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    <title>News of Press</title>
    <link>https://www.uclouvain.be/en/news/presse</link>
    <description>Latest news of Press</description>
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    <language>en</language>
    <pubDate>Mon, 08 Jun 2026 03:00:33 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Patrice Cani reçoit le Prix Francqui-Collen, Nobel belge  </title>
      <link>https://www.uclouvain.be/en/node/42917</link>
      <description>Patrice Cani, professeur UCLouvain et chercheur WELRI, est co-lauréat du Prix Francqui-Collen 2026, pour ses recherches sur le microbiote intestinal et les maladies métaboliques, avec une ambition constante de relier la recherche fondamentale à l'application clinique et sociétale.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><table class="table"><tbody><tr><td><p><strong>En bref :</strong></p><ul><li data-list-item-id="ee18d015d25d8e836d614f4c513af5f8a"><strong>Patrice Cani</strong>, professeur UCLouvain et chercheur WELRI, est <strong>co-lauréat du Prix Francqui-Collen 2026</strong>, pour ses recherches sur le microbiote intestinal et les maladies métaboliques, avec une ambition constante de relier la recherche fondamentale à l'application clinique et sociétale</li><li data-list-item-id="e1b940269fe0e7e8dbba9f7a4edda31b9">Considéré comme le <strong>Nobel Belge</strong>, le prix Francqui-Collen est doté d’un montant de <strong>250 000 € </strong>afin de promouvoir l’excellence dans la recherche fondamentale désintéressée. Ce prix Francqui est le <strong>22<sup>e</sup> obtenu par l’UCLouvain</strong>, dont la dernière distinction pour des recherches en médecine remonte à 1990</li><li data-list-item-id="e73cb7449456c9eba716f79a663289f3b"><strong>La suite </strong>? Patrice Cani lance un projet de <strong>sciences participatives </strong>pour <strong>collecter des données sur le microbiote intestinal </strong>de volontaires francophones belges, incluant activement les <strong>publics précaires</strong>, afin d'explorer les liens entre <strong>alimentation et santé mentale</strong>, et produire des connaissances utiles aux politiques publiques de prévention</li></ul><p><strong>Dossier de presse : </strong><a href="https://drive.google.com/drive/folders/1IfZnR4GGIPBOELlPqKexo3OSnUj4A6ft?usp=sharing">https://drive.google.com/drive/folders/1IfZnR4GGIPBOELlPqKexo3OSnUj4A6ft?usp=sharing</a> &nbsp;&nbsp;</p><p><strong>Cérémonie de remise du prix Francqui-Collen :</strong></p><ul><li data-list-item-id="e68a33db5efe1273ceb002e2f430f7c90">Date &amp; heure : mardi 2/06, de 11h à 14h (cérémonie)</li><li data-list-item-id="e4e77015d2a398a5695c530212cee63cf">Lieu : Palais des Académies, Rue Ducale 1, 1000 Bruxelles</li><li data-list-item-id="e716d117c96f9e04d66202e6743bd3856">Accréditation presse : <a href="https://accreditations.belgium.be/fr/prix-francqui-collen-2026">obligatoire et au plus tard le vendredi 29 mai 2026 à 12h</a>, en raison du protocole lié à la présence de Sa Majesté le Roi</li><li data-list-item-id="e9f14ecee1a07b5d9c76fa2e6a5a212cc">Créneaux d’interview : interviews directement après la cérémonie (10 min. par média)</li><li data-list-item-id="ee329c632e71bebc0fa16b56c4828f39e">Matériel visuel : les photos de la remise des prix seront disponibles 1h après la fin ; les séquences vidéo brutes seront disponibles sur demande</li><li data-list-item-id="eda976a864ca65dd666b11db0b9c67a18">Droits d’image : les photos et images de Sa Majesté le Roi requièrent la mention « © Palais / Fondation Francqui » et sont exclusivement destinées à un usage rédactionnel dans le cadre de cet événement.</li></ul><p><strong>Contact presse :</strong><br><strong>Patrice Cani</strong>, chercheur WEL Research Institute, professeur au Louvain Drug Research Institute de l’UCLouvain : gsm sur demande, <a href="mailto:patrice.cani@uclouvain.be">patrice.cani@uclouvain.be</a>&nbsp;</p></td></tr></tbody></table><h3>Parcours</h3><p><strong>1977</strong>. Patrice Cani naît le 26 décembre à Montignies-sur-Sambre, au sein d’une famille ouvrière issue de l’immigration (son père est italien et sa mère est française d’origine espagnole). Enfant, voyant plusieurs membres de sa famille souffrir de maladies cardiovasculaires, il rêve de devenir chirurgien cardiaque. Finalement, son parcours prendra une autre direction.<br><strong>1995</strong>. A 17 ans, c’est grâce à sa rencontre, avec une diététicienne que Patrice Cani décide d’étudier les sciences de l’alimentation. &nbsp;Il démarre un bachelier en diététique à l’Institut Paul Lambin, lui permettant à l’issue de ses études de décrocher un job pour s’assumer financièrement. <em>« En bac1, j’ai rencontré des doctorant·es en sciences biomédicales qui m’ont donné envie de poursuivre dans cette filière et par la suite de me dédier à la recherche. On m’a répondu de commencer par réussir ma première année et que l’on verrait ensuite si je pourrais y arriver. »</em>&nbsp;<br><strong>1998</strong>. Patrice Cani poursuit ses études, via un <strong>master en sciences biomédicales </strong>(nutrition humaine). <em>« Si c’était à refaire, je choisirais le même parcours, plutôt que de faire des études de médecine : c’est cette plongée dans la nutrition qui m’a permis d’être un spécialiste de l’alimentation et ainsi comprendre au mieux les enjeux du microbiote intestinal. »</em><br>Il réalise son <strong>mémoire </strong>de master sur l’étude du tissu adipeux et de l’obésité dans le laboratoire de Sonia Brichard à l’UCLouvain, spécialiste du <strong>diabète</strong>. Un premier pied dans l’univers de la recherche médicale. <em>« C’est là que j’ai réalisé que je voulais étudier le domaine qui allie les sciences médicales à celles de l’alimentation, ma formation initiale. J’ai très tôt été sensibilisé aux maladies cardiovasculaires, au vu de nombreux antécédents médicaux dans ma famille. »</em><br><strong>2000</strong>. Déterminé à faire une thèse de doctorat dans le domaine de la nutrition, mais faute de poste offrant cette possibilité, il fait une pause universitaire, en travaillant dans l’<strong>industrie pharmaceutique</strong>. Une année tampon qui lui permettra de se frotter à un autre univers professionnel et le confortera dans le fait que c’est de la recherche scientifique qu’il veut faire.