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Agglomérations mineures en Italie du nord
Centres urbains, agglomérations mineures, peuplement et topographie de la Cisalpine romaine (IV siècle av. J-C. – IV siècle ap. J-C). La recherche s’articule sur divers domaines et parcours qui, considérés dans leur globalité, constituent un système d’analyse méthodologique applicable au problème complexe des sites mineurs d’époque romaine. 1. Une phase fondamentale de la recherche est la fouille archéologique du site de Castelraimondo (dans la région du Frioul Venezia-Giulia, province d’Udine, commune de Forgaria nel Friuli). Il s’agit d’un prestigieux chantier de fouille à la fois scientifique et didactique, financé par des fonds européens. La fouille est dirigée par l’Université de Parme (Italie, directeur Mme le Prof. S. Santoro), mais ouvert à la collaboration avec divers Instituts de recherche en Europe, dont l’UCL. Castelraimondo est un important site archéologique alpin, fortifié, actif entre le IVème s. av.J.C. et le XIVème s. ap.J.C. Les recherches, commencées désormais il y a plus de 16 ans, ont amené à une meilleure compréhension des dynamiques de vie des petits centres de montagne, dans leur évolution tout au long des siècles : Castelraimondo, en fait, né comme petit centre celtique, devient, dans le temps, un lieu de contrôle stratégique romain (présence d’une tour) et un établissement médiéval. Les fouilles ont mis en évidence des structures de défense, des habitations et un quartier productif en particulier lié au travail du fer. Grâce au financement de la Communauté Européenne, Castelraimondo est aujourd’hui un Parc Archéologique et Environnemental qui attire des visiteurs d’Italie, d’Autriche et de Slovénie.
2. A côté de l’étude archéologique sur le terrain, la recherche se compose d’une série d’enquêtes ciblées sur l’approfondissement de quelques problématiques, parmi lesquelles celle relative aux sanctuaires extra-urbains en qualité de centre de peuplement et de diffusion de nouveaux systèmes d’acculturation, dont le « vivre à la romaine ». En effet, le problème de la romanisation est un des nœuds conceptuels les plus importants liés à l’étude des centres mineurs. Comprendre la diversité et le rapport entre urbs et rus, entre la ville et la campagne peut certainement améliorer les modèles interprétatifs des systèmes de vie de l’Antiquité. En ce sens, l’étude des sanctuaires ruraux, souvent constitués de lieux de culte précédents l’arrivée des légions romaines et qui continuent à vivre aussi à l’époque romaine, peut servir à comprendre les stratégies sociales et religieuses adoptées par les Romains pour le contrôle et la soumission des amples aires extra-urbaines.
La synthèse de ces champs de recherche divers mais complémentaires est fondamentale pour comprendre les mécanismes complexes du système de vie romain, articulé dans le contrôle d’abord social et ensuite militaire de diverses réalités d’établissement, la ville, le village, le sanctuaire.
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28/03/2007
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