2011-2012
136. Mardi 20/12/2011, La spéculation peut-elle être éthique ?
Midi de l'éthique introduit par Olivier DE SCHUTTER, professeur à l'UCL, rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation, et Koen SCHOORS, professeur d'économie à l'Université de Gand et chroniqueur économique pour le quotidien De Morgen.
Modérateur: Axel GOSSERIES, FNRS et UCL, Chaire Hoover.
La spéculation n'a pas bonne presse. Qu'il s'agisse d'actifs financiers, de propriété immobilières ou de denrées alimentaires, spéculer consiste à prendre (ou garder) possession de biens non en vue de l'usage que l'on peut en faire mais en vue de profiter d'une augmentation attendue de leur prix. Ainsi définie, la spéculation constitue-t-elle une activité économique utile, notamment en réduisant une rareté future, dont elle consiste à exploiter l'anticipation. Est-elle au contraire économiquement nocive, par exemple en raison de l'instabilité qu'induit la prise de risques importants qui lui est inhérente? Est-elle en outre intrinsèquement injuste du fait qu'elle procure à ceux qui s'y adonnent des revenus disproportionnés par rapport à leur contribution productive? Est-elle enfin un mal nécessaire indissociable du fonctionnement normal du marché pour tout bien susceptible d'être thésaurisé? Est-il possible et souhaitable de la supprimer, de la réduire, de la réguler? Si oui, comment?
135. Mardi 29/11/2011, Les titres-service ne servent-ils qu'à subventionner les riches ?
Midi de l'éthique introduit par Philippe DEFEYT (président du CPAS de Namur) et Denis STOKKINK (président du think tank européen Pour la Solidarité).
Modératrice: Isabelle FERRERAS, FNRS & UCL, membre associée de la Chaire Hoover
Les titres-services sont des chèques qui permettent aux ménages de consommer des services de proximité (nettoyage, lessive, repassage, etc.) à très bon marché. La plus grande partie du coût du travail est en effet prise en charge par les pouvoirs publics (13,30 euros par heure de prestation) En outre, les dépenses en titres-service sont déductibles fiscalement. Les défenseurs du dispositif soulignent ses effets bénéfiques en termes de blanchiment du travail en noir et de promotion de l'emploi pour des personnes peu qualifiées. Ses adversaires dénoncent son caractère "anti-redistributif": en fin de compte, les titres-services sont une forme de subvention aux ménages riches, principaux consommateurs des services que le dispositif permet d'acheter à bon marché. Faut-il dès lors supprimer leur déductibilité fiscale, les réorienter, voire les abolir tout à fait? Ou serait-il socialement irresponsable de menacer un secteur aujourd'hui devenu très vaste dont dépend la stabilité de nombreux travailleurs précaires?
134. Mardi 15/11/2011, L'engagement des universitaires doit-il ménager les intérêts de l'université?
Midi de l'éthique introduit par Isabelle STENGERS (professeur de philosophie des sciences à l'ULB) et Antoon VANDEVELDE (Doyen de l'Institut supérieur de philosophie de la K.U.Leuven). Modérateur: David VANDERBURGH, membre du Comité permanent de la Chaire Hoover Le 3 juin 2011, Barbara Van Dyck, chercheuse post-doctorale à la K.U.Leuven a été licenciée en raison de sa participation à une action du Field Liberation Movement. Celui-ci est accusé d'avoir endommagé un champ sur lequel des chercheurs de l'Université de Gand se livraient, en consortium avec l'entreprise multinationale BASF, à une expérimentation sur des pommes de terre génétiquement modifiées. Ce licenciement, qui fait actuellement l'objet d'un recours en justice, suscite un large débat, en Flandre et au-delà, sur les devoirs des universitaires. Barbara Van Dyck n'tant pas poursuivie pour un acte illégal, ce licenciement semble faire appel à une forme nouvelle de devoir de réserve, les employés d'une université étant tenus de ne pas nuire aux intérêts d'autres chercheurs ni à ceux de la recherche scientifique en général. Si personne ne conteste aux employés d'une université le droit de s'engager pour des causes lointaines (y compris usant de violence), des contraintes spécifiques peuvent-elles leur être imposées lorsqu'il s'agit des intérêts de l'université elle-même, désormais actrice de "l'économie de la connaissance"?
2010-2011
133. Mardi 26/04/2011, Wikileaks: joue-t-on avec le feu?
Avec Jean-Paul MARTHOZ, membre du conseil de Human Rights Watch (Europe and Central Asia), conseiller du Committee to Protect Journalists (New York), ancien rédacteur en chef de La Libre Belgique, et Marc LEPOIVRE, directeur du programme Europe de l'Institut Royal des Relations Internationales, directeur général honoraire de la DG Presse, Transparence et Communication du Conseil de l'Union européenne,
Modératrice: Séverine DUSOLLIER, directrice du Centre Droit, informatique et société des FUNDP (Namur)
Qu'y a-t-il de neuf dans le phénomène Wikileaks par rapport au whistleblowing, au journalisme d'investigation, à l'espionnage? Peut-il être considéré comme un progrès important vers plus de transparence, plus de démocratie, un meilleur respect des droits de l'homme? Peut-on au contraire en attendre des conséquences perverses du point de vue de la protection de la vie privée ou du fonctionnement de la diplomatie? Quelles règles faut-ils que nos sociétés imposent aux Wikileakers ou que les Wikileakers s'imposent à eux-mêmes pour que les conséquences positives l'emportent sur les conséquences négatives?
132. Mardi 5/04/2011, La concertation sociale a-t-elle un avenir?
Avec Luc DENAYER (secrétaire général du Conseil central de l'économie) et Paul WINDEY (président du Conseil national du travail)
Modérateur: Pierre REMAN , directeur de la FOPES
Quelle signification historique faut-il donner à l'accord interprofessionnel 2011-12? Les relations entre organisations patronales et syndicales se sont-elles fortement modifiées en Belgique depuis le début de ce siècle? Comment devraient-elles évoluer pour être mieux ajustées aux défis d'aujourd'hui, entre autres pour s'adapter aux perspective de réforme de l'Etat fédéral?
131. Mardi 22/3/2011, TV et opinion publique intelligente
Ivan De Vadder (VRT), Johanne Montay (RTBf)
Les médias audiovisuels - et en particulier la TV - peuvent-il vraiment contribuer à former une opinion publique intelligente? Les contraintes de l'audimat et de la concurrence entre émetteurs rivaux ne sont-elles pas telles que la polémique doit primer sur la réflexion, les images sur les raisonnements, l'exhibition des personnes sur la compréhension des problèmes? Si la TV peut tout de même jouer un rôle important dans ce domaine, comment le fait-elle? Et comment peut-elle faire mieux? En utilisant mieux les possibilités de synergie avec l'internet, avec les medias de l'autre Communauté, avec la presse écrite, avec les universités?
130. Mardi 30/11 "Roms: y a-t-il un problème?"
L'expulsion de centaines de Roms à l'initiative du président français Nicolas Sarkozy et les réactions qu'elle a suscités ont attiré l'attention de l'opinion publique de plusieurs pays d'Europe sur "le problème" posé par la présence de Roms sur leur territoire. Mais y a-t-il bien un problème? Et s'il y en a un, en quoi consiste-t-il exactement et quelles politiques publiques appelle-il? Est ce le mode de vie nomade d'une partie (décroissante) des Roms qui pose problème? Est-ce le contraste entre la richesse ostentatoire de certains d'entre eux et la grande précarité apparente de la majorité? Un taux de fréquentation et de réussite scolaires particulièrement bas parmi leurs enfants? Un mode de fonctionnement communautaire - y compris dans ses dimensions religieuse et linguistique - qui rend particulièrement difficile d'échapper à sa communauté d'origine? Ou encore l'existence de pratiques discriminatoires et de préjugés non fondés par exemple quant à leur propension à la petite criminalité?
Avec Koen GEURTS (collaborateur au Centre régional d'intégration Foyer asbl à Molenbeek, auteur de Les Roma de Bruxelles, 2008) et Alain REYNIERS (professeur d'anthropologie à l'UCL, directeur de la revue Etudes Tsiganes).
Modérateur: Jean-Michel CHAUMONT (UCL, Chaire Hoover)
129. Mardi 23/11/2010, Un politologue peut-il être engagé?
Avec Bart Maddens (politologue à la KULeuven) et Pierre Verjans (politologue à l'ULg).
Crise politique aidant, les politologues et autres commentateurs politiques sont de plus en plus présents sur les écrans et sur les ondes, dans les pages de nos journaux et de nos magazines. Mais quelle est leur mission? Est-elle seulement de faire comprendre sur un mode neutre les objectifs, les contraintes et les stratégies des acteurs politiques, voire de formuler sur cette base des pronostics bien documentés? Ou peuvent-ils au contraire laisser paraître leurs préférences politiques, que ce soit en matière socio-économique ou en matière communautaire? Doivent-ils même, en toute honnêteté, baisser le masque de la pseudo-neutralité, expliciter leurs convictions, offrir en public comme en privé des conseils tactiques aux acteurs politiques, voire devenir délibérément eux-mêmes des acteurs politiques en tentant d'influencer l'opinion publique et les décideurs?
Le débat sera introduit par Bart Maddens, professeur de sciences politique à la KULeuven, membre du centre VIVES, père de la "doctrine Maddens", et Pierre Verjans, professeur de science politique à l'ULg, membre du groupe Pavia.
Modérateur: Yannick Vanderborght (UCL, Chaire Hoover)
128. Mardi 7/12/2010, L'égalité entre hommes et femmes à l'université: une chimère?
Avec Katlijn MALFLIET (professeur d'études est-européennes, première femme doyen de la KULeuven, ex-conseillère du Recteur de la KULeuven en matière d'égalité des chances, présidente du Vrouwenraad) et Pascale VIELLE (professeur de droit social à l'UCL, ex-directrice de l'Institut fédéral pour l'Egalité des Femmes et des Hommes).
