Fouilles à Torraccia di Chiusi

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Photo aérienne du chantier de fouille de Torraccia di Chiusi durant l'été 2006

Le site archéologique de Torraccia di Chiusi, localité Aiano                    

 

 

 

Situation géographique de la ville de San Gimignano, sur le territoire de laquelle se trouve la fouille de Torraccia di Chiusi, par rapport à la région de Toscane et à la péninsule italique (à gauche)
Logo officiel de la mission de fouille de l’UCL à Torraccia di Chiusi (à droite)

Le site de Torraccia di Chiusi est constitué d’un plateau étroit situé dans la petite vallée formée par le torrent Foci, affluent de l’Elsa, au cœur de la Toscane, entre les villes de Sienne, Volterra et San Gimignano.

Il s’agit d’un site pour lequel le Ministero per i Beni e le Attività Culturali italien a donné à l’UCL l’autorisation de fouille, et qui a comme directeur le Prof. Marco CAVALIERI. A partir de l’été 2005, une équipe de chercheurs, doctorants et étudiants a entamé une série d’enquêtes sur le site, retrouvant les restes d’au moins trois pièces d’une antique villa romaine, datable entre le IVème et le VIème s. ap. J.C. La villa était très probablement beaucoup plus vaste par rapport au résultats de premiers sondages : en fait le mobilier découvert pendant les surveys réalisés sur le site ont montré une dispersion des trouvailles archéologiques sur une superficie d’environs 10.000 m2. Pour l’instant, à l’exception d'un important inventaire de céramiques, nombreux sont les quantités de marqueteries de marbre et de fragments d’enduit peint (à bande de couleur blanc, noir et rouge).

Le but de l’enquête est de fouiller au moins une partie de l’édifice individualisé, d’en étudier le mobilier et d’organiser pour l’année 2009 un colloque international sur les phases d’occupation romaine de la Toscane, région qui est le berceau de la civilisation étrusque. La rencontre/choc entre les mondes romain et étrusque est intéressante et, jusqu’à aujourd’hui, un domaine d’étude peu exploité : les fouilles de Torraccia di Chiusi voudraient l’approfondir à travers l’apport de nouvelles données archéologiques et interprétations historiques.

   
Boucle de ceinture en bronze (VIe s. ap. J.C.) trouvée dans les fouilles de Torraccia di Chiusi (à gauche) Morceau de mosaïque de pavement polychrome à décoration végétale, des fouilles de Torraccia di Chiusi (à droite)

En outre, la vallée du Foci se présente comme un domaine territorial particulièrement fécond de présences archéologiques dès le VIIIème-VIIème s. av. J.C., alors qu’il est vraisemblable que, sur les collines environnantes, existaient des noyaux de fréquentation anthropique, comme cela a bien été relevé par la découverte durant l’été 2005 d’un petit trésor de monnaies romaines républicaines et impériales, avec une fibule en bronze d’époque orientalisante. Ces trouvailles, concentrées près d’une source d’eau antique, encore active aujourd’hui, font émettre l’hypothèse de la présence d’un antique centre de culte des eaux, auquel, dans le temps, se substitua un petit habitat et, au Moyen-Age, à un des hospitia situé le long de la route qui, de Canterbury, conduisait les pèlerins jusqu’aux tombes des apôtres Pierre et Paul à Rome.

   
 Deux moments de la fouille à Torraccia di Chiusi : la petite cloche en bronze pendant et après la fouille accomplie par un étudiant de l’UCL

Il est évident que la fouille de Torraccia di Chiusi soit un projet scientifico-culturel complexe qui, en sinergie avec diverses entités, instituts d’universités nationales d’Europe, prévoit des campagne de fouille, étude, analyse et diffusion de la connaissance du patrimoine archéologique local soit en Belgique, soit en Europe. L’obtention de tel but est programmé au moyen de la réalisation d’une série d’interventions  qui visent, en même temps à l’utilisation de systèmes traditionnels de fouille et d’étude, emploient les technologies et méthodologies les plus modernes appliquées à la recherche : des enquêtes géophysiques aux analyses archéométriques et ses matériaux archéométalurgiques, à la création d’une base de donnée de gestion et d’intégration des données, de reconstitutions 3D, GIS et du paysage antique

La complexité et la grandeur d’un tel projet ont induit a considérer utile de porter à l’attention de la Communauté Européenne le projet: VII Regio. Le cas de la Vallée d’Elsa pendant l’époque romaine et l’antiquité tardive” qui sigla une collaboration entre  l’UCL et les Universités de Florence et de Jena (Allemagne, à son tour liée aux universités de Budapest et Cracovie), offrant à la recherche un plus grand souffle aussi bien sous le profil scientifique que financier. A l’état actuel, le dossier du projet est à l’attention des bureaux communautaires (Programme culture 2007-2013) qui paraîssent manifester un certain intérêt envers une proposition de recherche qui intègre des universités de divers pays européens, ainsi que différentes compétences et professionnalisations.
Il permet, finalement, de bien comprendre comment se traite d’un projet ambitieux, qui compte sur une forte collaboration et sinergie de beaucoup de sujets locaux et internationaux afin de comprendre davantage une problématique historico-archéologique, applicant et expérimentant parfois des nouvelles méthodologies d’étude du patrimoine archéologique, dans un profil d’ouverture aux nouveaux défis d’exigence d’une Europe élargie.

   
Plan des fouilles de Torraccia di Chiusi durant l’été 2006 (à gauche) Logo officiel du projet archéologique européen : “VII Regio. Le cas de la Vallée d’Elsa pendant l’époque romaine et l’antiquité tardive” (à droite)


La fouille, en collaboration avec la Scuola di Specializzazione in Archeologia de l’Université de Florence (Italie) et l’Institut für Altertumswissenschaften de la Friedrich-Schiller-Universität de Jena (Allemagne), est financée par des fonds FSR, FNRS et par la Fondazione Monte Paschi Siena.


Photo panoramique de la fouille de Torraccia di Chiusi


Deux phases différentes du travail archéologique, fouille et dessin. Dans combien de chantiers archéologiques de recherche scientifique, mais aussi de didactique, une part importante de l’activité est demandée aux étudiants des universités participantes au projet.

| 28/03/2007 |