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Une politique de recherche claire et concertée (par R. Keunings)
Un enseignement nourri par la recherche, prodigué par des hommes et des femmes engagés avec passion et créativité dans le développement des connaissances, voilà qui caractérise bien une université moderne telle que l’UCL. À l’heure où le paysage de l’enseignement supérieur connaît une profonde mutation, cette spécificité doit être réaffirmée avec détermination. Le Plan de développement de l’UCL propose une gestion différenciée de l’enseignement et de la recherche, fondée sur l’existence d’entités propres à chacune des deux missions. Les entités d’enseignement et de recherche diffèrent ainsi par leur temporalité, leurs normes de gestion et d’évaluation, et leurs publics-cibles. Ce faisant, ne courons-nous pas le risque de casser le lien vital entre enseignement et recherche, voire même d’introduire une hiérarchie entre ces deux missions fondatrices ? Je ne le pense pas. En réalité, le Plan suggère une structure matricielle dans laquelle une même personne preste dans une ou plusieurs entités d’enseignement et effectue ses travaux de recherche dans une ou éventuellement plusieurs entités de recherche. Il ne s’agit donc pas de créer deux cadres séparés : il est attendu de chacun des membres du personnel qu’il ou elle trouve pleinement sa place dans la «matrice» ! Le lien entre enseignement et recherche est donc assuré par les personnes elles-mêmes. Le Plan contient des propositions alternatives quant aux périmètres des entités de recherche. Les pistes tracées sont multiples : regroupements thématiques et méthodologiques, maintien et création de centres ou instituts rassemblant des chercheurs autour d’un projet commun ou d’infrastructures communes. Il reviendra au groupe de travail «ad hoc» d’évaluer la faisabilité de ces propositions, d’en suggérer d’autres et de dégager des modalités de mise en œuvre éventuelle. Une évidence s’impose : la dynamique de recherche d’une université repose avant tout sur l’initiative des chercheurs eux-mêmes, qui élaborent des propositions de projets individuels ou collectifs. Mais il revient à l’université de soutenir voire de susciter l’éclosion de ces projets, dans le cadre d’une politique de recherche claire et concertée. À cette fin, la mise en place d’entités de recherche souples et adaptatives, atteignant des tailles critiques et regroupant des compétences disciplinaires complémentaires est une des clés du développement harmonieux de la recherche à l’UCL. Pr Roland Keunings, prorecteur à la Recherche
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2/06/2006
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