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Le Portrait
Crede mihi : plus est quam quod videatur, imago. Cette phrase d’Ovide est à la base d’un champ de recherche ultérieur du Centre d’Archéologie romaine, celui relatif à l’étude du portrait, entendu comme véhicule de transmission de l’image de l’individu, de sa mémoire, de son rôle social et politique. Le monde romain est la civilisation du portrait par excellence, où l’image de l’empereur, jusqu’à arriver à celle du magistrat municipal local, constituent une des caractéristiques les plus récurrentes et communes à tout l’immense territoire de l’Empire. Comprendre les multiples significations du portrait (imago en latin) est un champ de recherche qui a été, depuis toujours, au centre de l’attention des archéologues et des historiens de l’art antique. Comme tel aussi auprès du Centre d’Archéologie romaine, ce filon de recherche a un rôle primaire sous divers points de vue : l’analyse formelle du portrait et son origine d’instances anthropologiques et sociales ; son lien fort avec les expérimentations idéales du monde grec et les nécessités, typiquement romaines, de la reproduction physionomique de l’individu, jusqu’à arriver à la codification d’une véritable loi que le patriciat romain décrète autour du droit d’image (le ius imaginum). En effet, depuis toujours, l’image est beaucoup plus que ce qu’elle représente : comprendre la série de multiples significations et valeurs du portrait est un défi encore en bonne partie à remporter.
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28/03/2007
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