L'UCL au coeur du monde (par M. Francard)

L’UCL est une université internationale. Cette réalité multiséculaire s’est traduite différemment selon les époques, avec des constantes ainsi que des évolutions significatives. Une constante, parmi d’autres : la fidélité aux valeurs humanistes et éducatives qui permettent de concilier les engagements individuels des membres de l’université et les responsabilités de l’UCL vis-à-vis de la société. Une évolution significative récente : l’implémentation du processus de Bologne, dont nous mesurons mieux les effets après la première année du niveau «bachelier».

L’UCL restera-t-elle une université internationale ? C’est l’une des ambitions du Plan de développement qui, en jetant les bases d’une université «forte, saine et efficace», identifie les conditions à rencontrer pour faire face aux défis d’un «espace commun de la formation» devenu rapidement un «marché de l’enseignement supérieur». Un plan de développement qui, en ouvrant le débat sur une nouvelle organisation des missions fondamentales de l’université, nous invite à traiter cette question en référence à nos ambitions d’université européenne, ouverte sur le monde.

La mobilité des personnes et des savoirs, au cœur du processus de Bologne, est une illustration du lien direct entre la qualité de nos engagements internationaux et celle de l’exercice quotidien de nos missions. Que l’on pense par exemple à la nécessité d’élargir la pertinence et l’attractivité de nos formations à des publics nouveaux, en tenant compte de références culturelles multiples et d’exigences de qualité qui iront sans cesse croissant. Ou à l’exigence stimulante d’intégrer la recherche dans des réseaux mis en place, évalués et subventionnés à l’échelle européenne. Ou encore à l’élargissement de nos partenariats à des aires géographiques jusqu’ici peu fréquentées.

Une internationalisation accrue de la formation et de la recherche passe par des initiatives individuelles intégrées dans une dynamique collective, deux composantes qui garantissent la pérennité et la pertinence des partenariats engagés. Elle demande aussi, face à la croissance exponentielle des possibilités qui nous sont offertes, des choix, des évaluations, des priorités.

Mais cela n’est possible que dans une université qui inscrit sa politique internationale au cœur de ses missions fondamentales. Et, réciproquement, dans une université dont la réputation internationale est assurée par la qualité de la formation et de la recherche qui s’y développent. Que cette université soit l’UCL, tel est le défi que nous propose le Plan de développement.

Pr Michel Francard, prorecteur aux Relations internationales

| 2/06/2006 |