Mardis intimes antérieurs

2011-12

285. Why Does Consent Matter?
Mardi 31/01/2012

Abstract
Why does consent legitimise actions? According to one view, we value consent as an expression of autonomy. According another view, we value consent because of the benefits that being able to consent brings us. This debate matters to substantive moral, legal and policital questions, because those who hold the autonomy view tend to treat consent as less easily overuled by other considerations than those who hold the benefit view. In this paper I argue that the benefit view should be preferred to the autonomy view on the ground that, unlike the autonomy view, the benefit view can explain a number of features of how consent actually works in our common moral thinking. These features include: the types of act that can be specified as acts of consent, the conditions under which consent is revocable, and the circumstances under which one can consent on another's behalf.

Bio
Keith Hyams is a Hoover Fellow and a Lecturer in Political Philosophy at the University of Exeter (from July 2012, at the University of Reading).
His research focuses on distributive justice, equality, consent, and the ethics of climate change.

284. The Place of Mutual Advantage
Mardi 13/12/2011
Abstract : The concept of mutual advantage is associated with the idea that plausible principles of distributive justice advance everyone’s interests. Much effort has been spent trying to accomodate this idea while leaving sufficient space for other moral concerns, such as egalitarian ones. Recent opinion increasingly holds that this task cannot succeed, and that the connection between justice and mutual advantage must be rejected. I argue that this opinion overlooks some unexplored methods through which the relation between equality and advantage might be conceived, and begin to examine these methods.
Bio : Daniel Halliday teaches political philosophy at the University of Melbourne. His work focuses on topics in distributive justice, including the foundations of contract theory and the relation between justice and bad luck.  

283. Dilemmas on dilemmas...
Mardi 6/12/2011
Résumé : Suite au Festival des dilemmes éthiques, ce Mich essaiera d'approfondir la notion de "dilemme éthique", en particulier dans ses applications pédagogiques. Partant de cas présentés par les étudiants dans un cours d'analyse critique de la RSE, Matthieu de Nanteuil proposera de distinguer "non dilemme", "faux dilemme" et "dilemme proprement dit". Deux points seront plus particulièrement soulignés : la nécessité de reconnaître l'existence d'un dilemme éthique là
où les conraintes économiques ou politiques tendent souvent à les ignorer ; la mise à jour d'une tension entre plusieurs conceptions du "juste" - ou plusieurs "sens de la justice" - qui ont chacune leur légitimité. Des exemples et des pédagogies seront évoqués, pour ouvrir la discussion.
Bio : Matthieu de Nanteuil est professeur de sociologie à l'UCL. Parallèlement à une réflexion sur les fondements du libéralisme (à travers une comparaison Europe-Amérique Latine), ses travaux portent sur l'analyse critique de la RSE, les liens entre travail et sens de la justice, l'éthique économique et sociale. 

282. Quel rôle doit jouer la famille lors de prélèvements d'organes post-mortem ?
Mardi 22/11/2011
Résumé : Dans l'ensemble de l'appareil législatif belge, la loi régissant le prélèvement et la transplantation d'organes humains peut nous frapper comme étant l'une des plus avant-gardistes d'Europe. Cet exposé traitera de l'un des aspects les plus controversés de la loi belge, aspect sur lequel le Comité consultatif de bioéthique de Belgique, dans son tout récent rapport, n'a pas été en mesure de trancher unanimement : l'abrogation de l'obligation du médecin d'obtenir un accord de la famille d'un donneur décédé pour prélever ses organes. Un plaidoyer en faveur d'une revalorisation du rôle de la famille sera effectuée, et ce, à l'aide de la littérature juridico-normative qui a suivi la publication des théories morales de Jürgen Habermas et Karl-Otto Apel.
Bio: Pierre-Luc Dostie Proulx est assitant et doctorant à l'Institut supérieur de philosophie de l'Université catholique de Louvain et se spécialise en philosophie éthico-politique, en épistémologie et en philosophie du droit.

281. Arendt on individual identity and storytelling
Mardi 8/11/2011. Noelia Bueno Gómez.
Abstract : Individual identity, the answer to the question “who are you?” is, according to Arendt, the story of one person’s political actions (public, free and original actions). Those biographical stories are supposed to be able to collect the revelatory character of somebody’s actions and to inspire other persons without being coactive. My question is: are non-coactive stories in fact possible? Or is storytelling always a more or less explicit attempt to dominate the thoughts and actions of
others?
Noelia Bueno Gómez, holds a degree in Philosophy (Oviedo), a FPU Grant (Spanish Ministry of Education & ESF) and is a visitor of the Hoover Chair

280. La désirabilité d'un schème adversatif
Mercredi 26/10/2011. Dominic MARTIN (doctorant UMontréal et UCL)
Résumé: Dans les contextes de rivalité comme une compétition sportive, le marché ou même un triangle amoureux, nous nous comportons souvent de manière à causer des torts aux autres. Au minimum, nous tentons de satisfaire une préférence (faisant l'objet de la rivalité) aux dépens de la satisfaction de cette préférence pour les autres. Un seul coureur peut être le plus rapide au monde, toutes les entreprises ne peuvent pas augmenter leurs parts de marché et un seul courtisan peut remporter le coeur de l'être aimé. Dans quelle mesure ces comportements sont-ils acceptables?
Je qualifierai les comportements adopter dans la rivalité d'adversatifs. Ils sont acceptables s'ils prennent part à un schème adversatif.
C'est-à-dire un pattern d'interactions sociales accomplissant sa fonction au sein d'une institution sociale par une dynamique de rivalité. Après avoir expliqué les avantages et les problèmes généraux des schèmes adversatifs, je montrerai sous quelle condition il est désirable d'y avoir recours pour façonner nos institutions sociales.
Dominic MARTIN est étudiant au doctorat en philosophie à l'Université de Montréal et à l'Université Catholique de Louvain. Ses intérêts de recherche portent
sur l'éthique économique, les obligations morales dans les contextes de rivalité et le design des institutions économiques.

279. Undercover scientific research: A defence
Mardi 18/10/2011. Jean-Michel CHAUMONT
Abstract: Proeminent sociologists such as Kai Erikson (1967) have advocated a prohibition on covert research. I will present and refute the main arguments against doing research under cover, focusing especially on the issue of consent, I will then argue in defence of a moderate use of covert research, provided that it is not malevolent.
Jean-Michel Chaumont is a sociologist and philosopher, member of the Hoover Chair.

278. Should Marxists be Interested in Equality?
Mardi 11/10/2011. John FILLING (Oxford)
Abstract: What values motivate Marxism? This paper focuses on one candidate, and asks whether Marxists (and indeed anyone on the Left) should be interested in equality. Many of the Analytical Marxists embraced egalitarianism. Yet Classical Marxists denied that equality possessed intrinsic value. This paper deploys the anti-egalitarian arguments of the latter against the egalitarianism of the former. Further, the paper sketches an alternative view of the normative commitments of Marxism, in which self-actualisation is the central value.
Bio: John Filling is the Andrew Fraser Junior Research Fellow in Political Philosophy at St John's College, Oxford. His research interests focus on political theory and the history of political thought. His doctoral thesis was on freedom and organicism in Hegel and Marx, completed under the supervision of G. A. Cohen.

277. Comment sélectionner les participants et les thèmes pour un événement délibératif comme le G1000 ?
Mardi 4/10/2011. Min Reuchamps (FNRS-Ulg/visiteur Hoover)
Résumé : Le G1000, un événement délibératif que la Belgique s’apprête à vivre le 11 novembre 2011, n’échappe pas à deux difficiles questions qui se pose à tout événement délibératif : la sélection des participants et des thèmes. La première interroge la nature de la représentativité de l’événement et par conséquent la manière d’y parvenir (sélection aléatoire ou auto-sélection, recrutement en face-à-face, par téléphone ou encore en ligne). La seconde renvoie au rôle des différents acteurs du processus, de leur place et de leur pouvoir sur celui-ci.
Bio : Min Reuchamps est Chargé de recherches du Fonds de la Recherche Scientifique-FNRS à l’ULg. Il est actuellement visiteur à la Chaire Hoover d’éthique économique et sociale.

276. New faces, new projects
Mardi 20/09/2011.
Mardi intime de la Chaire Hoover: accueil des nouveaux, tour de table des projets
 

2010-11
275. Lucrèce, héroïne ou pécheresse? Sur l'injonction au suicide
Mardi 17/5 /2011
Mardi intime de la Chaire Hoover, introduit par Jean-Michel CHAUMONT (Chaire Hoover)
Depuis des siècles, le suicide de Lucrèce après son viol a donné lieu à de nombreuses interprétations. J'en passerai quelques unes en revue et ensuite j'en proposerai une nouvelle qui voit dans la mort librement choisie le mode d'administration de la preuve le plus adéquat pour établir son "innocence".  

274. L'égalité au bénéfice de tous? Controverses autour du Spirit Level
Mardi 10/05/11
Yannick VANDERBORGHT (FUSL & Chaire Hoover)
Publié en 2009 et déjà traduit dans de nombreuses langues, The Spirit Level des Britanniques Richard Wilkinson et Kate Pickett a suscité - et suscite encore - engouement et controverses. Le livre est désormais une référence incontournable pour de nombreux égalitaristes... mais semble irriter vivement les opposants à l'intervention de l'Etat dans l'économie. Au cours de cette présentation, on reviendra d'abord sur la thèse centrale des auteurs, qui cherchent à démontrer - données à l'appui - que les sociétés égalitaires sont plus performantes à bien des égards: santé, éducation, relations sociales, etc. Dans un second temps, on s'attardera sur quelques-unes des importantes critiques adressées à Wilkinson & Pickett. Peut-on, par exemple, vraiment affirmer que plus d'égalité est bénéfique à tous?
 

273. Towards a Contextual Theory of Linguistic Justice
Mardi 3/05/11
Yael PELED (DPhil Oxford, CREUM Montreal)
Human language is an extraordinarily complex phenomenon, which ties with a multitude of social and political identities. Furthermore, it exhibits a tremendous degree of heterogeneity. For the purpose of formulating a universalist theory of linguistic justice, this intrinsic complexity of language seems to be calling for a deductive reasoning, which draws on real-world linguistic contexts and practices as a basis for normative theorising. The talk discusses some of the theoretical, conceptual and methodological challenges facing theories of linguistic justice, and the different types of reasonings and/or approaches that guide them in addressing those challenges.
 

272. Luck, Markets and Equality
Mardi 15/03/11
Hugh LAZENBY (Oxford University, Hoover fellow)
In this paper I address the question of how we should construe market transactions from the perspective of luck egalitarianism. I begin by examining a simple one-off trading situation where two individuals make offers to one another and neither has made any decisions prior to this interaction. I then consider market interactions where individuals have made independent production decisions prior to their interaction. These investigations show that, due to some risk attaching to each available choice made within the market setting, there will often be a luck egalitarian case for redistribution based on how different individuals experience this unavoidable risk. This point rebuts recent criticisms that have claimed luck egalitarianism is either too permissive or too restrictive with respect to putative inequalities arising from market transactions.
 

271. G. A. Cohen on Exploitation
Mardi 15/03/11
Nicholas VROUSALIS
(post-doc fellow, Chaire Hoover)
Cohen's early work on exploitation takes its cue from his work on historical materialism. It is important because it signals a transitional stage in Cohen's thought, which bridges his movement from Marxism to normative political philosophy. According to the early Cohen, an unjust distribution of worldly resources is a necessary condition for exploitation. I will argue, first, that there is a tension between this view and Cohen's later view, according to which exploitation is 'forced unreciprocated exchange'. There is a tension, and not plain contradiction, because late Cohen still seems to maintain that such exchanges are unjust only when caused by an unjust distribution of worldly resources. I will then argue, with the help of examples, that late Cohen's commitment to, and defence of, 'luck egalitarianism' is inconsistent with the idea that an unjust worldly resource distribution is necessary for unjust extraction, and thus for exploitation. A corollary of this discussion is that a luck-egalitarianism-based theory of exploitation requires a much more refined and fully-worked-out account of moral responsibility than Cohen had.
 

270. La réciprocité chez Adam Smith
Mardi 8/03/11
Benoit WALRAEVENS (Paris I Panthéon-Sorbonne)
Le thème de la réciprocité a été traité en sciences naturelles (la biologie évolutionnaire en particulier) et sociales (anthropologie, sociologie, psychologie) depuis plusieurs décennies. L'intérêt des économistes pour la réciprocité est cependant plus restreint et s'appuyait sur le modèle de l'homo economicus. Mais des travaux récents des économistes comportementaux et expérimentaux ont remis en cause l'hypothèse selon laquelle les comportements de réciprocité ne seraient motivés que par l'intérêt personnel. L'objet du papier est de montrer que les textes d'Adam Smith permettent d'éclairer nombre de débats et de résultats sur la réciprocité en économie, et en particulier les théories de la "réciprocité forte"
 

269. The equal distribution of property: Steiner versus Miller
Mardi 8/03/11
John PEARSON (Universiteit Antwerpen, Hoover Fellow)
Paper of Informal Tuesday Session, Hoover Fellowship
This paper discusses a recent clash over two rival interpretations of Locke's theory of property rights and its application to the question of ownership of the earth's resources. Hillel Steiner argues that Locke's theory needs to be supplemented with equal rights to the value of unimproved natural resources. David Miller argues that property rights should be based on the improvements made to land and other resources. Both theorists reject the other's use of Locke's theory. This paper proposes the use of a thought experiment that demonstrates the possibility of equal opportunities to appropriate natural resources as an alternative to Steiner and Miller's theories of global property rights.
 

268. Le demos de l'entreprise
Mardi 1/03/11
Axel GOSSERIES (Chaire Hoover)
Pour ceux qui sont convaincus que l'entreprise se doit d'être démocratique, une des tâches importantes est d'en circonscrire le demos.
Aujourd'hui, dans la société par actions, seul l'actionnaire est aux commandes - en tout cas en théorie. Etendre le demos au delà de l'actionnaire implique de s'interroger sur le statut d'autres parties prenantes, et en particulier sur la spécificité des travailleurs.

267. La préférence pour le présent est-elle irrationnelle ?
Mardi 01/03/11
Cédric RIO (Université de Poitiers)
Le concept de préférence intertemporelle (time preference) illustre le choix d'un agent entre la consommation d'un bien ou son épargne. Il a été développé en économie dans le cadre des théories du capital mais est également utilisé en philosophie politique, notamment par John Rawls, pour traiter de la justice entre les générations. De manière générale, la préférence pour le présent est perçue comme irrationnelle car elle dénote un comportement incohérent sur l'ensemble d'un cycle de vie et ne permet pas à l'individu de maximiser son utilité. Doit-on donner son aval à une telle proposition ?
 

