Le défi de la gouvernance (par J.-J. Viseur)

La gouvernance c’est, selon l’expression de Bertrand de Jouvenel, l’exercice du pouvoir au sein d’une organisation. Essentielle pour l’avenir, elle doit faire l’objet d’une analyse dépourvue de tout a priori et conservatisme et viser une efficacité plus grande par un nouvel équilibre des organes de décision. La gouvernance n’existe pas pour elle-même ni pour les hommes et les femmes qui exercent le pouvoir. Elle est l’instrument premier indispensable à la mise en oeuvre et à la réalisation des réformes.

Une institution aussi complexe que l’UCL appelle une gouvernance qui tienne compte de notre histoire et de nos traditions, de la diversité de nos activités et d’une subsidiarité indispensable mais aussi des difficultés de coordination, des consommations excessives de moyens humains et financiers liés aux doubles emplois, aux dysfonctionnements organisationnels et à l’inadaptation grandissante à notre environnement.

Le rôle, la composition et la mission du Pouvoir organisateur  garantissent les missions de l’UCL. Le Conseil d’administration, par sa composition, inscrit l’université dans la société et assume la responsabilité des voies et moyens de l’université.

L’organisation matricielle voulue par le plan se révèlera particulièrement efficace en raison des activités très différenciées et de plus en plus interdisciplinaires de l’institution. Mais pareille organisation modifie les lignes de décisions et d’arbitrages. Et d’abord  le mode de fonctionnement du Conseil rectoral, comité de direction. Les objectifs à atteindre : le rôle du recteur, premier ministre, interface entre l’université et son environnement universitaire politique et socio-économique, une distribution de responsabilités claires assumées pleinement par chacun des membres du Conseil, une forte cohérence et une efficace collégialité.

Le rôle du Conseil académique, les responsabilités intermédiaires par secteurs, facultés, domaines, niveaux et par sites, l’équilibre à créer entre tous ces organes, le mode de désignation des personnes devront être adaptés pour une application optimale de la réforme.

Innovation, efficacité, audace et équilibre doivent guider la réflexion, mais l’adhésion du plus grand nombre à une nouvelle gouvernance consolidera l’université au service de ses missions et de sa communauté.

Jean-Jacques Viseur, président du Conseil d’administration

 

| 2/06/2006 |