Midis de l'éthique

Les midis de l'éthique se déroulent le mardi de 12h45 à 13h55 précises.
A la Salle du Conseil de la Faculté ESPO (Leclercq 93, Place Montesiqueu 1, Louvain-la-Neuve).
Aucune inscription préalable n'est requise. Accès gratuit. Sandwiches bienvenus.

L'actualité économique dans les médias: lecture critique ou endoctrinement?
Mardi 9/3/2010 12.45-13.55, Salle du Conseil, Leclercq 93, 1 Place Montesquieu, LLN
Midi de l'éthique introduit par Amid FALJAOUI (directeur du Vif et de Trends-Tendances, chroniqueur économique à la RTBF) et Jean SLOOVER (chroniqueur indépendant, ancien collaborateur du Vif et d'Eco-Soir)
Modératrice: Isabelle CASSIERS (UCL/IRES)

A suivre la manière dont l'information économique est diffusée et commentée dans la presse, on a parfois l'impression que la santé économique d'un pays, d'un continent, du monde dans son ensemble est tout entière contenue dans l'évolution des cours de bourse au cours des derniers jours. Les espoirs et les craintes des citoyens sont ainsi étroitement associés aux heurs et malheurs du rendement du capital. Est-ce normal ou est-ce préoccupant? Cela laisse-t-il une place suffisante à la critique des politiques menées par les gouvernements en place, du système bancaire, voire du capitalisme dans son ensemble? Une telle critique fait-elle partie du rôle des journalistes? Quelle part faire dans les médias à l'information et à la prise de position?

Que faire et ne pas faire à Haïti? Perplexités et convictions
Mardi 23/3/2010 12.45-13.55, Salle du Conseil, Leclercq 93, 1 Place Montesquieu, LLN
Midi de l'éthique introduit par Marie-Christine FERIR (responsable des opérations d'urgence à Médecins Sans Frontières Belgique) et Debarati GUHA-SAPIR (directrice du Centre for Research on the Epidemiology of Disasters, Ecole de santé publique de l'UCL)
Modératrice: Catherine GOURBIN (démographe, responsable du Master européen en Action Humanitaire, UCL)

Le séisme de Haïti a fait dix mille fois plus de morts que l'accident de Buizingen, sans même tenir compte de l'impact sur le reste de la population dans un pays ravagé. Nous sommes bien loin de la catastrophe, mais nous sommes riches. Et cette opulence relative nous confère une responsabilité. Mais tout de même nous sommes loin, et donc mal armés pour juger de la manière la plus efficace d'aider, pour distinguer le secours crucial ou l'investissement fécond du gaspillage en pure perte ou de l'action contre-productive. En tant que ressortissants de pays riches et/ou en tant qu'universitaires, y a-t-il des choses qu'il est essentiel que nous fassions, et d'autres qu'il est essentiel que nous ne fassions pas? Quelles actions ponctuelles? Quelles collaborations de long terme? Voire quelles innovations institutionnelles à l'échelle planétaire?

Les scientifiques ont-ils pour mission de façonner l'opinion publique? Le cas du changement climatique
Mardi 20/04/2010 12.45-13.55, Salle du Conseil, Leclercq 93, 1 Place Montesquieu, LLN
Midi de l'éthique introduit par André BERGER (professeur émérite de climatologie à l'UCL) et Jean-Pascal van YPERSELE (professeur de climatologie à l'UCL, vice-président du GIEC)
Modérateur: Philippe BARET (UCL/AGRO)

Le processus par lequel des scientifiques sont parvenus à infléchir profondément la perception publique des problèmes et des solutions en matière de changement climatique est exceptionnelle par sa rapidité, par son ampleur et par l'impact qu'il est en passe d'avoir sur notre mode de vie. Il a aussi soulevé un certain nombre d'interrogation quant au rôle des scientifiques. Pour influencer l'opinion publique dans un sens qui leur semble souhaitable, les chercheurs peuvent-ils/ doivent-ils taire leurs propres doutes, escamoter les précautions oratoires et gommer les marges d'incertitude, dont les médias et les décideurs auxquels ils s'adressent sont d'ailleurs peu friands? Peuvent-ils/ doivent-ils discréditer les contradicteurs, par exemple en insinuant qu'ils doivent être à la solde de l'un ou l'autre lobby?  Doivent-ils/ peuvent-ils accepter de jouer un rôle médiatique, voire politique, plutôt que de se confiner dans la rigoureuse quiétude de leurs laboratoires? Et n'y a-t-il réellement rien de vrai dans l'accusation récurrente selon laquelle il y aurait, dans le chef de certains, la tentation d'exagérer l'urgence ou l'ampleur d'un problème (ou de minimiser l'incertitude quant à sa réalité) afin de faire affluer les financements plus sûrement vers leurs projets de recherche, leurs associations ou leurs congrès?

 

Midis de l'éthique antérieurs
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| contact : Thérèse Davio | 24/02/2010 |