Des emplois pour les jeunes

des jeunes
L'IRES analyse les recommandations de l'OCDE concernant les jeunes et le marché du travail en Belgique.
Les chiffres sont éloquents: l’OCDE indique qu’en 2004, dans notre pays, le taux de chômage des jeunes sans diplôme du secondaire supérieur “varie de 17% en Flandre à 42% en Wallonie et 45% à Bruxelles”. Pour ceux disposant d’une formation post-secondaire, ce taux est d’environ 12% en Flandre, 26% en Wallonie et 18% à Bruxelles. Bruno Van der Linden, auteur du dernier Regards économiques, publication de l'IRES, souligne à quel point ce que l'OCDE préconise est peu appliqué en Belgique francophone. Un exemple: l'OCDE recommande de proposer des parcours différenciés, tendance qui a été poussée à l'extrême en Communauté française avec les résultats que l'on connaît: des acquis faibles dans les matières de base dans certaines filières d'enseignement. Autre suggestion de l'OCDE: il faut intervenir tôt pour prévenir l'échec scolaire. Or en Belgique, c'est surtout après 15 ans que l'on consacre temps et énergie à cette question. Quant aux performances des jeunes issus de l'immigration, les résultats belges en mathématiques sont médiocres si l'on se réfère à l'enquête Pisa 2003. Bruno Van der Linden plaide pour que ces recommandations soient prises au sérieux et que l'on procède à une évaluation approfondie et rigoureuse des mesures en place et à créer. (D.H.)
| 28/11/2007 |