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Une approche transversale de la médecine (par J.-F. Denef)
L’interdépendance entre les trois missions de l’université (formation, recherche et service, i.e. les soins aux patients), représente un enjeu considérable dans tout projet de réforme universitaire dans le secteur médical. La formation implique tant la médecine générale que nos deux cliniques universitaires; elle requiert en effet l’apprentissage au chevet du malade. La recherche médicale vit de l’aller-retour entre le lit du malade et le laboratoire selon l’adage (From the bed to the bench and back). Cette symbiose faculté-cliniques a évolué selon les besoins du monde de la santé et du monde universitaire. Depuis 2003, une réflexion a été lancée sur la redéfinition des périmètres et l’élargissement des missions des départements cliniques (le projet dit des départements hospitalo-facultaires ou hospitalo-universitaires) pour mieux les impliquer dans les trois missions, conformément à la nouvelle loi de 2004 sur les hôpitaux universitaires. L’objectif est de davantage responsabiliser les départements cliniques, de rendre le suivi et la répartition des moyens plus cohérents et de renforcer le sentiment d’appartenance à l’UCL. Ce projet s’intègre dans le plan UCL en clarifiant les objectifs de chacun et en développant une culture de l’évaluation via le PACI (projet académique clinique individuel). La gestion différenciée de la recherche et de l’enseignement permet une approche transversale et interdisciplinaire correspondant mieux à leur logique propre et aux réalités du terrain: les écoles de médecine et des sciences biomédicales sont déjà des structures interdépartementales; l’Institut Christian De Duve de pathologie cellulaire a déjà une forte autonomie pour sa recherche. Dans cet esprit, la faculté a créé, depuis 2001, deux commissions, responsables de la gestion spécifique des moyens (personnel PATO et locaux) affectés à l’enseignement et à la recherche. Dans le secteur de la médecine, la réalisation du Plan de développement devrait apporter plus de souplesse et d’autonomie de gestion et permettre des regroupements dans des ensembles plus grands et plus cohérents. Le plan sera aussi l’occasion de réfléchir à l’université de demain, multi-sites, multi-pôles, dans l’académie et avec les Hautes Écoles. Avec ses étudiants UCL (4 200) et ceux des hautes écoles (6 800), les travailleurs, les visiteurs et les usagers du site, c’est plus de 26 000 personnes qui viennent journellement à l’UCL-Bruxelles. Le site n’est pas une ville dans la ville, mais se veut un lieu de vie et d’accueil pour tous. Gérer le site et favoriser le sentiment d’appartenance de tous à la communauté universitaire sont aussi des enjeux importants. Pr Jean-François Denef, prorecteur aux Affaires médicales
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2/06/2006
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