&nbsp;<br><strong>2002</strong>. Il démarre sa <strong>thèse de doctorat </strong>qu’il réalisera en 3 ans au lieu de 4, toujours à l’UCLouvain, dans le laboratoire de <strong>Nathalie Delzenne</strong>, spécialiste en nutrition et professeure à l’UCLouvain. Thèse qu’il mène en parallèle d’un <strong>2<sup>e</sup> master, en sciences de la santé</strong>.<br><strong>2005</strong>. Après avoir décroché le <strong>titre de docteur </strong>en sciences biomédicales, spécialisé en physiologie, métabolisme et nutrition, Patrice Cani rejoint le laboratoire du professeur Rémy Burcelin à l'Inserm de <strong>Toulouse </strong>pour un <strong>séjour postdoctoral décisif</strong>.&nbsp;<br><strong>2007</strong>. Patrice Cani et Rémy Burcelin réalisent leurs <strong>premières grandes découvertes sur le rôle du microbiote intestinal </strong>dans le déclenchement de l'inflammation de bas grade, de l'insulinorésistance et du diabète de type 2. La publication de ces travaux fera d'eux des <strong>pionniers mondiaux </strong>du domaine.<br><strong>2009</strong>. Patrice Cani est nommé <strong>chercheur qualifié du FNRS et professeur à l’UCLouvain</strong>. Il constitue sa <strong>propre équipe de recherche </strong>afin d’étudier l’impact de l’alimentation sur le microbiote et les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et l’obésité.&nbsp;<br><strong>2010</strong>. Il devient également <strong>professeur invité à l'Imperial College London</strong>, et a, depuis, occupé des chaires invitées à l'Université Paul Sabatier de Toulouse et à l'Université de Cagliari (Italie).<br><strong>2013</strong>. Il cofonde avec le Professeur Claude Knauf le <strong>NeuroMicrobiota Lab</strong>, un <strong>réseau</strong> de collaboration internationale (Inserm/UCLouvain) dédié à l'<strong>exploration des liens entre microbiote intestinal,</strong> <strong>métabolisme et cerveau</strong>. Il décroche la même année un <a href="https://cordis.europa.eu/project/id/336452"><strong>ERC Starting Grant </strong>(projet ENIGMO)</a>.&nbsp;<br><strong>2016</strong>. Il reçoit un <strong>ERC PoC Grant </strong>(projet Microbes4U), et il crée la <strong>spin-off UCLouvain A-Mansia Biotech </strong>(rebaptisée <a href="https://www.theakkermansiacompany.com/">The Akkermansia Company</a>), dédiée à la valorisation de ses découvertes sur la bactérie <strong>Akkermansia muciniphila</strong>. Cette entreprise pionnière des applications nutraceutiques du microbiome est acquise par un acteur industriel majeur en 2025, ouvrant la voie à une <strong>distribution commerciale à grande échelle</strong>.&nbsp;<br><strong>2017</strong>. Patrice Cani est nommé maître de recherche FNRS, puis directeur de recherche en 2021.<br><strong>2023</strong>. Il est nommé <strong>professeur ordinaire </strong>de physiologie, métabolisme et nutrition à l’UCLouvain.</p><h3>Enseignement</h3><p>Patrice Cani consacre une part importante de son énergie à la formation de la relève scientifique à l’UCLouvain. Il donne <strong>120 heures de cours par an</strong>, à quelques centaines d’étudiant·es en Bac et en Master.<br>Il a dirigé <strong>16 thèses de doctorat </strong>(3 autres sont en cours), encadré de nombreux chercheurs et chercheuses postdoctoraux et contribué à l'essor académique de plusieurs étudiant·es aujourd'hui professeur·es à UCLouvain ou chercheur·euses à l’international.</p><h3>Distinctions</h3><p><strong>2015</strong>. Il reçoit le <strong>Prix Baillet Latour </strong>pour son projet de recherches dans le domaine des troubles métaboliques.<br><strong>2016</strong>. Il reçoit le prix international de physiologie <strong>Lucien Dautrebande </strong>; ainsi que la <strong>Chaire Bauchau </strong>à l'Université de Namur.<br><strong>2017</strong>. Il obtient une <strong>Chaire Francqui </strong>à l'Université de Liège.<br><strong>2021</strong>. Il devient membre titulaire de l'Académie Royale de Médecine de Belgique<br><strong>2022</strong>. Il reçoit le <strong>Prix AstraZeneca </strong>pour avoir porté une recherche fondamentale vers une application clinique concrète et accessible au grand public.</p><h3>Recherches</h3><p>Les travaux de Patrice Cani s'inscrivent à l'<strong>intersection </strong>de la <strong>nutrition</strong>, du <strong>microbiote intestinal </strong>(flore intestinale) et des <strong>maladies métaboliques</strong>, associées au surpoids et à l'obésité comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires mais également certains cancers. Avec une ambition constante de <strong>relier la recherche fondamentale à l'application clinique </strong>et sociétale.</p><p><strong>2003</strong>. Lors de sa thèse de doctorat, il a <strong>mis en lumière l’existence d’un axe intestin-cerveau </strong>impliquant certains nutriments (prébiotiques) et le <strong>microbiote intestinal </strong>dans la régulation du contrôle de l’appétit et du métabolisme du glucose. Ses travaux ont identifié chez l’animal et chez l’humain le rôle essentiel joué par l’hormone intestinale GLP-1.