Modératrice: Nathalie FROGNEUX, professeur à l'UCL, responsable de la mineure "Etudes de genre"
L'équipe rectorale de l'UCL ne comprend pas plus de femmes que son pouvoir organisateur: pas une seule. Pour la première fois de son histoire, la KuLeuven vient de se choisir une femme comme doyen de Faculté. Cette inégalité manifeste entre les hommes et les femmes au sommet de nos institutions universitaires n'est sans doute que le produit de mécanismes qui opèrent dès les première phases de la carrière académique. Est-ce gênant? Si oui, pourquoi exactement? Et comment procéder pour y mettre fin? Cela aurait-il un sens d'imposer des quotas pour l'accession aux différents statuts et fonctions académiques? Y a-t-il un espoir sérieux qu'une politique plus développée d'accueil des enfants ou de prise en compte des grossesses puisse modifier significativement la situation? Se pourrait-il qu'en moyenne les hommes soient plus disposés que les femmes à sacrifier d'autres pans de leur existence à la "rat race" académique?
2009-2010
127. Mardi 20/04/2010 Les scientifiques ont-ils pour mission de façonner l'opinion publique? Le cas du changement climatique
Midi de l'éthique introduit par André BERGER (professeur émérite de climatologie à l'UCL) et Jean-Pascal van YPERSELE (professeur de climatologie à l'UCL, vice-président du GIEC) Modérateur: Philippe BARET (UCL/AGRO) Le processus par lequel des scientifiques sont parvenus à infléchir profondément la perception publique des problèmes et des solutions en matière de changement climatique est exceptionnelle par sa rapidité, par son ampleur et par l'impact qu'il est en passe d'avoir sur notre mode de vie. Il a aussi soulevé un certain nombre d'interrogation quant au rôle des scientifiques. Pour influencer l'opinion publique dans un sens qui leur semble souhaitable, les chercheurs peuvent-ils/ doivent-ils taire leurs propres doutes, escamoter les précautions oratoires et gommer les marges d'incertitude, dont les médias et les décideurs auxquels ils s'adressent sont d'ailleurs peu friands? Peuvent-ils/ doivent-ils discréditer les contradicteurs, par exemple en insinuant qu'ils doivent être à la solde de l'un ou l'autre lobby? Doivent-ils/ peuvent-ils accepter de jouer un rôle médiatique, voire politique, plutôt que de se confiner dans la rigoureuse quiétude de leurs laboratoires? Et n'y a-t-il réellement rien de vrai dans l'accusation récurrente selon laquelle il y aurait, dans le chef de certains, la tentation d'exagérer l'urgence ou l'ampleur d'un problème (ou de minimiser l'incertitude quant à sa réalité) afin de faire affluer les financements plus sûrement vers leurs projets de recherche, leurs associations ou leurs congrès?
126. Mardi 23/3/2010 Que faire et ne pas faire à Haïti? Perplexités et convictions
Midi de l'éthique introduit par Marie-Christine FERIR (responsable des opérations d'urgence à Médecins Sans Frontières Belgique) et Debarati GUHA-SAPIR (directrice du Centre for Research on the Epidemiology of Disasters, Ecole de santé publique de l'UCL) Modératrice: Catherine GOURBIN (démographe, responsable du Master européen en Action Humanitaire, UCL) Le séisme de Haïti a fait dix mille fois plus de morts que l'accident de Buizingen, sans même tenir compte de l'impact sur le reste de la population dans un pays ravagé. Nous sommes bien loin de la catastrophe, mais nous sommes riches. Et cette opulence relative nous confère une responsabilité. Mais tout de même nous sommes loin, et donc mal armés pour juger de la manière la plus efficace d'aider, pour distinguer le secours crucial ou l'investissement fécond du gaspillage en pure perte ou de l'action contre-productive. En tant que ressortissants de pays riches et/ou en tant qu'universitaires, y a-t-il des choses qu'il est essentiel que nous fassions, et d'autres qu'il est essentiel que nous ne fassions pas? Quelles actions ponctuelles? Quelles collaborations de long terme? Voire quelles innovations institutionnelles à l'échelle planétaire?
125. Mardi 9/3/2010 L'actualité économique dans les médias: lecture critique ou endoctrinement?
Midi de l'éthique introduit par Amid FALJAOUI (directeur du Vif et de Trends-Tendances, chroniqueur économique à la RTBF) et Jean SLOOVER (chroniqueur indépendant, ancien collaborateur du Vif et d'Eco-Soir) Modératrice: Isabelle CASSIERS (UCL/IRES) A suivre la manière dont l'information économique est diffusée et commentée dans la presse, on a parfois l'impression que la santé économique d'un pays, d'un continent, du monde dans son ensemble est tout entière contenue dans l'évolution des cours de bourse au cours des derniers jours. Les espoirs et les craintes des citoyens sont ainsi étroitement associés aux heurs et malheurs du rendement du capital. Est-ce normal ou est-ce préoccupant? Cela laisse-t-il une place suffisante à la critique des politiques menées par les gouvernements en place, du système bancaire, voire du capitalisme dans son ensemble? Une telle critique fait-elle partie du rôle des journalistes? Quelle part faire dans les médias à l'information et à la prise de position?
124. Mardi 15/12/09: La mission de nos forces armées: devoir moral ou peine perdue?
Midi de l'éthique introduit par Michel VERHULST (amiral en retraite, président de Caritas international) et Claude SELIS O.P. (aumônier honoraire auprès de l'Ecole royale militaire). Modératrice: Valérie ROSOUX (UCL/ISPOLE)
Motivée par des raisons budgétaires, une réduction drastique de l'effectif des forces armées belges est à l'ordre du jour. Par ailleurs, des voix de plus en plus nombreuses et de plus en plus autorisées s'élèvent pour exiger le retrait rapide des soldats belges en Afghanistan. Ce peut être l'occasion d'une réflexion en profondeur sur la mission des forces armées. Dans quelle mesure s'agit-il encore de "défense nationale"? Le rôle confié aux Belges en Somalie, dans les Balkans ou en Afghanistan justifie-t-il les risques auxquels nos militaires y sont exposés? Peut-on concevoir un rôle positif et totalement différent pour ce qui fut un jour le plus prestigieux de tous les métiers?
123. Mardi 1/12/09: Inégalités de revenus
Midi de l'éthique introduit par Baudouin DUBUISSON (Président du CA de la SA Nanocyl) & Robert PLASMAN (professeur à l'ULB, directeur du DULBEA) Modérateur: Pierre REMAN, directeur de la FOPES, UCL
On est devenu complètement fou avec les salaires des patrons ! Sous la pression du marché, ceux-ci ont atteint un niveau excessif... Les bonus sont totalement disproportionnés par rapport au travail et à l'enjeu. Sans compter les parachutes dorés ! Cette fuite en avant donne une image exagérée du capitalisme dans lequel la tension entre les hauts et les bas salaires est devenue bien trop grande et presque impossible à justifier." C'est ce qu'affirme Gerges Jacobs (Trends, 8/10/09), ex-patron des patrons belges et européens. A-t-il raison? Et si les inégalités de rémunération sont effectivement devenues injustifiables, comment agir sur elles? Par des mesures portant sur les revenus primaires? Ou par la fiscalité?
122. Mardi 17/11/09: L'avenir du nucléaire: une décision intelligente est-elle possible?
Midi de l'éthique introduit par Jean-Pierre HANSEN (CEO Electrabel) et Michel GENET (Executive Director, Greenpeace Belgium) Modérateur: Benoit MACQ, prorecteur au service à la société
Faut-il redonner un avenir au nucléaire en Belgique? Pour des raisons à la fois écologiques et budgétaires, la question n'a plus pu être éludée. Et les réponses qu'y apportent le ministre fédéral de l'énergie et les trois ministres régionaux concernés ne sont pas les mêmes. Comment répondre à une telle question de manière "démocratique"? Comment faire pour s'assurer autant que possible qu'on y apportera une réponse "juste"? Quelle place doit être faite, dans le processus de décision, aux pouvoirs publics et aux puissances privées, aux niveaux européen, fédéral et régional, à la presse et aux ONG, aux ingénieurs, aux économistes, voire aux éthiciens?
2008-2009
121. Mardi 3/03/09, Peut-on, doit-on même recourir à une loterie pour réaliser au mieux la mixité sociale à l'école?
Le gouvernement de la Communauté française souhaite augmenter la mixité dans les écoles. Dans ce but, le "décret inscriptions" de la ministre Marie Arena (février 2007) a introduit une règle du type "premier arrivé, premier servi". Le camping devant certaines écoles qui en a résulté a incité le "décret mixité" du ministre Christian Dupont (juillet 2008) à lui substituer un système d'allocation d'élèves qui recourt au tirage au sort en cas de demande excédentaire. La nouvelle formule a encore amplifié le débat: sur la manière la plus efficace et la plus équitable de remédier aux incertitudes résultant des inscriptions multiples, sur le principe même de la légitimité d'une loterie pour déterminer le destin d'un enfant, et, plus fondamentalement encore, sur les raisons de souhaiter une mixité sociale accrue dans les écoles de Wallonie et/ou de Bruxelles. Ces questions ne sont pas propres à la Belgique francophone. Ailleurs, des formules d'allocation aléatoire d'élèves entre écoles tenant compte des préférences des parents et des priorités des pouvoirs publics ont été élaborées et discutées par des universitaires et mises en oeuvre puis améliorées par des pouvoirs publics. Quels sont les objectifs à l'aune desquels ces formules doivent être évaluées? L'une de ces formules est-elle susceptible de fournir à nos ministres de l'enseignement une formule plus adéquate que celles essayées jusqu'ici?