266. Les Frères musulmans et l'avenir du Moyen-Orient
Mardi 22/02/2011
Brigitte MARECHAL (UCL/ESPO/Centre Interdisciplinaire d'Etudes de l'Islam dans le Monde Contemporain)
 

265. Rawls and Machiavelli: the dream team
Mardi 15/02/2011
Philippe VAN PARIJS on the basis of his forthcoming book, Just Democracy. Political Institutions as Instruments of Social Justice, ECPR Press, 2011. Suppose you discover that there is a conflict between justice and democracy, which should you choose? This is the simple question that triggered the inquiry reflected in the present set of essays. You may dismiss this as a non-question, because your notion of justice is so comprehensive that it entails democracy, or because your notion of democracy is so rich that it encompasses justice. It is sound intellectual policy, however, not to make our concepts too fat. Fat concepts hinder clear thinking and foster wishful thinking. By packing many good things under a single label, one is easily misled into believing that they never clash. I have therefore opted for a thin definition of democracy as a form of collective decision-making that combines three elements: free voting, universal suffrage and majority rule. On close inspection, each of these elements requires further clarification and turns out to be a matter of multi-dimensional degree. And once a plausible conception of social justice is spelled out, albeit only in rough outline, the interesting question turns out to be, not whether democracy or justice needs to be given up when they clash, but how democracy should be structured and constrained in order to best serve the objective of social justice. We don't just need democracy. We need just democracy.
Content of the book:
1. The Rawls-Machiavelli Programme (2011)
2. Justice and Democracy: Are they Incompatible? (1993)
3. Contestatory Democracy versus Real Freedom (1999)
4. The Children's Vote, and Other Attempts to Secure Intergenerational Justice (1998)
5. Should the European Union Become More Democratic? (1997)
6. Power-Sharing versus Border-Crossing in Ethnically Divided Societies (2000)
7. Must Europe Be Belgian? (2000)
8. Belgium Re-Founded (2009)
9. Electoral Engineering for a Stalled Federation (2009, with K. Deschouwer)
10. Anything (even) better than the Pavia proposal ? (2009, with K. Deschouwer)
 

264. Mardi 21/12/2010, L'esclavage aujourd'hui
Nicolas LAINEZ, anthropologue
Comment définir l'esclavage aujourd'hui. Réflexions à partir de son terrain anthropologique au Vietnam, au Cambodge et maintenant à Singapour.

263. Mardi 14/12/10, Philosophie politique et négociations gouvernementales
John PITSEYS, docteur en philosophie (Chaire Hoover), conseiller du parti ECOLO pour les matières institutionnelles.
Auteur d'une thèse de doctorat sur la place de la transparence dans la démocratie, John PITSEYS a participé de très près aux négociations associant depuis plusieurs mois quatre partis flamands et trois partis francophones en vue de la formation d'un gouvernement fédéral. Il proposera à la discussion quelques leçons qu'il tire de cette expérience quant à ce qui est possible et souhaitable quant au mode de discussion et de négociation sur des questions institutionnelles, et quant au rapport que peut entretenir le philosophe vis-à-vis de ce type d'épisode de la vie publique.

262. Mardi 9/11/10, Henri Bergson's conception of time and the life of corporations
Conceição SOARES (Chaire Hoover)
In this paper I would like to introduce the notion of durée elaborated by the early 20th century French philosopher Henri Bergson and explain its relevance for the life of corporations. Bergson's notion of durée is characterized as continuous and heterogeneous. By contrast, space is homogeneous and discontinuous, which means that each part is equal in nature and divisible or external to every other. Durée, on the contrary has the opposite characteristics, its parts are not external to each other and they are interrelated without losing its heterogeneity. Durée is the ontological reality of temporal experience. In Bergson's view, time is an active and immanent synthesis because it keeps and conserves its moments in a continuous movement towards the future. This approach to reality can help us understand the life of corporations and rethink in depth their role in our world, in terms of more sustainability and responsibility.

261. Mardi 2/11/10, Les survivants suspects
Jean-Michel CHAUMONT (Chaire Hoover)
Pourquoi une suspicion similaire s’attache-t-elle à des types de « survivants » aussi différents que des renégats, des femmes violées ou des rescapés de la Shoah ? Je présenterai l’hypothèse selon laquelle le fondement de cette réaction sociale serait à chercher du côté des attentes normatives à l’endroit des prisonniers de guerre durant l’antiquité. Je présenterai ensuite la portée heuristique de cette hypothèse.

260. Mardi 26/10, Les élections sont-elles nécessaires?
Hervé POURTOIS (Chaire Hoover)
Les élections sont-elles bien nécessaires à la démocratie ?
L’élection des gouvernants au suffrage universel est le principe fondamental de la démocratie représentative. Or, les théories contemporaines de la démocratie délibérative avancent souvent que la légitimité démocratique d’une décision politique repose sur les qualités discursives et inclusives de la délibération qui la précède, dans l’espace public et dans les institutions, et non pas sur l’élection de ceux qui sont habilités à la prendre. De fait, ces théories sont souvent invoquées pour justifier le recours croissant à des dispositifs de consultation ou de décision dont les acteurs ne sont pas des élus mais des citoyens « ordinaires » autosélectionnés ou sélectionnés sur une base aléatoire. Ceci soulève une question, très peu traitée par les théories délibératives : les élections au suffrage universel sont-elles nécessaires à la démocratie ? Si oui, comment articuler une légitimité fondée sur l’élection à une légitimité fondée sur la délibération ?

259. Mardi 19/10/10, Basic income, frugality and sociodiversity
Christian ARNSPERGER (Chaire Hoover)
Equality of opportunity should not be simply about giving everyone equal possibilities to participate in capitalism. Ecological as well as psychological facts make it increasingly clear that a substantial part of citizenship ought to be the ability to think critically, and act effectively, "out of the box" of globalized, financialized, industrial or service capitalism. This is a normative conception of radical citizenship. It implies the equal opportunity for everyone to experiment possibly non-capitalist ways of life, anchored in frugality and sustainability. A polity guided by real freedom for all ought to be a "socio-diverse" society with multifarious social experiments going on in real time. A basic income would not be a panacea, but could be a major component of such a radically democratic setup.

258. Mardi 12/10/10, Présentation et défense de la neutralité de l’État
Pierre-Yves BONIN, professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières
Il existe plusieurs façons de concevoir la neutralité de l’État. Une présentation claire et systématique de la neutralité de justification proposée par les « libéraux politiques » (Rawls, Barry, Larmore) montrera qu’il s’agit de la meilleure option et permettra de répondre aux principales objections formulées par ses critiques.

257. Mardi 5/10/10, What is a voluntary choice?
Adina PREDA, Hoover Fellow, doctor in philosophy (Manchester)
The notion of voluntariness is central to many conceptions of justice yet it is under-examined. This paper examines this notion and tries to provide some necessary and sufficient conditions for voluntary choice. More specifically, I want to challenge an account (Olsaretti's) according to which an action is performed voluntarily if it is not chosen because of the lack of an acceptable alternative.
My hypothesis is that the presence of an acceptable alternative is neither a necessary or sufficient condition for voluntariness. It is not necessary because an agent can perform an action voluntarily even when no alternative is available. Conversely, it is not a sufficient condition because an agent can nevertheless perform an action non-voluntarily even when it was not chosen because of the lack of an acceptable alternative.
I want to argue that a degree of freedom of choice is necessary for evaluating the voluntariness of a choice. I would suggest that there is a threshold of freedom of choice above which a choice is made voluntarily although voluntariness can also admit of degrees. If that is the case the presence of an acceptable alternative may be a necessary but not sufficient condition for voluntariness; a further necessary and sufficient condition may have to include comparability of the options available to an agent.

2009-10
256. Mardi 18/5/10, Production intellectuelle à l'ère de l'internet : quel rôle pour le législateur ?
Maxime LAMBRECHT (assistant à la Chaire Hoover)
Avec le développement d'Internet et de la numérisation des œuvres intellectuelles, le régime juridique du droit d'auteur subit une crise d'effectivité sans précédent. La période paraît propice à la recherche d'alternatives au modèle basé sur le monopole d'exploitation de l'auteur.
Suffit-il de compter sur le marché pour trouver de nouveaux modèles économiques assurant un niveau optimal de production intellectuelle ? Ou, dans le cas contraire, existe-t-il une justification non-perfectionniste en faveur d'un soutien public (direct ou indirect) à la création intellectuelle ?
Que penser de la proposition d'instaurer une licence obligatoire autorisant le partage illimité d'œuvres par les internautes en échange d'une garantie de rémunération pour les créateurs ?

255. Mardi 11/5/10, La démocratie insensible
Matthieu DE NANTEUIL (Centre de recherches interdisciplinaires Institution, Développement, Subjectivité (CRIDIS) et IST/LSM.)
S'appuyant sur la critique communautariste et la critique féministe du libéralisme tout en cherchant à les dépasser, ce livre prend au sérieux l'analyse que le Jeune Marx fait du projet libéral, à travers le concept de "l'abstraction réelle". Il rappelle ainsi que, faut de les théoriser, ce projet est pris au piège de ses propres contradictions. Le recours à une normativité abstraite y apparaît en effet comme une nécessité – afin de soutenir une visée d'universalisation – et comme une impasse – il présuppose des êtres humains sans corps ni visage, désincarnés. Loin de superposer ces deux plans de l'analyse, le livre montre que la pensée abstraite n'est ni une donnée naturelle, ni une donnée transcendante : elle est elle-même le reflet de la division du travail, c'est-à-dire du processus matériel qui structure la société dans le libéralisme et ramène le sujet humain à une simple entité abstraite. La division du travail est donc beaucoup plus qu'une simple répartition des tâches : elle désigne avant tout un processus de scission d'avec soi-même, qui permet d'oublier que la rationalité est aussi sensibilité, vécu corporel, chair. Dans cet "oubli", le projet libéral lève une limite anthropologique fondamentale à l'exercice de sa puissance, et se trouve ainsi en mesure de justifier indéfiniment la cohérence supposée de son projet.
A l'inverse, un véritable travail critique s'ouvre ici, qui consiste à réarticuler l'analyse des formes concrètes de vie avec de nouvelles perspectives de transformation sociale : cette articulation passe précisément par la critique des processus de division du travail qui sous-tendent la formation des catégories abstraites tout en occultant le destin réel de la subjectivité. Refusant pour autant le productivisme (avec Arendt) et l'historicisme (avec Merleau-Ponty), le livre nourrit une telle perspective en distinguant le champ économique et le champ politique, et en faisant de la critique une condition de la subjectivité elle-même. Il revisite alors certaines transformations majeures survenues dans le monde du travail salarié, tout en engageant une réflexion critique sur l'espace public démocratique, à partir d'une analyse des mouvements de défense des droits humains et de la notion d'utopie. Il montre ainsi qu'être sujet de et dans son corps a une implication publique : cela ouvre sur une lecture conflictuelle de la modernité, dans laquelle l'aspiration à l'universel suppose une prise en compte du plus singulier. Alimenté par plusieurs enquêtes de terrain, ce livre s'inscrit, sur le plan théorique, dans la perspective d'une phénoménologie critique.

254. Mardi 4/5/10, Two ways of scrapping the duty to elect our representatives: freedom not to vote and selection by lottery
Workshop intime de la Chaire Hoover (WiCh)
with the participation of Annabelle LEVER (University of Manchester and Hoover Fellow) Filimon PEONIDIS (Aristotle University of Thessaloniki, Department of Philosophy Bart ENGELEN (K.U.Leuven, Hoger Instituut voor Wijsbegeerte) Nicholas VROUSALIS (Post-doctoral fellow, UCLouvain, Chaire Hoover) Axel GOSSERIES (UCLouvain, Chaire Hoover) Philippe VAN PARIJS (UCLouvain, Chaire Hoover)

253. Mardi 27/04/10, Y a-t-il une solution "belge" au conflit israelo-palestinien?
Philippe VAN PARIJS (Chaire Hoover)
rentré de faire des conférences aux universités arabe et hébraïque de Jérusalem. Discussion introduite par Bichara Khader (UCL)

252. Mardi 16/3/2010, Conscientious Objection in Medicine
Christopher COWLEY, University College Dublin
In England, as in most European countries, there is effectively a right to an abortion before the 24th week of gestation. And yet according to law, a doctor can refuse to authorise or perform an abortion, citing only his conscience as the reason. Unlike traditional examples of conscientious objection to military conscription, the doctor does not need to be a committed member of a pacifist church, does not need to demonstrate his sincerity before a tribunal, and does not need to compensate for his exemption in some other way. Indeed, unlike the objector to conscription, the doctor could have avoided his dilemma by not becoming a doctor in the first place, or at least by choosing a specialisation (like dermatology, pathology) unrelated to abortion. Of course the doctor might have perfectly intelligible and respectable reasons for opposing abortion, and he can be invited to take part in the public legislative debate by lobbying Parliament or becoming an MP himself. But until the law or healthcare policy is changed, then he has to obey them. After all, the racist doctor is not allowed to conscientiously object to treating patients of particular ethnic backgrounds, for example. In this paper I will examine this powerful argument, and consider some responses to it by the defender of conscientious objection in medicine.

251. Mardi 2/03/10, Pour ou contre l'activation des chômeurs ?
Daniel DUMONT, aspirant FNRS aux Facultés universitaires Saint Louis
Depuis 2004, les chômeurs âgés de moins de cinquante ans sont soumis à une nouvelle procédure dite d’« activation du comportement de recherche d’emploi ». Dans ce cadre, l’Office national de l’emploi (ONEm) convoque à intervalles réguliers les chômeurs en vue d’évaluer l’intensité de leurs démarches de recherche d’emploi ; plusieurs évaluations négatives successives entraînent l’exclusion du bénéfice des allocations de chômage. Depuis sa mise sur pied, cette procédure n’a pas cessé de susciter la controverse. C’est ainsi que du côté francophone, les syndicats et de nombreux mouvements associatifs y voient une forme de « chasse aux chômeurs ». Alors que les sanctions prononcées à l’issue des entretiens d’évaluation ne cessent d’augmenter, le gouvernement fédéral reste pour sa part fermement opposé au retrait de la mesure. On cherchera à clarifier les enjeux de la controverse soulevée par l’activation des chômeurs à partir (1°) d’une brève mise en perspective historique de l’évolution du système belge d’assurance chômage, (2°) d’une présentation rapide de l’architecture juridique de la procédure d’activation et (3°) d’un aperçu de ses effets empiriques les plus tangibles.

250. Mardi 23/02/10, Qu'est-ce qu'un impôt juste?
Edoardo TRAVERSA (UCL/DRT)
La fiscalité est un domaine de tension entre enjeux économiques, sociaux, environnementaux et éthiques qui tantôt convergent, tantôt s'opposent. La définition du concept de justice, appliqué à l'impôt, ne peut se faire sans tenir compte de ces tensions, ni sans ordonner ces enjeux. Le débat se focalisera sur deux distinctions indispensables à toute discussion sur ce thème, à savoir entre la justice de l'impôt et la justice dans l'impôt, d'une part, et les valeurs internes au système fiscal et les valeurs externes à celui-ci, d'autre part.


249. Mardi 16/02/10, Le droit belge face à la diversité culturelle: les principales controverses
Julie RINGELHEIM (UCL, Centre de philosophie du droit), avec la participation de Nicolas BONBLED et Sophie MINETTE (UCL/DRT)
Julie Ringelheim (chargée de recherche FNRS au Centre de philosophie du droit) était la cheville ouvrière d'un colloque organisé le 6 novembre dernier à la Faculté de droit de l'UCL sur le droit belge face à la diversité culturelle. Elle fera écho aux principaux points de divergence (dans l'ordre du de lege ferenda) qui sont apparus ou ont pu être éclaircis à l'occasion du colloque. Nicolas Bonbled (chargé d'enseignement à la Faculté de droit) et Sophie Minette (chercheuse à la Chaire de droit des religions) complèteront cette introduction par une brève présentation de leurs recherches sur des questions étroitement apparentées.