</p><p><strong>2007</strong>. <strong>Sa première contribution majeure </strong>démontre qu'une <strong>alimentation riche en graisses </strong>laisse passer des constituants de bactérie dans le sang, un phénomène qu'il nomme « endotoxémie métabolique ». Ce mécanisme <strong>déclenche une inflammation chronique </strong>et est responsable de l’insulino-résistance, aujourd'hui considérés comme des facteurs centraux dans le <strong>développement de l'obésité</strong>, du <strong>diabète </strong>de type 2 et de la <strong>stéatose hépatique</strong>. L'article fondateur publié cette année-là dans la revue <em>Diabetes </em>a été cité plus de 8 400 fois (Google Scholar) et a profondément reconfiguré notre compréhension des liens entre microbiote intestinal et pathologies métaboliques. Cette découverte est aujourd’hui <strong>enseignée dans les cours de médecine</strong>.</p><p><strong>2008</strong>. Il est le premier à <strong>découvrir </strong>qu'une <strong>alimentation riche en graisses saturées modifie la composition du microbiote intestinal </strong>et augmente la <strong>perméabilité </strong>de l'intestin. En d’autres termes, si on compare l’intestin à un château fort, ce dernier peut être abîmé par des envahisseurs. Dans le cas de l’intestin, il peut être altéré par l’absorption de certains types d’aliments : il devient perméable et laisse passer les toxines. Si un château fort possède de bonnes sentinelles, il sera à l’abri. Une <strong>alimentation saine tendra donc à réparer l’intestin et à empêcher le passage des toxines</strong>.</p><p><strong>Entre 2010 et 2019</strong>. S'appuyant sur des modèles précliniques génétiquement modifiés qu'il a généré, Patrice Cani a ensuite mis en évidence le rôle du système endocannabinoïde dans la médiation des effets du microbiote sur les voies neuroendocrines. En clair, il découvre les mécanismes expliquant <strong>comment le second cerveau </strong>(système nerveux entérique) <strong>dialogue avec le cerveau pour contrôler les taux de sucre dans le sang</strong>. Ces travaux permettent de mieux comprendre <strong>l'axe intestin-cerveau </strong>et son implication dans le développement du diabète de type 2.<br>Une récente étude publiée en couverture de Nature Metabolism (juin 2025) a par ailleurs démontré pour la première fois qu'en activant le système nerveux sympathique intestinal, des neurones hypothalamiques peuvent remodeler rapidement la composition du microbiote, révélant ainsi une voie descendante causale cerveau-microbiote et bouclant le circuit de communication bidirectionnelle entre l'intestin et le cerveau.</p><p><strong>2013</strong>. Dans une étude publiée dans PNAS (citée plus de 5 400 fois), Patrice Cani apporte sa <strong>contribution la plus emblématique </strong>à la recherche scientifique. Il établit une <strong>relation causale </strong>entre la bactérie <strong>Akkermansia muciniphila </strong>et la <strong>santé métabolique</strong> dans des modèles murins d'obésité et de diabète de type 2.</p><p><strong>2017</strong>. Son équipe démontre que la <strong>forme pasteurisée </strong>de la bactérie conserve, voire <strong>amplifie, ses effets bénéfiques sur la barrière intestinale et le métabolisme </strong>et identifie ensuite la protéine membranaire Amuc_1100 comme étant un des mécanismes moléculaires expliquant les effets de la bactérie (Nature Medicine, 2 450 citations).</p><p><strong>2019</strong>. Ces découvertes ouvrent la voie à une <strong>étude exploratoire clinique </strong>de preuve de concept chez l'humain (étude Microbes4U), dont les résultats, publiés dans Nature Medicine (2 500 citations), montrent pour la <strong>première </strong>fois chez des <strong>sujets en surpoids</strong> ou obèses une <strong>amélioration significative de la fonction barrière de l’intestin et de marqueurs métaboliques </strong>comme les lipides sanguins, l’inflammation et la sensibilité à l'insuline.&nbsp;<br><strong>En moins de 10 ans</strong>, Patrice Cani a su passer d'une découverte réalisée chez l'animal de laboratoire, à une démonstration d'efficacité chez l'humain :<em> « preuve que la recherche fondamentale est le moteur qui permet de faire des découvertes applicables à l’humain, dans ce cas-ci avec une bactérie vendue dans le monde entier. »</em></p><p><strong>2020</strong>. En parallèle, son équipe a <strong>découvert</strong>, isolé et nommé une <strong>nouvelle bactérie</strong> commensale humaine (<strong>Dysosmobacter welbionis</strong>). Très présente dans l'intestin de la population générale, Patrice Cani observe que cette bactérie est nettement moins présente dans l'intestin de sujets diabétiques de type 2. Ses <strong>effets protecteurs sur les maladies métaboliques </strong>ont été corrélés dans de grandes cohortes humaines (environ 12 000 individus) et démontrés à plusieurs reprises dans des modèles précliniques.&nbsp;<br>Des travaux récents montrent en outre que cette bactérie <strong>atténue les comportements anxieux </strong>et liés au stress chez la souris obèse, ouvrant une nouvelle piste sur les <strong>liens entre microbiote intestinal et santé mentale</strong>.</p><p>Par l'ensemble de ces travaux, Patrice Cani a <strong>transformé notre vision du rôle de l'intestin </strong>dans la santé et la maladie, faisant du microbiome un acteur central de la physiologie métabolique et une <strong>cible thérapeutique de premier plan</strong>, en passant du <strong>laboratoire au chevet du patient</strong>. Son motto est : <em>« In Gut We Trust »</em>.