Introduction par Estelle CANTILLON, docteur en sciences économiques (Harvard), chercheur qualifié du FNRS, professeur à la Solvay Brussels School of Business and Economics (ULB), organisatrice du Workshop on School Enrollment Policies (ULB, janvier 2009) et Christian MAROY, docteur en sociologie (UCL), chercheur qualifié du FNRS, professeur à l'UCL, directeur du Groupe interfacultaire de recherche sur les systèmes d'éducation et de formation (GIRSEF) Modérateur: Vincent YZERBYT, professeur de psychologie sociale à l'UCL
120. Mardi 17/03/09, Y a-t-il encore un avenir pour une presse imprimée de qualité?
En Belgique comme à l'étranger, les medias imprimés sont sous forte pression. Tout particulièrement les quotidiens et magazines dits de qualité. Les ventes faiblissent, les restructurations s'accélèrent, les licenciements se multiplient, les faillites menacent. La diffusion des médias audio-visuels constitua un défi sérieux pour la presse écrite. La montée en puissance de l'internet est-elle sur le point de lui porter un coup fatal? Si oui, est-ce grave? L'internet ne fournit-il pas désormais une manière de satisfaire le droit des citoyens à l'information et le besoin d'une opinion publique éclairer de manière plus fine et plus riche, de surplus à un moindre coût économique et écologique, que ne pourra jamais le faire les médias imprimés? Ou bien importe-t-il d'assurer la survie d'une presse écrite de qualité? Si oui, cela exige-t-il une redéfinition majeure du rôle propre du medium imprimé? Si des subventions publiques sont indispensables, selon quels critères doivent-ils être répartis? Et est-il essentiel de préserver, dans chaque aire politique, une pluralité d'organes de qualité, plutôt qu'un seul satisfaisant à des conditions de pluralisme?
Introduction par Bernard MARCHANT, directeur du groupe Rossel, propriétaire (entre autres) des journaux Le Soir, La Meuse, Vlan et Metro et Rik VAN CAUWELAERT, rédacteur en chef de l'hebdomadaire Knack, équivalent flamand du Vif (groupe Roularta) Modérateur: Marc LITS, professeur à l'école de journalisme de l'UCL
119. Mardi 31/03/09, Des referendums pour l'Europe : bon sens ou folie ?
Tant parmi les euro-enthousiastes que parmi les euro-sceptiques, la pratique du referendum au niveau européen suscite des avis fortement divergents. N'est-il pas manifestement pitoyable, en effet, que toute proposition d'amélioration significative de l'efficacité des institutions européennes soit soumise aux aléas d'une consultation populaire dans un certain nombre d'Etats-membres? N'est-il pas carrément loufoque de requérir l'aval de l'ensemble de l'électorat à un document aussi massif et, pour la plupart, illisible qu'un traité constitutionnel? N'est-il pas évident que si on avait du procéder de la sorte pour la création de l'euro, voire même, dans les années 50, pour la création de la CECA et donc la mise en route de tout le processus d'intégration européenne, nous ne serions encore nulle part aujourd'hui? Ou est-il temps de renoncer enfin à la politique du "top-down", à l'intégration forcée imposée aux populations par leurs élites? N'est-il pas au contraire essentiel de consulter le peuple européen, ou plutôt les peuples d'Europe, avant de mettre en oeuvre des traités qui vont les lier irréversiblement? N'est-il pas légitime, en particulier, de donner à chacun d'entre eux un droit de veto sur tout élargissement futur? Ou bien faut-il concevoir tout autrement la pratique référendaire européenne, pas comme l'aval par les peuples d'accords institutionnels complexes et de traités d'adhésion laborieusement négociés au sommet, mais plutôt comme des initiatives populaires portant sur des propositions simples de compétence européenne, portées par des mouvements suffisamment importants dans un nombre suffisant d'Etats membres et soumises au vote de manière groupée tous les cinq ans, à l'occasion des élections européennes?
Introduction par Sophie HEINE, docteure en science politique, chercheuse au Centre d'étude de la vie politique (CEVIPOL), ULB et Jean DE MUNCK, docteur en philosophie, professeur à l'UCL. Modérateur: Vincent DUJARDIN, docteur en histoire, professeur à l'UCL, directeur de l'Institut d'études européennes de l'UCL
118. Mardi 2/12/08, L'abus d'alcool en milieu étudiant: Quelles responsabilités, quelles solutions?
La consommation abusive de boissons alcoolisées a au moins deux conséquences néfastes: l'augmentation du risque d'accidents graves dont le buveur ou des tiers peuvent être les victimes, et l'accroissement du risque de dépendance à long terme à l'égard de l'alcool. Tout le monde semble s'accorder là dessus, comme aussi sur le fait que l'abus d'alcool sévit avec une acuité particulière sur les campus universitaires, dont celui de Louvain-la-Neuve. Qui en est responsable? Des autorités politiques ou académiques trop laxistes? Des producteurs ou distributeurs de boissons trop avides de clientèle? Les étudiants eux-mêmes et leurs organisations? Et surtout qu'y a-t-il lieu de faire? Entre un laissez-faire irresponsable et un paternaliste déplacé, y a-t-il des solutions qui tiennent la route? Et quels sont les principes qui doivent nous guider pour les choisir?
Midi de l'éthique introduit par Raymond GUEIBE (psychiatre, Cliniques St Pierre, Ottignies) et Tangui VAN DER ELST (director corporate affairs, Inbev, Leuven)
Modérateur: Xavier RENDERS, vice-recteur aux affaires étudiantes de l'UCL
117. Mardi 18/11/08, Fondations philanthropiques: altruisme performant et/ou déni de démocratie ?
De la Bill & Melinda Gates Foundation à la Tony Blair Faith Foundation, les fondations privées engagées dans les actions philanthropiques se multiplient, leurs moyens s'accroissent, leur champ d'action s'étend, en particulier dans domaine de l'aide au développement, auparavant l'apanage des Etats, des organisations supranationales et d'ONG largement subventionnées par les pouvoirs publics. Qui pourrait se plaindre de ce qu'une partie de l'argent des riches, au lieu de nourrir encore mieux les riches, serve à alléger un peu la misère des plus pauvres? A fortiori si cet allègement peut se faire plus efficace grâce au know-how développé dans les entreprises capitalistes dont un certain nombre de ces fondations sont issues. Mais les immenses profits dont ce philantrocapitalisme se nourrit ne sont-ils pas eux-mêmes un des nombreux symptômes d'un ordre mondial injuste dont l'action des fondations ne fait que corriger à la marge les effets néfastes? Ne sont-ils pas des moyens qu'il serait légitime, mais s'avère impossible, de confier à des autorités politique pour qu'ils en déterminent démocratiquement l'affectation? Ou bien est-il réaliste d'espérer que les moyens consacrés à la philanthropie transnationale seront à la fois plus abondants et mieux utilisés grâce aux grandes fondations privées qu'elles ne le seraient si les démocraties des pays riches étaient en mesure de s'approprier ce surplus et d'en déterminer l'usage?
Midi de l'éthique introduit par Luc TAYART de BORMS (administrateur-délégué de la Fondation Roi Baudouin, auteur de Foundations: Creating Impact in a Globalised World) et Arnaud ZACHARIE (secrétaire général du Centre national de coopération au développement, chargé de cours à l'ULB)
Modérateur: Christian ARNSPERGER (UCL/Chaire Hoover)
116. Mardi 4/11/08, Le droit à la sécession: droit fondamental et/ou garantie de chaos ?
Le Kosovo fait sécession de la Serbie, et l'opinion occidentale acquiesce. L'Abkhasie et l'Ossétie veulent se séparer de la Georgie, et l'opinion occidentale fronce les sourcils. En Ecosse, en Lombardie, en Corse en Catalogne, en Flandre, des revendications séparatistes prennent de l'ampleur, et l'opinion occidentale se divise. Quels sont les principes qui peuvent nous guider pour déterminer à quelles conditions une sécession est légitime? Le droit des peuples à l'autodétermination suffit-il à établir pareille légitimité? Ou celle-ci exige-t-elle par exemple que la sécession profite à toutes les parties, ou encore qu'elle soit nécessaire pour réduire les risques de violence?
Midi de l'éthique introduit par Olivier CORTEN (professeur de droit international à l'ULB) et Bruno COPPIETERS (professeur de science politique à la VUB)
Modérateur: Pierre d'ARGENT (professeur de droit international à l'UCL)
2007-2008
115. Mardi 8 avril 2008, Les statistiques sur l’origine ethnique : Un outil légitime pour les politiques sociales ?
Pour mieux concevoir et cibler les politiques de formation, d’emploi ou de réinsertion, d’aucuns suggèrent l’utilisation (parmi d’autres outils) de données statistiques concernant l’origine « ethnique » des personnes. On espère ainsi pouvoir créer des mesures plus adaptées aux divers traits culturels et religieux qui existent dans nos sociétés fortement pluralistes, et aussi pouvoir tordre le cou à toute une série de préjugés concernant de prétendues « prédispositions », dans certaines catégories de la population, à avoir recours aux allocations et aux aides ou à ne pas vouloir s’insérer. Pourtant, si en Belgique un certain consensus semble s’être établi parmi les universitaires en faveur de la mobilisation de donnés statistiques ayant trait à l’origine des personnes, de vifs débats se poursuivent en France, où une proportion non négligeable d’intellectuels et de décideurs se montre farouchement opposée à cette idée. De telles statistiques, si elles sont utilisées dans les administrations, exposent-elles certaines catégories sociales et ethniques à des discriminations inacceptables ? Sont-elles, au contraire, porteuses d’une connaissance plus éclairée des réalités complexes de la société actuelle ? Permettraient-elles de mettre au point de meilleures politiques sociales, ou seraient-elle l’alibi d’une « rationalisation » à mauvais escient dans la distribution des aides, certaines populations pouvant éventuellement être considérées comme des « cas désespérés » ? L’effet bénéfique ou délétère de ces statistiques dépend-il de leur mode de collecte, du lieu de leur utilisation – et est-il possible de trouver des dispositifs qui permettraient de s’assurer contre des utilisations discriminatoires de statistiques initialement récoltées dans un but louable ?
Afin de nous aider à y voir clair et à peser les divers arguments techniques, politiques et éthiques en présence, nous avons convié Mateo Alaluf, sociologue à l’Institut des sciences du travail de l’ULB, et Nicolas Perrin, membre du Département des sciences de la population et du développement de l’UCL. Le débat sera animé par Julie Ringelheim, juriste au Centre de philosophie du droit de l’UCL.