248. Mardi 9/02/10, The Swedish pirate movement: activists, entrepreneurs or criminals?
Johan Söderberg
In the EU parliament election in 2009, the Pirate Party was backed by 7% of the Swedish voters. The issues championed by the pirates, freedom of information and privacy rights, are said to have surpassed the old divide between left-and-right. Indeed, the pirate movement differs from traditional (leftist) social movements in their willingness to blurr the line between political activism and commercial interests. In the seminar I will ask what these traits of the pirates can tell us about the political subjectivities which are emerging together with the new technologies, and what kind of political economy they foreshadow.

247. Mardi 8/12/09, La statistique comme mode de gouvernement: hier, aujourd'hui et demain
Thomas BERNS (ULB, Centre de philosophie du droit), auteur de Gouverner sans gouverner.
Une archéologie politique de la statistique, PUF, 2009. A partir des controverses politiques, morales et même théologiques entourant, au dernier quart du XVIe siècle, le projet de développer des actions de recensement des personnes et des richesses, je proposerai une genèse originale de quelques dispositifs normatifs non juridiques, et même anti-juridiques, à l'œuvre dans les pratiques néolibérales de gouvernement contemporain.

246. Mardi 24/11/09, L'épargne individuelle pour la pension mérite-t-elle un cadeau fiscal?
Tanguy ISAAC & Bernard SWARTENBROEKX
Depuis 1986, la Belgique accorde des réductions fiscales aux citoyens qui souscrivent individuellement à des fonds de pension (formant une partie de ce qu'on appelle le « troisième pilier » des pensions). Ces mesures fiscales, coûteuses pour les finances publiques, sont notamment justifiées par la nécessité de faire face au vieillissement de la population. Nous mettrons à l'épreuve les justifications possibles d'un tel régime fiscal avantageux. La discussion fera suite à une carte blanche publiée dans La Libre Belgique le 4 octobre 2009 et intitulée : « Doit-on subsidier l'épargne pension ? »

245. Mardi 10/11/09, The EU's fundamental freedoms versus fundamental workers' rights
Filip DORSSEMONT (UCL/ DRT)
Two recent judgments of the Court of Justice, Viking (11 December 2008) and Laval (18 December 2008) have seriously undermined the capacity of trade unions to have recourse to collective action (strikes and boycotts) to combat social dumping which flows from the freedom of establishment and the freedom to provide services The case law of the ECJ illustrates a clash between the EU market freedoms and workers' rights (freedom of collective bargaining and the right to take collective action) which have been recognized as fundamental rights in the Constitutions of member States and in international human rights catalogues. Furthermore, it paves the way for a cross border mobility of workers which is at odds with the principle of equal treatment of workers irrespective of their nationality (equal pay for work of equal value). This approach reshuffles the relation between the economic freedoms of workers and of service providers. Workers tend to be commodified as an accessorium of a service provider. It construes labour law as an obstacle to market integration instead as a necessary prerequisite of a social market economy. It creates a clash between the legal order of the European Union on the one hand and those of the Council of Europe, the International Labour Organisation and those of the Member States. Curia locuta sed causa non finite est.

 

244. Mardi 3/11/09, Social justice and varieties of capitalism
Albena AZMANOVA (University of Kent, Brussels Campus, and ex Hoover Fellow)
In assessing the various modalities of welfare capitalism, normative political philosophy typically draws on two major philosophical traditions- republicanism and liberalism, invoking either equality and the public good or, alternatively, individual autonomy, as normative grounds for evaluation. Drawing, instead, on critical theory as a tradition of social philosophy, I advance a proposal for normative comparison of the types of welfare capitalism conducted as 'immanent critique' of the key structural dynamics of contemporary capitalism. My main thesis is that a new mechanism of social stratification has emerged in these societies during the closing decade of the 20th century, as the distribution of life-chances has become a matter of institutionalized exposure to the opportunities and risks inherent in
global economic integration. I thereby seek to develop a research agenda for the operationalization of a normative analysis of capitalism in which the distribution of economic opportunity and risk is measured as a ratio between voluntary and involuntary employment flexibility.

243. Mardi 27/10/2009, Economic justice, a political approach
Enrico BIALE
Which, if any, inequalities can be justified within a just society?
Rawls suggested that, once guaranteed equal basic freedoms and fair equality of opportunities, it is possible to justify socio-economic inequalities if they are necessary to improve the prospects of life of the least advantaged (Difference Principle).
In the last few years G.A. Cohen has challenged such perspective arguing that it is not grounded on an egalitarian principle of justice but on an approximation, maybe the best approximation, to that. In order to correct these ambiguities Cohen develops a radical egalitarian proposal grounded on a conception of strict equality and an egalitarian ethos which ought to regulate people’s choices and behaviors.
In this talk I focus on Cohen’s critiques suggesting that they show some ambiguities in Rawls’ account of justice but they are not compatible with some constitutive ground values of any egalitarian perspective.
I conclude my analysis suggesting an alternative account of economic justice grounded on publicity and public accountability.

242. Mardi 20/10/09, The Property Rights of Future People
Nicholas VROUSALIS
If we make the assumption that future people (will) have moral rights, pace the 'will theory', and that such rights ground duties on present people, then we have to ask what the content of these rights is likely to be. This paper discusses two strategies with respect to future peoples' claims to the use and appropriation of the external world, that is, in connection with their property rights. It proceeds to sketch a private ownership, and a joint ownership strategy for the enfranchisement of future people into the calculus of property rights.

241. Mardi 13/10/09, Towards a Political Conception of Global Justice
Eszter KOLLAR (Luiss University, Rome & Hoover Fellow)
Towards a Political Conception of Global Justice
Theories of global justice seek to answer the question what justice requires beyond the boundaries of states. Their answer is largely dependent on what they take the problem of justice to be and what kind of justificatory strategy they regard as appropriate. I argue in favor of a social practice view of justice and principles justified on political grounds, and explore the possibility of extending the idea to the global context. I discuss some conceptual problems that arise when justifying the requirements of global justice on political grounds, elaborating on the distinction between: a) actual acceptance vs. reasonable acceptability; and b) moral assessment vs. institutional design. Finally, I consider some interpretative problems concerning the global public domain and its allegedly shared political ideals.

240. Tuesday 22/9/09, Valuing Equality and Accordance with Due: an alternative to the liberal-egalitarian approach to justice
Geoff CUPIT (Hoover Fellow, senior lecturer at the University of Waikato, New Zealand, author of Justice as Fittingness, OUP, 1996)
Valuing Equality and Accordance with Due
In Justice as Fittingness I tried to defend the claim that justice is best understood as requiring accordance with due, and where due is understood as desert. I took this to be a view able to support egalitarianism. The argument for equality (from justice) I assumed would be: we are all equals in some fundamental sense; treating us as the equals we are requires that our lives go equally well (in some sense); thus we are due (deserve) equality. But I have come to have doubts about this argument for equality. So I became interested in whether there is some other and better (non-contingent) argument for equality.
If equality is a value, what sort of value is it – a stand-alone value or a value connected to some other value? I take it to be a connected value, and a value connected with the value of achieving accordance with due. In particular, I take it to be connected with ‘taking accordance with due to a higher level’. (‘Accordance with due’ can be interpreted in less and more demanding ways. We will value equality if we value accordance in some more than minimalist way that includes a requirement that where there are no differences in due, there are to be no differences in allocation.)
This is to value equality as avoiding a certain arbitrariness ‘from the due point of view’ and providing a certain kind of order. It gives the value of equality a role when there is ‘excess’ and allocation exceeds due. (This may be often or always if we think there are few or no dues.) I think it also gives equality a role if there is scarcity and not all dues can be met.
But does the argument prove too much? If there is reason to favour taking accordance with due to a higher level, why not think there is reason to favour taking it to the highest level? And isn’t that where there is allocation only if there is due? But valuing accordance with due in that sense seems highly counter-intuitive – and perhaps especially for those who think we have no or few (non-comparative) dues. So is this a problem with arguing for equality in this way? (Hopefully not, but ...)

239. Tuesday 29/9/09, Transfers to the less able: first how, and then why ?
Philippe SANCHEZ (CH & Université Catholique de Lille (France))
Transferts pour les moins capables : comment et pourquoi ?
Parmi les personnes handicapées, certaines sont inaptes au travail, et d'autres très peu productives en termes économiques. Pourquoi leur allouer des ressources, et à quelles conditions ? La question "pourquoi" prend deux sens : à quelles fins ? selon quels principes ? La compensation du handicap peut être considérée selon quatre approches. 1°/ La compensation en cash, dont l'allocataire fait ce qu'il veut, accédant aux opportunités qui lui conviennent. 2°/ Le “réhaussement personnel” : on agit directement sur la déficience par la chirurgie, la médecine, la kinésithérapie, la rééducation etc. Le handicap est assimilé à une maladie. 3°/ Le "réhaussement de ressources ciblé" : on alloue des ressources pour acheter des équipements, payer des soignants, aider la famille; mais les ressources sont toujours associées à des dépenses comprises dans un plan personnalisé de compensation. 4°/ Le "réhaussement du statut" : des changements de structures sociales, médicales et culturelles sont opérés pour modifier les facteurs qui font d'une déficience un handicap social. J'analyserai ces quatre approches pour savoir laquelle permet de mieux répondre à la question de l'intervention dans ses deux sens.
Transfers to the less able: first how, and then why ?
Some of disabled people are incapable of working, some of them are few productive in terms of economics. Why to allocate any resource, and at which conditions ? The question “why ?” has two senses : for which ends ? In accordance with which principles ? The compensation of disability might be understood according to four approaches. 1°/ The “compensation in cash”, that the receiver can use how he or she wants, acceding the opportunities what are suitable for her or his. 2°/ The “personal enhancement”: it is acted directly on the impairment by surgery, medicine, physiotherapy, re-education and so on. 3°/ The “targeted resource enhancement” : it is allocated some resources purchasing some equipments, paying some caregivers, helping the family; but the resource is always related with some expenses included within a personal compensation plan. 4°/ The “status enhancement” : some changes to social, material and cultural structures are made in order to modify the factors making an impairment as a social handicap. I should examine those four approaches in order to know which of them is the most useful answering to the question of the talk in its both senses.

238. Mardi 6/10/2009, De la démocratie algébrique
Radu DOBRESCU
Dans le Contrat social, Jean-Jacques Rousseau mobilise une analogie mathématique pour éclairer sa célèbre distinction entre volonté de tous et volonté générale. Selon cette analogie longtemps incomprise, la volonté générale émergerait de la volonté de tous comme une intégrale, comme la somme algébrique des différences intersubjectives. Il s'agira d'abord ici de reconstruire cette analogie qui aide à comprendre le dépassement inaugural de la volonté de tous par la volonté générale envisagé par Rousseau. Il s'agira ensuite de repenser, à cette lumière, les tentatives actuelles de dépasser la volonté de tous libérale, c’est-à-dire le modèle longtemps dominant de l'agrégation des préférences, pour retrouver une volonté générale formée discursivement ou/et épistémique.

2008-2009
237. Mardi 12/5/09, Le mouvement de la simplicité volontaire
Emeline DE BOUVER
La simplicité volontaire vient à la base d’un concept qui s’est répandu à partir de la sortie aux Etats-Unis du livre de Duane Elgin : « Voluntary simplicity » en 1981. Ce 'mouvement culturel' est constitué d'individus qui essayent de mettre en pratique dans leur vie quotidienne le slogan « Moins de biens, plus de liens ». La diminution de la consommation et le désencombrement matériel constituent la face visible de l’iceberg. En dessous, s’enracine un engagement individuel et citoyen et la volonté de commencer aujourd’hui et maintenant à construire une société plus soutenable tant sur le plan environnemental que sur le plan humain.

236. Mardi 5/5/09, Les indicateurs alternatifs au PIB : entre technicité et normativité
Géraldine THIRY
Depuis près de soixante ans, l’objectif de croissance économique, mesurée par le Produit Intérieur Brut (PIB), a guidé la majorité des politiques socioéconomiques de nombreuses économies. La croissance économique a pourtant présenté au fil du temps des signes de contradiction interne dont l’acuité semble avoir atteint aujourd’hui un seuil tel que sa mise en question est incontournable. Ainsi, les quinze dernières années ont vu afflué un nombre toujours croissant de débats sur la pertinence et la désirabilité de maintenir le cap sur la croissance du PIB. Ces débats ont la particularité d’être sous-tendus par un ensemble d’indicateurs, en expansion constante depuis les années 1960, visant, chacun à leur manière, à contrer l’hégémonie du PIB dans la guidance de politiques socio-économiques. Si ce foisonnement d’indicateurs dits « alternatifs » ouvre potentiellement de nombreuses voies de changement, il comporte toutefois le risque d’occulter des questions sociétales de fond en orientant principalement les débats sur des aspects de méthode. Or chaque indicateur est issu d’un ensemble de choix, de visions du monde et d’objectifs de société, dont la mise en lumière est la condition d’un débat démocratique.

235. Mardi 28/4/09, Le "débat public" à la fin du Moyen Age
Hélène HAUG
Y a-t-il place pour un débat public dans une société sans journaux, sans large diffusion du livre, voire dans une société majoritairement analphabète ?
Autre question fondamentale : si les auteurs dépendent d’un mécénat princier, à qui revient la charge d’évaluer et de critiquer les structures du pouvoir ? Quels sont d’ailleurs les enjeux qui divisent l’opinion publique au quinzième siècle ? L’exposé envisagera ces quelques questions. Il se fera aussi l’écho des réactions qui ont accueilli la diffusion de l’imprimerie : l’enthousiasme et les craintes face à ce médium révolutionnaire ne sont pas sans rapport avec les questions que pose aujourd’hui le développement d’internet.

234. Mardi 21/4/09, Le droit à l'alimentation: bilan et défis
Olivier DE SCHUTTER

233. Mardi 24/2/09, Can the brain drain justify restrictions on immigration?
Kieran OBERMAN (Oxford University & Hoover Fellow, Chaire Hoover)
Since the brain drain of skilled workers from poor states can have devastating consequences for desperately poor people it seems to provide a strong argument for using border controls to stop skilled workers from entering the rich states they wish to migrate to. This paper contends that brain drain can indeed justify the use of immigration restrictions by a rich state against skilled workers but only if: (1) the skilled workers have a duty to assist their poor compatriots, (2) this duty entails a further duty to stay in their state of origin, (3) it is permissible to enforce these duties using immigration restrictions and (4) a rich state has the moral authority to impose counter-brain-drain immigration restrictions. The paper goes on to question whether these conditions are currently fulfilled given that there are often alternative means to address the brain drain problem and rich states are not doing enough to meet their own duties to the global poor.

232. Mardi 17/2/09, La conception de la démocratie d'Emile Durkheim
Hervé POURTOIS (UCL, Chaire Hoover)
Dans ses 'Leçons de sociologie', Emile Durkheim développait une réflexion intéressante sur la problématique de l'ancrage social de la délibération démocratique et de l'élection. Il suggère ainsi une issue à une aporie à laquelle nous confronte l'opposition contemporaine entre théories républicaines et théories délibératives de la démocratie.