</p><p><strong>La suite </strong>? Avec cette nouvelle distinction, Patrice Cani entend <strong>faire aboutir </strong>un projet de <strong>sciences participatives autour du microbiote</strong>, qui lui tient particulièrement à cœur. Concrètement, le chercheur UCLouvain aimerait coordonner une vaste collecte d’échantillons de microbiote en Fédération Wallonie Bruxelles, en particulier auprès de personnes en situation de précarité. Ces études seraient également vouées à collecter des <strong>informations scientifiques sur leur alimentation </strong>et <strong>santé mentale</strong>.</p><p><strong>L’objectif</strong> ? Permettre ensuite d’<strong>informer la population sur le rôle du microbiote sur la santé </strong>et de l’importance, notamment, d’une alimentation saine. Le fait de s’adresser à une population fragilisée a aussi pour objectif d’obtenir un <strong>échantillon inclusif </strong>et ainsi de pouvoir <strong>cibler les disparités </strong>en termes de santé.</p><p><strong>En quoi ce projet est-il important </strong>? La Belgique <strong>francophone </strong>est aujourd’hui la <strong>seule zone en Europe </strong>à ne pas avoir récolté <strong>d’échantillons </strong>au sein de sa population, en lien avec le microbiote. Or, ces données sont essentielles afin d’avoir une vue d’ensemble sur l’état de santé des Belges francophones, en lien avec leur alimentation. Cela permettra d’<strong>affiner les politiques publiques </strong>liées à la santé publique et de faire le <strong>lien entre alimentation et santé mentale</strong>.</p><h3>Quelques chiffres</h3><p>Auteur de plus de <strong>400 publications scientifiques</strong>, revues et chapitres de livres, selon Scopus il est cité plus de <strong>80 600 fois </strong>(indice H : 124) et selon Google Scholar plus de 115 600 fois (indice H : 145).&nbsp;<br>Il <strong>figure chaque année </strong>depuis 2016 dans la liste des « Highly Cited Researchers » de Clarivate (<strong>top 1 % des chercheurs les plus cités au monde</strong>) et, depuis 2020, dans le classement « Top 2 % <strong>Most Influential </strong>Scientists in the World » de l'Université de Stanford.&nbsp;<br>Il a donné plus de <strong>400 conférences </strong>pour partager ses découvertes à travers le monde.</p><p>&nbsp;</p><img src="https://www.uclouvain.be/fr/system/files/uclouvain_assetmanager/groups/cms-editors-presse/cp-juin-2026/Dates-cl%C3%A9s_d%C3%A9couvertes_Cani.png" width="567" height="1015">]]></content:encoded>
      <category>UCLouvain Page actualité</category>
      <guid isPermaLink="false">https://www.uclouvain.be/en/node/42917</guid>
      <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 07:55:00 +0200</pubDate>
      <author>Press</author>
    </item>
    <item>
      <title>Impact des crises climatiques et politiques environnementales sur les travailleur·euses</title>
      <link>https://www.uclouvain.be/en/node/42778</link>
      <description>Bruno Van der Linden, économiste émérite de l’UCLouvain, a analysé l’impact des changements climatiques sur les travailleurs et travailleuses, dans un livre accessible en open source « Les travailleurs face aux crises climatiques et aux politiques environnementales ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><table><tbody><tr><td><p><strong>En bref :&nbsp;</strong></p><ul><li><strong>Bruno Van der Linden</strong>, économiste émérite de l’UCLouvain, a analysé l’<strong>impact des changements climatiques sur les travailleurs </strong>et travailleuses, dans un livre accessible en open source <em>« Les travailleurs face aux crises climatiques et aux politiques environnementales »</em></li><li>Parmi ces <strong>impacts</strong>, le scientifique UCLouvain relève la diminution des <strong>capacités cognitives</strong>, la baisse de la <strong>productivité</strong>, un surcroît des <strong>accidents </strong>de travail, l’évolution des <strong>migrations </strong>dites professionnelles</li><li>La solution ? Des politiques de transitions économiques ambitieuses ? Oui, mais avec une attention à la <strong>réallocation de l’emploi</strong>, en termes de salaire, distance géographique et adéquation des compétences. Ce qui représente un vrai défi !</li></ul><p><strong>Livre : </strong><a href="https://oer.uclouvain.be/jspui/handle/20.500.12279/1139">https://oer.uclouvain.be/jspui/handle/20.500.12279/1139</a></p><p><strong>Contact presse :</strong><br><strong>Bruno Van der Linden</strong>, professeur émérite de l’Institut de recherches en sciences économiques et sociales de l’UCLouvain : 010 47 34 33, gsm sur demande, <a href="mailto:bruno.vanderlinden@uclouvain.be">bruno.vanderlinden@uclouvain.be</a>&nbsp;</p></td></tr></tbody></table><p>Les effets du changement climatique sont de plus en plus perceptibles. Pourtant, l’<strong>action mondiale en faveur du climat n’a progressé que d’1% en 2024</strong>, confirmant le ralentissement observé depuis 2021<sup>1</sup>. Selon les pays, un aveuglement idéologique ou la crainte de réduire le niveau de vie des générations actuelles et celle de nuire à la profitabilité immédiate des entreprises sont sous-jacents d’un effort insuffisant général de lutte contre les changements climatiques.</p><p><strong>Bruno Van der Linden</strong>, économiste émérite de l’UCLouvain, a voulu <strong>objectiver les craintes </strong>de réduire le niveau de vie des générations actuelles, en se plaçant du <strong>point de vue des personnes actives dans le monde du travail</strong>. Il résume la littérature scientifique internationale à propos des effets sur les travailleur·euses des phénomènes associés au changement climatique d’une part et des politiques de décarbonation des économies d’autre part.