114. Mardi 18 mars 2008, Assumer notre passé colonial : Les Belges doivent-ils demander pardon pour le Congo ?
A mesure que l’époque de la prise d’indépendance de nos anciennes colonies disparaît dans les brumes du XXe siècle, la chronique presque quotidienne des troubles profonds qui frappent l’Afrique semble prendre le dessus sur la réflexion concernant notre passé de colons. Pourtant, aux évidentes carences internes de la gouvernance de ces pays s’ajoutent, inévitablement, des facteurs liés au passé colonial et à l’« héritage » laissé par les puissances occidentales. La Belgique porte notamment, qu’elle le veuille ou non, le fardeau de ses décennies de présence au Congo, fardeau ravivé de façon inattendue par la récente « affaire Tintin au Congo ». Que le bilan global de l’épopée de Léopold II doive éventuellement être discuté et nuancé, voire réévalué, c’est une interrogation à laquelle s’attache la recherche historique. Mais que la question de la « faute collective » et d’une possible « demande de pardon » du peuple belge au peuple congolais (au-delà de la seule repentance pour l’assassinat de Lumumba, exprimée par le Ministre belge des affaires étrangères en 2002) reste posée, c’est une donnée non moins évidente. Sommes-nous aujourd’hui « droits dans nos bottes » à l’égard de notre ancienne colonie ? Devrions-nous exprimer des regrets, et si oui, comment ? Mais est-il juste que les Belges d’aujourd’hui portent le poids moral des décisions de leurs ancêtres ?
Deux invitées nous accompagneront dans notre réflexion sur ces questions éthiques délicates. Il s’agit de Sabine Cornelis, directrice de la section « Histoire du temps colonial » au Musée royal de l’Afrique Centrale de Tervuren, et de Colette Braeckman, journaliste au Soir et spécialiste de longue date du Congo. La discussion sera animée par Toon Vandevelde, philosophe et économiste, membre du Centrum voor economie en ethiek et doyen de l’Institut de philosophie de la KU Leuven.
113. Mardi 4 mars 2008, Sacrifier l’emploi à l’environnement ? ArcelorMittal, le bassin liégeois et les permis de polluer
Chaque jour davantage, les inquiétudes sur les effets écologiques de notre production industrielle s’expriment et s’accentuent. La récente polémique au sujet des « permis de polluer », impliquant la Région wallonne, l’entreprise sidérurgique ArcelorMittal et la Commission européenne, a fait ressortir l’un des enjeux les plus importants pour nos économies contemporaines : celui de l’arbitrage, bien nécessaire mais ô combien délicat, entre l’emploi et la sauvegarde de l’environnement. 2000 emplois directs, 6000 emplois indirects « valent »-ils 15 millions de tonnes de CO2 et 300 millions d’euros ? Si oui, qui a le devoir de financer l’achat de ces quotas de pollution : Mittal ou ? Cette affaire a mis une fois encore en exergue certains clivages profonds entre acteurs économiques et décideurs politiques, et elle a montré que le principe même du pollueur-payeur, qui sous-tend la logique des permis de pollution négociables, n’est du goût ni des industriels, ni des acteurs syndicaux. Devoir « importer » les normes de Kyoto en Wallonie, cela implique-t-il de devoir « exporter » la sidérurgie wallonne vers des contrées moins à l’étroit au plan écologique ? Devrons-nous à l’avenir accepter le chômage dans nos bassins industriels comme prix à payer pour un respect accru des normes environnementales européennes et internationales ? N’y a-t-il aucun compromis possible ?
Pour nous aider à ces interrogations urgentes, nous avons invité José Verdin, de la FGTB Liège (section Métal) et participant aux négociations avec Mittal, ainsi que Xavier Desgain, expert des questions industrielles au sein du service d’étude d’ECOLO et. Le débat sera animé par Axel Gosseries, juriste et philosophe, membre de la Chaire Hoover d’éthique économique et sociale de l’UCL.
112. Mardi 11 décembre, Sommes-nous les gardiens de nos "vieux"?
Avec Jean-Louis RENCHON, professeur de droit de la famille et doyen de la Faculté de droit de l'UCL,
et Natalie RIGAUX, professeur de sociologie aux Facultés universitaires Notre Dame de la Paix (Namur)
Modérateur: Jacques MARQUET, professeur de sociologie de la famille à l'UCL
Nous avons la chance de vivre de plus en plus longtemps. Mais ce faisant, nous avons tendance à constituer pour d'autres une charge de plus en plus lourde, que ce soit en termes de pensions de retraite ou d'espace de logement, de soins médicaux ou de services de garde, et surtout peut-être en termes de temps demandé à nos proches. A qui revient-il de supporter cette charge croissante? Certainement au moins en partie à la collectivité avec les ressources que lui fournissent les contributions à la sécurité sociale. Mais elle ne prend pas tout en charge, ou ne le fait qu'à un niveau de qualité ou de confort jugé insuffisant par beaucoup de ses bénéficiaires, ou ne pourrait le faire que d'une manière qui constitue un substitut bien imparfait à des soins prodigués aux personnes âgées par des proches dans le cadre d'une relation d'affection. Les enfants doivent-ils être soumis à une obligation légale d'assurer, directement ou financièrement, une vie digne à leurs parents âgés, quelque distendues voire conflictuelles que soient leurs relations entre eux? Ou peut-on se contenter d'une obligation morale? Et la réponse apportée à ces questions doit-elle être la même que celle apportée aux questions symétriques à propos des obligations des parents à l'égard de leurs enfants majeurs?
111. Mardi 27 novembre, Les écoles musulmanes menacent-elles le pacte scolaire?
Avec Hervé HASQUIN, professeur extraordinaire, président honoraire de l'Institut d'étude de la religion et de la laïcité et recteur honoraire de l'ULB,
et Etienne MICHEL, directeur général du Secrétariat général de l'Enseignement catholique (SeGEC)
Il y a en Belgique des milliers d'écoles catholiques subventionnées par les pouvoirs publics. Il n'existe actuellement qu'une école musulmane bénéficiant du même statut, précairement logée depuis plusieurs années, dans la grande Mosquée du Cinquantenaire à Bruxelles. La création cette année d'une nouvelle école musulmane à Molenbeek fait entrevoir la possibilité du développement d'un réseau d'écoles musulmanes analogue à celui des écoles catholiques. C'est la logique même, semble-t-il, dans un Etat qui se veut religieusement neutre et qui a accepté, en vertu du pacte scolaire de 1959, de prendre en charge l'essentiel des frais de fonctionnement et de personnel des écoles catholiques. Mais le développement d'un tel réseau, rendu possible par la jouissance des avantages garantis par le pacte scolaire, ne risque-t-il pas d'avoir pour effet de diffuser une éducation en tension avec l'égalité des sexes ou d'autres principes constitutionnels? Ne risque-t-il pas surtout de renforcer une ségrégation religieuse, linguistique et sociale qui rende encore plus difficile l'intégration des populations d'origine musulmane? Faute de pouvoir restreindre de manière discriminatoire le champ d'application du pacte scolaire, les risques mentionnés ne vont-ils pas nous forcer à réexaminer celui-ci?
110. Mardi 13 novembre, Sommes-nous les propriétaires de notre image?
On vous photographie ou vous filme à la rue. Avez-vous le droit de vous y opposer? Quel que soit l'usage qui en est fait? Ou seulement si les images sont publiées? Ou bien seulement au cas où elles sont utilisées à des fins lucratives? Et quid s'il s'agit non de l'image de votre personne, mais de celle de votre oeuvre - l'immeuble dont vous êtes l'architecte, la statue dont vous êtes le sculpteur, le banc public dont vous êtes le concepteur - ou encore de l'image d'un de vos biens - la toiture de votre maison, les parterres de votre jardin, le pare-choc de votre voiture. A l'ère des caméras digitales et des zooms hyperpuissants, de Google-Earth et de You-Tube, il est devenu incomparablement plus facile de fabriquer et diffuser des images de nos possessions, de nos créations et de nous mêmes. Les règles qui prévalent aujourd'hui en la matière sont-elles déjà trop restrictives à l'égard des photographes, sites web et autres preneirs ou diffuseurs d'images ? Ou ne le sont-elles pas assez?
Avec Alain Berenboom, professeur de droit de la propriété intellectuelle à l'ULB et Victor Ginsburgh, professeur émérite d'économie à ULB.
Interpellation d'ouverture par Dominique Costermans (UCL), photographe et écrivain.
2006-2007
109. Mardi 17 avril, Faut-il plus de démocratie à l'Université? Ou moins?
Quel que soit le sens précis que l'on donne au terme "démocratique", il n'est pas déraisonnable d'affirmer que l'Université fonctionne d'une manière sensiblement plus démocratique que la grande majorité des autres entreprises publiques ou privées. Faut-il la rendre (encore) plus démocratique? Si non, pourquoi pas? Si oui, pour quelles raisons exactement? Et de quelle manière concrètement? Doit-il s'agir avant tout, par exemple, de désigner le chef de l'entreprise et les responsables aux divers niveaux au suffrage universel des travailleurs concernés? Ou bien faut-il plutôt veiller en priorité à ce qu'à tous les niveaux les décisions importantes ne puissent pas être prises par un responsable seul, mais émanent des délibérations d'organes représentatifs? Ou bien encore l'exigence démocratique doit-elle surtout se manifester dans un impératif omniprésent de transparence dans les décisions, dans leur motivation, dans leur évaluation, avec faculté d'interpeller, voire de démettre les responsables? Ou bien suffit-il d'une conception minimaliste de la démocratie, qui se contente d'exiger que les personnes désignées à une fonction de responsabilité quelconque le soient selon une procédure non-discriminatoire, excluant par exemple que des places au sein du Pouvoir Organisateur de l'Université soient statutairement réservés à des hommes?
Avec Rik Torfs (professeur de droit canon, candidat aux dernières élections rectorales à la KuLeuven) et Eric Dekeuleneer (professeur à la Solvay Business School, ULB, et administrateur-délégué de la Fondation universitaire). Modératrice: Dominique Leydet (professeure de philosophie politique à l'UQAM, Hoover Fellow, Chaire Hoover).
