MoDiRisk, une campagne de recensement des moustiques sur le territoire belge
Un projet coordonné par l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, avec l’Université catholique de Louvain (UCL), l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB), Avia-Gis et l’Université de Wageningen
Le 24 avril 2007 - Dans le cadre du projet de recherche scientifique MoDiRisk (Mosquitoes: vectors of Diseases, drivers of change and Risk), la présence et la distribution des moustiques seront examinées au cours d’une vaste campagne de capture qui sera mise en place dans toute la Belgique entre les mois de mai et de septembre, en 2007 et en 2008. A cet effet plus de 900 sites seront échantillonnés.
Le projet est coordonné par l’Institut de Médecine Tropicale (département Parasitologie/Entomologie) en collaboration avec trois autres partenaires belges: l’Université catholique de Louvain (Unité d’écologie et de biogéographie, Centre de recherche sur la biodiversité - UCL) ; l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique, département entomologie (IRSNB), Avia-Gis (Agro-Veterinary Information and Analysis) ainsi qu’un partenaire étranger: l’Université de Wageningen (Laboratoire pour l’Entomologie).
Le but de ce projet est de recenser et inventorier les espèces de moustique présentes en Belgique. La combinaison du réchauffement climatique et de la globalisation du monde peut avoir une influence sur les maladies transmises par les moustiques. La connaissance des espèces de moustiques qui vivent dans notre pays est une première étape dans l’estimation du risque éventuel d’apparition de ces maladies. A ce jour en Belgique, la biodiversité des espèces de moustiques endémiques (locales) et des espèces invasives (exotiques) est très mal connue.
La localisation des 978 sites de capture a été choisie de façon arbitraire. Les propriétaires de ces sites vont recevoir une lettre de la part des chercheurs leur demandant l’autorisation de déposer un piège à moustiques dans leur jardin. A partir du propane, l’appareil émet un très faible flux de CO2, de l’humidité et de la chaleur, combinaison qui exerce une attraction forte sur les moustiques. Le piège, sans danger pour l’homme, l’animal et l‘environnement, doit rester sur place une semaine. Au terme de cette période il sera retiré par un des chercheurs.
Informations:
Dr. Wim Van Bortel
Institut de Médecine Tropicale
Département Parasitologie/Entomologie
Tel: +32 (0)3 247 63 11
wvbortel@itg.be
Prof. Dr. Marc Coosemans
Institut de Médecine Tropicale
département Parasitologie/Entomologie
Tel: +32 (0)3 247 63 12
Prof. Dr. Thierry Hance
Université catholique de Louvain (UCL)
Unité d’écologie et de biogéographie, centre de recherche sur la biodiversité
Tel.: +32 (0)10 47 34 93
hance@ecol.ucl.ac.be