231. Mardi 10/2/09, Le bistouri comme éthique sociale : entre intégration ethnique et pluralisme moral
Louis-Léon CHISTIANS (UCL, TECO et DROIT)

230. Mardi 3/2/09, Le trilemme de la politique migratoire
Philippe VAN PARIJS (UCL, Chaire Hoover)
L'inégalité entre les nations est aujourd'hui bien plus profonde que l'inégalité au sein des nations.
Tant que c'est le cas, on n'échappera pas au trilemme suivant:
(1) Soit on ferme les portes aux étrangers, ou on les entrebâille très chichement, laissant ainsi s'accumuler sur le pas de nos portes une pression de moins en moins soutenable.
(2) Soit on les ouvre franchement mais en n'accordant à ceux qui s'y engouffrent qu'une fraction des droits des natifs, instaurant ainsi un régime permanent d'inégalité certes moindre qu'aujourd'hui mais combien plus visible et donc insupportable que quand les pauvres sont loin.
(3) Soit enfin on ouvre franchement les portes en accordant à tous ceux qui s'y engouffrent les mêmes droits qu'aux natifs, contraignant par là tout système généreux de protection sociale à se rabougrir d'urgence pour ne pas s'effondrer.

229. Mardi 27/1/09, La nature du profit et ses justifications
Vincent AUBERT (boursier Bernheim, Chaire Hoover)

228. Mardi 16/12/08, Community federalism versus regional federalism for multinational polities
With Nenad STOJANOVIC (Hoover Fellow & Uni Zürich) & Philippe VAN PARIJS (Chaire Hoover)
Should the units of a federation be cultural communities (irrespective of where its members live) or territories (irrespective of which community their residents belong to)? If the latter, should the boundaries of the territorial units be drawn so as to encompass as neatly as possible sub-state nations or should they be drawn in a "culturally neutral" way, with the likely consequence that some territories will be culturally mixed and some sub-state nation spread over many territorial units? The first option looks easier, but is the latter not more stable?

227. Mardi 9/12/08, Institutional design for gender equality
With Julieta ELGARTE (Chaire Hoover & Univ. de la Plata)
Equality for women is often seen as entailing women's massive adoption of the life patterns still typical of most men. However, this "ticket to equality" comes at too high a cost in terms of other social goods/concerns and is arguably not good enough for women either. A more promising path to equality (that would foster, rather than endanger other social goods) entails making the current life patterns of most women (the combination of market and caring work) the norm for men, too. The philosophical underpinnings for this proposal and the institutional arrangements that could flesh it out will be explored.

226. Mardi 25/11/08, Can basic income survive the reciprocity objection?
With Simon BIRNBAUM (Hoover Fellow UCL & Univ. Stockholm)
One of the most powerful objections against basic income is that it would violate the requirements of reciprocity. A basic income seems unjust because it allows people to benefit from the cooperative efforts of others without making a productive contribution in return. This paper argues that a plausible account of the duties of reciprocity does not block the possibility of a strong, justice-based case for basic income.

225. Mardi 28/10/08, Éthique adversative et éthique des affaires. Quelle est la vraie nature de la saine compétition?
Dominic MARTIN, maître en philosophie de l'Université de Montréal, doctorant à la Chaire Hoover.
La philosophie morale tend à être un peu chatouilleuse lorsque vient le moment de discuter des institutions compétitives comme les marchés économiques. L'adversité est pourtant un aspect essentiel des relations entre les entreprises. Malheureusement, elle est aussi à la base de nombreux écarts. Le but de cette présentation est de faire la part des choses entre ce qu'on pourrait qualifier de « saine compétition » et
d'autres formes de pratiques commerciales déplorables : comment peut-on définir cette saine compétition, quelles en sont les limites?

224. Mardi 21/10/08, Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse: la règle d'or dans notre histoire et dans les cultures
Olivier DU ROY, consultant en gestion des ressources humaines, en formation et en organisation (ODR Conseil, Paris), actuellement en mission à l'UCLouvain, auteur d'une thèse de doctorat en philosophie sur la règle d'or
Formulée dès le 5e siècle avant JC par Confucius, la règle d'or est attestée dans toutes les religions et les cultures. Origène et les premiers théologiens chrétiens y voyaient le principe fondamental de la loi naturelle, tandis que Luther en a fait un des thèmes privilégiés sa prédication. Et elle joua un rôle important dans la protestation des Quakers en Amérique contre l'esclavage. "Do as you would be done by" est un principe central dans une partie de la philosophie morale anglo-saxonne contemporaine (Richard Hare, Peter Singer). Mais à l'exception de Paul Ricoeur, la pensée française du XXe siècle n'y a guère prêté attention. La réflexion et les recherches récentes sur l'empathie jettent sur la règle d'or une lumière nouvelle.

223. Mardi 14/10/08, Repenser radicalement les politiques d'immigration
Stéphane BAELE, assistant aux FUNP (Namur), licencié en philosophie et diplômé en philosophie (UCLouvain), master en études européennes (University College London)
Ces derniers mois ont fourni de nombreux exemples de situations problématiques, souvent dramatiques, engendrées par les migrations et les réponses politiques qu'elles suscitent. Ces situations persisteront tant que les politiques d'immigration seront fondées sur des catégories (pays sûr ou pays non sûr, visa de court ou de
long séjour, etc.). Toute politique d'immigration fondée sur ce principe semble en effet nécessairement injuste, tandis que toute politique juste en la matière est impossible sans effort financier de premier ordre et sans renversement de la logique d'exclusion qui prévaut.

222. Mardi 7/10/ 08, Philosophie politique et pratique politique: l'une a-telle quelque chose à voir avec l'autre?
Laurent DE BRIEY, docteur en philosophie de l'UCLouvain, directeur du service d'études du Centre démocrate humaniste (CdH), membre associé de la Chaire Hoover
De la crise communautaire à la crise financière, le passage de la philosophie politique aux coulisses de la politique belge est l'opportunité rêvée pour réaliser un équilibre réflexif entre théorie et pratique. Il en résulte une prise de conscience de l'incroyable faiblesse du politique et de la nécessité de recréer des liens étroits entre mondes académique et politique.

221. Mardi 23 /09/ 08, Un pacte écologique au bâtiment Dupriez?
Coline RUWET (Chaire Hoover), Raymond DOCQ (responsable énergie de l'UCL) et les initiateurs du « pacte écologique » du département de géographie
Nous sommes de plus en plus nombreux à réfléchir sur les moyens de réduire notre consommation de C02 sur notre lieu de travail, pour s’inscrire concrètement dans la lutte contre le changement climatique. La réduction de la consommation d’énergie au sein de l’UCL n’est pas seulement bénéfique pour l’environnement, elle permet également de dégager des économies pour la communauté universitaire. Comme vous le savez peut-être, le « pacte écologique » mis en place par le département de géographie de l’UCL leur a permis, via des gestes simples (éteindre les lumières inutiles, privilégier les impressions recto-verso et/ou le papier recyclé, diminuer la température d'1°C...) et sur base entièrement volontaire, de réduire leur consommation de C02 d’environ 11% pour l’année 2007.

220. Mardi 30 /09/08, A Dynamic Linguistic Territorial Principle
Nenad STOJANOVIC, Universität Zürich & Hoover Fellow
The LTP states that each territory can have only one official language: cuius regio, eius lingua. Once established, the linguistic borders can hardly be changed. Its advocates claim that the LTP is the best way to maintain 'linguistic peace'. Further, it assures a 'context of choice' that makes life options meaningful to people and it protects vulnerable languages. Critics, however, stress the high costs of the LTP in multilingual settings, especially with regard to identity and freedom of individuals which language has not been officially recognised. Most critiques can be answered by adopting a more dynamic conception of the LTP. So the relevant 'territory' must not be the state and not even a federal unit; changes of linguistic borders can be explicitly permitted and submitted to transparent direct-democratic procedures. The new Language Law introduced in the trilingual (German/Italian/Romansh) canton of the Grisons, Switzerland, nicely fits this model and provides interesting solutions which aim at protecting the menaced Romansh language.
Une conception dynamique du principe de territorialité linguistique Selon le PTL il peut y avoir une seule langue officielle dans un territoire donné : cuius regio, eius religio. Une fois établies, les frontières linguistiques ne peuvent que difficilement être modifiées. Pour les défenseurs du PTL il s'agit du meilleur moyen pour maintenir la « paix linguistique ». En outre, le PTL offre un « contexte de choix » aux individus et protège les langues menacées. Ses adversaires, par contre, montrent du doigt les hauts coûts du PTL dans des sociétés multilingues, surtout en ce qui concerne la liberté et l'identité des individus qui parlent des langues non-reconnues officiellement. Or la plupart de ces critiques peuvent être rejetées si nous adoptons une conceptions plus dynamique du PTL. Ainsi le « territoire » pertinent ne doit pas forcément être l'Etat-nation ou un Etat fédéré ; la modification des frontières linguistiques peut être explicitement admise et soumise à des procédures transparentes de la démocratie directe. La nouvelle Loi sur les langues introduite dans le canton trilingue (allemand/italien/romanche) des Grisons, en Suisse, rentre dans ce cas de figure et offre des solutions intéressantes vouées à protéger le romanche, la langue menacée.

219. Mardi 16/09/08,
Nouveaux visages, nouveaux projets Accueil des nouveaux arrivants et tour d'horizon des projets


2007-2008
218. 13/05/2008, A “Virtual Third Chamber” for the European Union? National Parliaments Under the Treaty of Lisbon
Ian COOPER
Mount Allison University & Hoover Fellow
The Treaty of Lisbon features a new Early Warning Mechanism (EWM) which will for the first time involve national parliaments directly in the legislative process of the European Union. Specifically, national parliaments will become “subsidiarity watchdogs” with the power to raise objections to, and possibly block, any new EU legislative proposal which they believe directly infringes
the authority of national governments. The EWM has the potential to become a “virtual third chamber” for the EU in that national parliaments could form a collective body that is virtual – i.e. not meeting together in the same physical space – yet that still fulfils the legislative functions of democratic deliberation and decision-making. This is an important development in that it represents a new form of “democracy beyond the state” that is different in form from supranational bodies such as the European Parliament. Yet an empirical investigation into four early attempts to operationalize the EWM shows that it still has a long way to go before it achieves its potential.

217. 6/05/2008, L'analyse économique résout-elle les dilemmes normatifs du droit?
Tanguy ISAAC (UCL - Econ) et Bernard SWARTENBROEK (UCL - Droit)
Réflexions à partir de Shavell et Kaplow, « Fairness versus Welfare »
Les auteurs tentent de montrer la supériorité des outils développés en "law and economics" pour déterminer et distribuer les droits dans les différents champs juridiques par rapport à des approches alternatives de la justice. Nous montrons à partir d’une critique interne à l’économie théorique les indéterminations de leur propre approche et les dilemmes normatifs laissés non résolus et nous envisageons les conséquences qu’elles emportent sur la force de leur argumentation.

216. 29/04/2008, Rescuing Fair Equality of Opportunity from Arneson's critique
Lars LINDBLOM, Doctorant au département de Philosophie du « Royal Institute of Technology » de Stockholm
In his devastating critique Arneson makes three basic points, that the principle is too strong, too weak, and that it is in essence a bad compromise with meritocracy. I will go through each of his arguments for these theses in turn. I argue that the charge of meritocracy only succeeds of one confuses two distinct ideas of meritocracy. If Rawls is a meritocrat at all, he is so only in a very trivial sense. Furthermore, I try to show that the arguments concerning the strength of the principle fails as they do not take into account the full structure of Rawls’s theory.
L’interdiction des discours racistes dans l’espace public semble mettre en évidence l’existence d’un conflit entre les deux valeurs libérales fondamentales que sont la liberté et l’égalité. D’un côté, les démocraties libérales accordent une importance particulière à la liberté d’expression, notamment la liberté d’exprimer des opinions politiques minoritaires et offensantes. D’un autre côté, l’expression publique de la haine à l’encontre de certaines minorités peut causer aux membres de ces groupes un préjudice
aisément démontrable et s’avérer incompatible avec l’exigence d’égalité de respect qui caractérise également la morale politique de ces sociétés. Ce conflit entre liberté et égalité semble conforter l’affirmation pluraliste d’une multiplicité de valeurs fondamentales incommensurables et potentiellement conflictuelles. Contre cette dernière affirmation, cette contribution cherchera à établir que nous n’avons pas à abandonner l’espoir d’une harmonisation de ces deux valeurs. Une analyse plus fine de la question des discours haineux montre en effet que les idéaux de liberté et d’égalité sont dans une large mesure interdépendants et complémentaires.

215. 22/04/2008, Le programme rawlsien apocryphe
David DUHAMEL, PHARE / GRESE, Paris 1 Panthéon Sorbonne
In 1971 Rawls changed the way distributive justice would be envisioned. One interpretation purported that Rawls tried to rest his theory on rational choice theory alone. We know now that this never was his intention. Still, this interpretation grew strongly enough to constitute a program. This apocryphal yet rawlsian program spawned from Rawls’ ambiguities about rational choice theory, the willingness of his economist readers to understand his work as an economic one and, finally, the fact that many
tried to rest their social contract theories on rational choice theory, linking their attempts to Rawls.

214. 26/02/2008, Faut-il tolérer les propos racistes ? Réflexions à partir du pluralisme moral
Marc RÜEGGER, Doctorant en philosophie, Université de Fribourg
L’interdiction des discours racistes dans l’espace public semble mettre en évidence l’existence d’un conflit entre les deux valeurs libérales fondamentales que sont la liberté et l’égalité. D’un côté, les démocraties libérales accordent une importance particulière à la liberté d’expression, notamment la liberté d’exprimer des opinions politiques minoritaires et offensantes. D’un autre côté, l’expression publique de la haine à l’encontre de certaines minorités peut causer aux membres de ces groupes un préjudice
aisément démontrable et s’avérer incompatible avec l’exigence d’égalité de respect qui caractérise également la morale politique de ces sociétés. Ce conflit entre liberté et égalité semble conforter l’affirmation pluraliste d’une multiplicité de valeurs fondamentales incommensurables et potentiellement conflictuelles. Contre cette dernière affirmation, cette contribution cherchera à établir que nous n’avons pas à abandonner l’espoir d’une harmonisation de ces deux valeurs. Une analyse plus fine de la question des discours haineux montre en effet que les idéaux de liberté et d’égalité sont dans une large mesure interdépendants et complémentaires.

213. 19/02/2008, Justifying Federalism in Multinational States
Helder DE SCHUTTER, KULeuven
A number of existing theories of ethnocultural justice in multinational states advocate federalism as a mechanism for providing self-government to the sub-state nations that make up the multinational state. In this talk, I argue that this view of federalism has two serious shortcomings: it can’t provide for federal stability and unjustly restricts the notion of ‘national identity’ in multinational states to sub-state national identities. I make a case for an alternative justification of federalism, based on a principle of identity fairness. On this view, federalism can, better than other ways of managing multinational states, give due recognition to (1) the fact that individuals belonging to the same sub-state regions have conflicting national identities, and (2) the fact that many citizens of multinational federal states have dual national identities – a sub-state (e.g. Flemish) identity and a federal (e.g. Belgian) identity.

212. 12/02/2008, Legitimate private interests as an exemption to Freedom of Information. Some puzzles
Tom MCCLEAN, PhD Student, Dept. of Sociology, London School of Economics and Political Science
Respondant: John Pitseys
Transparency laws both empower individuals by giving access to government information and protect them by exempting private matters from disclosure. Although these purposes are consistent in theory, changes to states and state-society relations create confusion in practice over what can legitimately be made public. This talk will consider some principles for resolving this conundrum

211. 5/02/2008, What is a fair interest rate when lending to the poor?
Marek HUDON, Docteur en sciences économiques et de gestion, Aspirant FNRS à la Solvay Business School (ULB).
Fair prices have been recently addressed through debates on fair trade or fair wage. This paper addresses the fairness of credits to the poor. It first analyzes a few definitions of fair interest rates. It then determines the extent of the just’ range of a price, its major constraints and a methodology to assess the fairness of the distribution. Based on Gauthier's (1986) work on imperfect markets, a neo-contractarian position is presented.