108. Mardi 20 mars 2007, Le code flamand du logement est-il discriminatoire?
Le 6 décembre 2006, le Parlement flamand a approuvé à une large majorité un décret subordonnant l'obtention d'un logement social, pour ceux qui ne connaissent pas le néerlandais, à l'obligation de suivre un cours de langue. Le cours est gratuit. La réussite de l'épreuve finale n'est pas requise. Les personnes handicapées sont exemptées. Le décret ne s'applique pas aux communes à facilités linguistiques. Les défenseurs du décret le justifient par le souci d'accéler l'intégration économique et sociale de la population issue de l'immigration, et en particulier d'améliorer la convivialité dans les logements sociaux. Mais le fait que cette obligation linguistique ne s'impose qu'aux usagers potentiels de logements sociaux, et donc à une population relativement démunie, ne peut-il pas être considéré comme discriminatoire? Le fait que ceux qui ont le néerlandais comme langue maternelle jouissent d'un privilège manifeste ne constitue-t-il pas une discrimination ethnique camouflée? Le fait d'ajouter une condition d'ordre linguistique aux conditions de ressources usuelles n'enfreint-il pas un principe fondamental de droit au logement? Que ce soit ou on son intention, l'imposition de cette condition ne conduira-t-elle pas, dans les communes proches de la frontière régionale, à faire refluer vers Bruxelles et vers la Wallonie une population dont la Flandre préfère se débarrasser? Enfin, l'imposition de cette obligation dans l'intérêt présumé des personnes concernées ne constitue-t-il pas une forme de paternalisme difficilement acceptable dans une société pluraliste?
Avec Jozef De Witte (directeur du Centre pour l'égalité des chances) et Etienne de Callatay (FUNDP et UCL/OPES)
Modérateur: Yannick Vanderborght (FUSL et Chaire Hoover).
107. Mardi 27 février 2007, Le commerce équitable est-il contre-productif?
Le "commerce equitable" connait un succès sans cesse croissant. Mais les défis auxquels il doit faire face deviennent de plus en plus évidents et les attaques dont il fait l'objet se multiplient. Ne manque-t-il pas gravement d'efficacité dans la réalisation des objectifs qu'il prétend servir? Ne détourne-t-il pas l'attention des véritables problèmes engendrés par la mondialisation économique? N'est-il pas inconséquent lorsqu'il accepte une commercialisation de ses produits par des grandes surfaces dont l'éthique prête à controverse. Enfin , ne crée-t-il pas des incitants pervers au détriment des producteurs les plus défavorisés, notamment en restreignant leurs choix de production? Ces divers reproches portent-ils sur des défauts superficiels, auxquels il ne sera pas trop difficile de porter remède? Ou s'agit-il au contraire de problèmes fondamentaux qui obligent de revoir drastiquement à la baisse les espoirs qu'il est raisonnable de placer dans le commerce équitable?
Avec Miguel de Clercq (Directeur de Max Havelaar) et Cédric Duprez (économiste aux Facultés universitaires de Namur). Modérateur: Axel Gosseries (UCL/ISP et Chaire Hoover).
106. Mardi 12 décembre 2006, Aéroport: Une répartition équitable et efficace des nuisances est-elle possible?
Tout aéroport qui n'est pas localisé dans un désert engendre des nuisances acoustiques et des risques, fût-ce légers, d'accident, pour ses riverains. Les répartir de manière efficace exigerait de minimiser le nombre de riverains affectés et donc de concentrer les nuisances - autant que techniquement possible - sur les zones les moins peuplées. Mais l'iniquité serait alors à son comble: on comprend aisément que les victimes de pareille concentration crieraient à l'injustice. Si l'équité doit prévaloir, il semble au contraire qu'il faille choisir celle des options techniquement possibles qui minimise les nuisances imposées à ceux à qui on en impose le plus, et donc opter pour une dissémination maximale des vols, indépendanmment de la densité de la population. L'efficacité et l'équité sont-elles vraiment incompatibles? Ou y a-t-il moyen de les réconcilier - en tablant par exemple sur une auto-sélection des riverains, sur l'ajustement spontané des valeurs immobilières ou sur des compensations adéquatement calibrées - pour produire une solution impartiale et sage à ce problème tenace, cauchemar récurrent d'une séquence déjà longue de ministres fédéraux des transports?
La discussion sera introduite par Benoit GAILLY (professeur à la Louvain School of management, habitant du "Oostrand" de Bruxelles) et Michel ALLE (professeur à l'Ecole de commerce Solvay, directeur financier de la SNCB, ancien directeur financier de l'Aéroport de Bruxelles-National (BIAC)
Modératrice: Isabelle CASSIERS (UCL/IRES), membre associée de la Chaire Hoover
105. Mardi 28 novembre 2006, Universités: Faut-il jouer le jeu des rankings ?
Publié dans le Times Higher Educational Supplement du 6 octobre 2006, le classement international le plus récent fait de l'UCL la meilleure université du pays. Notre Recteur n'est sans doute pas le seul à y avoir vu "une splendide reconnaissance du travail fourni par tous les membres de l'UCL" ni à considérer que "faire figurer l'UCL parmi les dix meilleures universités complètes en Europe" constitue un objectif digne d'être poursuivi. Mais en attachant pareille importance aux rankings, n'entre-t-on pas dans une logique qui va creuser l'inégalité entre les universités, induire entre elles une concurrence coûteuse pour les services des professeurs le plus susceptibles d'améliorer leurs scores, dévaloriser les universités périphériques qui n'ont aucune chance de se hisser parmi les "top 500", et les inciter toutes à négliger celles de leurs missions dont les rankings ne tiennent aucun compte? Dans un contexte où la mobilité croissante des étudiants comme du personnel fait de la publication d'indicateurs certes approximatifs un facteur déterminant de la réputation, donc de l'attrait, donc de la qualité du recrutement d'une université, s'engager dans ce jeu n'est-il pas au contraire indispensable pour ne pas être entraîné dans un irréversible déclin?
La discussion sera introduite par Jacques DREZE, fondateur du CORE, professeur émérite à l'UCL et Jean-Emile CHARLIER, professeur de scoiologie à la FUCaM et à l'UCL.
Modérateur: Mathieu de NANTEUIL (UCL/IAG), membre associé de la Chaire Hoover
104. Mardi 14 novembre 2006, Sans-papiers: Peut-on, doit-on même enfreindre la loi pour les aider ?
Par définition, les sans-papiers séjournent illégalement sur le territoire national. Certains actes posés pour leur venir en aide ne sont manifestement pas illégaux, à commencer par l'accueil des enfants dans les écoles ou des malades dans les hôpitaux. Mais d'autres le sont: par exemple, cacher délibérément des sans-papiers lorsque la police cherche à les expulser ou leur procurer du travail, nécessairement en noir. Y a-t-il eu des cas de condamnation pour des actes de ce type. Tout en étant légalement condamnables, peuvent-ils être éthiquement légitimes? Faut-il pour cela qu'ils ne profitent d'aucune manière à leurs auteurs? Ou qu'ils soient posés publiquement, constituant par là une forme de désobéissance civile destinée à favoriser une réforme de la loi ? Ou encore qu'ils concernent des personnes particulièrement vulnérables?
La discussion sera introduite par Alexis DESWAEF (avocat de L'Union pour la Défense des Sans-Papiers) et Henri GOLDMAN (coordinateur du département "migrations", Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme)
Modérateur: Fabienne BRION (UCL/DRT), membre associé de la Chaire Hoover.
2005-2006
103. Mardi 25 avril 2006, La fuite des cerveaux : Vecteur caché du développement ou catastrophe humanitaire invisible ?
Grâce à la mondialisation de l’économie, ainsi qu’à l’assouplissement de certaines législations nationales dans les pays développés, la possibilité pour les meilleurs cerveaux du Sud de venir occuper des emplois au Nord s’est accrue. La « fuite des cerveaux », ou brain drain, est devenue une réalité presque banale, même si son étendue exacte est souvent difficile à quantifier. Certains secteurs en Belgique y font parfois massivement appel, comme ce fut le cas récemment dans l’affaire des informaticiens indiens. Certains voient dans ce mécanisme un acquis extrêmement positif de la mobilité des capitaux humains, permettant une meilleure allocation des ressources au niveau mondial. Que, de surcroît, le brain drain permette à des personnes talentueuses de trouver chez nous un emploi qu’elles ne trouveraient pas dans leur pays d’origine, et de renvoyer chez eux une partie de leurs salaires, ajoute de l’eau au moulin de ceux qui pensent que la fuite des cerveaux n’est pas un mal. En revanche, d’autres insistent sur l’effet de déstructuration du tissu social provoqué par l’exode des plus talentueux, dont une bonne partie ne reviendront jamais chez eux – déstructuration d’autant plus problématique que les transferts reçus par les familles restées sur place les mettent dans une position d’assistés. Les paramètres à prendre en compte sont donc multiples et leur entrelacement est complexe. Le brain drain sape-t-il de manière invisible les chances qu’ont les pays du Sud de trouver une réelle trajectoire de développement ? Faut-il le limiter, ou y a-t-il lieu, au contraire, de faire confiance à ces « cerveaux en fuite » pour qu’ils contribuent au décollage et à l’enrichissement de leurs contrées d’origine ?
Pour y voir plus clair, nous recevrons Frédéric Docquier, chercheur FNRS et économiste à l’IRES (UCL) et Erik Rydberg, chercheur au GRESEA (Bruxelles), dont le débat sera modéré par Marcelo Phé-Funchal, doctorant en économie à la Chaire Hoover.