</p><p><strong>Résultats ? Le changement climatique affecte déjà les travailleurs et les travailleuses</strong>. Il a un coût immédiat et à long terme. Parmi les <strong>impacts critiques</strong>, le scientifique UCLouvain relève :&nbsp;</p><ul><li>La <strong>réduction forcée du temps de travail </strong>-&gt; au-delà de 38°C, la réduction peut atteindre une heure de travail quotidien par personne aux États-Unis. En Chine, un jour supplémentaire extrêmement chaud (≥ 30°C) réduit le volume annuel d’heures de travail de 0,42%, et un jour supplémentaire de fortes précipitations (≥ 30mm/jour) diminue ce même volume de 0,38% ;</li><li>L’exposition à de fortes chaleurs <strong>diminue les capacités cognitives </strong>et exacerbe les disparités socio-économiques préexistantes entre les personnes en apprentissage -&gt; aux Etats-Unis, malgré une climatisation relativement généralisée, une hausse persistante de 2°C <strong>réduit de 7% les acquis moyens </strong>d’une année scolaire : les apprentissages des élèves d’origines afro-américaine et hispanique sont pénalisés trois fois plus par la hausse des températures que ceux des élèves blancs ;</li><li>La <strong>baisse de la productivité </strong>du travail -&gt; en Europe, la productivité moyenne chute d’1,2% par degré de réchauffement local. Dans une entreprise où la productivité individuelle est mesurée avec grande précision, celle-ci <strong>diminue de 8,5% au-delà de 35°C </strong>;</li><li>Un <strong>surcroît d’accidents du travail</strong>. Outre les insolations et la déshydratation, les fortes chaleurs affectent aussi le sommeil, l’attention et les capacités mentales des travailleur·euses -&gt; en Italie, lorsque les températures sont supérieures à 28°C (1% des jours de l’année avant la décennie actuelle), le taux d’accidents sur le lieu du travail <strong>augmente de 10% </strong>par rapport à celui observé autour de 10°C et de 40% dans le cas des accidents mortels. Et les accidents des bas salaires s’élèvent davantage avec la chaleur ;</li><li>Des <strong>migrations </strong>de travailleurs (davantage les hommes que des femmes, et en particulier dans le monde agricole), après des phénomènes climatiques extrêmes, afin de trouver de nouveaux horizons professionnels ;</li><li>Les <strong>facultés d’adaptation </strong>au réchauffement existent mais elles ne peuvent en tout cas pas être surestimées et justifier un statu quo.</li></ul><p>Face à ces multiples conséquences, la nécessité d’un changement des politiques économiques est indispensable et urgent afin de <strong>décarboner nos économies</strong>. Via, notamment, une tarification du carbone, des subventions ciblées (par exemple, en vue de développer certaines technologies ou des modèles économiques favorisant la circularité), des investissements publics (par exemple, le développement d’infrastructures ou des campagnes d’information), la fixation de normes (relatives aux polluants, à l’efficacité énergétique, etc.).</p><p>Les études démontrent que la <strong>décarbonation </strong>des économies <strong>impacte peu la croissance économique</strong>, le niveau global de l’emploi et celui des salaires. Ce qui devrait pousser les politiques à aller plus loin. Or, le ton alarmiste des discours et décisions actuelles tendent à aller dans l’autre sens et à freiner de nouvelles politiques ambitieuses en termes de transition économique.</p><p>Sur le <strong>marché du travail</strong>, le nœud principal de la décarbonation se situe au niveau de la <strong>réallocation des emplois et des travailleur·euses</strong>. Au niveau mondial, de l’ordre de 2% des emplois seraient réalloués des secteurs intensifs en carbone vers les <strong>secteurs bas carbone </strong>-&gt; on parle de transition des emplois « bruns » vers les emplois « verts ». Les travailleurs licenciés des secteurs intensifs en carbone – majoritairement des hommes et des travailleurs manuels – subissent des <strong>baisses de rémunérations </strong>importantes et durables, souvent plus marquées que dans d'autres types de licenciements massifs. En outre, il s’avère en particulier difficile de passer directement d’un emploi brun à un emploi vert : aux Etats-Unis, la probabilité d’une telle transition est de l’ordre de seulement 1%.</p><p>Les <strong>freins </strong>identifiés par plusieurs études sont la <strong>distance géographique </strong>(les nouveaux emplois ne se créent pas assez là où les anciens disparaissent) et les <strong>inadéquations de qualification</strong>. En outre, les gains monétaires à une transition entre emplois bruns et verts ne sont pas toujours au rendez-vous. Ces difficultés individuelles deviennent aussi des problèmes collectifs. Dans la mesure où les activités en déclin sont concentrées sur le plan géographique, les sous-régions concernées sont aussi malmenées. Les travailleurs avec une <strong>plus grande ancienneté </strong>dans les emplois bruns et disposant de <strong>moins de qualifications </strong>sont <strong>les plus pénalisés</strong>.</p><p>Pour les travailleur·euses dont la mobilité professionnelle, sectorielle ou géographique est extrêmement limitée, il y a lieu de mener des <strong>politiques régionales de soutien au développement d’emplois accessibles en termes de qualifications et de localisation géographique</strong>. En corollaire, il y a lieu de soutenir les sous-régions où se concentre le déclin de l’emploi. Pour les autres travailleur·euses, il importe de <strong>soutenir la transition</strong>, qu’elle soit professionnelle, sectorielle ou géographique. Selon le cas, il s’agira de leur donner accès à des formations appropriées et/ou à un soutien financer le temps d’opérer cette transition.</p><p>Autre point d’attention : l’<strong>évolution des inégalités sociales</strong>. Les scénarios de décarbonation augmentent généralement les inégalités de revenus au sein des pays. Cette tendance peut cependant être globalement corrigée par un usage approprié des <strong>recettes fiscales </strong>perçues grâce aux réformes mises en œuvre.&nbsp;</p><p><em>1.OCDE, 2025</em><br>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