210. 29/1/2008, L'État, doit-il gérer des écoles?
Pablo DA SILVEIRA, docteur en philosophie de l'UCL, professeur à l'Université catholique de Montevideo, professeur invité à l'UCL.

209. 18/12/07, Comprendre le problème belge du côté flamand
sous la guidance de Vincent YZERBYT (psychologue, UCL) et Christian MAROY (sociologue, UCL)
Quels sont les ressorts socio-psychologiques profonds de la crise belge actuelle, et comment s'attaquer aux racines de celle-ci. Nous terminerons notre semestre de discussions "intimes" par une discussion à bâtons rompus introduite par Christian Maroy (voir sa carte blanche du 26/11 intitulée Myopie francophone) et Vincent Yzerbyt (voir son entretien du 4/12 Plus vous êtes homogène...).

208. 4/12/07: Faut-il supprimer le "E" de RSE? Les enjeux politiques d'un débat terminologique
Coline RUWET (Chaire Hoover)
La RSE (responsabilité sociale des entreprises) ou CSR (corporate social responsibility) est un concept dont le sens demeure flou et ambigu. En 2004 l'organisation internationale de normalisation (ISO) a lancé un processus d'élaboration d'une norme internationale en matière de responsabilité sociétale destinée à tout type d'organisation. Un des objectifs poursuivis est de promouvoir une terminologie commune dans ce domaine. La suppression du « E » de RSE, présentée comme une des plus-values de cette future norme, suscite de nombreux débats. L'exposé présentera les six raisons invoquées pour expliquer la suppression du "E" de RSE et analysera les enjeux politiques de ce débat terminologique.

207. 20/11/07: Deliberation versus professionalism. Why participatory urban planning breeds frustration. (Lessons from Jerusalem.)
Alma PEREZ (Hebrew University, Jerusalem)
Alma Gadot-Perez conducted two years of observation and in-depth interviews on the work of an Israeli NGO involved in designing an alternative plan for Isawiyah, an Arab Muslim neighbourhood in Jerusalem. The NGO advocates alternative and equitable planning and is publicly committed to citizen participation in policy formation. However, studying its activity reveals a conflict of values in the practice of participatory urban planning and suggests a need to revise the normative standards commonly used in evaluating participatory initiatives. The study of these initiatives, especially when deprived populations are involved, tends to be guided by a normative concept of participation that emphasizes citizen control. It overlooks the importance of professional values and the need to make a distinction between professionalism and governmental control. This neglect is at the source of the dissatisfaction described in contemporary writing concerning participatory initiatives.

206. 6/11/07: Carl Schmitt contre Hans Kelsen sur la représentation politique
John PITSEYS (Chaire Hoover)
Le concept de la représentation politique a donné lieu, dans le monde germanique de l'entre-deux-guerres, à un vif débat entre deux des juristes les plus en vue de l'époque : Carl Schmitt, qui défend une conception "décisionniste" du droit et de l'Etat, et Hans Kelsen, dont la Théorie pure du droit jette les bases du positivisme juridique. La controverse entre les deux auteurs entretiennent à propos de la représentation permet de se plonger dans les débats politiques l'époque, agitée par les soubresauts de la République de Weimar. Elle permet surtout de confronter deux conceptions de la démocratie. Carl Schmitt critique en effet la démocratie libérale au nom même de ce qu'elle prétend garantir : l'expression rationnelle de la volonté générale. Hans Kelsen défend quant à lui la démocratie libérale en prenant distance par rapport à cette exigence. Le débat entre Schmitt et Kelsen permet ainsi d'interroger d'une part la cohérence des démocraties libérales par rapport aux idéaux auxquels elles prétendent adhérer, et de l'autre la pertinence de ces idéaux pour définir un régime démocratique.

205. 30/10/07: Friedrich Hayek et la responsabilité sociale des entreprises
Vincent AUBERT (Chaire Hoover)
Selon Friedrich Hayek, les entreprises doivent utiliser leurs ressources dans le seul objectif de maximiser à long terme le retour sur le capital placé sous leur contrôle. L'exposé présentera cette conception de la responsabilité sociale de l'entreprise, les conditions juridiques et morales de possibilité qu'Hayek lui reconnait et, enfin, sa justification libérale-utilitariste aux accents républicains. Il tentera de montrer (1) que cette conception est immunisée contre la plupart des critiques formulées contre la primauté du profit ou des actionnaires dans la gestion des entreprises et (2) qu'elle ne légitime pas les pratiques fréquemment dénoncées par les opposants du capitalisme financier.

205. 23/10/07: Social solidarity in a federal state and the prospects for a basic income in Canada
Jim MULVALE (Dept. of Justice Studies, University of Regina, Saskatchewan, Canada)
Canada is a federal state in which constitutional responsibility for health, education and welfare is vested in the provinces, not the national government. Canada also faces the movement of Quebec towards some form of sovereignty or perhaps complete independence, and the aspirations of Aboriginal peoples for political self-determination and self-government.
Consequently, efforts to construct an adequate national system for economic security and social well-being face significant obstacles. The improvement and inauguration of social programs at the national level in the post-World War Two era took place, in large measure, through cost-sharing arrangements in which money from the federal government came to the provinces with conditions and standards attached. This regime is now signficantly damaged, as a result of federal withdrawal from funding and a race to the bottom among (often right-wing) provincial governments, in the context of neo-liberal globalization.
This seminar will explore possible avenues forward towards a network of more comprehensive and coherent economic security measures for all in Canada. These strategies potentially include recasting the Social Union Framework Agreement; litigating social and economic rights that may be embedded in the Canadian Charter of Rights and Freedoms; and modelling new or expanded economic security programs after existing (relatively successful) income-tested arrangements for seniors and children. The emerging movement in Canada calling for a universal basic income will also be described and analysed.

204. 16/10/07: Faut-il taxer la liberté de circulation?
Speranta DUMITRU (Chaire Hoover)
Ceux qui veulent taxer la liberté de circulation ne s'accordent pas sur la destination des fonds prélevés: certains proposent de taxer l'entrée sur le marché du travail du pays d'accueil au profit de celui-ci (Gary Becker par exemple), tandis que d'autres défendent une compensation pour le pays d'origine (Jagdish Bhagwati par exemple). La thèse soumise à la discussion est que, la liberté de circulation étant une liberté plus fondamentale que toute autre, une taxe au bénéfice du pays d'accueil serait moins injuste que son alternative.

203. 9/10/07: When an internal minority says no! Or when shared understandings are not really shared
Nahshon PEREZ (Hebrew University & Hoover Fellow)
How should liberals relate to illiberal norms and conducts pertaining to some groups? In contemporary political theory, two opposing positions aim to answer this question. The first is, that liberals should not tolerate illiberal norms. This view argues that liberty, rather than toleration is the most important liberal value, and therefore liberals should object to toleration towards illiberal groups. The second position is, that liberals should tolerate illiberal norms, for several reasons, but mainly in cases in which such illiberal norms are the result of the 'shared understandings' of the illiberal group.
I shall argue that these two conflicting positions implicitly share an assumption, and I shall argue that challenging this 'blind spot' is crucial. This assumption is that the illiberal norms are homogenously shared within illiberal groups. I shall argue against this assumption, and argue that more often than not, illiberal views are not homogenously shared within illiberal groups. In some cases, internal minorities object to some practices and / or norms. For example, in a court decision in Germany, a judge refused a Moroccan woman’s request to hasten a divorce process (following the woman’s refusal to live with a husband that beats her). The judge argued that beating a wife in Morocco (citing a verse from the Koran) is acceptable.
My argument would indicate that the judge is wrong, not only because her view is morally repugnant, but because her argument is incoherent. Because once the woman objects to the norm she ceases to be a part of the shared understandings that accept the beating of women (I leave aside the question whether this is a correct description of Moroccan habits). I emphasize: The Moroccan norm has nothing to do with the woman, since she is not in agreement with the part in the shared understandings that has to do with the beating norm.
My argument would therefore be, that under the assumption of internal disagreement, the argument from shared understandings can not justify toleration versus illiberal groups. I examine other arguments for toleration of illiberal groups ('liberty', and 'valueless toleration'), and show how under the assumption of internal disagreement they similarly collapse, or at least become much weaker.
I differentiate, however, between the issue of the correct liberal approach, or relation vis-à-vis illiberal groups, and the issue of the political acts that might follow from the liberal approach. These are two different issues that should remain separate.

202. 2/10/07: Private vices and public virtues: Do politicians have special duties to be "good" people?
Introduced by Nicola RIVA, chercheur post-doctoral à la Chaire Hoover et à l'Université de Milan
Taking as a point of departure some actual cases that triggered strong criticism in public opinion, I shall ask whether we are justified in expecting our elected representatives to behave morally outside of the public realm. I shall address the following questions: Is the private conduct of politicians politically relevant? Should we expect them to be "good" persons? Can they claim a right to privacy that protects their private lives against exposure?

201. 25/9/07: Droits sociaux fondamentaux: quelles collaborations au sein de l'Académie Louvain?
Introduction par Xavier DIJON, directeur du Centre Droits fondamentaux et lien social, FUNDP, Namur.
Le Centre interdisciplinaire Droits fondamentaux et Lien social (FUNDP, Namur) travaille depuis plus de 20 ans les questions (principalement juridiques) relatives à l'accès aux droits sociaux fondamentaux tels que le travail, les revenus, le logement, la justice, etc. A partir de cette expérience, son directeur, Xavier Dijon, viendra partager quelques-unes de ses interrogations sur la mission remplie par l'université dans ce domaine-là. Les autres centres de recherche de l'Académie Louvain, attelés totalement ou partiellement à la même problématique, sont spécialement invités à ce 'mardi intime' pour enrichir le débat et nouer, peut-être, des collaborations futures.

200. 18/9/07: People and projects: présentation des nouveaux membres de la Chaire Hoover et des projets intellectuels de l'année
Membres et visiteurs de la Chaire Hoover au premier semestre 2007-08.

2006-2007
199. Mardi 26/06, Dominique LEYDET (UQAM & Hoover Fellow, Chaire Hoover) & Co
Vivent les utopies réalisables ?
Pour clôturer en force l'année académique de la Chaire Hoover, notre Hoover Fellow Dominique Leydet introduira ce "Mardi intime" extraordinaire sur un thème récurrent de nos discussions à la Chaire. Qu'est-ce qu'une bonne et une mauvaise utopie? Qu'est-ce qu'une utopie féconde et une utopie nocive? Quel rapport entre le souhaitable et le possible, entre le justifiable et le réalisable? Un texte de Thomas Nagel sera supposé lu avant la rencontre. Nous casserons la croute ensemble après la discussion.

198. Mardi 15/05, Axel GOSSERIES et Vincent AUBERT (Chaire Hoover)
La responsabilité sociale des entreprises: quelques interrogations persistantes
Axel Gosseries (responsable du projet Bernheim-UCL sur la responsabilité sociale des entreprises) et Vincent Aubert (doctorant Bernheim en début de parcours) feront part de quelques questions auxquelles ils n'ont pas trouvé de réponse satisfaisante jusqu'ici, notamment à propos d'expressions de scepticisme à l'égard de la responsabilité sociale des entreprises ou à propos des prétendues différences entre entreprises et Etats.

197. Mardi 24/4/2007, Simon BIRNBAUM (Stockholm & Oxford)
Work requirements and the social minimum
Should work be voluntary? Liberal Neutrality, Basic Income and the Ethos of Work
The liberal, rights-based justification for a universal and unconditional basic income relies on a neutralist argument for an equal distribution of gift-like assets with which people are free to do whatever they might want to do. Such a politics of universal 'gift-sharing' promises everyone a certain freedom from employment and exploitable dependency. This paper examines the possible role of an ethos of work in a strategy to support the feasibility of basic income, focusing on Philippe van Parijs' /Real Freedom for All/. The egalitarian work ethos would clearly be useful for boosting the highest sustainable basic income. I argue, however, that such an alliance between basic income and an ethos of work - of which I consider a strong and a weak version - faces either of two objections. First, the neutrality objection states that the work ethos contradicts the neutralist rationale for basic income. Second, the objection from structural exploitation states that this combination allows the irresponsible to exploit the responsible and therefore buys feasibility at the cost of injustice. These observations lead me to explore whether there is a route towards a feasible basic income regime that is at once consistent with neutralist aspirations and relevantly exploitation-free.

196. Mardi 8/5/2007, Anne BERQUIN (UCL/St Luc)
Solidarité responsable contre autonomie des soignants et des patients ?
Dans nos sociétés, l'augmentation rapide des dépenses de soins de santé motive les pouvoirs publics à resserrer leur contrôle sur l'activité médicale. Il en résulte notamment une standardisation croissante des soins, qui soulève de nombreuses questions. Au centre de celles-ci s'affrontent diverses conceptions de l'être humain, de la santé et de la solidarité. Comment concilier la nécessaire limitation des moyens financiers et leur répartition équitable avec le respect de l'identé de chacun?

195. Ma 6/3/2007, Nicola RIVA, doctorant en philosophie à l'Université de Milan, chercheur à la Chaire Hoover: Can the state be expected to pay for abortion and IVF?
Can a democratic state legitimately decide that abortion and in vitro fertilization should be publicly subsidized? In order to answer this question from a liberal-egalitarian standpoint, one needs to consider what follows from the right to bodily self-determination, from the right to health care and from the principle of state neutrality conceived as epistemic abstention.

194. Ma 13/3/2007, François HUDON: Libres et égaux dans une économie participative?
La tradition socialiste et plus récemment la tradition libérale-égalitaire ont produit plusieurs critiques normatives du capitalisme et de l'économie de marché. Cependant, depuis quelques années et surtout depuis l'effondrement du bloc soviétique, peu d'auteurs souhaitent et proposent une alternative complète à ces institutions. Or, c'est précisément ce que font les tenants de l'économie participative, tels Michael Albert et Robin Hahnel. Ils défendent un mode d'organisation de l'activité économique qui interdit la propriété privée des moyens de production et qui alloue les ressources sans faire l'usage de marchés. Et ils le font pour partie au nom de la liberté et de l'égalité. Ont-ils raison?

193. Ma 20/2/2007, Julie RINGELHEIM, doctorante à l'UCL/CPDR : Droits humains et diversité culturelle
Droits humains et multiculturalisme : le point de vue de la Cour européenne des droits de l'homme. La diversité culturelle des sociétés européennes et les tensions qu'elle engendre sont au cœur d'importants débats contemporains. Quelles réponses les droits de la personne, norme fondamentale d'un Etat démocratique, apportent-ils aux demandes de respect, de protection ou de reconnaissance des identités culturelles ? Quel écho les débats de philosophie politique sur le multiculturalisme trouvent-ils dans la pratique des droits de l'homme? Ces questions seront abordées à travers l'examen de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, qui présente l'intérêt d'être une cour à la fois européenne et spécialisée dans la garantie des droits humains.