102. Mardi 28 mars 2006, L’homoparentalité, un progrès décisif ou un pas de trop ?
Depuis peu, un certain nombre de pays européens ont avalisé le principe de l’accès des personnes homosexuelles à une forme d’adoption. Vue par certains comme le début de la fin des valeurs fondatrices de la famille nucléaire traditionnelle et de ses fondements religieux et culturels, cette réforme a été saluée par d’autres comme le début d’un ère nouvelle d’égalité plus poussée des droits individuels, indépendamment des choix de sexualité. Quelles sont les questions éthiques que pose l’homoparentalité ? Ce que les uns agitent comme la menace la plus grave, les autres le voient comme l’aboutissement nécessaire de la démarche amorcée : la possibilité, pour des couples homosexuels, d’élever des enfants soit adoptés, soit conçus à la faveur des nouvelles techniques de procréation artificielle. Est-on en train de compromettre le droit fondamental de l’enfant à s’inscrire dans une filiation référencée à un père et à une mère (ou à tout le moins à l'ancrage de la procréation humaine dans la différence sexuée), au nom d’une exagération extrémiste du droit des homosexuels à construire leur vie de famille comme ils l’entendent ? Ou bien va-t-on enfin dépasser des tabous aujourd’hui difficilement justifiables, et qui instaureraient une discrimination inacceptable entre des couples hétérosexuels et des couples homosexuels ?
Afin de nous permettre de réfléchir à ces questions éthiques difficiles mais essentielles, nous avons invité Cathy Herbrand, sociologue à l’ULB, et Jean-Louis Renchon, professeur en droit de la famille à l’UCL. Le débat sera animé par John Cultiaux, doctorant en sociologie à l’IAG (UCL).
101. Mardi 21 février 2006, Le partenariat public-privé : S’apprête-t-on à brader nos bijoux de famille ?
Des négociations sont actuellement en cours à la Communauté française pour essayer de mettre en place, dans le domaine de la gestion des bâtiments scolaires, un ou plusieurs partenariats public-privé, appelés aussi « PPP ». L’idée de base d’un PPP est que des acteurs privés sont chargés du financement de certains travaux et, le cas échéant, de la gestion d’infrastructures anciennement sous la tutelle des pouvoirs publics. Un PPP est donc une forme de coopération entre les autorités publiques et les entreprises visant à assurer le financement, la construction, la rénovation, la gestion ou l’entretien d’une infrastructure ou la fourniture d’un service. Les promoteurs de cette idée en espèrent, entre autres choses, une plus grande efficacité dans la gestion du patrimoine public ainsi qu’un renflouement salutaire de finances publiques actuellement bien mal en point. Les adversaires, quant à eux, agitent le spectre d’une privatisation « par la bande » et craignent notamment qu’une logique de la rentabilité et de la compétition marchande ne s’immisce dans un domaine qui devrait rester de l’ordre de la gestion publique. Le projet Milquet-Arena d’un PPP dans le secteur des bâtiments scolaires est-il une manière de mieux équilibrer efficacité et service public, ou bien est-on en train de brader notre patrimoine collectif ?
Pour nous aider à nous orienter dans cette discussion, Kim Moric, avocat chez DLA Piper et spécialiste des PPP, nous proposera une initiation aux mécanismes de base. Ensuite, Jean-Jacques Viseur, secrétaire politique du cdH, et Emmanuelle Havrenne, Secrétaire générale du SeGEC, débattront des enjeux éthiques sous-jacents, sous la bienveillante supervision de Axel Gosseries, chercheur FNRS à la Chaire Hoover.
100. Mardi 13 décembre, Face aux défis des soins de santé: Mieux vaut ensemble ou séparés?
Plus que tout autre secteur de la sécurité sociale, les soins de santé nécessitent de repenser constamment la manière dont la solidarité est organisée. Il ne s'agit pas seulement de s'ajuster au vieillissement de la population. Il s'agit surtout de se positionner et repositionner constamment par rapport à l'explosion des possibilités techniques de prolonger la vie ou d'en améliorer le confort, d'arbitrer inlassablement entre diverses conceptions plus ou moins ambitieuses de la santé, entre différentes manières, plus ou moins risquées, intrusives et onéreuses, de soigner et de guérir, entre la liberté du patient et du médecin et les limites de la prise en charge collective du coût de cette liberté. Pour que la Belgique puisse faire face à temps à ce défi multiforme, ne serait-il pas plus efficace que Flamands et francophones s'organisent chacun à leur manière, sans pour autant renoncer à un financement de l'essentiel du système sur une base nationale? Au lieu de s'enliser coûteusement dans la laborieuse recherche de compromis toujours bancaux, ne serait-il pas mieux qu'ils puissent façonner les uns et les autres, selon leurs propres priorités, la manière dont ils entendent organiser la solidarité avec les malades,? Ou bien l'importance multidimensionnelle des économies d'échelle et la nécessité d'un recouvrement en région bruxelloise imposent-elles au contraire de ne pas perdre son temps à spéculer sur une scission et de persévérer dans la mise en oeuvre d'une stratégie commune qui responsabilise adéquatement les divers acteurs individuels et collectifs?
Ce Midi de l'éthique est le centième depuis la création de la Chaire Hoover en 1991. Il sera introduit par Christian LEONARD, économiste à l'Alliance nationale des Mutualités chrétiennes, co-auteur du rapport Le Vieillissement: un enjeu collectif (ANMC, 2005) et Erik SCHOKKAERT, co-auteur de Health Care Reform in Belgium (KuLeuven, 2003), professeur d'économie publique à la KuLeuven et directeur de son Centrum voor Economie en Ethiek, avec lequel la Chaire Hoover a co-organisé sur ce même thème l'une de ses toutes premières activités (Les enjeux éthiques de la fédéralisation de la sécurité sociale, février 1992). Il sera animé par Philippe VAN PARIJS, responsable de la Chaire Hoover.
99. Mardi 29 novembre, L'enseignement en Communauté française: Quelle stratégie face au désastre?
Désastre? Le mot est sans doute trop fort. Mais c'est en tout cas un bien piètre bulletin que la Communauté française a reçu de la vaste enquête européenne PISA. Non seulement, la compétence moyenne acquise par ses élèves s'avère être parmi les plus basses d'Europe. Mais elle ne peut prétendre racheter une efficacité plus faible par une équité plus grande, puisque l'inégalité de performance en fonction de l'origine sociale y est particulièrement criante. Face à ces constats, quels sont les principes qui doivent guider l'action? Faut-il privilégier l'amélioration de la compétence moyenne ou viser avant tout à réduire les inégalités en fonction du milieu social ou de l'origine ethnique, ou encore tenter d'améliorer autant que possible la compétence minimale en fin de secondaire? Et quels sont les moyens les plus efficaces pour réaliser, sans dérapage budgétaire, les objectifs choisis?
Le débat sera introduit par Nico HIRTT, professeur de physique dans le secondaire, rédacteur en chef de L'Ecole démocratique, auteur de L'école de l'inégalité (Labor, 2004), et Vincent DUPRIEZ, professeur à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'UCL, co-auteur de Le Système d'enseignement de la Communauté française (CRISP, 2003). Il sera animé par Hervé POURTOIS, professeur à l'Institut supérieur de philosophie et titulaire du cours de philosophie de l'éducation
98. Mardi 15 novembre, La Turquie doit-elle devenir "européenne"?
Avec la Turquie, l'Union européenne se trouverait indscutablement transformée. Le turc y rivaliserait avec l'allemand comme première langue maternelle de l'Union; Istamboul avec Londres et Paris comme ville la plus peuplée. Pour la première fois depuis 395, les anciennes capitales des Empires romains d'Orient et d'Occident se retrouveraient dans une même entité politique. Mais surtout sans doute, l'Union inclurait désormais un territoire vase et peuplé à prédominance musulmane. Est-ce la une bonne raison d'exclure l'adhésion de la Turquie, par exemple parce que cela hypothéquerait toute chance de construire une identité européenne forte ou parce que cela intensifierait un conflit entre cultures déjà difficilement gérable. Est-ce là au contraire une bonne raison de l'appeller de ses voeux? Et y a-t-il d'autres raisons décisives pour estimer que la vocation de l'Union européenne est incompatible, temporairement ou définitivement, avec l'inclusion de la Turquie, ou au contraire pour juger que pareille inclusion s'impose d'urgence?
Le débat sera introduit par Herman VAN ROMPUY, député CD&V, ministre d'Etat, et par Huri TURSAN, docteur en science politique (IUE, Florence), chercheuse au département des sciences politiques et sociales de l'UCL. Il sera animé par Valérie ROSOUX, chercheur qualifié FNRS (UCL/POLS)
2004-2005
97. 17 mai 05. Régler les conflits sociaux devant le juge : Équilibrage des forces ou violation des droits syndicaux ? Claude Wantiez, chargé de cours aux FUNDP de Namur et à l'ICHEC, et Gilbert Demez, professeur à l'Institut des Sciences du travail de l'UCL. Le débat sera modéré par Matthieu de Nanteuil, professeur de sociologie à l'Institut d'Administration et de Gestion de l'UCL (Département de Gestion des Ressources Humaines).
96. 19 avril 05. Les dessous privés de la vie publique : Y a-t-il un " devoir de réserve " médiatique pour les personnalités politiques ? Alain Gerlache, directeur de la RTBF-Télévision et ancien conseiller en communication de Guy Verhofstadt, et Jean De Munck, professeur de sociologie à l'UCL
95. 1 mars 05. La Constitution européenne : Cheval de Troie du néo-libéralisme ou amélioration sociale décisive ? Raoul-Marc Jennar (URFIG), Philippe Pochet, directeur de l'Observatoire Social Européen (OSE) et chargé de cours invité à l'UCL.
94. 21 décembre 04. Les brevets: aubaine pour l'université, calamité pour l'humanité? Avec Gilles CAPART (Sopartec) et Bernard REMICHE (UCL/DESO).
93. 7 décembre 04. La transparence des hautes rémunérations: gadget voyeuriste ou progrès décisif? Avec Paul DE GRAUWE (KuLeuven) et Pierre NOTHOMB (Deminor).
92. 23 novembre 04. L'exigence d'intégration: trop loin en Flandre, pas assez en Wallonie? Avec Tinne VAN DER STRAETEN (Groen!) et François TULKENS (FUSL)
2003-2004
91. 20 avril 04. Des quotas pour les immigrés? Avec Matthias STORME (KuLeuven) et Albert MARTENS (KuLeuven) Modératrice: Véronique VAN DER PLANCKE (Centre de philosophie du droit de l'UCL).
