19 octobre 2007 : Journée de rentrée de l'École doctorale

La rationalité théologique

La journée de rentrée de l’Ecole doctorale portait sur la question de la rationalité en théologie. Devant une cinquantaine de personnes (étudiants, doctorants et professeurs), se sont succédés des théologiens venus de différents pays (Allemagne, Suisse, France). Ils étaient invités à partager leur manière de penser la rationalité dans le discours théologique. En introduisant la journée, E. Gaziaux, président de l’Ecole doctorale, soulignait l’urgence de repenser les rapports entre foi et raison pour fonder une théologie qui soit scientifique tout en étant enracinée dans le milieu ecclésial. A l’heure où une théologie confessante est guettée par la tentation du repli communautariste, les théologiens sont appelés à penser à nouveaux frais le statut de la révélation chrétienne dans ses liens à la pensée contemporaine.

Dès le début, Y. Labbé (Faculté de théologie catholique, Strasbourg) a mis en avant l’importance d’une pensée spéculative pour appréhender la révélation (« La rationalité de la révélation »).

Le théologien protestant H.-C. Askani (Faculté de théologie protestante, Genève) a présenté une autre façon d’aborder la question de la rationalité en se basant sur le couple « Parole et Ecriture » (« Théologie et rationalité »).

M. Leiner (Faculté de théologie protestante, Jena) a exposé le statut de la théologie à partir de l’œuvre de Schleiermacher (« Le statut de la théologie »).

En fin de journée, une table ronde réunissait les orateurs et le philosophe Jean Leclercq (Institut supérieur de philosophie, UCL). Ce dernier commenta la journée en insistant sur l’importance de faire le détour par d’autres rationalités pour mieux approfondir la rationalité théologique. Les débats ont montré la nécessité de maintenir « poreuses » les frontières entre la théologie et les autres lieux de réflexion sur le sens, notamment la philosophie et la littérature.