      <category>UCLouvain Page actualité</category>
      <guid isPermaLink="false">https://www.uclouvain.be/en/node/42778</guid>
      <pubDate>Mon, 18 May 2026 15:58:14 +0200</pubDate>
      <author>Press</author>
    </item>
    <item>
      <title>Pollinisateurs : l’angle mort qui menace notre avenir</title>
      <link>https://www.uclouvain.be/en/node/42899</link>
      <description>Nous, scientifiques issus de plusieurs universités et institutions de recherche belges, tirons aujourd’hui la sonnette d’alarme. </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Nous, scientifiques issus de plusieurs universités et institutions de recherche belges, <strong>tirons aujourd’hui la sonnette d’alarme</strong>. À l’heure où la biodiversité s’effondre, le projet de plan fédéral pour les pollinisateurs 2026-2028 manque sa cible. Derrière une ambition affichée, il entretient une confusion majeure : protéger les pollinisateurs ne se résume pas à soutenir l’apiculture.</p><p>En Belgique, la situation des pollinisateurs sauvages est critique. <strong>Plus de 30 % des espèces d’abeilles sont menacées d’extinction</strong>, faisant de notre pays <strong>l’un des plus touchés d’Europe</strong>. Et pourtant, l’essentiel des mesures proposées porte sur l’abeille domestique. Utile pour certaines productions agricoles, elle ne représente qu’une fraction du monde des pollinisateurs. Les véritables piliers de la pollinisation — abeilles sauvages,bourdons, syrphes, papillons — sont largement ignorés, alors même qu’ils assurent une part majeure, souvent plus efficace, de ce service indispensable à nos écosystèmes et à notre alimentation. Plus des trois quarts des plantes cultivées dépendent des insectes pollinisateurs.</p><p>Ce déséquilibre n’est pas anodin. Il <strong>détourne l’attention des véritables enjeux </strong>: la disparition des habitats, l’usage massif de pesticides, l’artificialisation des sols ou encore les effets du dérèglement climatique. En l’état, le plan fédéral privilégie des actions relevant de la santé apicole — surveillance des ruches, lutte contre les maladies, soutien à la filière — au détriment de mesures structurelles en faveur de la biodiversité. Il s’agit d’une <strong>politique agricole et vétérinaire</strong>, pas d’une stratégie ambitieuse de protection des pollinisateurs. Tatiana Giraud, directrice de recherche au CNRS illustre ce biais en faveur de l’abeille domestique par une comparaison pertinente. « Vouloir sauver les insectes pollinisateurs en installant une ruche, c’est comme vouloir sauver les oiseaux en construisant un poulailler dans son jardin »</p><p>Plus inquiétant encore, ce plan entre en <strong>contradiction avec les engagements européens </strong>visant à enrayer le déclin des pollinisateurs sauvages d’ici 2030. Là où l’Europe appelle à des actions contraignantes et ciblées, la Belgique se limite trop souvent à observer, mesurer ou encourager, sans imposer de changements réels. Les dispositifs de suivi proposés ignorent en grande partie les espèces sauvages, et <strong>les politiques de réduction des pesticides restent largement insuffisantes</strong>.</p><p>Pourtant, les connaissances scientifiques existent. En Belgique comme ailleurs, de nombreux travaux et plans d’action ont déjà identifié des <strong>mesures concrètes </strong>: diversifier et restaurer les habitats, interdire les espèces végétales non indigènes horticoles dans les sites publics, réduire drastiquement l’usage des pesticides et les pratiques de l’agriculture intensive, mettre en place un suivi rigoureux des populations sauvages, aménager le territoire à l’échelle des paysages, conscientiser et former le grand public. D’autres pays et régions ont montré que des politiques ambitieuses sont possibles. Pourquoi ne pas s’en inspirer ?</p><p>Nous appelons les décideurs politiques à revoir en profondeur ce plan fédéral, ainsi que le plan en cours d’élaboration pour la Wallonie<sup>1</sup>. Il est inquiétant de constater que la publicité autour de ces plans d’action belges est confidentielle, sans consultation des experts, et des délais de réaction très courts, de l’ordre de quelques jours à 2 semaines.<br><strong>Protéger les pollinisateurs ne peut se faire sans prioriser les espèces sauvages, ni sans des mesures fortes, contraignantes et immédiates</strong>. Il en va de la résilience de nos écosystèmes, de la sécurité de notre alimentation et, plus largement, de notre avenir collectif.</p><p>Ignorer cette réalité, c’est accepter de voir disparaître silencieusement une part essentielle du vivant<sup>2</sup>. Nous refusons cette fatalité.<br><br>Sous l’égide de la FAO, la journée internationale des abeilles, World Bee Day, a lieu ce 20 mai (<a href="https://www.fao.org/world-bee-day/en/">https://www.fao.org/world-bee-day/en/</a>) sur le thème « Bee together for people and the planet. A partnership that<br>sustains all of us ».