90. 30 mars 04. Des études-genre à l'UCL ? Avec Véronique DEGRAEF (Commission européenne) et Walter LESCH (UCL/TECO-ISP). Modératrice: Pascale VIELLE (UCL/DRT, directrice de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes)
89. 16 mars 03. Dutroux: Overdose dans les médias belges? Avec Béatrice DELVAUX (rédactrice en chef du Soir) et Christine MATRAY (conseillère à la Cour de Cassation). Modérateur: Benoit GREVISSE (UCL/COMU).
88. 16 décembre 2003. Bas les voiles à l'école? Introduction par Pierre-François Docquir, assistant au Centre de philosophie du droit de l'Université libre de Bruxelles et Dyab Abou Jahjah, doctorant en science politique à l'UCL. Modération: Fabienne Brion, UCL/DRT.
87. 2 décembre 2003. Faut-il avoir honte de l'amnistie fiscale? Introduction par Yves Delacollette, CEO Deutsche Bank Belgium et Jef Vuchelen, professeur d'économie à la VUB.
86. 18 novembre 2003. La lutte contre le dopage est-elle pire que le dopage? Introduction par Stefan Kesenne, professeur d'économie du sport à l'Université d'Anvers, et Alain Courtois, député fédéral, président du comité de pilotage du programme de management sportif de l'Ecole de Commerce Solvay (ULB); Modérateur: Hervé Pourtois, Chaire Hoover.
2002-2003
85. 29 avril 2003. Quelles langues apprendre à l'école? Avec Guy JUCQUOIS, professeur à l'UCL et président de la Commission "Multilinguisme" du Conseil supérieur de la langue française et Piet VAN DE CRAEN, professeur à la Vrije Universiteit Brussel, secrétaire du Conseil européen pour les langues, coordinateur du Advanced Level Programme for Multilingual Education (ALPME) . Discussion ouverte par Didier VAN EYLL, député régional bruxellois, rapporteur du dossier d'apprentissage des langues au Parlement de la Communauté française. Modératrice : Marie VERHOEVEN, chargé de cherches FNRS au département de sciences politiques et sociales de l'UCL
84. 8 avril 2003. Faut-il instaurer un examen d'entrée à l'Université? Avec Machteld DE METSENAERE, historienne, directrice du Centrum voor Vrouwenstudies, professeur à la Faculté de droit de la VUB,et Jean-Paul LAMBERT, économiste de l'éducation, vice-recteur des Facultés universitaires Saint Louis.Modérateur : François MARTOU, professeur au département des sciences économiques de l'UCL
83. 18 mars 2003. Journalistes et politiques : qui instrumentalise qui ? avec Olivier ALSTEENS, Directeur Général Communication externe, Chancellerie du Premier ministre. Jean-Paul MARTHOZ, rédacteur en chef de La Libre Belgique après avoir été directeur européen de l'information de Human Rights Watch. Modérateur : Benoît GREVISSE, professeur au département de Communication de l'UCL, membre de l'Observatoire du Récit Médiatique.
82. 17 décembre 02. Immoral de vendre des armes? avec Luc MAMPAEY, du Groupe de recherche et d'information sur la paix, et André-Marie PONCELET, secrétaire politique du groupe CDH du Sénat et membre de l'Assemblée générale de la FN. Modérateur: Claude ROOSENS, professeur à l'Unité de science politique et relations internationales de l'UCL, président du Conseil des candidatures ESPO.
81. 03 décembre 02. Haro sur le télétravail?avec Marianne SCHOUTEN, Academic relations manager, IBM Belgium, et Laurent TASKIN, assistant à l'IAG. Modérateur: Anne-Marie KUMPS, administrateur général de l'UCL, co-présidente du Conseil d'administration de la Fondation Hoover.
80. 19 novembre 02. Quel droit de regard sur les syndicats?avec Jean-Philippe CORDIER (Faculté de droit, ULB) et Gilbert DEMEZ (président de l'Institut des sciences du travail, UCL). Modérateur: Armand SPINEUX, professeur à l'Institut d'administration et de gestion de l'UCL, doyen de la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques.
78. 23 avril 02. L'internet à l'assaut de la vie privée avec la participation de Alain STROWEL (FUSL et ULg) et Michel WALRAVE (KuLeuven).
77. 16 avril 02. La 'Corporate Social Responsibility: politique sociale du XXIè siècle?" avec la participation de Etienne DAVIGNON (président de "Corporate Social Responsibility Europe") et Dominique BE (Commission européenne) et Gérard FONTENEAU (conseiller à la Confédération européenne des syndicats).
76. 19 mars 02. Les Chaires sur la sellette avec la participation de Thierry BRECHET (titulaire de la Chaire Lhoist-Bergmans), Marcel CROCHET (Recteur), Michel DUMOULIN (EURO et responsable des Chaires Glaverbel et Interbrew-Baillet Latour), Marie-Paule KESTEMONT ( IAG et co-responsable de la Chaire Tractebel) et Marc LITS (COMU et responsable de la Chaire RTL).
75. 12 mars 02. Les lois de compétence universelle : délit d'immodestie? avec la participation de Pierre d'ARGENT ( chargé de cours invité à la Faculté de droit de l'UCL) et Damien VANDERMEERSCH (juge d'instruction à Bruxelles et maître de conférences à l'école de criminologie de l'UCL).
74. 18 décembre 01. Pouvoir choisir le nom de ses enfants : une liberté dangereuse ? Avec Claudine DRION, membre de la Chambre des représentants et Antoon VANDEVELDE ( KuLeuven). Modérateur: Isabelle FERRERAS (POLS).
73. 4 décembre 01. Göteborg, Gènes, Laeken (?) : la violence est-elle parfois légitime ? Avec Raoul-Marc JENNAR (Oxfam Solidarité) et Nicolas VANDERLUBBE, révolutionnaire mondialiste. Modérateur: Benoît RIHOUX (POLS).
72. 20 novembre 01. La détection des surendettés : ficher pour mieux protéger ? Avec Nadine FRASELLE (DRT), et Olivier DE SCHUTTER (DRT). Modérateur: Pierre REMAN (FOPES).
2000-2001
71. 24 avril 2001. Faut-il abolir l'obligation de vote ? Avec Stefaan FIERS (K.U.Leuven), et Lieven DE WINTER (POLS). Modérateur : Benoit RIHOUX (POLS).
70. 27 mars 2001. Faut-il normaliser la prostitution ? Avec Pascale VIELLE (DRT); et Nadine PLATEAU (Sophia, réseau bicommunautaire d'études féministes en Belgique). Modérateur : Walter LESCH (TECO).
69. 13 mars 2001. Faut-il vraiment autoriser l'euthanasie active ? Avec Bruno DAYEZ FUSL); et Edouard DELRUELLE (Ulg). Modérateur: Didier MOULIN (MD).
68. 12 décembre 2000. Peut-on rire de tout ? Avec Claude JAVEAU (ULB) et Dan VAN RAEMDONCK ( Ligue des droits de l'Homme et ULB). Modérateur: Mike SINGLETON (SPED).
67. 28 novembre 2000. La fuite des cerveaux : catastrophe pour les inégalités Nord-Sud ? Avec Elena SARACENO (Commission européenne) ; Jean-Marc ELA (Université de Yaoundé) Modérateur: Michel POULAIN (POLS).
66. 14 novembre 2000. Listes pédophiles : faut-il museler la presse ? Avec Dan KAMINSKI (DRT) et Pierre LEFEVRE ("Le Soir"). Modérateur: Jacques POLET (COMU).
65. 31 octobre 2000. La réforme fiscale : équitable et efficace ? Avec Pierre WUNSCH (conseiller du Ministre fédéral des Finances Didier Reynders), et Etienne DE CALLATAY (Banque Degroof). Modérateur: François MARTOU.
64. 2 mai 2000. Les placements éthiques : attrape-naïfs ou redoutable instrument du Bien ? Avec Vincent COMMENNE (Banque Triodos), Dirk COECKELBERGH, Banque Bacob ; et Filip GENART, trésorier de l'UCL.
63. 4 avril 2000. L'observatoire des sectes : menace pour la liberté religieuse ? Avec Louis-Léon CHRISTIANS (TECO), membre du Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires et Karel DOBBELAERE (KuLeuven) .
62. 21 mars 2000. La régularisation des sans-papiers : affaire classée ? Avec Serge BODART (magistrat) et Vincent LURQUIN (avocat).
61. 14 mars 2000. Quel avenir pour les "Whistleblowers" ? Avec Paul VAN BUITENEN (Commision européenne).
60. 14 décembre 1999. L'internet à l'école : Faut-il arrêter la fuite en avant?, avec Benoit (Digital Age Design) et Alain Desmarets (Belgacom). Modérateur: Thierry De Smedt (COMU).
59. 30 novembre 1999. Inégaux face au SIDA ?, avec Lise Thiry (ULB) et François Delor (FUSL), modérateur: Christian Arnsperger (ETES).
58. 16 novembre 1999. Faut-il régionaliser les négociations salariales?, avec Marcel Gérard (FUCAM) et François Martou (UCL et MOC), modérateur: Bruno Van der Linden (ECON).
57. 2 novembre 1999. Appartenance ethnique et délinquance: sujet tabou?, avec Marie-Claire Foblets (KuLeuven) et Fabienne Brion (UCL), modérateur: Albert Bastenier (POLS).
56. 4 mai 1999. Identité flamande, identité wallonne : notions dépassées ou porteuses d'avenir ? Avec Ludo Beheydt (UCL) et Jean Pirotte (UCL) .
55. 20 avril 1999. Ethique, université et entreprise : Rencontre avec François Cornélis.
54. 16 mars 1999. L'embargo économique : nouvel instrument de politique étrangère ? Avec Georges Dallemagne (handicap International) et Tanguy de Wilde d'Estmael (UCL), modérateur : Valérie Rosoux.
53. 2 mars 1999. Accroître l'autonomie fiscale des régions : coup de couteau dans la solidarité ? Avec Henri Tulkens (UCL), Philippe Cattoir (UCL) et Frans Vanistendael (KUL), modérateur : Christian Arnsperger.