192. Ma 13/2/2007, Caroline GUIBET-LAFAYE, chercheur post-doc UCL/ISP: Héritage et équité
Dans nos sociétés une source majeure d'inégalité, bien avant la distribution des revenus, est constituée par la répartition du patrimoine et des fortunes de génération en génération. Une réforme de la transmission du patrimoine semble urgente alors même que les gouvernements, bien souvent, s'en détournent. Dans cette perspective, nous voudrions retracer les grandes lignes de quelques propositions de réforme particulièrement intéressantes. Nous accorderons un intérêt spécifique à celles qui préconisent une limitation des sommes pouvant être reçues (plutôt que léguées) ainsi qu'au revenu du capital.

191. Ma 6/2/2007, Mark HUNYADI, professeur à l'UCL/ISP: Le clonage en contexte
Sur l'exemple du clonage, il s'agira de montrer comment le surgissement d'une problématique inédite modifie les termes mêmes dans lesquels elle se pose, tout en mobilisant nos ressources contextuelles disponibles. La bioéthique, par conséquent, doit nécessairement être une métaéthique.

190. Mardi 30/1/2007, Speranta DUMITRU (fellow post-doctoral UCL/Chaire Hoover)
Rawls pouvait-il accepter ses droits d'auteur? Propriété intellectuelle et théorie de la justice
Rawls a fait peu de remarques sur la propriété et est resté entièrement silencieux sur la propriété intellectuelle. Certaines de ses positions laissent croire qu'il aurait plutôt défendu un droit à copier. Cependant, l'incitation offerte aux plus talentueux par les droits de propriété intellectuelle pourrait être justifiée, sous certaines conditions précises, par sa théorie de la justice.


189. Jeudi 21/12/2006, Jimena HURTADO (Universidad de los Andes, Bogota)
Liberty and perceptions of fairness. First explorations in Tocqueville
Freedom, equality, efficiency and fairness. First explorations in Tocqueville. This research project attempts to establish the terms and nature of the dilemma between efficiency and justice in economic theory. This dilemma seems to have a long history translated into the terms freedom and equality. The liberal influence in the making of modern economic theory seems to determine the prevalence of freedom over equality even if recent developments have tried to make up for the minor place given to the second term. An exploration in the history of economic thought, in particular, and in the history of ideas, in general, will allow to establish how the dilemma came to be by understanding what is meant by freedom and equality and how they can be related with efficiency, fairness and justice. In so doing the relation between economics, politics and ethics can be re-evaluated.

188. Jeudi 7/12/2006, Anca GHEAUS (Université de Bucarest & Hoover Fellow UCL/ETES)
Can after-school private lessons be justified? Educational (in)justice in today's Romania
After-school private tuition giving is an endemic, although unofficial and sometimes criticised, practice in Romania. I look at the consequences of this practice on educational justice and argue that it fosters greater inequality of resources and outcomes among pupils, leads to corruption and reinforces the status quo of teaching as an under-paid profession - thus involving issues of recognition. At the same time parents, who are holding the key of possible change, face a difficult moral dilemma: should they refuse to participate in an unjust system, if this means jeopardising the social and economic opportunities of their own children?

187. Mardi 5/12/2006, Coline RUWET (boursière Bernheim, UCL/ETES)
Normaliser la RSE : articulations et tensions entre communautés politique, épistémique et symbolique.
L'ISO est une organisation internationale de normalisation spécialisée avant tout dans la production de normes techniques. En mars 2005, elle se lance dans une entreprise inédite: le développement d'une norme internationale qui proposera des lignes directrices en matière de responsabilité sociétale à tout type d'organisation. La dimension éthique inhérente à l'objet de la future norme pousse ISO à modifier en partie la procédure habituelle à partir de laquelle ses normes sont élaborées. Quelle est la nature du processus d'élaboration classique des normes ISO et en quoi consistent les modifications apportées ? L'exposé proposera une hypothèse centrée sur le concept de communauté.

186. Mardi 21/11/2006, David CASASSAS (Universitat de Barcelona & Hoover Fellow UCL/ETES)
Sociologies of choice and notions of freedom: some reflections on basic income
The talk will present, first, the conceptual framework and the analysis of social life from which republican tradition has approached its controversial notions of freedom and neutrality. Second, it will compare the perspective of republican freedom with the notion of freedom that operates within the framework of Philippe Van Parijs's real freedom perspective. Third, it will defend an approach to Basic Income requiring a categorization of options so as to give priority to those options that confer individuals greater security in the definition and development of their life plans. Finally, it will highlight the implications of adopting this perspective for the design of basic income schemes in today's market societies.


185. Mardi 7/11/2006, Heiner MICHEL (J.W. Goethe Universität Frankfurt & Hoover Fellow UCL/ETES)
What is a Just Wage? A Plural-Standard Approach
What is a just wage for one's labour? Economic action, like communicative action, is characterised by normative symmetries: giving and taking should be balanced. Those who contribute to the social (and increasingly global) product are owed a just return. But what is a just return? The correct answer combines three standards of just remuneration: (a) the standard of need: a just wage has to provide everyone with enough to make a living; (b) the standard of compensation: a just wage should compensate for special hardships; (c) the standard of desert: a just wage should reward special commitment and achievement. Such an answer is at odds with mainstream economic thought. So, there will be some remarks on economics, too.

184. Mardi 24/10/2006, Isabel TAMARIT (Universitat de Valencia & UCL/ETES)
Global justice: why we should opt for the capabilities framework.
The capability approach, as initiated by Amartya Sen, proposes as a principle of justice the equality of basic capabilities. It requires that one should be concerned with the capability set, or the set of substantive freedoms of all inhabitants of the world, especially of the poorest or neediest, those who lack the power, resources or opportunities to lead a life they have reason to value. This suggests an internationalist ethic that calls for a global harmonization of capabilities at a level that is sufficient, universally attainable and sustainable. Thus, the capabilities approach possesses virtues that make it a particularly suitable framework for making claims of global justice.

183. Mardi 17/10/2006, Dominique LEYDET
Is Silence a Virtue? Constitutional Politics in Divided Societies
The strategic use of self-censorship by institutions and officials is often praised as a way to preserve stability, cooperation and democracy in divided societies. Preventing acutely divisive issues from taking centre stage in a country’s political life, it is claimed, allows cooperation to continue and, by unburdening the public sphere, permits the "orderly democratic consideration of other problems" (Holmes). Under what conditions are some forms of strategic silence ethically justifiable in constitutional politics?

182. Mardi 10/10/2006, Michel POULAIN (professeur UCL/POLS) et Nicolas PERRIN (chercheur UCL/SPED)
Ethiques, les statistiques ethniques ?
"Les chiffres officiels concernent exclusivement les personnes qui ont une nationalité étrangère. Les Belges d'origine étrangère ou les illégaux ne sont pas comptabilisés. Ceci explique pourquoi les chiffres officiels sont largement sous-évalués." (Vlaams Belang, Mettons de l'ordre, brochure électorale pour Bruxelles-Ville, septembre 2006) Suffit-il que l'extrême-droite déplore cette lacune de nos statistiques pour qu'il soit suspect de s'en plaindre? N'est-il pas au contraire essentiel de posséder des statistiques ethniques fiables pour pouvoir observer la discrimination, pour pouvoir détecter la formation de ghettos résidentiels et scolaires, pour pouvoir étudier l'effet de l'origine ethnique sur la mobilité sociale, sur le comportement électoral, sur la criminalité? Ou bien y a-t-il des chiffres qu'il faut mieux s'interdire de connaître?

181. Mich 3/10/2006, Fabio WALTENBERG (chercheur UCL/ECON & membre associé Chaire Hoover)
Educational justice: maximin for kids, equal opportunities for teenagers, utilitarianism for grownups
Fabio Waltenberg (chercheur UCL/ECON-GIRSEF & membre associé Chaire Hoover)
Suppose that educational justice is essentially a matter of acquisition of basic skills; that the schooling process is sequential and cumulative; and that minors and young adults are not fully responsible for their educational outcomes. Then principles of educational justice must become less and less egalitarian as one moves from one educational stage to the next. Roughly speaking, what we need is maximin achievement for children, equality of opportunity for adolescents, utilitarianism for young adults.

180. Mich 26/09/2006, LLN, Dupriez 305, Salle Vives
Systèmes électoraux pour sociétés divisées: une circonscription nationale pour la Belgique?
Dave Sinardet prépare une thèse de doctorat à l'Université d'Anvers sur l'image que Flamands et francophones se font les uns des autres à travers leurs médias respectifs et sur le rôle de ces représentations dans le système politique fédéral belge. Il a publié plusieurs articles sur les relations communautaires en Belgique et est membre du groupe Pavia, qui propose la création d'une circonscription fédérale pour une partie des sièges de la Chambre.
Revenant d'un workshop du European Consortium for Political Research sur la structuration (effective et optimale) des institutions démocratiques dans des sociétés ethniquement divisées, il situera dans ce cadre général l'idée d'une circonscription fédérale.

179. Mich 19/09/2006
Nouveaux visages, nouveux projets
Rencontre des nouveaux Hoover Fellows et chercheurs de la Chaire Hoover

2005-2006
178. Mich 16/05/2006 - Marc Maesschalk, CPDR-UCL
Déminer l'extrême droite : pourquoi, comment?

177. Mich 9/05/2006 - Anca Gheaus, Central European University (Philosophy),
How Much of What Counts Can We Redistribute? Care, Luck and Equality

176. Mich 2/05/2006 - Valérie Béloin, Chaire Hoover & Université de Montréal
Le principe de précaution peut-il représenter davantage qu’un cri de ralliement environnementaliste ?

175. Mich 18/04/2006 - François Maniquet (CORE-UCL)
A theory of fairness and social welfare
Une introduction pour les debutants

174. Mich 21/3/2006 - Employeur de dernier ressort vs. Allocation Universelle: éléments de discussion
John Pitseys, FNRS et UCL (Chaire Hoover)

173. Mich 7/3/2006 - le MR et le libéralisme social
Pierre Reman (FOPES),
Répondant : Hervé Pourtois (Chaire Hoover & ISP)

172. Mich 28/2/2006 - Existe-t-il une tension entre innovations et justice sociale ?
Frederic KUPPER (Ichec et doctorant a l'UCL),
Répondante : Valerie Beloin (Chaire Hoover & UMontréal)

171. Mich 7/2/2006 - Dissonance morale versus loyauté démocratique. Vers un devoir de réserve des ministres du culte ?
Louis-Léon CHRISTIANS, Chargé de cours à l'UCL (THEO),
La Bible ou le Coran doivent -ils être censurés dans leurs appréciations morales aujourd'hui dissonantes ? Ou est-ce seulement certains usages qui en sont fait qui peuvent être problématiques ? Ainsi, quand passe-t-on d'une appréciation morale à une incitation à la haine des personnes ? Quand une position éthique se transforme-t-elle en obstruction à l'application effective d'une option ouverte par la loi civile ? Faut-il réfléchir dans les termes d' une "pente glissante" anticipant dans l'expression d'une éthique dissonante les craintes d'une paralysie de la loi libérale ? Faut-il restreindre cet argument aux seuls ministres des cultes ou l'étendre à tous les croyants ?


170. Mich 14/2/2006 - Property and Republican Freedom: Basic Income as Material Independence in Contemporary Societies
David CASASSAS (Chaire Hoover d’éthique économique et sociale - UCL),
Répondant : Laurent de Briey (ISP& FNRS)
The republican tradition revolves around the assumption that freedom is not possible without the socio-economic independence of the individual. The different variants of republicanism, both the decidedly democratic and the oligarchic types, have managed, from Aristotle to Marx, a vision of social life as an entity that has always been criss-crossed by all kinds of asymmetries of power. The republican tradition has therefore emphasised the need to confront the question of property – the material independence of individuals – so as to articulate ideas of freedom and citizenship that are robust and not empty. Without a set of legally embodied resources that grant individuals’ material existence, which might lead to the guarantee of a fallback position and, therefore, of some elementally relevant degrees of bargaining power, they will be submitted to the whims of those who enjoy positions of privilege when it comes to signing civil contracts, especially those pertaining to work. Thus, in a world in which contemporary civil law universalises the condition of citizenship, a consistent republican political-institutional order would need to seek a mechanism for – so to speak - universalising property – independent material existence – in order to ensure that this condition of citizenship can be enjoyed by everyone in present-day societies without this meaning the loss of its substantive content. In this paper I suggest that an unconditional Basic Income constitutes, in societies at the beginning of this century, an instrument that is capable of guaranteeing the right of material existence for the whole population, in keeping with the republican ideal. Furthermore, the socio-institutional – materialist - approach to freedom I maintain permits to sort out the supposed problems with regard to civic duties and reciprocity that some authors point out when a republican justification of Basic Income is attempted.

169. Mardi 20 décembre, La gouvernance en Europe: enseignements d'un stage à la Commission
MiCh introduit par John PITSEYS (UCL/ Chaire Hoover)
Echos d'une plongée dans la prise de décision européenne par un aspirant FNRS en philosophie.

168. Mardi 6 décembre, Critique de l'existence capitaliste
MiCh+ introduit par Christian ARNSPERGER (UCL/ Chaire Hoover)

167. Mardi 22 novembre, Optimal taxation for the worst off.
MiCh+ introduit par Laurence JACQUET (UCL/ECON). Commentaire par Mathias HUNGERBÜHLER (FUNDP). The economic literature on optimal taxation usually claims that the optimal structure of marginal tax rates is U-shaped : high marginal rates of tax for the most productive and for the least productive, given some plausible general features of a social welfare function. With a maximin welfare function and under the assumption of general additive preferences, Laurence Jacquet presents sufficient (though not necessary) conditions for the optimal marginal tax rate to decrease over the whole distribution, and hence for the least skilled to be taxed more (at the margin) than anyone else. These conditions are very special, however. When preferences are assumed to be quasi-linear either in consumption or in leisure, the optimal profile of marginal tax rates depends only on the distribution of skills and it is still decreasing under a broad set of assumptions regarding skill distributions.

166. Mardi 8 novembre, Faut-il abolir le jury populaire?
MiCh+ introduit par Benoit FRYDMAN (ULB, Centre de philosophie du droit). Commentaire de Hervé POURTOIS (Chaire Hoover)
Aussi populaire parmi la population que contestée par les professionnels du droit, la Cour d'assises pose concrètement deux questions fondamentales sur la justice qui sont en réalité liées. D'une part, qui, dans une démocratie, doit détenir le pouvoir de juger ? D'autre part, au terme de quelle procédure, c'est-à-dire selon quelle "raison", la justice doit-elle être rendue ? A l'occasion du débat en cours sur la réforme de la Cour d'assises, nourri par l'éclairage de l'histoire, du droit comparé et de la philosophie, ces questions classiques sur le savoir et le pouvoir de juger seront abordées au cours de cette séance du séminaire.
Benoit FRYDMAN est professeur et directeur du Centre de philosophie du droit de l'Université libre de Bruxelles

165. Mardi 25 octobre, La tentation de l'europatriotisme La question des valeurs et des normes au sein du patriotisme constitutionnel européen
MiCh+ introduit par Justine LACROIX (ULB, Section de science politique)
La volonté d'ancrer l'Europe dans un socle de 'valeurs partagées' est souvent justifiée par le souci d'assurer la pérennité de l'ensemble européen. Une telle ambition devrait pourtant être considérée avec prudence car elle pourrait miner le potentiel normatif unique d'une construction censée autoriser une appropriation réflexive d'identités appelées à rester distinctes. L'intégration européenne n'a pas pour but d'affirmer une nouvelle identité collective (fût-elle entendue en des termes strictement constitutionnels) mais plutôt de mettre en œuvre un ensemble de techniques susceptibles de pallier les torts qui naissent de la vie en commun et d'autoriser une coopération politique entre des peuples qui n'entendent pas être ramenés au 'même'.
Justine LACROIX est professeur assistant à la section de science politique de l'Université libre de Bruxelles et membre associé de la Chaire Hoover. Elle est notamment l'auteur de L'Europe en procès. Quel patriotisme au delà des nationalismes?

