge, viennent se joindre successivement William Ugeux et Maurice Hankard (1954), Victor Bachy et Vincent Levaux (1959), Vincent Hanssens et Jean-Marie Van Bol (1963).

1966. Le titre de licencié en communication sociale est dorénavant décerné. 1966. Le titre de licencié en communication sociale est dorénavant décerné. La communication mène dès lors à un diplôme officiellement reconnu et autonome.

Par ailleurs, le programme s’ouvre à de nouvelles matières : psycho-sociologie, histoire de la communication, méthodes de recherche, filmologie, et communication sociale dans les pays en voie de développement.

1967. Les séminaires sont progressivement multipliés et spécialisés : "Analyse cinématographique ou télévisuelle", "Presse écrite", "Expériences de communication", "Relations publiques", "Questions d’actualité" et "Analyse sémiologique".

1970. L’enseignement de la communication de l’UCL essaime au Congo, où l’on ouvre à l’Université Lovanium une "filiale" placée sous la direction de Jean Lohisse.

Le Département de communication sociale 

1975. Le Département de communication sociale acquiert son indépendance.  1975. Détaché de l’Institut des sciences politiques et sociales, le Département de communication sociale acquiert son indépendance. L’autonomie nouvelle va de pair avec la création d’un nouveau diplôme : le graduat en communication sociale –préfiguration de l’actuel Diplôme en communication– ouvert aux étudiants d'autres facultés.

De Leuven au "Lavoisier"

1976. Le département déménage des anciens bâtiments de la rue Van Even de Leuven vers les locaux provisoires du "Lavoisier" à Louvain-la-Neuve. A la même époque, le programme de licence est profondément remanié, tendant vers une plus grande spécialisation des études.

Les étudiants doivent opter pour une des trois "majeures" nouvellement instituées. La première, intitulée "Information" regroupe les cours de presse. La deuxième est appelée "Relations publiques". La troisième —sans conteste une nouveauté— est baptisée "Animation" et s'imprègne de la critique du pouvoir de cette époque.

Autre innovation, un large emprunt est fait dans la constitution du programme à des cours dispensés par d’autres départements et facultés.

Un déménagement, des programmes régulièrement adaptés

1981. Le département s'installe dans ses nouveaux locaux, ruelle de la lanterne magique. Le programme de cours est restructuré en trois phases principales :

  • une phase de cours fondamentaux et pluridisciplinaires
  • une phase de cours de recherche et d’expérimentation ainsi que de séminaires-laboratoires
  • une phase nommée "Détermination et synthèse", dans laquelle les étudiants sont appelés à faire un choix entre trois orientations : "Pratiques de communication", "Information" et "Technologie et langage".

Désormais, les cours faisant partie du portefeuille du département dépassent la quarantaine.

Dans le même temps, l’équipe d’enseignants s’est renforcée : aux Jean-Claude Baffrey (1966), Enrico Carontini (1968), Paul M.G. Lévy (1968), le Père Lucien Guissard (1968), viennent s’ajouter successivement Jacques Piel (1970), André Berten (1971), Jean Lohisse (1973), Gabriel Ringlet (1975), Axel Gryspeerdt (1976), Jean-Pierre Meunier (1978), Jean-Marie Delmée (1978), Frédéric François (1978), Armand Pirard (1978) et Jacques Polet (1979).

1984. Le programme est remanié, avec la volonté d’accentuer le profil "généraliste" des étudiants. La même année, le graduat évolue en Diplôme en communication sociale.

Depuis 1989, le département participe aux programmes Erasmus, qui permettent aux étudiants de l’UCL de réaliser une partie de leur "cursus" en France, au Portugal, en Grande-Bretagne ou en Grèce et réciproquement d’accueillir leurs homologues au sein du département.

1991. L’appellation officielle du département devient "Département de communication", abandonnant le qualificatif de "sociale". En même temps se créent deux unités de recherche : l’Unité de récit médiatique (RECI) et l’Unité de recherche en communication (RECO).

Le programme de licence est revu. Il conserve les cycles de cours fondamentaux et généraux des versions précédentes, mais décloisonne les secteurs, et s'adjoint différents compléments pluridisciplinaires, empruntés à d’autres programmes de licence de l’UCL. Le Diplôme en communication, lui, propose désormais deux orientations distinctes : "Communication sociale" et "Journalisme".

1993-95, création de centres de recherche Dans la foulée de l’apparition des unités de recherche naissent deux centres de recherche : l’Observatoire du récit médiatique (ORM) en 1993 et le Groupe de Recherche en Médiation des Savoirs (GReMS) en 1995. Ceux-ci participent activement au développement de la discipline.

Cet apport se concrétise d’ailleurs très rapidement par l’ouverture, en 1994, d’une Maîtrise en communication (3e cycle), rebaptisée dès l’année suivante Diplôme d’études approfondies en communication (D.E.A.).

1994, naissance de la revue "Recherches en communication... 1994. Naissance de la revue du département "Recherches en communication" qui se veut dès le départ internationale, ouvrant ses pages aux chercheurs étrangers.

1996. Nouvelle réforme de la Licence, dont l'innovation essentielle réside dans l’étude des multimédias, inspirée des travaux des équipes de recherche. Les "Fondements de la communication" forment un tronc commun qui regroupe les matières théoriques prncipales. En abordant l’Approche spécialisée, l’étudiant fait le choix d’une orientation : "Information et journalisme" ou "Communication", cette deuxième orientation comportant deux domaines d’application : "Médiation des savoirs" ou "Médiation institutionnelle".

Le Diplôme en communication se voit doter d’une troisième orientation : "Théories de la communication" destinée aux étudiants auxquels manqueraient les bases théoriques suffisantes pour aborder le DEA.

1999. Création d'un troisième centre de recherche : le Laboratoire d'Analyse des Systèmes de Communication d'Organisation (LASCO).

2001. Nouvelle réforme programme : l'orientation information et journalisme se subdivise désormais en journalisme et analyse des médias. Le département inaugure également un nouveau diplôme d'étude spécialisée (DES) en communication multimédia à orientation plus pratique.

2010. L'UCL sépare l'enseignement de la recherche. Le Département de communication devient l'Ecole de communication.

L'Ecole compte actuellement une trentaine d'enseignants à temps plein ou à temps partiel.
 

| 2/09/2010 |