52. 15 décembre 1998. Faut-il avoir peur d'un A.M.I. ? Avec Anne Peeters (Gresea) et Pierre Defraigne (DG1, CE) .
51. 17 novembre 1998. Demandeurs d'asile : une autre politique est-elle possible ? Avec Luc De Smet (Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides) et Jean-Yves Carlier (UCL) .
50. 3 novembre 1998. Peut-on (re)créer une dynamique électorale fédérale ? Avec Francis Delpérée (UCL) et Kris Deschouwer (VUB) .
1997-1998
49. 21 avril 1998. Le fisc et la morale. Dilemmes et interrogations, avec Jacques Malherbe (UCL) et Robert Cobbaut (UCL) .
48. 31 mars 1998. Le paiement au forfait : ultime planche de salut pour les soins de santé ?, avec Christian Léonard (Mutualités chrétiennes) et Thierry Wathelet (médecin) .
47. 17 mars 1998. Faut-il supprimer les visas ? Une confrontation, avec Giuseppe Callovi (CEC) et Jean-Yves Carlier (UCL) .
46. 3 mars 1998. Le chercheur entre " chiens et loups ". L'engagement des chercheurs et la déontologie de la recherche, dilemmes et interrogations, avec Andrea Rea (ULB) et Marie-Sophie Devreese (UCL) .
45. 16 décembre 1997. Les permanences sociales clientélisme ou écoute du citoyen ?, avec Jean-Paul Snappe (Ecolo), Maggy Yerna (PS) et André-Paul Frognier (UCL) .
44. 2 décembre 1997. La cagnotte de Don Camillo : pour ou contre le financement public des cultes, avec Philippe Grollet (Centre d'action laïque), R.P. Hubert Pirlot et Louis-Léon Christians (UCL), modérateur.
43. 18 novembre 1997. Faut-il dénoncer les maltraitances d'enfants ?, avec Catherine Marneffe (VUB), André Dubois (Cabinet Ministre Onkelinx) et Michel Canivet (UCL), modérateur.
1996-1997
42. 6 mai 1997. Lever le secret bancaire : irresponsable ?, avec Marc Dassesse (ULB et MacKenna & Cuneo), Christian Valenduc (Ministère des finances) et Ron Anderson (ECON), modérateur.
41. 22 avril 1997. Imposer la parité entre hommes et femmes : absurde ?, avec Ada Garcia (POLS), Philippe Lemaire (étudiant du DEC en éthique économique et sociale) et Liliane Voyé (POLS), modératrice.
40. 3 décembre 1996. L'affaire Bosman et l'éthique du sport, avec Christiane Hennau (DRT), Stéphane Kesenne (UFSIA) et Jean Palsterman (TECO), modérateur.
39. 19 novembre 1996. La connaissance des pauvres a-t-elle quelque chose de spécial ?, avec Xavier Godinot (ATD-Quart Monde), Pierre Fontaine (PSP) et J.-P. Hiernaux (POLS), modérateur.
1995-1996
38. 30 avril 1996. Faut-il dépénaliser l'usage des drogues ?, avec G. Bauherz (Hôpital Molière, Bruxelles), B. Bouckaert (Gand) et Dan Kaminski (DRT), modérateur.
37. 19 mars 1996. Coupurtes d'électricité, surendettement : Même problème, mêmes solutions ?, avec N. Fraselle (Observatoire du crédit), L. Hujoel (Comité de contrôle de l'électricité) et Q. Wodon (Chaire Hoover), modérateur.
36. 5 mai 1996. Justice sociale et enseignement supérieur, avec I. Ferreras (AGL), F. Martou (ECON) et V. Vandenberghe (ECON), modérateur.
35. 19 décembre 1995. L'éthique sociale style ULB, avec F. Thys-Clement (ULB), G. Haarscher (ULB) et M. Molitor (POLS), modérateur.
34. 5 décembre 1995. La sinistre alliance de l'assurance et de la discrimination ?, avec J.-J. Gollier (IAG), H. Cousy (KUL) et R. Peeters (IAG), modérateur.
33. 21 novembre 1995. Juges et journalistes : quels droits et quels devoirs ?, avec M. Lits (COMU), H. Bosly (DRT) et G. Ringlet (COMU), modérateur.
32. 7 novembre 1995. L'impôt sur la fortune : évidence ou hold-up ?, avec M. Frank (ULB), O. Lefèbvre (ESPO) et Ph. De Villé (ESPO), modérateur.
1994-1995
31. 2 mai 1995. Droits égaux pour les musulmans ?, avec J. Hallet (Centre pour l'égalité des chances), J. Michot (ISP) et A. Bastenier (ESPO), modérateur.
30. 4 avril 1995. Changer la démocratie pour sauver la solidarité ?, avec G. Roland (ULB), W. Dewachter (KUL) et A. Frognier (ESPO), modérateur.
29. 21 mars 1995. L'éthique et Belgacom, avec B. Remiche (Belgacom) et R. Cobbaut (IAG).
28. 6 décembre 1994. Défense de fumer ?, avec P. Donck (Centre d'Information et de Documentation sur le Tabac) et V. Godding (Cliniques de Mont-Godinne).
27. 22 novembre 1994. Les ambiguïtés de l'aide humanitaire, avec E. Goemare (MSF) et R. Tonglet (Ecole de Santé Publique).
26. 8 novembre 1994. L'éthique sociale d'un Procureur du Roi, avec B. Dejemeppe (Procureur du Roi de Bruxelles) et François Ost (FUSL).
1993-1994
25. 10 mai 1994. Pourquoi l'aide au développement a-t-elle échoué ?, avec A. Kervyn (ECON), J.-C. Willame (SPED) et P. Mathieu (SPED), modérateur.
24. 26 avril 1994. La lutte contre l'exclusion doit-elle passer par l'emploi ?, avec B. Drèze (" 1001 choses à faire "), J.-C. Peto (asbl " La Ruelle ") et M. Nyssens (ECON), modératrice.
23. 29 mars 1994. Les universitaires face aux médias, avec P. Dehez (ECON), Fr. Delpérée (DRT), X. Mabille (CRISP & POLS), D. Hoebeke et J. Tulkens (REUL).
22. 15 mars 1994. Quelle éthique pour (ou contre) le GATT ?, avec H. Pamen (Commission européenne) et J.-F. Sneessens (AGRO).
21. 7 décembre 1993. Éthique du discours politique : le problème de la métaphore, avec J.-P. Meunier (COMU), G. Thoveron (ULB) et A. Gryspeerdt (COMU), modérateur.
20. 23 novembre 1993. La lutte des classes d'âge, avec P. Pestieau (ULg & CORE), M. Loriaux (SPED) et M. Marchand (IAG & CORE), modérateur.
19. 9 novembre 1993. Que serait un partage équitable de la dette publique ?, avec J. Drèze (ECON & CORE), R. Deschamps (FNDP) et Fr. Martou (ECON), modérateur.
18. 26 octobre 1993. Quelle éthique pour nos prisons ?, avec G. Houchon (DRT), P. Reynaert (Prison de Mons) et Fr. Ost (FUSL), modérateur.
1992-1993
17. 27 avril 1993. Flux et reflux de l'émancipation féminine, avec L. Courtois (FLTR), J. Pirotte (FLTR), Fr. Rosart (FLTR) et P. Delfosse (POLS), modératrice.
16. 23 mars 1993. Le capital est-il trop peu taxé ?, avec M. Englert (Bureau du Plan), M. Gérard (FUCAM & IAG) et H. Tulkens (ECON & CORE), modérateur.
15. 9 mars 1993. Embauche et vie privée, avec P. De Jonge (SPE), B. Smeesters (ULB) et G. Warnotte (IAG), modérateur.
14. 2 mars 1993. Les défis de l'économie populaire, avec I. Larrachea (TRAV), M. Nyssens (ECON) et G. Bajoit (POLS), modérateur.
13. 15 décembre 1992. Triomphe de l'individualisme ?, avec L. Voyé (POLS) et R. Rezsohazy (POLS).
12. 1er décembre 1992. Faut-il agir sur la démographie du tiers-monde ?, avec Fr. Lints (AGRO), D. Tabutin (SPED) et I. Yepes (TRAV), modératrice.
11. 17 novembre 1992. Jean-Paul II a-t-il béni l'économie de marché ?, avec J. Drèze (ECON & CORE) et J. Verstraeten (KUL).
10. 3 novembre 1992. Le harcèlement communicationnel, avec A. Berten (ISP), Th. De Smedt (COMU), J.-P. Meunier (COMU) et J. Polet (COMU), modérateur.
1991-1992
09. 2 avril 1992. La discrimination positive est-elle légitime ?, avec Robert Deliège (POLS).
08. 19 mars 1992. Faut-il condamner les révisionnistes ?, avec M. Steinberg (ULB).
07. 5 mars 1992. Les animaux ont-ils des droits ?, avec R. Zayan (PSP).
06. 20 février 1992. Quelle éthique pour l'informatique ?, avec Th. Davio (Namur), Y. Poullet (Namur) et A. Pirotte (IAG), modérateur.
05. 17 décembre 1991. Quelles éthiques pour les nouvelles migrations ?, avec A. Bastenier (POLS), J.-Y. Carlier (DRT), F. Dassetto (POLS), H. Gérard (SPED) et P. Mathieu (SPED), modérateur.
04. 3 décembre 1991. Faut-il limiter l'expansion de la sphère marchande ?, avec J. Delcourt (POLS), R. Leroy (SPED) et M. Canivet (ISP), modérateur.
03. 19 novembre 1991. Justice et soins de santé, avec R. Cobbaut (IAG), N. Fraselle (DRT), M. Marchand (IAG & CORE) et J. Bonmariage (POLS), modérateur.
02. 5 novembre 1991. L'éthique publicitaire, avec P. De Bruyne (POLS), F. Domont-Naert (DRT), W. Hilgers (Test-Achats) et J. Polet (COMU), modérateur.
01. 22 octobre 1991. L'éthique des marchés financiers, avec Ph. de Woot (IAG), R. Cobbaut (IAG), R. Wtterwulghe (IAG) et P. Löwenthal (ECON), modérateur.