164. Mardi 11 octobre, La reconnaissance. A propos de la vulnérabilité comme catégorie morale et principe politique
MiCh introduit par Estelle FERRARESE, Hoover FellowLa reconnaissance suppose l'idée d'une vulnérabilité constitutive. Si l'individualisation s'opère dans la socialisation, la stabilisation de l'identité ne s'effectue que dans des rapports de reconnaissance. Par suite, chacun a besoin de la reconnaissance de l'autre et est donc vulnérable à un éventuel déni. Ne pas être reconnu, c'est ne pas être en mesure de développer une relation pratique à soi-même intacte.
Ce motif de la vulnérabilité transforme les usages de certaines catégories de la philosophie morale. Il a aussi des conséquences pratiques pour une politique de la reconnaissance.
D'un côté, le concept d'autonomie se trouve conditionné à la considération intersubjective, le point de vue moral est ancré dans la structure de reconnaissance réciproque d'interlocuteurs en train de délibérer, l'égalité est reformulée en parité, au sens que le XVIIIe siècle donnait au mot. De l'autre, penser de cette manière revient à placer le pouvoir au c¦ur d'un raisonnement normatif, aspect qui est rarement assumé en tant que tel par les théoriciens de la reconnaissance : si celui qui reconnaît peut toujours refuser de conférer sa reconnaissance d'une part, et si nous sommes constitués par la reconnaissance de l'autre (ou son déni de reconnaissance), la relation de reconnaissance est bien toujours déjà une relation de pouvoir.
Estelle FERRARESE est docteur en science politique (Paris 8). Après des séjours post-doctoraux à la New School University (New York) et à la Humboldt Universität (Berlin), elle est Hoover Fellow à la Chaire Hoover d'octobre à décembre 2005. Elle a notamment traduit et préfacé Qu'est-ce que la justice sociale ? Reconnaissance et redistribution de Nancy Fraser (La Découverte, 2005) et publiera prochainement Niklas Luhmann. Une introduction (La Découverte, 2006).

163. Mardi 4 octobre, Les Américains sont-ils vraiment plus prospères que les Français? MiCh+ introduit par Grégory PONTHIERE (ULg), Commentaire par Isabelle CASSIERS (UCL/IRES)
L'exposé et la discussion (en français) porteront sur les questions de fond soulevées dans Gregory Ponthière, "The French décrochage thesis re-examined" (disponible auprès de l'auteur: <gefmp2@cam.ac.uk>) et résumées ci-dessous:
It is often claimed that France lost ground against the U.S. during the last decade. This seems hard to deny if only average purchasing power is considered. But what if other aspects of welfare, such as life expectancy or leisure time are taken into account. Although there was a significant slowdown in France during the 1990s, its size is significantly reduced once the concept of consumption is broadened to include these additional dimensions. The size of the gap between France and the U.S. is shown to depend, in particular, (1) on which preferences are taken as a reference for international comparisons; and (2) on whether government consumption is included or not. Over the last 30 years, average consumption in the broader sense has been growing faster in France than in the U.S. This specific exercise shows how important it is to be clear about what should matter in international comparisons of standard of living.
162. Gregory PONTHIERE est docteur en sciences économiques des Universités de Cambridge et de Liège. Il est actuellement chercheur au Centre de recherches en économie des politiques publiques de l'Université de Liège.
161. Mardi 20/09/05 Philippe VAN PARIJS (UCL/Chaire Hoover). Surprises et leçons d'un semestre à Harvard.

2004-2005
160. Jeudi 2/06/05 Jurgen de Wispelaere (University College Dublin) et Carlos Bruen: The Strategic Use of Argument: How Ireland Realized a Public Smoking Ban.
159. Mardi 31/05/05 Johane Patenaude, Philosophe, Professeur agrégée à la Faculté de médecine, Univ. de Sherbrooke (Canada): Faut-il croire en la légitimité sociale des comités d'éthique de la recherche?
158. Mardi 24/05/05 Daniel Naurin (Göteborg): The normative dimensions of lobbying.
157. Jeudi 12/05/05 Henri Culot (doctorant en droit, UCL): Une injustice des sanctions de l'OMC.
156. Mardi 10/05/05 Soumaya Mestiri, Philosophe, Hoover fellow: L'idée de justice dans la philosophie politique arabe classique et à ce que l'on peut en apprendre pour aujourd'hui. Répondant: Pierre Destrée (SOFI).
155. Mardi 3 /05/05 Fabio Waltenberg, doctorant en economie (Louvain): Defining educational justice as "equality of opportunity for achieving educational outcomes". Répondant: Hervé Pourtois (Chaire Hoover et ISP).
154. Mardi 26/04/05 Ingrid Robeyns, Docteur en économie (Cambridge), Chercheuse à l'Université d' Amsterdam: What (if Anything) is Wrong with the Gender Division of Labor?
153. Jeudi 21/04/05 Julieta Elgarte, doctorante en philosophie (Louvain), rattachée à la Chaire Hoover: National minorities and ethnic (immigrant) groups: the same right to live in their own culture?
152. Mardi 22/03/05 Marc Dilhac (Doctorant en philosophie, Paris): Faut-il relever le voile de la laïcité ?
151. Jeudi 17/03/05 Jos Leys, philosophe et analyste financier chez Dexia (sustainable development): Ethical Attitudes in financing a sustainable development.
150. Mardi 15/03/05 Marc Dilhac (Paris): La question du voile.
149. Mardi 8/03/05 Stéphane Courtois (Univ. du Québec à Trois-Rivières): Élection référendaire: plus, ou moins de démocratie?
148. Jeudi 24/02/05 Anne-Claire Simon (doctorante - droit, UCL): Faut-il sortir les soins de santé de la proposition Bolkestein?
Répondant: Frédéric Varone (SPRI/UCL).
147. Mardi 22/02/05 David Robichaud (doctorant en philosophie, U de Montréal/UCL): Peut-on être autre chose que néo-hobbesien?
Répondant: Laurent de Briey.
146. Mardi 15/02/05 Virginie Maris (Doctorante en philosophie, U. de Montréal): Le principe de responsabilités communes mais différenciées dans le cadre de la Convention sur la Diversité Biologique doit-il impliquer une redistribution internationale au-delà du surplus coopératif?
145. Mardi 08/02/05 Albena Azmanova (Prof. au Vesalius College, Bruxelles): Should democrats vote on support of the European Constitution?
144. Mardi 14/12/04 Jean BRICMONT (UCL/SC): Pas de limite à notre liberté de parole ?
143. Mardi 30/11/04 Sophie WEERTS (DRT): La législation linguistique belge au défi de l'européanisation et de la mondialisation.
142. Mardi 16/11/04 Laurent DE BRIEY (UCL/ISP): "Est-il légitime d'interdire les partis antidémocratiques?".
141. Mardi 9/11/04 David ROBICHAUD (doctorant Université de Montréal/UCL): "Justice linguistique".
140. Mardi 2/11/04 Benoit GAILLY (UCL/ESPO/IAG): "Qu'est-ce qu'une répartition équitable des vols d'avion?".
139. Mardi 26/10/04 Michael HOWARD (University of Maine & Hoover Fellow) and Iwao HIROSE (University College Oxford & Hoover Fellow): Is Cosmopolitanism Intolerant?
138. Mardi 19/10/04 Iwao HIROSE (University College Oxford & Hoover Fellow): Rejecting the Levelling Down Objection. In Defence of Radical Egalitarianism
137. Mardi 12/10/04 Gauthier VAN OUTRYVE D'YDEWALLE: "Projet d'observatoire de l'éthique".
136. Mardi 5/10/04 Michael HOWARD (University of Maine & Hoover Fellow): Basic Income and Migration: A dilemma.
135. Mardi 28/9/04 Stéphanie MAHIEU (UCL/DRT/INT): Quelle protection juridique contre les risques des OGM?
134. Mardi 14/9/04 Jan ERK (University of Toronto & Hoover Fellow): Nationalisme et fédéralisme.

2003-2004
133. Mardi 22/06/04 Alain MASKENS: "Les élections régionales bruxelloises et les impasses de la logique mono-identitaire"
132. Mardi 15/06/04 Philippe DE VILLE (président du groupe "UCL 2012") et Paul LOWENTHAL (animateur du Groupe "Martin V"): U(C)L ?
131. Mardi 1/06/04 Axel GOSSERIES (Chaire Hoover): "Est-il équitable de réduire la cotisation à l'assurance-retraite en fonction du nopbre d'enfants?"
130. Mardi 25/05/04 Axel MARX (Kuleuven): "So far, 194 people have won a life-long basic income of about ¤1000 as part of the Win-for-life scheme of the Belgian Lottery. What can be inferred about the desirablity of a universal basic income?"
129. Mardi 18/05/04 Peter DIETSCH (Hoover Fellow): On Distributive Justice.
128. Mardi 11/05/04 David WESTBROOK (SUNY, Buffalo Law School): An Apology for Global Capitalism at a Time of Discontent.
127. Mardi 4/05/04 Jacob Dahl RENDTORFF (Visiteur Chaire Hoover)
La théorie de la responsabilité sociale de l'entreprise entre éthique et économie.
126. Mardi 27/04/04 Peter DIETSCH (Hoover Fellow)
Distributive Justice and the Division of Labour. An Argument for Equal Shares in the Surplus from Co-operation.
125. Mardi 9/03/03 Pablo SALVAT (Universidad Hurtado, Santiago de Chile,visiteur Chaire Hoover): Quels horizons normatifs pour nos politiques sociales?
124. Mardi 2/03/04 Bernard SWARTENBROEKX (diplômé de la Chaire Hoover, représentant de l'AGL au Conseil d'administration de l'UCL): Impasses et dépassement des projets actuels de démocratisation des études universitaires.
123. Mardi 24/02/04 Jean-François SIMARD (Université Laval): "La question quebecoise: au delà du nationalisme linguistique?"
122. Mardi 17/02/04 Philippe MONFORT (UCL/IRES): "L'OMC dans un pays pauvre. Leçons d'une mission à Haïti."
121. Mardi 10/02/04 Nicolas BERNARD (assistant aux Facultés universitaires Saint Louis) "Droit au logement et effets pervers".
120. Mardi 3/02/04 Mathias RISSE (Assistant Professor, Harvard University): "Is the majority rule justified?"
119. Mardi 23/12/03 Pascale VIELLE, Bart COCKX et Philippe DEFEYT: "Scandaleux, l'Article 80?"
118. Mardi 9/12/03 Philippe VAN PARIJS (Chaire Hoover): "Quelle cohérence pour les activités de la Chaire Hoover?".
117. Mardi 25/11/03 Louis-Léon CHRISTIANS (UCL/TECO): "Le pluralisme est-il compatible avec le secret des appartenances ?".
116. Jeudi 20/11/03 Daniel Schwartz (CLAEH, Montevideo & Hoover Fellow): "Are claims to a fresh start ever justified as a matter of justice?".
115. Mardi 28/10/03 Henri CULOT (UCL/DESO, diplômé de la Chaire Hoover): "Vive l'OMC ?".
114. Mardi 21/10/03 John TORPEY (University of British Columbia & Hoover Fellow): "From American politics to the reparation of historical injustices - and back".
113. Mardi 14/10/03 Enrico MINELLI (UCL/CORE) et Aviad HEIFETZ (University of Tel Aviv): "Aspiration traps".
112. Mardi 7/10/03 Matthieu de NANTEUIL (UCL/IAG) et Marie SCHOTS (UCL/TRAV): "Faut-il avoir peur de la flexibilité? Le cas du secteur bancaire européen".
111. Mardi 30/09/03 Freek GROOTENBOER (Universiteit Tilburg & CPDR): "Kant on perpetual peace and global justice for today's world."

2002-2003
110. Mardi 24/06/03 Valérie ROSOUX (UCL/SPRI, membre associé de la Chaire Hoover): "Arabes et Juifs à Auschwitz"
109. Mardi 17/06/03 Dirk Jos LEYS ("Sustainable Financial Services", DVV/Dexia), "Corporate social responsibility: the spotlight and the microphone, but also the podium and the table"
108. Mardi 10/06/03 Hans KRIBBE (member of the Cabinet of EU Commissioner Fritz Bolkestein): A Political Theorist in the capital of the EU
107. Mardi 3/06/03 Jean-Michel CHAUMONT: Les débats sur la prostitution en Belgique au XIXe siècle et aujourd'hui
106. Mardi 27/05/03 Georges LIENARD & Ginette MICHAUX: "Démarche scientifique et éthique sociale"
105. Mardi 27/05/03 Georges LIENARD & Ginette HERMAN: "Démarche scientifique et éthique sociale"
104. Mardi 20/05/03 Lindsay STIRTON (Norwich Law School, Univ. of East Anglia) & Jurgen DE WISPELAERE (LSE & Hoover ): "The Administration of Universal Tax Credit"
103. Mardi 13/05/03 Axel GOSSERIES (Chaire Hoover): "Des quotas échangeables de procréation: pourquoi pas?"
102. Jeudi 8/05/03 Albena AZMANOVA (Vesalius College & Hoover Fellow): "The European Left in the early XXIst century"
101. Mardi 6/05/03 Guy JUCQUOIS, Chantal WOUTERS et Philippe VAN DEN BOSCH: "Pourquoi et comment réformer l'édition scientifique et culturelle dans l'intérêts des pays moins développés?"
100. Jeudi 3/04/03 Paul BERNARD: "Marché, Etat, société civile"
99. Mardi 4/03/03 "Les indicateurs de développement social: pourquoi ils importent et comment les définir?" (Paul BERNARD, Université de Montréal) et "Irlande-Québec-Belgique: trois sociétés ethniquement divisées" (Anne LAPERRIERE, Université de Montréal)
98. Mardi 25/02/03 Alain MASKENS: "Le Manifeste bruxellois: fondements éthiques et controverses
97. Mardi 18/02/03 Adrian-Paul ILIESCU (département de philosophie, Université de Bucarest): "Universal Human Rights versus Public Interest. An argument against the universality of rights"
96. Mardi 11/02/03 "Qu'est-ce que la franc-maçonnerie ? Des francs-maçons répondent à vos questions", avec la participation d'Eugène VANLANDUYT (docteur en sciences chimiques, "Grand Orient"), Claude BLOCH (médecin psychiatre, "Droit Humain") et des prénommés Micheline ("Loge féminine"), Elsie ("Droit humain") et Jean ("Grand Orient").
95. Mardi 28/01/03 Andres Hernandez (Universidad de los Andes, Bogota, & Hoover Fellow): "Justice, democracy and public policy"
94. Mardi 4/02/03 Valérie SWAEN (IAG): "Comment les actions 'socialement responsables' des entreprises sont-elles perçues par les consommateurs?".
Mardi 10/12/02 Johannes VAN DE VEN (PUC de Rio de Janeiro & KuLeuven): "Business Ethics in the context of Developing Countries"
93. Mardi 26/11/02 Myron FRANKMAN (McGill University, Montreal, & Visiteur Chaire Hoover): "Can European integration teach us anything about the prospects and optimal shape of global democratic federalism?"
92. Mardi 12/11/02 Alain RENAUT (Paris IV Sorbonne): Quel avenir pour l'enseignement supérieur en Europe?
91. Mardi 05/11/02 Astrid de VISSCHER & Co (Louvain-Développement) : Louvain-Développement s'interroge
90. Mardi 22/10/02 Jean-Michel CHAUMONT (chercheur qualifié FNRS, UCL/ANSO): "Prostitution et choix de société : le débat éludé. (Analyse des propositions de lois actuelles relatives à la prostitution et/ou à la traite des êtres humains)."
89. Mardi 15/10/02 Alexander SHEVSHENKO (Novosibirsk Academy of Sciences & Hoover Fellow): "Distributive justice and the limits of rationality"
88. Mardi 08/10/02 Chris BERTRAM (University of Bristol & Hoover Fellow): "Social and psychological obstacles to public justification."
87. Mardi 01/10/02 Enrico MINELLI (UCL/CORE): "Art, engineering, syntax, mathematical social science, smokescreen: five interpretations of economic theory"
86. Mardi 24/09/02 Ute KLAMMER (Hans Böckler Stiftung & Hoover Fellow): "The growth of flexibility in labour markets and social policy: Towards flexicurity? "
85. Mardi 17/09/02 Christian ARNSPERGER (chercheur qualifié FNRS, Chaire Hoover): "Rapports Nord-Sud: ouvrir un nouvel horizon 'révolutionnaire' ?"