</p><h5>Signataires :</h5><p>Yannick Agnan (UCLouvain)<br>Maxime Eeraerts (UGent)<br>Thierry Hance (UClouvain)<br>Olivier Honnay (KU Leuven)<br>Anne-Laure Jacquemart (UCLouvain)<br>Guillaume Lobet (UCLouvain)<br>Kevin Maebe (INBO)<br>Dirk Maes (INBO)<br>Carolin Mayer (UNamur)<br>Ivan Meeus (UGent)<br>Denis Michez (UMONS)<br>Julien Radoux (UCLouvain)<br>Fabienne Van Rossum (Meise Botanic Garden)<br>Nicolas J. Vereecken (ULB)<br>Renate Wesselingh (Royal Botanical Society of Belgium &amp; UCLouvain)</p><p><em>1 Un appel à projets vient d’être lancé en Wallonie le 14 mai … mais ne porte que sur une méthodologie de suivis des populations d’insectes floricoles pollinisateurs (monitoring).</em><br><em>2 La journée internationale de la Biodiversité a lieu ce 22 mai avec comme thème 2026 « des actions locales à l’impact mondial » (</em><a href="https://www.cbd.int/article/2026-03-17-Biodiversity-Day-2026-theme"><em>https://www.cbd.int/article/2026-03-17-Biodiversity-Day-2026-theme</em></a><em>).</em></p>]]></content:encoded>
      <category>UCLouvain Page actualité</category>
      <guid isPermaLink="false">https://www.uclouvain.be/en/node/42899</guid>
      <pubDate>Mon, 18 May 2026 11:51:00 +0200</pubDate>
      <author>Press</author>
    </item>
    <item>
      <title>L’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles offre des vélos reconditionnés à des étudiant·es en situation de précarité</title>
      <link>https://www.uclouvain.be/en/node/42522</link>
      <description>L’UCLouvain Saint-Louis – Bruxelles lance un projet pilote de vélos solidaires pour soutenir la mobilité des étudiant·es en situation de précarité.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><table><tbody><tr><td><p><strong>En bref :</strong></p><ul><li>L’UCLouvain Saint-Louis – Bruxelles lance un projet pilote de vélos solidaires pour soutenir la mobilité des étudiant·es en situation de précarité.</li><li>Dix vélos reconditionnés ont été distribués gratuitement, en collaboration avec ProVélo, Cyclo et Les Ateliers de la rue Voot.</li><li>Face à une forte demande (60 candidatures pour 10 vélos), l’université envisage déjà de développer l’initiative.</li></ul><p><strong>Contact presse et informations : Laurence Albert</strong>, directrice de l’administration de la vie étudiante-UCLouvain Saint-Louis Bruxelles - 02/211.78.80 - <a href="mailto:Laurence.albert@uclouvain.be">Laurence.albert@uclouvain.be</a>&nbsp;</p></td></tr></tbody></table><p>Se déplacer à Bruxelles peut représenter un coût conséquent pour les étudiant·es en situation de précarité. Pour répondre à ce besoin, l’UCLouvain Saint-Louis – Bruxelles a lancé, dans le cadre du projet <strong>Vélo Solidaire</strong>, une nouvelle forme d’aide : la mise à disposition gratuite de vélos reconditionnés. Dix étudiant·es boursier·ères ont ainsi reçu un vélo remis à neuf, leur permettant de se déplacer à moindre coût, mais aussi de gagner en autonomie dans leur quotidien.</p><h3>Une réponse concrète à un besoin peu couvert</h3><p>Si l’UCLouvain Saint-Louis Bruxelles propose déjà de nombreuses aides sociales (logement, matériel informatique, aides financières…), la question de la mobilité restait jusqu’ici peu envisagée.<br><em>« Nous disposions déjà d’un dispositif d’aide sociale assez complet, mais il nous manquait un levier essentiel : la mobilité. Comme nous équipons certains étudiants en ordinateurs, il nous semblait cohérent de pouvoir aussi les aider à se déplacer »</em>, explique <strong>Laurence Albert</strong>, responsable du projet à l’UCLouvain Saint-Louis – Bruxelles.<br>Le succès a été immédiat : près de <strong>60 étudiant·es ont introduit une demande pour seulement 10 vélos</strong>, dont 48 répondaient aux critères sociaux.</p><h3>Mobilité, durabilité et économie circulaire</h3><p>Les vélos sont fournis par des partenaires associatifs bruxellois, qui les récupèrent, les réparent et les remettent en état avant leur redistribution.<br>Au-delà de l’aide sociale, le projet s’inscrit dans une logique de transition écologique.<br><em>« Ce projet coche toutes les cases : il soutient des étudiant·es qui n’auraient pas les moyens d’acheter un vélo, tout en donnant une seconde vie à du matériel existant. C’est une manière très concrète de lier aide sociale et durabilité »</em>, souligne Laurence Albert.</p><h3>Un outil d’autonomie pour les étudiant·es</h3><p>Les motivations des bénéficiaires sont multiples : trajets domicile-campus parfois longs, horaires décalés incompatibles avec les transports en commun, ou encore besoin de flexibilité pour concilier études et emploi.<br>Pour garantir une utilisation en toute sécurité, chaque étudiant·e suit une formation à la circulation à vélo, organisée par ProVélo, avant de repartir avec son deux roues.</p><h3>Un projet appelé à se développer</h3><p>Lancé comme un projet pilote, Vélo Solidaire pourrait être amené à s’étendre dans les prochaines années.<br><em>« L’engouement que nous avons constaté montre qu’il existe un réel besoin. L’objectif est maintenant de voir comment pérenniser et développer l’initiative, en fonction des moyens disponibles et des partenariats »</em>, conclut Laurence Albert.</p>]]></content:encoded>
      <category>UCLouvain Page actualité</category>
      <guid isPermaLink="false">https://www.uclouvain.be/en/node/42522</guid>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 08:13:28 +0200</pubDate>
      <author>Press</author>
    </item>
    <item>
      <title>Croissance record pour la science citoyenne en Belgique, qui s’affirme sur la scène européenne</title>
      <link>https://www.uclouvain.be/en/node/41987</link>
