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Présentation des Docteurs honoris causa
Frans (ou Fransisco) Van der Hoff
 Frans (ou Fransisco) Van der Hoff est le cofondateur de l'association et du label Max Havelaar. Né en 1939 au Pays-Bas, son parcours universitaire, entamé à l'Université de Nimègue, le conduit à s'engager dans les mouvements étudiants. Par la suite, il décroche un doctorat en économie politique ainsi qu'un doctorat en théologie en Allemagne. Prêtre-ouvrier au Chili, il quitte ce pays en 1973, à la suite du coup d'état du général Pinochet et s'installe au Mexique. En 1981, il fonde, avec des familles de caféiculteurs, l'Union des coopératives indigènes de la région de l'Isthme et en 1989, il crée, avec Nico Roozen, l'association et le label Max Havelaar. Leur but ? Proposer aux producteurs du Sud un prix équitable pour leurs produits et leur assurer des conditions de travail respectant leur dignité et l'environnement. Celui qui vit et travaille au sein d'une plantation de café dans l'état d'Oaxaca, au Mexique, n'est pas un doux rêveur. Il se veut très critique à l'égard des ONG et de la charité et connaît les lois du marché. Son objectif est de faire du commerce équitable une des tendances de ce marché, parce qu'il croit en la responsabilisation des consommateurs.
Frans Van der Hoff sera présenté par Marthe Nyssens, professeur à la Faculté de Sciences économiques, sociales et politiques.
Luc Weber
 Luc Weber est le Président du Comité directeur de l'enseignement supérieur et de la recherche du Conseil de l'Europe (CDESR), ainsi que le Vice-président de l'Association internationale des Universités. Il est né à Lausanne en 1939. Docteur en économie de l'Université de Lausanne en 1971, il enseigne ensuite à l'Université de Genève. Il y est Vice-recteur (1982-1987) puis Recteur, de 1991 à 1995. Son engagement au sein du monde universitaire s'est concrétisé par son investissement au sein du Colloque de Glion. Celui-ci a réuni, en 1998, dix Européens et dix Américains autour du thème de l'Université et de son futur. La Déclaration de Glion invite les universités, pôles de savoirs et de découvertes, à faire preuve de créativité. Elle les met au défi de transformer la société en veillant elles-mêmes à changer et évoluer avec le monde qui les entoure. Luc Wéber estime ainsi que les universités se doivent d'être plus entrepreneuriales, c'est-à-dire dynamiques et proactives en jouissant de l'autonomie qui leur est propre.
Luc Weber sera présenté par Gaëtane Leloup, professeur à la Faculté de Médecine.
Juan Guzmán
 Juan Guzmán est chilien. Professeur à l'Université Centrale du Chili, il est d'abord connu pour l'instruction qu'il a menée lorsque, juge à la Cour d'appel de Santiago, il fut saisi d'une plainte à l'encontre du Général Pinochet. Issu d'une famille de diplomates et de militaires, rien ne le prédestinait à devenir le juge qui lèverait une partie du voile sur les exactions commises par la dictature militaire. Dans son livre "Au bord du monde" (Editions des Arènes, 2005), il évoque son "éveil lent et douloureux, comme au sortir d'une longue hibernation". Son travail de juge l'a amené à se sentir plus proche des petites gens, des "humiliés et des offensés". Son combat pour la vérité dans l'"Affaire Pinochet" le fera porter aux nues par certains et traiter d'ingrat par les autres. En tant que professeur d'université, son questionnement porte sur l'importance d'un enseignement transversal des thèmes relatifs aux droits humains. Il est essentiel à ses yeux que les futurs professionnels reçoivent un enseignement pluraliste, qui leur permette d'appréhender les problématiques sociales, locales et mondiales.
Juan Guzmán sera présenté par Isabel Yépez del Castillo, professeur à la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques.
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13/01/2006
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