2001-2002
84. Mardi 25/06/02 Idil BORAN (Hoover Fellow): "Responsabilités de justice et responsabilités affectives"
83. Mardi 18/06/02 Vincent VANDENBERGHE (IRES, UCL): "L'inégalité des chances dans l'enseignement et les moyens d'y remédier"
82. Mardi 11/06/02 Frédéric MERTZ (EHESS, Paris et Institut de formation sociale, Luxembourg): "Enjeux éthiques du développement des normes "ISO"
81. Mardi 04/06/02 Dimitri KARMIS (Université d'Ottawa): "Les politiques linguistiques dans les États fédérés: une évaluation du rapport de la Commission des États généraux sur la situation et l'avenir de la langue française au Québec"
80. Mardi 28/05/02 Albena AZMANOVA : "Une nouvelle noblesse?".
79. Mardi 21/05/02 Francis MARTENS et Dan KAMINSKI : le rapport du peuple juif à l'Etat d'Israel.
78. Mardi 07/05/02 Philippe DE VILLE & Jacques DREZE: Sauce bolognaise ou sauce anglaise? Quel avenir pour l'enseignement supérieur en Europe?
77. Mardi 30/04/02 Christophe ENGELS (journaliste) et Réginald D'HOOP (homme d'affaires): Une chaire et un magazine de philosophie appliquée?
76. Mardi 05/03/02 Geneviève DUCHENNE (UCL/EURO): La face sombre de l'histoire d'idée européenne
75. Mardi 26/02/02 Serge-Marie DIUMVUA O.P.: "Une vision chrétienne de l'avenir du Congo"
74. Mardi 19/02/02 Benedetta GIOVANOLA (Macerata): "From Nietzsche's conception of measurement to economic ethics"
73. Mardi 12/02/02 Laurent DE BRIEY: "Prime de virilité: suite et fin?" (avec aussi les co-auteurs de la proposition)
72. Mardi 05/02/02 Dominique BERNS (Le Soir) et Thierry BOUTTE (La Libre Belgique): Les universitaires dans le débat public.
71. Mardi 29/01/02 Vassilis SAROGLOU (UCL/PSP): "La religion nourrit-il vraiment l'altruisme?"
70. Mardi 22/01/02 Paula CASAL (Hoover Fellow): "Reflections on Cuba"
69. Mardi 11/12/01 Louis-Léon CHRISTIANS (UCL/TECO et DRT): "Fermeté des consciences, mobilité des corps."
68. Mardi 27/11/01 Benoit GALAND (PSP): "Violences et démotivation: L'impact du système scolaire sur l'équité et l'égalité entre élèves en Communauté française."
67. Mardi 06/11/01 Accueil d'Idil BORAN, Hoover Fellow (Queen's University) et de Lionel GROULX (Univ. de Montréal)
66. Mardi 23/10/01 Thierry KESTELOOT (Oxfam-Solidarité): "La défense de nos systèmes de solidarité sociale: un protectionnisme déguisé?"
65. Mardi 16/10/01 Bob WARE (University of Calgary and Hoover Fellow): "On Organizations and Institutions in Radical Democracy"
64. Mardi 09/10/01 Axel GOSSERIES (UCL/ETES): "Marchés publics, libre échange et clause éthique. Discussion autour de la proposition du gouvernement fédéral d'introduire une clause éthique dans les cahiers des charges de ses marchés publics."
63. Mardi 02/10/01 Accueil de Bob WARE, Hoover Fellow, et Diana Hudson (University of Calgary) et de Paula CASAL, Hoover Fellow (Keele University)
62. Mardi 25/09/01 Henri GOLDMAN (directeur de "Politique"): "Les Assises pour l'Egalité: questions théoriques et enjeux politiques"
61. Mardi 18/09/01 Louis-Léon CHRISTIANS (UCL/TECO et DRT): "La régulation du pluralisme face à une géographie de l'offre éthique. L'évaluation des exceptions de conscience au gré d'obligations de mobilité."

2000-2001
60. Mardi 19/06/01 Matthieu DE NANTEUIL (IAG), "Reconnaissance et exclusion sociales au sein des entreprises."
59. Mardi 12/06/01 Michel DE VROEY (IRES), "La théorie économique néo-classique est-elle au service du néo-libéralisme?"
58. Mardi 05/06/01 Rencontre avec Michel BEAUDIN (Faculté de théologie de l'Université de Montréal), et Bruce CHAPMAN (Faculté de droit de l'Université de Toronto), Hoover Fellow.
57. Mardi 29/05/01 Laurent DE BRIEY (ISP): "L'Humanisme démocratique": A propos du projet de manifeste du Nouveau PSC.
56. Mardi 15/05/01 Waldo CERDAN LOPEZ, Vice-président de l'association belge des pilotes de ligne et étudiant du DEC en éthique: "SABENA: le marché comme instrument et comme fin en soi"
55. Mardi 08/05/01 Jehanne SOSSON (DRT): "Défis et surprise du recours au forum électronique dans le cadre d'un cours de droit de la famille de 3e licence en droit"
54. Mardi 17/04/01 Ingrid SALVATORE (Universitá Luiss de Rome): Intellectual trajectory
53. Mardi 27/02/01 Michel GENET et Christophe GUENNE (CREDAL): "Quelques questions éthiques suscitées par les activités du CREDAL"
52. Mardi 20/02/01 Jean-Claude WILLAME (SPED): "Quels obstacles, quels espoirs pour le Congo?"
51. Mardi 13/02/01 Adrian FAVELL (ancien Hoover Fellow, chercheur visiteur à la Katholieke Universiteit Brussel), "Bruxelles: capitale européenne au coeur d'un état-nation éclaté"
50. Mardi 06/02/01 Joël ROUCLOUX (UCL/ARKE), "La polémique autour d'Emmanuel Mounier"
49. Mardi 30/01/01 Michel DUPUIS (UCL/ISP & MD), "Selectionner le sexe de ses enfants ?"
48. Mardi 23/01/01 Axel GOSSERIES: (ETES & ISP): L'éthique de la recherche
47. Mardi 09/01/01 Pascale VIELLE (DRT): "Le statut des prostituées. Une position 'néo-réglementariste' et la polémique qu'elle a suscitée."
46. Mardi 05/12/00 Hervé POURTOIS (ETES et ISP), "Questions d'éthique du sport: esprit sportif et compétition"
45. Mardi 21/11/00 Françoise GENDEBIEN (Secrétaire administrative de la Chaire Hoover et rédactrice en chef de Social Compass), "Les maris alterneront-ils avec leurs épouses..."
44. Mardi 24/10/00 François TULKENS (FUSL) et Laurent de Briey (ISP): Pas de liberté pour les ennemis de la liberté?
43. Mardi 17/10/00 Jean-Michel CHAUMONT (POLS): "Questions à partir d'un manuel destiné à la formation des gendarmes"
42. Mardi 10/10/00 Marie-Blanche TAHON (Université d'Ottawa et Hoover Fellow): "Pour ou contre la parité?"
41. Mardi 26/09/00 Marie-Blanche TAHON (Université d'Ottawa et Hoover Fellow): "Citoyenneté, maternité, parité"
40. Mardi 19/09/00 Gaelle BOULET (FOREM): "La déontologie dans le service public"
39. Mardi 03/09/00 Thomas DE PRAETERE (iCampus et ISP): "L'éthique sur internet?"

1999-2000
38. Mardi 20/6/00 "Sanctionner le chômage 'volontaire'?". Discussion introduite par Jean-Paul DE POTTER (ATD Quart-Monde etc.).
37. Mardi 6/6/00 "Comment élaborer des règles éthiques et déontologiques dans une compagnie d'assurances?". Discussion introduite par Pascaline VANCUTSEM (Axa-Royale Belge).
36. Mardi 23/5/00 L'éthique économique et sociale dans les Universités du "Nord": activités et projets. Rencontre introduite par Geert DE MUIJNCK (Centre d'éthique contemporaine - Equipe d'éthique économique, Univ. catholique de Lille) et Toon VANDEVELDE (Centrum voor Economie en Ethiek, KuLeuven)
35. Mardi 30/5/00 La valeur économique de la vie humaine : réflexions éthiques sur les approches économiques". Discussion introduite par Audrey DEMOLLIENS (Université d'Aix-Marseille).
34. Mardi 16/5/00 "Politique d'immigration et vie universitaire au Québec" ; Rencontre introduite par Dominique LEYDET, Département de philosophie, Université du Québec à Montréal
33. Mardi 9/5/00 "Le rôle de l'expert dans la régulation des risques technologiques." Discussion introduite par Tom DEDEURWAERDERE (UCL-ISP et CPDR)
32. Mardi 7/3/00 "Altruisme et capital social : vers une analyse du génocide" ; Discussion introduite par Jérôme BALLET, Université de Versailles, visiteur de la Chaire Hoover
31. Mardi 29/2/00 "Conditionnalités : forcer la morale dans la coopération internationale?". Discussion introduite par Paul LOWENTHAL, UCL-IRES
30. Mardi 22/2/00 "L'éthique du stockage des déchets radioactifs". Discussion introduite par Philippe VAN PARIJS et Axel GOSSERIES, Chaire Hoover
29. Mardi 11/1/00 Wayne NORMAN (Chair of Business Ethics, University of British Columbia & ancien Hoover Fellow): "On ethical and social audits"
28. Mardi 09/01/00 Pascale VIELLE (DRT): "Le statut des prostituées. Une position 'néo-réglementariste' et la polémique qu'elle a suscitée."
27. Mardi 21/12/99 Thomas DE PRAETERE (UCL, Institut supérieur de philosophie): l'usage de l'internet au cours de philosophie de la Faculté des sciences appliquées
26. Mardi 7/12/99 "Le financement équitable des cultes", introduction par Louis-Léon CHRISTIANS et Philippe VAN PARIJS
25. Mardi 9/11/99 "Peut-on déterminer scientifiquement les frontières de Bruxelles? Une approche pluridisciplinaire" Introduction par Henry TULKENS (CORE)
24. Mardi 26/10/99 "Ethique, narration et tradition", introduit par André DUHAMEL, UQAM, ancien Hoover fellow
23. Mardi 19/10/99 "Usage des drogues et forces de l'ordre", introduit par Jean-Michel CHAUMONT, département POLS
22. Mardi 5/10/99 "Comprendre le Kosovo", avec la participation de trois étudiantes Kosovar de l'UCL
21. Mardi 28/9/99 Bernard FOURNIER (Université Laval et Hoover Fellow): "Entre individualisme et État-providence : une comparaison des opinions des étudiants du Québec, de l'Ontario et de France"

1998-1999
20. Mardi 15/6/99 Marie-Claire BELLEAU (Université Laval): "Rudiments féministes" (Salle Vives, Collège Dupriez 33)
19. Mardi 1/6/99 Philippe GROSJEAN, secrétaire général de CESAER (Conference of European Schools for Advanced Engineering Education and Research) et président de Training, Trade and Technique (Rixensart): "L'investariat
18. Mardi 25/5/99 Laurent DE BRIEY (ISP): "Le vote multiple comme concrétisation de la loyauté fédérale
17. Mardi 18/5/99 François BLAIS (Université Laval, Hoover Fellow 98-99)
16. Mardi 11/5/99 Francesco FARINA (Università di Siena): "Fiscal federalism"
15. Mercredi 28/4/99 Rencontre avec Yves BOISVERT (Montréal), directeur de la revue Ethique publique (Montréal)
14. Mardi 27/4/99 Philippe DEFEYT et Thérèse-Marie BOUCHAT: "Le droit d'être actif : Pourquoi un "contrat de pluriactivité"?"
13. Mardi 23/3/99 Jacques AUTENNE (DRT): Quel avenir pour la dimension familiale de la fiscalité et de la sécurité sociale ?
12. Mardi 9/3/99 Didier Jacobs (London School of Economics, ex-chercheur à la Chaire Hoover): "Eradiquer le chômage structurel, augmenter les bas revenus et réduire les impôts en un an: c'est possible!"
11. Mardi 23/2/99 Pour concrétiser l'idée d'une "tribune libre" (avec Jacqueline TULKENS, Dominique HOEBEKE et Bérengère DEPREZ, du Service des relations extérieures
10. Mardi 16/2/99 Pablo DA SILVEIRA (Université catholique de Montevideo, Hoover Fellow 98-99): "L'éducation civique: besoin incontournable ou police des opinions?"
9. Mardi 9/2/99 Peter KEMP (Université de Copenhague, Centre for Ethics and Law in Nature and Society) "Au-dela de la justice : le juste entre le droit et l'éthique
8. Mardi 19/1/99 Thomas PERILLEUX (IAG): "L'autonomie dans le travail: tendances lourdes et idéal
7. Mardi 22/12/98 Peut-on imaginer à l'UCL un espace de débat interne qui soit à la fois libre, serein, efficace et gérable?, avec la participation de Philippe COPPENS et Isabelle FERRERAS, et de Jacqueline TULKENS (REUL)
6. Mardi 24/11/98 Jean DE MUNCK et Alexia AUTENNE (Centre de philosophie du droit): les limites de l'approche économique
5. Mardi 10/11/98 Philippe CATTOIR (CORE) et Pierre PICARD (FUNDP): deux recherches touchant à la question "fédéralisme et solidarité"
4. Mardi 27/10/98 Robert PEETERS (ex-Doyen ESPO), Guillemine DUTRY et Claudine LAPERCHE: Les diplômés de la Faculté ESPO et l'éthique
3. Mardi 20/10/98 Mylène BAUM et Jean-Philippe COBBAUT (Rencontre avec l'unité d'éthique biomédicale autour de deux questions: la dimension socio-économique de l'éthique biomédicale et la pratique de l'éthique à l'UCl)
2. Mardi 13/10/98 Valérie ROSOUX, aspirante FNRS en sciences politiques (La mémoire comme enjeu politique)
1. Mardi 6/10/98 Présentation des projets en cours au Centre de philosophie du droit, à la Chaire Hoover et ailleurs

 

 

 

 

| 2/02/2012 |