      <description>La science est de plus en plus participative en Belgique, avec plus de 240 projets de recherche actifs impliquant des citoyen·nes. Scivil, en collaboration avec l’UCLouvain, sort un 2e état des lieux de cette science participative, insistant sur la richesse de ces implications citoyennes, permettant une science davantage inclusive et pertinente.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p><table><tbody><tr><td><p><strong>En bref :</strong></p><ul><li>La <strong>science est de plus en plus participative </strong>en Belgique, avec plus de <strong>240 projets </strong>de recherche actifs impliquant des citoyen·nes</li><li>Scivil, en collaboration avec l’UCLouvain, sort un 2e <strong>état des lieux </strong>de cette science participative, insistant sur la <strong>richesse de ces implications citoyennes</strong>, permettant une science davantage <strong>inclusive et pertinente</strong></li><li>Un exemple ? Le projet UCLouvain HUMUS, qui a pour objectif d’explorer la biodiversité microbienne afin d’identifier de nouvelles molécules antibiotiques</li></ul><p><strong>Contacts presse :</strong><br><strong>Caroline Michellier</strong>, chercheuse au Earth and Life Institute de l’UCLouvain et à l’AfricaMuseum : gsm sur demande, <a href="mailto:caroline.michellier@uclouvain.be">caroline.michellier@uclouvain.be</a>&nbsp;<br><strong>Chloé Petre</strong>, chercheuse à l’Institut de Duve de l’UCLouvain : gsm sur demande</p></td></tr></tbody></table><p>Les <strong>projets de science citoyenne se multiplient </strong>à travers toute la Belgique et mobilisent un public toujours plus large. Qu’il s’agisse de <strong>surveiller une espèce envahissante</strong> avec le projet <a href="https://www.africamuseum.be/fr/get_involved/citizen_science/pestfly_patrol"><em>Pestfly Patrol</em></a>, d’analyser la <strong>qualité de l’air </strong>grâce à <a href="https://www.plataancheck.be/fr/"><em>Ecorc'Air</em></a>, ou encore de documenter la <strong>biodiversité </strong>via des plateformes participatives telles qu’<a href="https://www.uclouvain.be/fr/system/files/uclouvain_assetmanager/groups/cms-editors-presse/cp-avril-2026/Bienvenue%20-%20Observations.be_.pdf"><em>observations.be</em></a>, <strong>les citoyen·nes jouent un rôle croissant dans la recherche</strong>.</p><p><a href="https://www.uclouvain.be/fr/system/files/uclouvain_assetmanager/groups/cms-editors-presse/cp-avril-2026/Scivil%20_%20Citizen%20Science%20Vlaanderen.pdf"><em>Scivil</em></a>, le Centre flamand de connaissance et de recherche en science citoyenne, en collaboration avec l’UCLouvain, publie son <a href="https://www.uclouvain.be/fr/system/files/uclouvain_assetmanager/groups/cms-editors-presse/cp-avril-2026/Data%20charter%20and%20guide%20for%20citizen%20science%20_%20Scivil.pdf"><strong>deuxième état des lieux</strong></a>, le <em><strong>Citizen Science Scan 2025</strong></em>. Le rapport met en évidence une croissance soutenue du nombre de projets et de participant·es à l’échelle nationale et vise à <strong>encourager </strong>les <strong>citoyen·nes à s’impliquer davantage</strong>. Plus la diversité des participant·es est grande, plus la recherche gagne en inclusivité et en pertinence.<br>Les résultats confirment que, portée par cette dynamique, <strong>la Belgique s’inscrit parmi les acteurs européens les plus </strong>actifs dans le domaine de la science citoyenne : à l’été 2025, <strong>242 projets </strong>de science citoyenne étaient recensés dans le pays (principalement en Flandre), un record.</p><p>Autre observation : <strong>l’évolution des types de contributions </strong>des citoyen·nes. La population contribue de plus en plus à la <strong>formulation des questions de recherche </strong>et à la conception des études, tout en prenant part à la <strong>diffusion des résultats</strong>. Là où avant, cette participation se limitait à la collecte de données, elle s’oriente désormais vers une véritable <strong>co-création </strong>avec les scientifiques. <em>« En Belgique francophone, la science citoyenne se développe rapidement, avec des initiatives de plus en plus diversifiées et ancrées dans les enjeux de société. Les dynamiques de structuration et de mise en réseau en cours devraient encore renforcer cette évolution dans les années à venir »</em> explique Caroline Michellier, chercheuse au <em>Earth and Life Institute </em>de l’UCLouvain et à l’AfricaMuseum et coordinatrice du projet PReCISE (<em>Promoting Citizen Science Expertise</em>).</p><p>L'une des tendances les plus marquantes est l'essor rapide de la science citoyenne dans le <strong>secteur médical</strong>. En 2023, seuls deux projets avaient été recensés ; en 2025, 24 projets ont vu le jour en sciences médicales. Exemples avec <a href="https://www.uclouvain.be/fr/fondation-louvain/humus-un-projet-citoyen-pour-decouvrir-de-nouveaux-antibiotiques"><strong>HUMUS</strong></a>, projet UCLouvain (encore en recherche de financements) qui a pour objectif d’inviter les citoyen·nes à collecter des <strong>échantillons de sols </strong>à travers toute la Belgique afin d’explorer la <strong>biodiversité microbienne </strong>et d’identifier de <strong>nouvelles molécules antibiotiques</strong>, en lien direct avec des enjeux majeurs de santé publique. Ou <strong>Ecorc'Air </strong>visant à mieux comprendre les enjeux liés à la qualité de l’air.</p>]]></content:encoded>
      <category>UCLouvain Page actualité</category>
      <guid isPermaLink="false">https://www.uclouvain.be/en/node/41987</guid>
      <pubDate>Tue, 28 Apr 2026 09:20:00 +0200</pubDate>
      <author>Press</author>
    </item>
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